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 Espionnage politique (solo)

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Message(#) Sujet: Espionnage politique (solo) Jeu 27 Avr - 19:44

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❝ Un nouvel ordre mondial jaillira des savants de notre cité, l'humanité survivra.  ❞Espionnage

La jeunesse innocente est le prédécesseur de l'âge adulte. À notre époque, cet âge arrive comme un mur douloureux pour certains. Pour d'autres, c'est un nouveau départ depuis longtemps attendu. C'est le cas d'Akira, qui après avoir terminé son année académique était maintenant une jeune adulte, une citoyenne de la grande société azurée de Tadryon.

Elle qui n'aimait guère les fêtes avec trop d'inconnus avait d'ailleurs été servie, de par la grande débauche du bal de fin d'années. Quand vous avez passé un an de sobriété, et que l'alcool était, pendant au moins à jour, a profusion. Que certains de vos anciens camarades désirent maintenant quelques faveurs du plan physique par leurs collègues féminines. Ou encore que la danse devenait aussi importante que l'art de la guerre. Toute cette agitation la stressait. Oui, elle qui est en temps normal si strict avec elle-même était aussi timide que la personne la plus réservée. Et pourtant, ce n'était pas la robe offerte par ses parents qui lui faisais défaut, non, elle appréciait la beauté du satin noir dans une coupe longue. Elle n'était tout simplement pas une fêtarde, de par son caractère.

Le calme du foyer retrouvé, elle fut surprise de retrouver ses parents qui l'attendaient dans une anticipation touchante. Ils avaient déjà tout préparé pour le lendemain. Le jour ou leur jeune fille, Akira, sera maintenant citoyenne. C'était rare de voir une telle scène dans la famille des Hammond, mais ces quelques manifestations avaient toutes un point commun, elles étaient sincères. Trait qu'Akira a d'ailleurs hérité d'eux, ne jamais mentir (ou plutôt, très peu). Elle ne pût s’empêcher de laisser tomber son armure pour enlacer son père et sa mère. Les cartons prêts a coté de la porte, notre jeune adulte passa son ultime nuit dans cet appartement familial.

C'est le jour suivant qu'une personne frappa à la porte. C'était Mélania, une personne qu'Akira salua comme une connaissance, mais aussi, légèrement, comme une amie. Cette même Mélania annonça : « Comment va nôtre nouvelle dure à cuire ? Je viens te chercher pour ton nouveau chez toi. »

« Maintenant ? Je veux dire... » Fit elle en demandant l'approbation des parents en tournant la tête, mais aussi, et surtout, pour savoir que faire des paquetages.

« Un technicien viendra prendre le tout, il me devais un service, et puis, l'appartement ne sera pas loin. »

C'est ainsi qu'elles allèrent a travers les couloirs, changeant de bloc pour partir vers le « F », étage 3, appartement 2. C'est en ouvrant la porte que Mélania annonça : « Voilà chez toi. »

C'était un quatre pièce simples, mais a l'air confortable, mis aux standards de la vie de Tadryon. La vie ne la gâtait pas plus qu'une autre personne, mais Akira était, au moins pour cette journée d'installation, satisfaite.

Un technicien relégués aux affaires et aides civiles transporta les objets nécessaires sur la distance entre son ancien chez elle, et ici. C'est après un ameublement rapide, et une décoration effectuée a l'aide d'un des quelques synthétiseurs, qu'elle se mit a vivre comme la classe citoyenne de la citée Azurée.

** _________________________ **

Tout allait pour le mieux, bien que l'ennui fût maintenant l'ennemi de notre jeune Hammond. Si on lui avais dit que l'académie et les missions suicides lui manqueraient, elle ne vous aurait jamais crus. La réponse de l'armée tardait tout autant, ce qui n'améliorait pas cette situation. En effet, tant qu'elle n'était pas dans une organisation, elle avait beau avoir la capacité matérielle, la capacité morale manquait dans cette position de citoyenne.

Coup du sort ou hasard provoqué, quelques coups furent entendus sur la porte. Pourquoi les gens n'utilisent ils jamais la sonnette d'ailleurs ? Encore une question bien curieuse. Quand elle ouvrit, deux personnes, une âgée et une dans la vingtaine, étaient présentes. Ils se présentèrent rapidement :
« Conscrit Tagart et conscrit Johanson. Nous avons une mission de l'armée, et celle-ci nous a dit que vous y participeriez. » Fit le plus ancien en sous-entendant que c'était un ordre venant de plus haut que lui. Le conscrit le plus ancien avait l'air relativement expérimenté. Sans doute un réfugié de l'extérieur. Elle lui fit donc confiance sans trop de difficulté, surtout qu'ils portaient le logo de l'académie sur leurs armures, alors…

« Ah, je suis Akira Hammond. Je vais chercher mon matériel. Entrez en attendant, que vous m'expliquiez ce qu'il faut faire. » Fit elle en fermant la porte après leur passage.

Où avait-elle déposé son équipement en arrivant, se demanda-t-elle un instant, avant de ce souvenir de l'emplacement de son casier dans sa chambre. Casier qu'elle ouvrit pour retirer son fusil, son arme de poing, et d'enfiler son armure maintenant dépourvue des humiliantes marques de l'académie. Même Astraée, l'intelligence artificielle de bord, en était satisfaite. Même si ce n'était qu'une idée du fait de sa programmation.

« Alors, expliquez-moi. » Dit elle en retournant dans la pièce principale.

« Il y a un nouveau camp de l'Anarchie dans Varosha qui a récemment été construit. Lennro Rator serait le nom du chef de celui-ci, après un pacte avec le 'grand chef' de l'Anarchie, Kainaru Lekne. L'armée voudrait des informations sur le camp. Effectif, défenses, ressources, un peu de tout ce qui serait capable de servir en cas de conflit, ou d'alliance, je ne sais pas. » Explique le plus vieux, Tagart.

« Ah, alors j'imagine qu'il ne faut pas perdre de temps, hm ? » Décida donc Hammond.

« Nous vous suivons, madame. » Termina le conscrit Tagart, le second conscrit restant silencieux.

** _________________________ **

C'est après un bref passage par la porte principale que le trio marchait dans les ruines de la civilisation de l'Ancien Monde. Un monde ou même le drapeau de l'ancienne nation ne veut rien dire. Un monde ou la nature a fait la création de monstres dans le but de détruire une grande maladie dans le sens de nos chers écologistes, l'homme industriel.

Mais ce n'était pas l'heure aux réflexions philosophiques, déjà le jeune campement approchait après deux heures trente de marche, au nord-ouest de Varosha, réfugié entre plusieurs ruines de tours, dont la structure sont pour la majorité détruire. Akira et ses deux collègues s’engagèrent à se mettre sur une position géographiquement plus haute pour observer à plat ventre. Les murs de bois, de béton, d'acier et de taule mêlé offraient une protection sommaire à quelques miradors de fortunes fait des mêmes matériaux à quelques bâches plastiques prêts. Quelques lampes éclairaient les modestes lieux de leurs faibles lueurs, sans doute relié à un faible générateur. Et sur toute cette installation trônais la marque de l'Anarchie. Le tout n'avait rien d'une place-forte. Pas de gardes permanents, des ouvertures par les ruines. C'était parfait pour eux, l'entrée sera simple, restait-il encore a sortir vivant, même s'ils étaient en sous-nombre.

« L'idée est simple, vous voyez la tour là-bas ? Je vais y partir avec Tagart et traverser par le haut pour finir au rez de chaussé. Johanson, vous restez la avec des jumelles, et vous restez en communication radio pour les patrouilles. C'est d'accord ? » Questionna-t-elle sans vraiment attendre de réponse.

Il était maintenant dix-neuf heures, et c'est alors que le plan débutait. En contournant le bloc du secteur, ils parvinrent à rentrer dans le bâtiment sud, en gravissant une pile de débris, par le second étage, qui couvrait, dans la logique des habitants des lieux, un des flancs des barricades sommaires. Les architectes des anciens buildings avaient prévu des conduites d’entretien dans les colonnes des coins de ceux-ci, principalement pour les ascenseurs ou l'installation électrique, restait-il a prier que la porte n'était pas condamnée plus bas.

Akira rejoignit une ancienne cage d’ascenseur par une des trappes de la colonne de service, suivie de son compagnon. Ils devaient donc descendre d'étage en étage sur deux niveaux via les échelles de maintenance, pour finir dans l'ancien hall du bâtiment. Heureusement pour eux, ou par négligence, la porte pouvait être ouverte.

« Le hall qui donne dans le camp est libre ? » Murmura Hammond en radio.

« Oui, ils sont au centre, en train de boire. Seul un homme monte la garde dans le mirador a l'entrée. » Eut-elle comme réponse.

C'est en ouvrant juste suffisamment la porte d'ascenseur qu'elle sortait dans le hall, accroupie pour rejoindre au plus vite le mur opposé de la pièce. Après une brève observation en coup d’œil, il apparaissait que les habitations étaient disposées de pièces en dur dans les restes d'un bâtiment commercial de faible niveau, et de plusieurs tentes décrépies a l'extérieur. Akira en dessina un plan sommaire sur l'ordinateur de bord de son exosquelette avant de questionner son suivant : « Vous voulez tenter le plus gros bâtiment, là-bas, ou rester ici, puis partir ? »

« Autant tout explorer, il y a peu être des choses intéressantes là-bas. » Répondit le conscrit.

C'est en marchant à pas de loup que les deux espions glissaient dans un silence relatif hors du hall pour suivre l'arrière des tentures vers le bâtiment commercial. Le groupe de l'Anarchie était proche, et le cœur d'Hammond battait comme au premier jour où elle a tué. S'ils étaient découverts, c'était pour eux, la mort quasi-assurée.

La nuit qui approchait étant une bonne assistante, ils profitaient de l'ambiance festive pour outrepasser la distance entre la planque en dur, et les tentes. Le manque de garde était flagrant, se devait vraiment être un camp mineur pour être ainsi sous équipé. Mais ce n'était pas leurs problèmes, ils étaient maintenant à l'intérieur, couches derrière un bureau d'accueil relativement ancien. Le plafond de la majorité du bâtiment était effondré, seule une pièce au coin restait à explorer.

« Ils risquent de venir dans le supermarché ou non ? » Questionna de nouveaux Hammond.

« Non, ils sont réunis, mais ils risquent de bientôt avoir fini, vu l'alcool qu'ils avalent. » Répondit la radio.

C'est accroupi et dans les ombres que le duo approcha de la porte, qui était malheureusement fermer. « Je ne sais pas encore crocheter les portes. » Fit Akira, a quoi répondit Tagart : « Mais moi, si ». Une manipulation qu'Hammond était incapable de comprendre plus tard, la porte était déverrouillée. C'était le bureau du directeur des ventes, d'après l'écriteau sur la porte. Mais plutôt dire la planque du chef, au vu de la chaleur, de la lumière et des meubles conservés de la pièce.

L'heure était aux fouilles, et le conscrit pris partit inconsciemment de faire de même. Chaque objet devait être remis à la place d’où il venait d'être retiré. C'est après l'exploration du bureau que notre citoyenne trouva un livre qui semblait, comme dans d'anciens films, être le récit des événements du camp vu par Rator. Comment le savait-elle ? À cause de la signature sur la couverture, bien entendu.

Un des récents écrits soulignait le problème suivant : ' Kainaru veut une taxe sur nos ressources après notre intégration dans l'Anarchie. Quel connard, s'il savait ce qui l'attend, il souffrait d'avance. Cela fait trop longtemps qu'on nous prend pour des cons, et bientôt, ce sera moi le big boss ' La suite n'était que des récits de meurtres, pillages et des récompenses faits ' aux gars ' sur les réserves qui seraient stockés dans la tente centrale. N'ayant guère le temps de lire, elle prit partit, néanmoins, de faire une copie de l'aveu de traîtrise, des ressources, et de quelques autres données intéressantes stockées dans l'intelligence artificielle de son armure.

Encore une histoire de politique dont Hammond ne savait que faire. Après tout, elle n'avait rien contre cet homme personnellement. Elle rangea donc le livre à l'emplacement où il fut trouvé après le scan, et fit signe au conscrit qu'il était l'heure de partir.

C'est en sortant dans le hall après avoir doucement fermé la porte, qu'une voix en radio signala : « Deux hommes arrivent vers vous, cachez-vous. » N'y une, n'y deux, ils se cachèrent sous le bureau de l'accueil du magasin. Une conversation entre les deux individus approchait, et celle-ci ne manqua pas non plus d'être enregistrée par Astrée.

Les voix s'éloignaient peu à peu vers la pièce du chef, et les deux membres de Tadryon prirent partit de sortir du bâtiment pour glisser comme le serpent vers l'échappatoire. Akira soupira un long moment de soulagement une fois dans la cage d'ascenseur, grimpant les deux étages sur des rebords en béton étroit et sur des échelles rouillées ou son fusil n'était guère une assistance.

Une fois loin du camps, les trois compères rejoignirent la citée azurée. C'est là que le 'conscrit' Tagart susurrais à son ami après avoir mis de la distance entre eux et Hammond. La conversation terminée, ils approchaient, puis ce même Tagart prit la parole : « Bien, citoyenne, ceci était un test pour votre admission parmi les infiltrateurs. Et bien que ce ne fût pas parfait… Vous avez du potentiel. Bienvenue dans l'armée, ma Petite. »

Elle n'en revenait actuellement pas. Elle, admise dans l'armée. C'était un tel choc qu'elle ne savait qu'en dire, et c'est en réponse à ce désarroi que le chef reprit la parole : « Astrée sera purgée de la mémoire, sur les informations obtenues, vous comprenez ? Je veux vous voir demain, au poste militaire. Et encore bravo. »

Spoiler:
 

2183 mots.

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