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 Épanouis-toi, petite fleur ! [+18 / PAST/SOLO]

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Läl
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Message(#) Sujet: Épanouis-toi, petite fleur ! [+18 / PAST/SOLO] Ven 3 Mar - 15:34

Quatre ans plus tôt


La Fleuraison. J’ai quinze ans, à présent. C’est mon jour. Celui où j’entre enfin dans l’âge adulte. Je dois avouer que j’ai peur. Il y a beaucoup de choses que je ne sais pas. Geod m’a expliqué ce que je devrais faire, bien sûr, mais… Cette angoisse qui m’étreint le cœur lorsque je reçois cette fleur. Sous le voile, je ne peux m’empêcher de sourire. Après tout, c’est une bonne journée, non ? Il fait beau, le soleil brille de mille feux… Et nous toutes, mes sœurs et moi, rayonnons tout autant. Alors pourquoi je stresse autant ? L’excitation ? Car je sens que ce n’était pas que de l’angoisse. Je le sais. Mais il ne faut pas que j’y pense. Geod m’a bien dit de prendre les choses comme elles viennent. Mais ce n’est pas si simple. Ce n’est pas une femme, lui. Mais je comprends le principe. Profiter…

Je relève la tête au moment où la voix verse l’eau de la fontaine sur mon front. Le voile tombe. Je suis prise d’une telle émotion qu’une larme s’échappe de mon œil. Heureusement, avec l’eau qui ruisselle sur mon visage, elle passe inaperçue. Je suis définitivement trop sensible. Mais je le sens parfaitement bien. Comme si mon angoisse s’était arrêtée d’un seul coup. Après la cérémonie, tout n’est plus que joie et embrassade. Mais j’appréhende quand même la soirée. L’inconnu fait peur à beaucoup de monde, je ne suis pas la seule, même si on nous en dit le plus grand bien. Je ne l’ai jamais vécu, et même si on essayait de me rassurer, ce n’est qu’en le vivant que je serai rassurée. Je me connais après tout.

La journée est joyeuse, festive, j’arrive même à en oublier la soirée qui se profile à l’horizon. Pourtant, elle arrive rapidement, et c’est en milieu de soirée que je me retrouve devant les chambres du plaisir pour la première fois. Je porte toujours cette longue robe blanche, qui, à défaut d’être légèrement translucide, moule chaque forme de mon corps. Je ne suis pas la seule jeune femme à venir, nous sommes plusieurs. Mais ressentent-elles la même chose que moi ? Cet étrange mélange d’excitation, d’angoisse et d’envie qui te prend au ventre et te le sert au point que tu ne peux plus rien avaler, même pas de l’eau. A peine entrée, je sens déjà les regards se tourner vers moi, me déshabiller du regard. Geod ne me regarde pas comme ça, il est mon mentor et mon frère, rien d’autre. Je n’ai jamais vraiment senti ce genre de regard sur moi. Et ça a un côté grisant, électrisant. J’en frissonne. Cette impression que vous plaisez, que l’on pourrait vous désirer… C’est à la fois dérangeant et attirant. Je sais qu’aucun d’entre eux ne bougera. Je dois choisir seule l’homme qui m’accompagnera dans mes premiers ébats, dans ma première danse charnelle. Mais, j’ose imaginer que chacun d’entre eux aimerait être cet homme, veut me prendre dans ses bras et m’emmener dans les draps de l’extase et du plaisir. Sans doute que j’imagine trop, mais j’aime à penser ça. Pour la première fois dans ma vie, je ne suis plus une petite fille mais une femme. Je me sens femme.

Mes yeux parcourent la salle. Les couleur chaudes et vives des rideaux et voiles et des tapis, sentir la douceur sous mes pieds nus… Je n’arrive pas à tout assimiler en même temps. Mais l’endroit est fascinant, autant que les personnes qui s’y trouvent. Une des filles a déjà choisi l’homme avec qui elle passerait sa première nuit en tant que femme. Tout le monde est très proche. Je capte des mains baladeuses, des caresses sensuelles qui me font frissonner alors que je ne suis pas concernée. Peut-être parce que je suis novice et à fleur de peau. Ça joue, sans doute. Mes yeux s’arrêtent sur un couple, déjà bien engagé. Mon regard suit la main puissante de l’homme sur la cambrure marquée de la jeune femme qui lui offre son corps. Pourquoi se simple geste me fait-il frémir ? Je déglutis. Je sens mon corps qui se tend, toute cette énergie qui m’appelle sans vraiment savoir pourquoi. Et je suis là, j’observe. Je tiens à choisir le bon. Je tiens à ce que cette nuit soir inoubliable. Sans doute une démarche un peu égoïste, alors que je ne le suis guère, d’habitude, mais je ne sais pas pourquoi, ce soir, j’en ressens le besoin.

C’est alors que je vois un visage familier. Il m’a vue, lui aussi. Je vois un sourire franc et charmeur se dessiner sur son visage doux. Un sourire que je n’ai jamais vu chez lui. Il est l’un de nos voisins. Je ne peux le qualifier de beau, mais il a un charme bien à lui. Ses grands yeux noisette aux reflets dorés, sa fossette sur la joue gauche quand il sourit. Oui, ce soir, c’est avec lui que je veux passer la nuit. Je m’approche de lui, doucement, un sourire s’étirant doucement sur mes lèvres. Il me prend par la taille, sans un mot. Il sait. Je sens son souffle dans mon cou, puis un léger baiser. Avant que ses lèvres se posent sur les miennes, doucement. Il ne me brusque pas. Il me colle doucement mais fermement à lui, sa main glissant dans mon dos. Le baiser se fait plus intense, plus langoureux. Je sens mon corps réagir de manière nouvelle, et je me sens bien. L’angoisse s’en va, peu à peu et une étrange envie la remplace. Une envie que je ne connais pas encore. Sa main glisse sur le tissu léger et soyeux de la robe. Les miennes glissent sur son torse. Je sens sa musculature sous sa chemise, fine mais développée. J’ai envie de parcourir son corps de toutes les manières possibles, en prenant mon temps. J’aime prendre mon temps, et je sais d’avance qu’au fur et à mesure de mon apprentissage, je vais aimer faire languir.

Il m’entraîne vers une large banquette, qui pourrait aisément permettre à deux personnes de dormir, dans une des Chambres, ouverte sur la salle et éclairée d’une lumière chaude et tamisée, à la vue de tous. Mais nous ne nous asseyons pas. Il passe derrière moi, et pose ses lèvres dans mon cou. Elles parcourent ma nuque, me font frissonner. Ses mains dessinent de lentes caresses sur moi. Je ferme les yeux, je profite de ce moment. Puis, je sens la robe se détendre et elle tombe sur le sol, me laissant à moitié nue devant lui, devant eux. L’espace d’un instant, je me sens rougir, mais ses gestes me perturbent et me recentrent sur mes ressentis. Quand il libère ma poitrine de son carcan, je me mords la lèvre inférieure. Il la caresse, la torture doucement du bout de ses doigts, m’arrachant quelques soupirs de bien-être, de plaisir aussi. Je me délecte de ses étreintes. Mais je veux pouvoir le toucher, le voir.

Alors, je me libère de cette passivité et je me retourne. Mon regard croise le sien lorsque je déboutonne le haut qu’il porte et qu’il rejoint ma robe sur le sol. La suite n’est que caresse, mes mains sur son torse, les siennes dans mon dos, j’embrasse son torse, puis, après un soupir, il repart à l’assaut de ma nuque, puis il descend peu à peu. Je me cambre quand il triture lentement la pointe de ma poitrine, sans s’en lasser. Puis il vient reprendre mes lèvres, avec passion. Le désir monte peu à peu, je le sens. Mon cœur bat la chamade, j’ai chaud… Très chaud. Mes mains jouent avec son ceinturon, et, quelques secondes plus tard, son pantalon est à terre, avec le reste de nos affaires.

Il me fait basculer avec douceur sur le matelas moelleux, et me débarrasse dans le même temps de la dernière barrière entre lui et mon corps. Corps qu’il parcourt de ses mains, de ses lèvres. Il explore de nouveaux horizons, doucement d’abord. Je m’arrête de respirer, l’espace d’un instant. J’essaie de réagir avec ma tête, mais c’est mon corps qui le fait à sa place, se tendant. Il en demande encore, et je le veux, aussi. Il se penche doucement sur moi.

- Détends-toi… Tout se passe bien et tout va bien se passer.

Et il m’embrasse à nouveau. Mes mains se posent à nouveau sur lui. Il finit de se dévêtir, entièrement et me regarde. Je l’observe, le touche, hésitante d’abord. Il me guide, avec lenteur dans mes gestes, me fait comprendre par des petits grognements ce qui lui plait le plus, je prends de plus en plus confiance en moi. Jusqu’à ce qu’il prenne mes mains et me les maintienne au-dessus de la tête. j’ai eu peur que tout cela ne lui plaise pas, mais je vois cette lueur dans son regard, cette flamme qui s’est allumée. Il a bien fait de me guider. Je souris avant qu’il ne recommence à m’embrasser, partout, descendant sur mon torse, jusqu’à atteindre ce point. Je me cambre, ne pouvant retenir un petit cri à la fois de surprise et de plaisir. Ce qui ne l’arrête pas, bien au contraire. J’essaie de me retenir mais tout mon corps se réveille. Je me cambre, je gémis, essayant de masquer mon visage et mes cris. Mais je ne le peux pas. C’est bien trop intense. Et quand une de ses mains se pose sur ma poitrine, j’implose. La jouissance ne met pas longtemps à venir.

Je peine à reprendre ma respiration, tout cela est si intense. Il remonte près de moi et me sourit avant de m’embrasser. Ce n’est pas fini, et le désir est toujours bien présent. Il se glisse entre mes cuisses, doucement, sa virilité se frottant tout contre moi, ce qui est loin d’être désagréable. J’ai le souffle court, les sens en alerte, la bouche sèche. Il me soulève les hanches avec délicatesse, et je le sens en moi… Avant de grimacer sous la douleur. Un déchirement... Il me sourit, rassurant, s’arrête quelques instants, le temps que ça passe, ce qui est rapide. Puis, la danse charnelle commence, lente. J’ondule du bassin s’en même m’en rendre compte. D’un geste fluide, qui ne nous sépare pas l’un de l’autre, il vient se mettre sous moi. Et c’est moi qui guide, avec des mouvements lents. A mon tour, je viens respirer l’odeur de son cou et l’embrasser. Il frissonne. Et c’est plaisant.

Puis tout s’enchaîne. La langueur fait de nouveau place à la passion. Il finit par de nouveau me basculer en arrière. Et la chorégraphie se fait rapide, intense, jusqu’à ce que nous nous affalions sur la banquette, enchevêtrés dans les draps, nos deux corps alanguis l’un contre l’autre, la respiration rapide, courte. Je ferme doucement les yeux et reste contre lui. Je sais que j’ai beaucoup à apprendre. Je me sens comblée, femme et belle. Peut-être un effet de tout ce qui venait de se passer. Au bout d’un moment, il caresse à nouveau mon dos, me tirant de nouveau frisson. Et je soupire à nouveau et sourit. La danse reprend… Elle n’était sans doute pas terminée.
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