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 A fleur de peau [Quête | solo]

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Demetria
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Message(#) Sujet: A fleur de peau [Quête | solo] Ven 21 Avr - 17:58


Ploc, ploc, ploc... Les gouttes tombent une à une sur le rebord de la fenêtre, dormant une petite flaque. Le silence qui avait suivi la pluie finissait par être brisé, les animaux de la forêt recommençant à sortir de leurs abris, tous comme les habitants du village. Le bruit régulier de l'eau tombant dans la petite flaque empêchait néanmoins Demetria de remarquer que la vie reprenait peu à peu son cours... Elle semblait comme hypnotisée par ce spectacle, suivant des yeux chaque goutelette rejoignant ses pairs. Elle avait fini par en perdre le compte, se perdant dans ses pensés funèbres. Parfois, son regard se perdait dans le loin, avant de revenir sur le petit cahier qu'elle serrait contre elle. Puis, les yeux pleins de larmes, elle recommençait à observer le spectacle apaisant qui lui avait offert cette pluie soudaine.

La cérémonie pour remettre le Shetra de Nashar à la Nature avait eut lieu il y plusieurs jours déjà, et pourtant la jeune femme ne semblait toujours pas s'être remise de la perte de son ami. Elle ne ressemblait plus à l'ancienne Demetria, souriante et énergique. Non, depuis ce qui leur était arrivé, elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Elle se sentait vide, désespérément vide. Seule, aussi, et ce sentiment de solitude la brisait plus que tout autre. Parfois, elle entendait une voix masculine, et pendant quelques folles secondes, elle pensait reconnaître le timbre familier de son amant. Alors, comme soudain réanimée, elle bondissait de sa chaise et sortait à l'extérieur, cherchant l'être aimé... Avant de comprendre qu'elle s'était trompé, que ce n'était pas sa voix à lui qu'elle avait cru entendre, mais seulement celle d'un passant... Alors, plus déçue et perdue qu'elle ne l'était avant, elle retournait dans sa chambre, et retombait dans sa quasi léthargie, ou alors s'effondrait sur son lit et pleurait des torrents de larmes.

La fille d'Ohibaan ne parvenait pas à comprendre ce qu'il s'était passé... Elle savait que son amant était mort, elle le savait même trop bien. Les images de ses derniers moments, le sang giclant sur elle, toutes ces sensations qu'elle aurait voulu enfouir au plus profond de son esprit pour pouvoir oublier ne cessaient de tourner en boucle dans ses pensées. Elle savait qu'il était retourné à la terre, et pourtant, elle ne parvenait pas à l'admettre. Son cerveau lui répétait que ce n'était pas vrai. Que Nashar allait réapparaître d'un moment à l'autre, venir la chercher dans sa chambre et lui dire que tout cela n'avait été qu'un mauvais rêve, un cauchemar épouvantable, ou alors une blague de très mauvais gout... Et plus le temps passait, plus elle s'accrochait à cet espoir fou. Parce qu'elle ne parvenait pas à comprendre... Comment les autres parvenaient-ils à oublier ce qu'il s'était passé... Comment faisaient-ils pour ne pas devenir fou ? Ne pas en vouloir à la terre entière ? Elle même ne supportait plus rien, elle ne faisait que penser à ce qu'il s'était passé, là-bas dans la clairière, et elle ne pouvait accepter la mort de son camarade...

Une chose toute nouvelle pour elle. La mort n'avait jamais été quelque chose de mauvais dans la culture de leur peuple. La mort n'était que la fin d'un cycle, un retour à la nature, un retour aux sources de la vie... C'est comme cela qu'elle avait vécu la mort de sa grand tante, comme ça également qu'elle avait fini par voir la mort de sa propre mère. Un cycle qui se terminait, quelque chose de naturel et de sain... Mais pas cette fois. Non, cette mort là était bien plus douloureuse. Comme si en partant, Nashar avait emporté avec lui l'âme de Demetria... Était-ce parce que cette fois-ci, la brune avait elle-même vu la scène arriver ? Ou parce que les sentiments qu'elle avait éprouvé à l'égard du défunt étaient bien plus profonds, plus puissants ? La raison lui importait peu, en réalité. La seule chose dont elle avait conscience, c'était du creux dans sa poitrine, et de cette sensation de chaos qui la chamboulé it de l'intérieur...

Une quinte de tout la fit trembler, la de concentrant de sa contemplation. Elle ramena ses jambes contre sa poitrine et enroula ses bras autour. Ses yeux se posèrent sur le petit carnet qu'elle n'avait toujours pas lu. Elle n'avait pas trouvé la force de le lire, de savoir ce qu'avait écrit son bien aimé. Et si ce qu'elle y lisait ne lui plaisait pas ? Et si ces mots gâchent les souvenirs qu'elle avait gardé de lui ? Et s'ils entachaient  sa mémoire ? Elle n'osait y penser. Elle savaut pourtant qu'elle devait se hater de le lire. C'était ce que voulait la tradition. Que les pensées du défunt soient connues de ses proches, que les vérités soient révélées. Et si elle ne se pressait pas, sa famille viendrait la lui réclamer. Elle inspira profondément et, la main tremblante, passa un doit sur la couverture. Elle le glissa entre les pages et ouvrit délicatement l'objet. Elle reconnut l'écriture penchée et en patte de mouches de son ami. Elle lut la première ligne puis la première page, qui parlait de sa découverte avec son animal de compagnie -un mumu qu'il avait plus ou moins réussi à dresser. Mais elle ne put aller plus loin et éclata en sanglot, sans grande raison apparente.

Des coups furent donnés à la porte. Une tête rousse apparut derrière le battant et observa la jeune fille en seuil quelques instants, avant de s'infiltrer entièrement dans la chambre et de venir aux côtés de la jeune femme. Lumen s'accroupit devant sa soeur et tendit vers elle un sachet en toile. "Je t'ai apporté quelque chose à manger. Maman n'était vraiment pas contente que tu sois encore en train de dormir quand nous sommes passé à table mais papa l'a dissuadé de te réveiller. Mais elle m'a fait promettre de t'apporter ça quand tu serais réveiller." Demetria essuya les larmes qui s'étalaient sur son visage et attrapa ce que lui tendait sa soeur. Dedans,  des boulettes verdâtres avec des tâches rouges s'empilaient. Demetria en piochant une et l'avala tout rond, essayant d'ignorer le regard de sa benjamine. "Tu as encore maigri" constata simplement l'enfant. En effet, depuis les derniers événements, l'adolescente avait perdu toute motivation, elle n'avait plus goût pour rien. Manger lui semblait dérisoir, et de mince, elle était devenue maigre. Ses os étaient devenus saillant, et sa mère ne cessait de la disputer pour qu'elle l'ange davantage. Demetria plaça ses mains autour de ses côtés pour essayer de se cacher. Lumen se redressa et commença à partir, mais s'arrêta avant de fermer la porte. "Tu sais... Je ne pense pas que Nashar serait heureux de te voir dans cet état. Tu ne l'honore pas en agissant ainsi." Puis la plus jeune laissa son aînée seule, pensive.

Les paroles de l'enfant la boulversèrent. Oui, il ne voudrait sans doute pas la voir agir comme cela, comme Salaäh, Nashar aimait la pouponner et sans cesse faire attention à sa santé fragile. Alors s'il la voyait sacager sa vie comme ça, elle l'imaginait déjà en train de la sermonner. Cette vague pensé la fit sourire... Oui mais voilà. Elle n'en avait pas la force, s'il n'était plus là. Elle n'avait aucune envie de faire des efforts... Parce qu'elle trouvait tout cela injuste...  Comment l'Insoumise avait-elle pu permettre une telle chose ? Laisser une telle injustice arriver à ses propres enfants ? Bonne question, auquel le elle n'avait pas l'ombre d'une réponse... Et c'est en pensant à cela qu'elle ressentit une bouffé de colère, qu'elle compris qu'elle n'en voulait pas au monde entier... Non, elle en voulait à l'Insoumise de ne pas les avoir protéger du danger. De ne pas avoir tué la menace avant que le mal ne soit fait...

Demetria avala encore quelques bouchées de ce que lui avait apporté sa soeur avant de se lever. Elle se vêtit de vêtements plus chauds que ceux qu'elle portait, attrapa sa cape en peau de Gashar, puis jeta dans un sac le sachet avec la nourriture et le carnet de Nashar, puis sortit sans dire à personne où elle se rendait. Elle traversa le village, passant de ponts en ponts, sans parler à personne. Ceci dit, elle ne croisa pas grand monde, la pluie venait à peine de cesser et des gouttes de pluie acide continuaient à tomber de la canopée, dissuadant les moins courageux de sortir trop tôt. La brune se hâta jusqu'à rejoindre le sol. Là, elle marcha plusieurs minutes à une allure soutenue, jusqu'à arriver vers des arbres au feuillage tout particulier : un rose éclatant remplaçant le vert apaisant. Le lieu des Shemtri. La fille s'enfonça dans les arbres jusqu'à trouver l'endroit où le corps de Nashar avait été enterré. Là, elle se laissa tomber à terre et regarda autour d'elle. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle était venue ici. Elle espérait pouvoir trouver des réponses, mais maintenant qu'elle se tenait là, sa décision lui semblait absurde. Pourtant, elle ne partit pas. Lentement, elle sortit le carnet de son ami et continua sa lecture.

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Demetria
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Message(#) Sujet: Re: A fleur de peau [Quête | solo] Ven 19 Mai - 14:38

Un coup de vent agita paresseusement les hautes herbes de la pleine, faisant bruisser les feuilles des plus hautes branches de la canopée. Le vent fit dégringoler les goûtes de pluies qui s'étaient arrêter sur les hauteurs, déversant comme une seconde averse sur le sol encore trempé. L'eau acide se déversa, arrosant tout ce qui se trouvait sous elle, sans distinction. Immobile, Demetria se tenait cachée derrière les hautes herbes. Elle ne put néanmoins retenir un frémissement lorsque l'eau s'abattit sur son corps, brûlant sa peau délicate et laiteuse. La douleur était supportable, durant sa misérable vie de malade, elle avait eut le loisir de goûter à des supplices bien plus douloureux. Mais cela n'en restait en rien agréable. Chaque parcelle de sa peau ayant été en contact avec le liquide acide lui picota alors, la démangea. Elle n'eut pas besoin de s'inspecter pour savoir que sa peau avait rougie, irritée par cette attaque de la nature. Pourtant, elle ne bougea pas d'un centimètre. Elle ne prit même pas la peine de soulager la démangeaison. Elle patienta juste, le regard dans le vide, observant le temps s'écouler. La vie reprendre son cours. Les animaux sortaient à nouveau la tête de leurs cachettes, repeuplant la forêt de bruits familiers pour ceux ayant apprivoisé la Sauvage. Les prédateurs ne tarderaient sans doute pas à revenir tout près d'ici. Ils chercheraient de nouvelles proies pour se nourrir, un nouvel individu faible et sans défense. Exactement ce que représentait la jeune femme, telle une poupée de porcelaine incapable de se défendre de son corps fragile. La prudence aurait dicté à chacun de s'en aller, ou de se réfugier dans les hauteurs rassurantes des arbres, particulièrement pour quelqu'un d'aussi vulnérable. Pourtant, l'insouciante ne semblait pas vouloir grimper aux branches. Elle se contenta de serrer contre elle les pages du livre qu'elle vennait de lire. Totalement inconsciente ou légèrement suicidaire ? Qui sait, peut être un peu les deux.

Boulversée. Il n'y avait pas d'autres mots. Les pages qu'elle avait soigneusement lu une à une, n'avaient fait que renforcer son malaise. Non pas qu'elle y ait découvert des vérités qui l'auraient chamboulé au point de ne plus lui donner envie de se battre et de tout abandonner. Non, ce qui lui donnait ce sentiment d'impuissance, c'était plutôt tout ce qu'elle s'attendait à y trouver, et qui s'y trouvait en effet. Toute la bonté, la générosité, l'amour qu'elle avait connu chez son partenaire, et qu'il avait laissé transparaître dans ses écrits. Elle n'aurait pu être plus toucher par les déclarations qu'il avait laissé à son attention, plus attendrie par les signes d'affection laissé pour son entourage... Il avait été lui même jusqu'au bout, sincère dans les lignes qu'il avait rédigé tout au long de sa vie. Et c'était justement cela qui laissait la brune dans l'incompréhension la plus totale. Qui réveillait en elle un sentiment d'injustice, une rancoeur envers leur Mère a tous. Elle qui avait toujours vénéré la Nature avec ferveur, se retrouvait désormais à lui en vouloir. A lui reprocher la mort de son amant. Pourquoi avait-Elle décidé d'ôter la vie à un être aussi bon et généreux que Nashar, un être qui avait toujours protéger la nature, qui la respectait et l'honorait ? Pourquoi avait-Elle préféré à cet homme une barbare sans coeur, qui avait offensé la dignité de l'une de ses filles ? Pourquoi préférer ces impurs, ces destructeurs, plutôt que ceux qui la préservait ? Perdue. En colère. Vidée...

Demetria ne savait plus ce qu'elle avait à faire. Ne savait plus ce qu'elle voulait faire. Voulait-elle mourir ici et maintenant, ou bien y avait-il d'autres choses qui méritaient que l'on se batte pour vivre ? Il y avait bien sa famille, ceux qui l'avaient recueillis alors qu'elle n'avait personne vers qui se tourner. Pourtant, malgré tout ce qu'ils avaient fait pour elle, elle ne parvenait pas à se résoudre à se battre pour eux. Tout lui semblait vain, fade, sans couleur ni goût. Dénué du moindre intérêt... Pourtant, elle ne pouvait pas se laisser mourir. Elle portait en elle le souvenir de son bien aimé. S'abandonner à la mort ainsi serait effacer la mémoire qu'elle avait de lui. Elle serait encore plus cruelle que ce monstre qui lui avait ôté la vie.

Un bruit sur sa gauche la fit sursauter. Elle se figea, retenant sa respiration, et observa les alentours. Elle ne vit rien, mais elle était certaine d'avoir entendu quelque chose remuer à quelques mètres. Elle n'était pas seule. Cela faisait trop longtemps que la pluie avait cessé. Elle savait que les rôdeurs arriveraient rapidement pour traquer leur repas. Son coeur tambourinait dans sa poitrine. Elle avait peur. Peur de ce qui se cachait dans les herbes. Il fallait croire, finalement, que son envie de vivre reprenait le dessus sur son apathie. Prenant sa décision, l'éveil d'une nouvelle résolution, la poupée se redressa sur ses jambes et grimpa à l'arbre contre lequel elle était accroupie, avec une rapidité et une agilité étonnante pour quelqu'un étant resté pétrifié dans la fraîcheur humide, et aussi longtemps qu'elle. A peine eut-elle le temps d'atteindre la première branche qu'en bas le fauve sortait de sa cachette et essayait de l'atteindre. La proie était toute fois trop haute pour être atteinte, et la bête tourna en rond sous la branche où elle s'était stoppée pour mieux le toiser, le narguer. Il grognait, visiblement contrarié que sa cible se soit enfui avant qu'il ne puisse la déchiqueter. Demetria s'appuya contre le tronc avant de grimacer. Ses mains étaient rouges, et de petites cloques commençaient à apparaître sur ses paumes. Elle avait agrippé l'écorce humide sans protection, et son corps lui faisait à présent payer le prix de cette imprudence. La douleur la fit sourire. Puis ce sourire se mua en ricanement, pour éclater en rire hystérique, tandis que des larmes recommençaient à couler sur ses joues. Si quelqu'un la voyait ainsi, on la prendrait sans doute pour une folle. Mais c'était incontrôlable. Elle ne pouvait s'arrêter. La douleur. Elle avait mal. Et cela lui rappelait qu'elle était bel et bien vivante. Vivante pour honorer la Nature qui l'entourait, mais également pour garder le souvenir de Nashar. Elle ne pouvait l'abandonner lâchement, sous prétexte que la souffrance engendrée par la perte était trop lourde...

Une nouvelle brise vint carresser son visage. Étrangement, le vent lui sembla moins froid, moins hostile qu'auparavent. Il était davantage comme une caresse sur sa peau endolorie. Elle avait de nouveau échappé de justesse à une attaque qui, si elle n'avait pas réagit avant, lui aurait coûté la mort. Une fois encore, elle avait été sauvée par son instinct, comme si une voix intérieur lui avait murmuré de s'en aller. Comme si la Nature lui avait ordonné de monter. Elle ne comprenait toujours pas les choix de l'Indomptable. Mais cette dernière portait bien son nom. Ce n'était pas parce que l'on s'appitoyait sur son sort, que l'on ordonnait ou que l'on suppliait que l'on obtenait ce que l'on voulait d'elle. La Nature avait une volonté propre, une volonté juste. Elle était incontrôlable et personne ne pouvait réellement l'apprivoiser. On pouvait simplement vivre quelques temps en son sein, profiter des choses qu'elle pouvait nous offrir, avant de retourner auprès d'elle, et de faire partie d'un Tout plus grand, qui dépassait les connaissances et la compréhension des vivants... Nashar n'était plus à ses côtés, c'était une vérité qu'elle devait accepter et avec laquelle elle devrait parvenir à vivre. Mais il était auprès de leur Mère, de leur créatrice. Lui avait sans doute atteint une paix plus douce que Demetria. Cette révélation sembla chasser de son esprit ses doutes et sa rancoeur, comme s'ils avaient disparu avec ce vent qui avait agité sa chevelure brune, comme si la Nature l'avait lavé de ses traquas.

Soudainement sereine, la jeune femme grimpa plus haut dans les branchages. Elle suivit le chemin sinueux des arbres roses, jusqu'a arriver au dessus de l'endroit où l'on avait enterré le corps de son ami. Là où reposait son Shemtri. Lentement, elle décrocha de son cou l'un des deux colliers qui pendaient à sa nuque. Elle le serra entre ses mains et leur adressa quelques mots silencieux. Des mots d'adieu. Comme s'ils représentaient l'homme qu'elle avait perdu, et à qui elle voulait adresser une dernière parole, avant de renoncer à lui. Puis elle tendit le bras devant elle, et lâcha le collier de perles que lui avait fait son amant, et qu'il lui avait offert quelques années avant sa mort. La brune se tourna sans un regard et sauta de branches en branches. Elle avait finalement terminé son dueil. Elle avait compris que pour retrouver sa propre paix intérieur, elle devait arrêter d'en vouloir à l'univers, elle devait arrêter de tenir la Nature pour responsable. Après tout, la Mère du tout lui avait donné la force de venger son compagnon. Elle lui avait rendu justice ! Elle n'avait pas laissé impuni le crimes de son enfant. Plus calme, Demetria parvint à rentrer jusqu'au hameau, semant le prédateur qui avait essayé de la suivre. Désormais, elle deviendrait comme la Nature. Elle serait un prédateur. Elle casserait et traquerait les Impurs qui détruisaient le monde qui les accueillait.
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