Partagez | 
 

 C'est grave docteur ? [Sigfrëli]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Demetria
avatar
♦ Messages ♦ : 147
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: C'est grave docteur ? [Sigfrëli] Ven 3 Mar - 22:43


Les symptômes avaient commencé à apparaître la veille. Tu as commencé à tousser. Rien de bien méchant au commencement. Une petite toue ici ou là, tandis que tu t'occupais de ton petit frère. Ca n'avait rien d'anormal en soit, un simple courant d'air pouvait te donner un vilain rhume, alors pourquoi pas te faire tousser pendant plusieurs jours ? Ca n'avait rien de surprenant. Tu avais décidé de ne pas en parler à ta mère, ni d'inquiéter le reste de ta famille : eux, avec leur santé de fer, s'inquiétaient dès qu'ils te trouvaient une petite rougeur. Tu ne pouvais pas le leur reprocher, leurs craintes s'avéraient souvent fondées, mais l'enfant bornée que tu étais s'obstinait à faire comme si de rien était, comme si ton corps n'était pas plus fragile que celui de n'importe quel autre fils d'Ohibaan. Alors tu gardais le silence, essayant de cacher les quintes de toux qui faisaient trembler ton corps derrière des rires.

Mais comme toujours, les choses avaient fini par vite dégénérer. A la fin de la soirée, ta tête avait commencé à devenir douloureuse, pire, elle te tournait. Dès que tu essayais de faire des gestes un peu trop rapides, tu étais prise de vertige. Alors que tu essayais d'attraper un objet en hauteur, un vertige t'avait fait vaciller. Cela n'avait pas échappé à l'œil vigilent et protecteur de la mère de famille, qui s'était approché de toi et avait posé son front contre le tient. "Tu es brulante ! Tu as de la fièvre, Demetria ! Depuis quand tu ne te sens pas bien ?!" Sous l'œil accusateur de ta tutrice, tu avais baissé le regard, te rendant coupable. "Depuis ce matin..." - "Quoi ?! Mais pourquoi avoir attendu pour me le dire ! Tu sais qu'il est toujours plus difficile de te soigner lorsque tu laisses ton état empirer !" - "Je ne voulais pas vous inquiéter..." C'était raté.

Sans que tu ne puisses protester, on t'avais mis au lit de force. On avait apporté de l'eau, un bout de tissu, et on essayait de calmer tes maux en appliquant l'eau tiède sur ton front. On te fit boire un peu de sève d'Orani, pour faire baisser la fièvre, mais dans la nuit, les choses empirèrent : tes yeux s'étaient colorés d'une teinte jaune, inquiétante.

A la première heure, ta mère te redirigeait vers la maisonnée du médecin, décrétant que tes maux étaient trop dur à gérer pour ses maigres compétences. Comme toujours. Ca finissait toujours ainsi. A devoir faire un tour chez un guérisseur... A cause de ce corps fragile, si susceptible de tomber malade... Tu maudissais cette fragile constitution, sans pourtant pouvoir rien y faire. Tu devais apprendre à vivre avec, même si cela était de plus en plus difficile.

Ton corps est secoué de nouveaux spasmes tandis que tu expulses l'air de tes poumons dans un nouvel asseau de toue. Laesh passe une main dans ton dos, essayant d'apaiser ton mal. C'est ce moment que choisi le guérisseur pour arriver. "Bonjour monsieur... Nous aurions besoin de votre aide... C'est pour ma sœur. Elle ne se sent pas bien." Comme pour lui donner raison, un long frisson te parcours et tu manques de tomber.
567 mots
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t109-enfant-de-l-ombre-demetria-t
Sigfrëli
avatar
♦ Messages ♦ : 210
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: C'est grave docteur ? [Sigfrëli] Lun 6 Mar - 0:09

Un père et sa fille travaillaient sur deux sujets ; une mère et son enfant gravement malades. Le père de la famille était parti en chasse la veille avec une équipe. Il avait ramené de son expédition quelques barbules de plumes d’irvam, qui s’étaient agglutinés sous ses bottes et dans les plis de sa cape. Pourvue d’une constitution à toute épreuve, le chasseur n’avait pas subi la maladie, contrairement à sa famille. L'inquiétude avait suivi les premiers signes de faiblesse de sa famille et le chasseur n'avait pas tarder à faire appel au médecin.
Les deux - à présent - se regardaient, seuls dans la pièce avec la mère et le jeune nourrisson choqués par la fièvre avancée. Mäggrit était assis alors que Sigfrëli, debout, tenait une gourde d’eau claire et potable. Toutes les cinq minutes, elle mouillait des éponges et les posait sur le visage des deux patients.

« Qu’en penses-tu, Siggy ? » - « Ils ont beaucoup de fièvre. » L’état du nourrisson était plus inquiétant que celui de la mère.  - « Ca ne te rappelle rien ? Regarde-leurs yeux, s’il te plaît. Tu les as manqués. »

Elle fit ce que Mäggrit suggérait et étira les paupières ; un jaune très présent malgré la lueur des bougies, qui donna un indice à l’apprentie. Quelques secondes après, la mère se mit à tousser violemment, ce qui la tira d’un sommeil agité.
Sigfrëli se précipita pour lui proposer de l’eau. La patiente but et se retourna pour voir son enfant suintant.


« Sauvez mon bébé, sauvez-le ! »  - « Nous faisons tout pour, repose-toi, tu en as besoin. » Le médecin glissa l’une de ses grosses paluches sous la nuque de la femme et l’aida à se rallonger.

« Ça me fait penser… » - « Qu’as-t-on trouvé dans les vêtements du mari ? » - « Des vestiges de plumes d’Irvam. » - « Et… » - « Ca me fait penser à la fois où on est allés chez les Nathbeorn. Demetria avait les mêmes symptômes. »

—————◇◆—————

Quelques années plus tôt, avant que Sigfrëli ne songe à passer son Envol, elle avait suivi son père. Son intérêt pour la médecine était déjà grand, si bien que ses journées étaient aussi bien rythmées que celles du médecin à la barbe rousse.
Ils étaient en train de déjeuner dans la salle commune quand on vint les quérir pour un travail urgent. Sous les ordres de son père, Sigfrëli était alors partie chercher une bonne gourde d’eau. Dehors, la pluie fine battait doucement. Ils durent utiliser des apparats en peau de garges pour se protéger jusqu’à la maisonnette qui se trouvait à quelques pas du lieu où ils étaient. Mäggrit frappa ; il sentit sur ses poings l’acidité de l’eau qui coulait sur le bois. On lui ouvrit.


« Bonjour, c’est Mäggrit. Voici Sigfrëli, elle m’accompagne dans son apprentissage. » Après une courte présentation, ils rentrèrent et laissèrent à l’entrée les peaux de garges. « Que s’est-il passé ? » demanda aussitôt le médecin. Sa fille était beaucoup moins à l’aise que lui chez les autres. Elle avança prudemment, suivant son père comme une ombre. Une fois que les deux furent au chevet de la malade, le médecin à la chevelure rousse se pencha pour prendre délicatement la main de l’enfant. « Demetria… C’est ça ? Je m'appelle Mäggrit. Comment te sens-tu ? » Par des gestes rapides et discrets, il fit comprendre à Sigfrëli de préparer la gourde. Elle sortit de son havresac un long tissu propre et le déchira en deux. Ensuite, elle utilisa le tissu et l’imbiba d’eau claire avant de le passer à son père. « Je vais devoir manipuler, acceptes-tu de te laisser faire ? » La question pouvait paraître idiote mais les fils et filles d’Ohibaan, conscients, n’appréciaient pas toujours qu’on les touche à tout va.

Machinalement, la question suivante fut posée par Sigfrëli. « Est-ce que l’un de vous est sorti du hameau ? » La plupart des maladies étaient rarement contractées au sein même du village, d'après ce qu'avait compris la jeune apprentie.
Mots : 673



Artiste avatar : Magdalena Radziej
Musique thème



☀ Demande de lien ☀



Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t110-sigfreli
Demetria
avatar
♦ Messages ♦ : 147
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: C'est grave docteur ? [Sigfrëli] Ven 10 Mar - 21:28


Lorsque tu rouvris les yeux, tu crus un instant que la terre avait pris feu. Un éclat roux était penché au dessus-toi : sans doute les flammes qui dévoraient le toit de votre cabane. Tu attendis que la chaleur des braises t'atteigne, que les flammes viennent lécher ton corps et te faire hurler de douleur... Ce ne fut que quand tu sentis la main froide et humide de l'homme que tu pris conscience de ce qui t'entourait réellement. Clignant des yeux, le monde te réapparut peu à peu tel qu'il l'était vraiment. Tu discernas bientôt un nez, un front, deux yeux bruns et soucieux... Ce que tu avais pris pour des flammes était en fait une barbe et une chevelure hirsute, s'auréolant autour du visage de l'homme. Une voix grave et autoritaire s'échappa de la masse fauve, te demandant ton état d'un ton doux. Tu ouvris la bouche pour répondre, mais seul un croassement sortit de tes lèvres : tu n'avais pas parlé depuis longtemps et ta gorge était un peu sèche, la rendant plus rauque qu'à l'accoutumée. Tu te raclas la gorge et essayas à nouveau de parler : cette fois, les mots furent compréhensibles, bien que prononcés d'une voix plus grave que d'habitude. "Je crois que... que je suis un peu malade... Un peu plus que ce que je croyais..." Cet effort te couta une nouvelle quinte de toux. Lӕsh, qui n'avait pas quitté ton chevet, te tendit un gobelet rempli d'eau : "Tiens, bois un peu, ça te fera du bien." Tu ne te fis pas prier et, d'une main tremblante, tu bus quelques gorgée d'eau. A défaut de vraiment te faire du bien, elle soulagea tes cordes vocales enrouées. Salaäh se rapprocha et, les bras croisés sur la poitrine, se sentit obligée d'ajouter : "Elle a une forte et fièvre et ses yeux sont atroces. Elle a laissé son état s'empirer et maintenant, elle agonise. Elle tient à peine debout. Il fait chaud, malgré la pluie, mais elle grelotte de froid..." Tu fusillas du regard ta mère ou, tout du moins, tu essayas. Mais dans ton état, il ne devait pas avoir l'effet escompté. En tout cas, ta tutrice ne sembla pas le remarqué ou décida de l'ignorer car elle continua : "Elle ne dit jamais quand ça va mal, il faut toujours que ça prenne des proportions énormes !" Les chamailleries des jumeaux, dans la pièce voisine, attirèrent ta mère ailleurs, et elle s'en fut comme une tornade, réclamant le calme pour que tu puisses te reposer.

Tu reportas ton attention sur le guérisseur, qui te demanda ta permission pour t'ausculter. Tu hochas la tête et te redressas en position assise en t'appuyant sur tes bras. Chacun de tes gestes étaient douloureux, et tu devais te concentrer pour ne pas grimacer. Essayant de ne pas provoquer plus de douleur que tes courbatures ne le faisaient déjà, tu bougeais très lentement, chaque mouvement semblant être exécuté au ralenti. Tu inspiras pour lui répondre convenablement. "Vous pouvez y aller, j'ai l'habitude." Tes visites quotidiennes chez les différents guérisseurs t'avait habitué à leurs manipulations... Qu'ils te palpent le corps pour savoir d'où provenait tes maux était une état incontournable. Tu espérais simplement que celui-ci soit doux dans ses gestes. En regardant son énorme main, qui tenait toujours la tienne, tu eus l'impression qu'il pourrait te casser en deux d'une simple pression...

Une question, provenant de derrière le docteur, te surpris et tu tournas rapidement la tête. Aïe. Toutes tes cervicales semblèrent protester. Tu ne gémis pas pour autant, te contentant de serrer les dents. Tu aperçus la silhouette d'une jeune adolescente, légèrement plus âgée que ta sœur et toi. Elle devait avoir l'âge de Marxus. Lӕsh sembla réfléchir un instant à sa question. "Notre père voyage tout le temps, il est Cilämuran. Mais il n'est pas rentré depuis deux semaines... Notre mère va parfois dans la forêt ou ses alentours pour cueillir des plantes... Si non, personne n'est sorti." Forcée de regarder devant toi à causes des mains du médecin, qui palpait ta nuque raidie et le bas de ton crâne, tu te fis malgré tout entendre. "Je suis allé prier le Shemtri de Laeone avec Huggen, il y deux jours."

"C'est étrange tout de même, que vous ne vous soyez encore jamais occupé de moi... Depuis le temps, j'aurais pensé avoir vu tous les docteurs du village..." déclaras-tu sur le ton de la discussion. En réalité, le guérisseur qui s'occupait habituellement de toi était partit en compagnie de ton père. Les autres n'étaient sans doute pas disponibles non plus... Dès que les mains te libérèrent, tu glissas un coup d'œil, intriguée, vers la demoiselle qui accompagnait ton soigneur. "Vous êtes l'apprentie de Mäggrit ?"
830 mots
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t109-enfant-de-l-ombre-demetria-t
Sigfrëli
avatar
♦ Messages ♦ : 210
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: C'est grave docteur ? [Sigfrëli] Dim 16 Avr - 1:34

Mäggrit avait l’air sérieux dans son entreprise : il manipulait la malade avec soin, comme si il craignait qu’elle soit une fleur et que les pétales ne tombent. Il déplaça les draps qui la couvraient, tâta les poignets et vint ensuite au niveau des jambes et vérifia que tout allait bien. Physiquement, Demetria n’avait aucune pustule ou aucun autre signe de maladie de peau. Elle présentait des égratignures çà et là, comme tout enfant de son âge. Il se releva quand il fit le tour et caressa sa barbe rousse, signe de réflexion, alors que la sœur de la demoiselle lui donnait de l’eau. Ni le médecin ni l’apprentie ne parlèrent lorsque la malade s’exprima. La mère finit par intervenir, détaillant les maux de sa fille avec précision. Mäggrit prit la mère à partie, pour éviter de trancher devant les enfants « Nous sommes là pour ça, Salaäh. Je ne pense pas qu’une leçon puisse lui rendre la bonne santé, ce qui est fait, est fait. Elle a désormais besoin de ta force pour se rétablir, reste à son chevet. » Enfin Mäggrit revint aux côtés de la patiente et fit un signe de tête à Sigfrëli, qui devait préparer d’autres tissus imbibés d’eau fraîche. Elle s’exécuta en silence.


Le médecin l’aida à se relever car la patiente semblait avoir des difficultés. Il la guida grâce à sa paume pour se redresser convenablement, ça n’allait pas durer longtemps. « Bien. Est-ce que tu sens tes genoux ? Tes mains ? Tes pieds ? » Au fur et à mesure, il toucha ses membres à l’aide d’un petit outil qu’il venait de sortir de son sac, pour tester les réflexes. Tandis qu’il opérait de manière conventionnelle, Sigfrëli finit la préparation des tissus imbibés et acquiesça à chaque réponse claire qu’on lui donnait. De souvenir, toutes les maladies ne ‘s’activaient’ pas instantanément, certaines prenaient plus de temps à s’installer dans le système d’un tiers. Donc le père était en voyage et elles n’étaient quasiment pas sorties du hameau. « Je ne me trouve pas toujours dans le hameau, répondit-il, parfois je rends visite à des gens à l’extérieur du village qui ont tout aussi besoin de soins et d’attentions. » Il lui sourit d’un air franc. Sigfrëli, quant à elle, trouvait de plus en plus sa place. Elle finit par se détendre lorsqu’on lui posa une question et hocha la tête, faisant balader ses boucles épaisses et brunes. « Oui, je suis Sigfrëli. » Elle regardait ce que faisait son père et posa son regard foncé sur la demoiselle en détresse. « C’est ma fille. » enchaîna Mäggrit, comme pour détendre l’atmosphère. « Et elle est en voie de devenir à son tour, une guérisseuse un jour. » - « Un médecin. » précisa-t-elle. « Mais pour l’instant, tant qu’elle n’aura pas fait son envol, elle observe, note et obéit. Demetria, pourrais-tu ouvrir la bouche, s’il te plaît et me faire un long ‘aaaaaaaah’ ? »

L’enfant qu’était Sigfrëli s’approcha de là où Demetria avait posé son verre. Elle le prit et instinctivement, le sentit. C’était le même récipient où Demetria avait reçu de l’eau. « Vous lui avez donné une infusion d’Orani ? » L’odeur forte de la fleur était reconnaissable. Cette plante était utile en cas de douleur. Ce geste avait pu sauvegarder la jeune fille d’Ohibaan d’un état beaucoup plus grave, en l’absence d’un diagnostic. Le docteur parla « Vous avez bien fait, l’Orani soigne beaucoup de maux, à consommer toutefois avec modération. » Les effets de la plante n’étaient pas connus à long-terme, comme pour la plupart des autres plantes d’ailleurs. Sigfrëli continua son enquête, méthodiquement. Elle s’adressa par la suite à la sœur de Demetria, Lӕsh et lui demanda « Où sont les habits de Demetria ? Ce qu’elle utilisait pour aller dehors ? Sa cape ? Peux-tu me les montrer, s’il te plaît ? » Le médecin laissa la patiente tranquille une fois qu’il eut terminé. « Tu peux te recoucher. » Mäggrit adressa un regard approbateur à Salaäh et à Lӕsh, pour soutenir sa fille. Il se retourna, se tenant toujours la barbe et demanda à Demetria. Il avait des questions à lui poser,
mais le risque qu'elle tousse d'autant plus était présent, alors il s'adressa à la mère directement
« Comment cela se fait-il qu'elle ait eu besoin d'autant de visites ? »



Mots = 708

HRP = Excuse-moi Demetria, si tu as le moindre soucis, ma boîte MP est tout à toi :D



Artiste avatar : Magdalena Radziej
Musique thème



☀ Demande de lien ☀



Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t110-sigfreli
 
C'est grave docteur ? [Sigfrëli]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» C'est grave docteur ?
» je bug grave !!! (regarder le screen)
» Accent Grave sur la tête des ex-militaires haitiens.
» Docteur Who
» "Tu...veux un ...ballon ? " (Yora D. Glutoni,le Docteur Joyeux )[en cours]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dysnomie :: Les Terres Immaculées :: La Forêt d'Hanaamu :: Hameau des Sylves-
Sauter vers: