Partagez | 
 

 Quand les chemins des maraudeurs se croisent ( rp Jephthael)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Schaad DebuMerah
avatar
♦ Messages ♦ : 36
♦ Inscrit le ♦ : 29/03/2017




Message(#) Sujet: Quand les chemins des maraudeurs se croisent ( rp Jephthael) Mar 2 Mai - 15:21



Quelques semaines avant l'Envol lors d'une de mes randonnées solitaires


Wendya m'avait regardé partir en sachant très bien que je ne sortais pas pour quelques heures cette fois encore. J'avais ma protection en peau de Garge sur le dos, mes bottes et mes gants en complément, ma corde sur l'épaule d'un côté et la sangle de ma sacoche légèrement ventrue sur l'autre, une courte lance à pointe d'os grossièrement polie dans une main.

Tu veux que je te rapporte quelque chose ? Demandais je sur le pas de la porte en me retournant.

Wendya releva la tête et me dévisagea quelques instants :

Que tu me reviennes en un seul morceau garçon et peut être du mucus de larves d'Ernolis si tu en trouve, ma réserve est presque vide ... Dit elle avant de retourner à ses occupations.

Je notais dans ma mémoire ce qu'elle demandais et quittais sa maisonnette sans plus tarder. Donc elle se doutais très bien dans quelle direction j'allais aller si je ne changeais pas mes plans habituels car à mes autres retours, elle avait identifié où m'avaient conduits mes pas rien qu'à l'odeur qui subsistait sur mon équipement. On ne trompait pas une vieille baroudeuse qui connaissait la forêt comme chaque recoin de sa propre maison pour l'avoir parcouru jusqu'à il n'y a pas si longtemps en large et en travers.

Tant qu'il y avait des passerelles menant dans la direction recherchée, je les empruntais d'un pas rapide, saluant comme il se doit les visages connus, un peu plus timidement ceux que je ne connaissais que de vue car dans le Village, tout le monde connais tout le monde, si ce n'est personnellement, du moins de vue. Arrivé à la fin de ce réseau aérien qui constituait le plus sur et le plus efficace moyen de circuler, je descendais jusqu'au sol et commençais mon périple proprement dit en direction du Nord-Est, vers la frontière entre le troisième et le second cercle, le cercle sombre et moussu.

J'étais aux aguets du moindre bruit, un peu gêné par la planche en bois qui protégeaient mon cou et mes épaules des attaques éventuelles des Adaishs qui pouvaient se laisser tomber sur moi avec la ferme intention de se planter dans mes chairs. Bien sur, c'était moins efficace que les épaulières en carapace de Breldy plus robustes et lisses, mais c'était mieux que rien.

Comme j'étais au sol, je devais faire attention à ne pas piétiner les Bleutées, devant parfois faire de grands détours pour passer des zones où elles étaient trop denses, mais dès que l'occasion se présenta, je remontais dans les frondaisons et voyageais d'arbres en arbres à l'aide de mon grappin. Dès lors, je progressais plus vite et j'arrivais vers le midi en vue de la Couronne Insecta, une des parties les plus dangereuse de mon voyage.

Alors que je me reposais entre deux envolées, j'entrevis en bas un éclat de couleur et un mouvement sombre au milieu des sous-bois. Il y avait quelque chose en bas et ma curiosité en avait été attisée immédiatement. Comme beaucoup, je rêvais d'observer Hanaamu sans qu'il puisse me découvrir et ce rêve fou m'effleura à cet instant. Silencieusement, me rapprochais de l'endroit où bougeaient encore la végétation, passant d'arbre en arbre en équilibre sur les branches maîtresses, descendant ou remontant au besoin le long des troncs en ayant soin de les interposer entre moi et mon objectif tout en gardant un oeil vers lui pour m'éviter toute surprise désagréable.

Je n'en étais plus très loin quand enfin j'entendis des gémissements, des plaintes, et des murmures d'une voix humaine ... Une voix indiscutablement féminine ... Pourtant ...

La forme penchée sur l'autre à terre était aussi massive et musculeuse que celle d'un homme et pourtant maintenant parfaitement reconnaissable d'en avoir entendu les paroles ... Impossible de me rappeler son nom, pourtant, elle était connue ! Une jeune femme athlétique, imposante, impressionnante ! Je l'avais croisé quelques fois dans le Village et les guerriers masculins s'en méfiaient.

Quelques rumeurs couraient sur elle et ses formes généreuses, parfois pas très sympathiques surtout à propos de son arrière train ou de sa poitrine et de faits d'étouffements associés de certains qui s'y seraient frottés d'un peu trop près et un peu trop ... témérairement ... On la disait intègre pourtant et agréable, mais qui se frotterait volontairement à un Sagon ?

En la reconnaissant finalement donc, je m'étais arrêté net le dos collé au tronc, le pied posé sur la branche qui devait me mener exactement à la verticale de sa position. En dessous d'elle, je distinguais une forme de quadrupède et des traces de sang. L'aurais je surprise en pleine chasse ? Mais alors pourquoi n'abrégeait elle pas les souffrances de l'animal ? Serais je tombé sur une activité interdite par les préceptes d'Ohibaan ? Je n'y croyais qu'à moitié, mais soudain la terreur d'être dans ce cas là avec cette furie, du moins par ouïe dire, me glaça le sang. Si elle me découvrait, elle allait vouloir me faire taire, me tuer moi aussi peut être ?

Je changeais ma position aussi précautionneusement que possible avec dans l'idée bien arrêtée de filer sans demander mon reste, mais l'écorce crissa sous mon pied alors que je faisais passer tout mon poids de l'un à l'autre et je la vis se figer d'un coup ... Trop tard ... Autant agir ouvertement maintenant sinon je risquais de recevoir dans le dos la lance trois crocs vers laquelle sa main se tendait ...

Du coup, j'avançais d'un pas le long de la branche et m'y accroupis, bien visible d'en bas mais camouflé par ma capuche qui me descendait fort bas sur le visage.

Pourquoi tu ne l'achèves pas ? Il souffre ... Lançais je, découvrant alors qu'elle avait légèrement bougé que l'animal n'était autre qu'un Sagon auquel je comparais justement  la jeune femme quelques instants plus tôt ...


(987 mots)

Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t220-schaad-debumerah-la-caboche-
 
Quand les chemins des maraudeurs se croisent ( rp Jephthael)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quand nos chemins se séparent [Solo]
» Trois chemins qui se croisent (PV Oeil de Lynx et Nuage de Cerisier)
» Nos chemins se croisent, ce n'est pas un hasard [Louane]
» Deux chemins qui se croisent
» Quand deux destins se croisent

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dysnomie :: Les Terres Immaculées :: La Forêt d'Hanaamu-
Sauter vers: