Partagez | 
 

 Altruiste un jour, altruiste toujours?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Altruiste un jour, altruiste toujours? Dim 30 Avr - 14:55

L'altruisme ne consiste pas à accomplir quelques bonnes actions de temps à autre, mais à être constamment préoccupé, concerné par le bien-être d'autrui.

Ces paroles résonnent en moi comme le battant d'une cloche qui aurait percuté sa fonte, sceptique des dires de mon adversaire qui me reprochait mon certains manque d'attention envers les autres. Comme si le monde châtiait l'égoïsme et récompensait la gentillesse, d'expérience c'est plutôt l'inverse : l'humanité retarde le moment où l'on frappe, et la moindre seconde peut compter dans un combat. Le type en face de moi brandit son épée vers moi, je laisse la lame de la mienne reposer contre mon épaule, inutile de se fatiguer inutilement, surtout pour un duel qui va être expédié en une seconde.
Je n'aie jamais été douée avec autre chose qu'un scalpel, l'issue est connue d'avance.
Nous nous jaugeons mutuellement sous nos protections de débutants, nous ne sommes pas pressés, mais lui a envie d'en finir vite, pour ma part garder la bonne posture est déjà un bon point. Ma compétence avec une épée n'a d'égale que ma capacité à voler, c'est à dire qu'elle est inexistante.
Puis vient l'instant fatidique, il s'élance, je recule, projette mon épée en avant pour casser son élan, nos lames se percutent et il profite de son inertie pour relancer un deuxième assaut, je rabats mon épée de justesse pour me protéger d'un coup qui m'aurait éclaté le flanc en temps normaux, la troisième attaque fait mouche.
Sans l'armure, en conditions réelles j'aurais été coupée en deux au pire, au mieux je serais par terre avec plusieurs artères à l'air libre. J'abandonne ma posture défensive pour quelque chose de moins solennel, de plus détendu.

-J'ai eu assez pour aujourd'hui. Surtout que c'est de l'entraînement officieux, entre zélotes. Je vous laisse continuer mais je vais prendre du repos moi.
-D'accord, prends soin de toi ma sœur.
-De même, frères et sœurs.

Je m'éclipse après avoir remis la matériel emprunté à sa place, file chez moi enfiler une tenue moins martiale après m'être lavée et retourne directement à l'extérieur. Enfin, extérieur est un bien grand mot pour désigner l'alcôve et ses réseaux de tunnels, l'ambiance qui y règne ne m'a jamais laissé indifférente, je rejoins le hall des artisans en évitant les quelques badauds, puisque je n'aie personne dans mon carnet de fréquentations à aider, peut-être que je peux profiter du reste de la journée pour arrondir les angles et grossir un peu le porte monnaie. Non pas que l'argent fasse défaut au foyer familial, mais avoir une réserve confortable fait toujours plaisir.
Le hall des artisans est comme à son habitude encombré par la foule, beaucoup de clients, peu de vendeurs, avant de chercher sérieusement du travail j'abandonne mes derniers deniers en poche pour me prendre ma menthe. Je fourre le gros des feuilles dans ma besace avant de mâcher celle qui me semble la plus verte et la plus parfumée, mastiquer quelque chose me détend. Surtout à la veille d'une après midi de travail : ça va être long, rencontrer des vendeurs et des artisans, faire le tour des échoppes à la recherche de gens qui ont besoin de main d'oeuvre qualifiée. Connaissant mes capacités, le mieux reste encore de me proposer comme assistante pour l'un des barbiers qui existe, si remettre des articulations en place et suturer des plaies commence à être dans mon champ de compétences, je crois que stériliser des instruments médicaux reste le plus dans mes moyens.
Et puisque mon maître ne travaille pas aujourd'hui, je vais devoir faire de la prospection. Avec un certain optimisme et l'espérance que les autres toubibs de la cité soient ouverts à l'idée de laisser travailler l'assistante d'un autre, mais à force de tentatives infructueuses à droite, à gauche et dans à peu près toutes les directions possibles, je finis par me poser sur un escalier un peu dépitée.
Je reprends une feuille de menthe et commence à réfléchir, où est-ce que je pourrais aller si je suis jugée indigne d'assister la médecine ?

671 mots
Revenir en haut Aller en bas
Gamaliel Sodélé
avatar
♦ Messages ♦ : 380
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: Altruiste un jour, altruiste toujours? Sam 6 Mai - 16:16

Et voilà, encore une fois Gamaliel s’était trompé dans la recette d’un élixir ou plutôt d’un remède. Ce dernier devait de base, devait soigner un poison qui avait été volontairement injecté dans le corps d’un rongeur. Le poison agissait comme un agent paralysant bloquant les muscles de la créature cobaye. Seulement, Gamaliel s’était trompé dans la formule. Effectivement, le jeune Spectre avait coupé et non haché une fleur d’Horus. Il se trouve que cette fleur, qui ne pousse que dans les belles mais ô combien dangereuse Steppes d'Elysium, est très rare. En effet cette beautée aux six étoiles dorées est très difficile à cueillir de nuit, car le soleil, ce puissant astre, fait luir les pétales de l’Horus mais de nuit, elle se referme sur elle-même, comme pour se protéger. De ce fait, il est presque impossible de la prendre de nuit. L’autre particularité de cette plante est d’être un excellent anti-poison.

Donc Gamaliel se faisait méchamment enguirlandé par son instructeur, il complètement foiré l'examen et il avait en plus de cela, gâché une ressource rare. Le petit Spectre avait voulu faire une plaisanterie afin de détendre le professeur. Il lui raconta que si ce n’était que les rats qui le gênait, il pouvait certainement en trouver plein d’autre dans la montagne, mais apparement, l’élève et le professeur ne partageaient pas le même humour. Il fut congédié pour que la salle puisse finir de travailler, mais pas avant d’avoir nettoyé sa table d'exercice. Ce fut donc avec le pas lourd et la mine renfrogné d’un adolescent, qu’il sortit de la salle de classe pour se retrouver dans un petit couloir avec plusieurs, qui donnaient elles-mêmes sur d’autres salles de cours. Gamaliel se retrouva donc au Haut-Lieu et se posa la question sur la suite des évènements.

Alors qu’il réfléchissait à ce qu’il allait faire du reste de sa journée, il passa à côté d’un des centres d'entraînement, il vit une classe assise et qui regardait deux jeunes gens se battre à l’épée. Le premier était un homme, quelque centimètre plus petit que son adversaire, mais plus large des épaules. L’autre était une femme, une grande et jeune femme, blonde et blanche de peau. Les deux semblait se juger et décrire des cercles, jusqu'à ce que l’homme attaque et expédie rapidement le combat. La femme n’exprimait aucune émotion et n’avait pas l’air rageuse ou triste d’avoir perdu l’affrontement. S’il avait eu sa tenue, il aurait joint le combat, même si ce n’était pas son cours, les maîtres acceptaient toujours quelqu’un qui voulait apprendre ou s'exercer. Même si Gamaliel avait un doute concernant son percepteur en médecine.

La grande blonde salua son adversaire et déposa les affaires d'entrainement à leur place. Il fit lui-même la chose et s’en alla dans le coeur de l'Alcôve. Une fois la taverne atteinte, il s’assit à un tabouret et attendit que l’on prenne sa commande. En attendant, il vit des gamins courir pas loin, slalomant entre les marchands et les passants. Ces derniers étaient trop jeune pour suivre un enseignement et ils occupaient leurs journées en courant à d’autre et à gauche, chapardant des sucreries. Ce qu’ils firent d’ailleurs. Gamaliel les vit du coin de l’oeil tentant de voler un sac de bonbons, ils y arrivèrent presque, jusqu’à ce que le marchand s'aperçoivent et attrape le premier garnement qu’il avait sous la main. Il ne le maltraitait pas mais il avait assez en colère.

Gamaliel marcha vers ces derniers et fit demanda ce qu’il se passait. Il ne voulait pas dire qu’il avait assisté à la scène, le colporteur pourrait lui demander pourquoi il n’avait pas agis avant. Et il ne voulait pas avoir lui aussi des problèmes, non il tenta de négocier et proposa de payer le sachet de bonbons, voyant le regard noir que le marchand lançait au gosse, Gamaliel assura qu’il accompagnerait ce dernier chez parents pour leur expliquait ce qu’il s’était passé. Il inventa le fait que les parents du petits étaient ses voisins. Le marchand accepta voyant que des clients potentiels s'intéressaient à ses produits.

Le jeune spectre s’éloigna avec le petit et après s'être assuré qu’ils étaient hors de vue du marchand de bonbons, lui dit de partir mais lui conseilla d'arrêter de voler et de faire passer le mots à ses copains.


Mots : 713
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t112-gamaliel-sodele-fiche-termin
Gamaliel Sodélé
avatar
♦ Messages ♦ : 380
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: Altruiste un jour, altruiste toujours? Lun 8 Mai - 2:39

Pendant un bref instant, Gamaliel crut voir la fille qui à la chevelure doré du centre d'entraînement, rentrer de la taverne, le lieu où il était quelques minutes plus tôt. Se faisant, il se dirigea donc vers l’établissement afin de rattraprer la demoiselle. Après avoir poussé la porte de l’endroit, il se retrouva dans un espace spacieux ou une quinzaine de personnes étaient assises autour de tables sommaires, à discuter des choses banales, à rire aussi. Gamaliel se rendit au comptoir et attendit patiemment que son tour vienne, le jeune homme n’était pas un habitué dans l’endroit, à vrai dire il ne tient absolument pas l’alcool, d'où le fait qu’il mette rarement les pieds chez Dorcas Isaac et sa fille. Le propriétaire des lieux n’était pas présent et c’était à sa fille qu'incombait la tâche de gérait le bar de son père. A seulement dix-sept ans, l’unique enfant du tavernier savait très bien gérait toute seule et personnes n’étaient assez courageux ou fous pour certain, pour l’embêtait. Les rares individus à le faire savaient très bien que le père n’était pas loin derrière.

Là par contre, Sarah avait l’air préoccupé par quelque chose, elle travaillait sérieusement mais c’était pas ça qui l’a gênait, non ça avait l’air d’être autre chose en réalité. Néanmoins, en s’installant au comptoir, elle s’occupa rapidement de Gamaliel. Se dernier lui commanda une boisson gazeuse et paya d’avance et en profita pour lui demander ce qui n’allait pas, cette dernière lui raconta que son père, Isaac, était malade.

- Oh rien de bien méchant !

S’empressa-t-elle de dire en voyant la mine inquiète du spectre. Mais elle avait besoin de nouveaux remèdes, qu'un assistant médecin devait lui apporter et ça depuis déjà plusieurs heures. Prenant la jeune fille en pitié et aussi parce que le père Dorcas était une personne respectable, Gamaliel se porta volontaire pour voir ce qui retardait l’arrivé des médicaments. Le jeune homme écouta le chemin qu’il devait prendre pour arriver jusqu’à l’officine, afin d'éviter tout problème, Sarah lui donna une lettre, le paiement qu’il devrait payer ainsi qu’un sac en toile pour qu’il mette les médicaments. Gamaliel sortit de la taverne et marcha tranquillement, la fille du propriétaire lui avait dit que rien ne pressait, il pourrait même revenir dans plusieurs jours mais puisqu'il avait accepté le jour même, il allait faire sa tâche le jour même. Surtout que c’était bientôt midi, donc il avait largement le temps d’aller chercher les médicaments, mine de rien, l'Alcôve n’est pas immense.

Une fois sur place, il se présenta lui et la raison de sa venue aux médecin qu’on lui avait indiqué. Mais le bonhomme avait l’air bien embêté, la livraison qu’il attendait de l’herboriste n’était toujours pas arrivé et il en avait besoin pour fabriquer des médicaments. Seulement il ne pouvait pas partir car il ne pouvait pas laisser son établissement sans surveillance et son assistant n’était pas disponible pour le moment. Gamaliel demanda donc ce qu’il pouvait faire pour aider et il reçut la demande de faire le transport de l’herboriste à l’officine. L’homme lui fit part de repasser dans l’après-midi car il serait surement chez lui avec le repas du midi approchant. Il posa donc le sac donné par Sarah et se dirigea vers sa nouvelle destination. L’altruiste eut de la chance car les rues devinrent moins abondantes, effectivement, les gens se rendaient chez eux pour manger et se reposer des potentiels efforts effectués dans la matinée. Au bout de plusieurs minutes, il arriva enfin devant l’herboristerie, qui était fermé car c’était trop tard. Gamaliel décida que lui aussi il devait aller manger.


Mots : 599
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t112-gamaliel-sodele-fiche-termin
Gamaliel Sodélé
avatar
♦ Messages ♦ : 380
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: Altruiste un jour, altruiste toujours? Ven 12 Mai - 20:38

Mine de rien, ça le fatiguait tous ces contretemps : Le médecin qui avait pas les médicaments car il n’avait pas les herbes, l’herboriste qui n’était pas là. Il se demandait quelle autres surprises allaient le surprendre dans l’après-midi. Si par exemple, l’herboriste n’allait pas avoir son stock de plantes médicinales complet, si une mamie aurait besoin de son aide pour transporter ses courses, si ses parents n'allaient pas lui demander de passer à la boutique. Ce n'est pas le fait d'aider les siens qui le dérangeait, sinon autant partir de Spectre, non c’était le fait d’avoir plusieurs tâches à faire et de ne pas pouvoir les régler l’une après l’autre. Gamaliel regarda une nouvelle fois l’heure et vit qu’il ne s’était écoulé qu’une demi-heure depuis qu’il était rentré chez lui, vu qu’il n’avait pas très faim, il décida de sortir dehors.

Il marcha un petit moment, à errer sans but, puis il passa devant un des bâtiments important de l'Alcôve : la Chambre du plaisirs. Les portes étaient grandes ouvertes et il semblait y avoir beaucoup d’agitation à l’intérieur. Bien évidemment pas le genre d’agitation à laquelle on pense, quand on pense à la Chambre du Plaisirs. Gamaliel s’approcha doucement et regarda ce qu’il se passait à l’entrée. Presque tous les employés étaient entrain de courir à gauche et à droite, montant et descendant les escaliers à toute vitesse, les bras chargés de couvertures, d'oreillers, de soieries et plein d’autre chose évoquant la douceur. Un jeune, plus jeune que Gamaliel, s’approcha de lui et s'enquit de sa visite et le rassurant que malgré le capharnaüm qui régnait au rendez-de-chaussé, il passerait un bon moment. Le Spectre le rassura sur ce point-là.

- Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas ici pour faire quoique se soit, j’ai juste remarqué l’agitation. Il se passe quelque chose d’important ? Je peux aider ?

Et voilà, aussitôt qu’il avait prononcé ses paroles là, il les regretta. Il allait encore aider et avec un peu de malchance ça allait prendre plusieurs heures et ensuite …

- Ah c’est très gentil de votre part, mais on gère je vous rassure. Bon après si vous voulez vraiment aider, il suffirait juste de prendre cette manière là ( il désigna une panière remplis de drap en soie ) et de la monter en haut. Je me suis fais mal au dos la semaine dernière et j’ai eu du mal avec le transport des autres panières.

- Ah bah, pas de soucis écoute, je te fais ça tout de suite.

Gamaliel s’en voulait d’avoir était aussi pessimiste. Il prit son chargement et se dirigea à l’étage du bâtiment. Une autre personne s’approcha de lui en lui demandant ce qu’il désirait et le simulacre lui raconta la situation, que son collègue en bas, lui avait demandé de monter la panière.

- Je m’en charge à présent, merci à toi.

Gamaliel accepta le sourire qu’on lui tendait et repartit d'où il était venu. Il regarda l’heure et vit qu’avec un peu de chance, c’était peut-être l’heure d’ouverture des boutiques. Sur le chemin, il croisa Sarah et il en profita pour lui expliquer la situation de la matinée. Que tout s’était enchaîné malchance sur malchance et qu’il n’avait pu avoir les médicaments pour son père mais que, normalement, dans l’après-midi, elle les aurait. Après s’être fait rassuré, il partit chez l’herboriste. Ce dernier était bien présent et ouvrait sa boutique. Gamaliel lui réclama donc la caisse de plante que lui réclamait le médecin.

- Oh il est jamais content lui. Tiens mon garçon et dis lui bien qu’il apprenne à prendre son mal en patience.

- Euh, très bien monsieur.

Après tout, personne ne peut bien s’entendre dans l'Alcôve. Personne ne peut faire ami-ami. Enfin, Gamaliel partit de bon coeur avec sa caisse de plante dans les bras et mit le cap vers le médecin. Au final cela aura pris moins de temps qu'il l'aurait cru, le médecin fut satisfait de voir son ravitaillement arrivé et il le récompensa en donnant les médicaments dans le sac que Gamaliel avait laissé chez lui quelque temps plus tôt. Quel ne fût pas son bonheur quand il posa sur le comptoir, le sac de remèdes. Sarah, satisfaite, lui donna un verre gratuit. En fin de compte, ses allers et retour avaient payé.


Mots : 707
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t112-gamaliel-sodele-fiche-termin
 
Altruiste un jour, altruiste toujours?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dysnomie :: Eden :: Le Mont Harân :: L'Alcôve du Spectre-
Sauter vers: