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 Dessine sur ma peau [PV Dashel]

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Dashel Sephiröth
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Message(#) Sujet: Dessine sur ma peau [PV Dashel] Mar 23 Mai - 10:36

Inventaire de mission:
 

- Présent -


Le vent soufflait. Cette force naturelle et brutale venant du ciel et s’abattant de plein fouet sur la montagne, soulevait des gerbes de neige froide et acide. Actuellement, le Mont Harân ressemblait à un océan enragé, agité par le rythme des bourrasques et des chutes de neige. Des plaques blanches se détachait les unes après les autres pour être remplacées par de nouveaux agrégats de cristaux blancs. Cette nouvelle couche était beaucoup plus souple et aérienne. C’était un véritable piège pour les voyageur inexpérimenté. Un faux pas pouvait les emmener sous plusieurs mètre de neige molle et se refermer sur la pauvre âme prise au piège. Seuls les animaux vivants dans ces lieux et les humains expérimentés et connaisseurs de cet environnement pouvaient s’en sortir. Mais quand une tempête pointait le bout de son nez, la tache était d’autant plus ardu et seul les plus robustes pouvaient survivre. Alors que pouvait bien faire cet humain, seul dans ces rocheuses ?

On pouvait à peine le distinguer. On remarquait surtout un amas de tissus dépassant par endroit d’une petite bosse de neige. Il avait pris soin de ne laisser aucun morceau de peau dépasser de ses vêtements pour se protéger du froid mais aussi de l’acidité de la neige. En temps normal, cette simple protection aurait suffit pour se rendre dans les montagnes mais la tempête avait du les surprendre et la neige allait peu à peu atteindre sa peau. Le contact de celle ci ne le réveilla pas immédiatement. L’acidité de l’eau ne brulait pas comme le pouvait l’acide pur. On pouvait plus parler d’une démangeaison , d’une irritation suffisamment virulente pour provoquer une douleur assidue sans être insupportable. Alors quand le contact de la neige sur son bras se fit plus intense, les picotements qu’il ressentit le forcèrent peu à peu à reprendre conscience.

Il se demanda d’abord ce qu’il pouvait bien se passer. Pourquoi ses extrémités étaient elles engourdissent à ce point ? Pourquoi ne parvenait il pas à ouvrir les yeux ? Et pourquoi sont visages semblait il insensible quand il sentait une pression évidente dessus ? Tout semblait se mélanger et la douleur se faisait de plus en plus vive. Il se savait en danger et son corps lui disait de réagir. Puisant dans ses forces il remua d’abord le haut de son corps, crispant son visage et tentant de se relever. Une masse lourde et humide semblait vouloir le garder allongé. Mais par accoup et en se dégageant petit à petit, il parvint à extirper le haut de son corps et à prendre une intense respiration avant d’enfin ouvrir les yeux. Malgré l’obscurité dû à la tempête de neige, le blanc l’entourant de toute part lui brula les yeux. Il était à genoux dans un amas neigeux, la tête baissé, les idées floues et la respiration rapide. Qu’avait il bien pu se passer ? Comment cette histoire avait elle bien pu commencer ?
- 24 h plus tôt -


Dashel fredonnait un air de musique qu’il avait entendu jouer dans la rue un peu plus tôt dans la journée. C’était un air entrainant qu’il avait beaucoup apprécié. Chantonner pendant son travail l’aidait à se concentrer. Cela occupait son esprit et l’empêchait de divaguer quand il devait s’appliquer et faire attention aux exigence de ses clients. Après son art resterait gravé sur la peau de celui qu’il était entrain de tatouer. Il se devait d’être irréprochable et de rendre un travail à la hauteur des attentes de son « patient ». Jusqu’à présent il n’avait jamais déçu et ce ne serait pas aujourd’hui que cela commencerait. Le jeune homme était donc assis sur son tabouret et remplissait les zones de tatouage sombre sur la peau de l’homme venu faire son énième tatouage. Le motif était plutôt simple, mais sa géométrie impliquait une réel concentration pour garder les proportions et les symétries. Heureusement, au bout de deux heures de travail, il aurait bientôt terminé et alors qu’il récupérait de l’encre pour finir son tracé, il jugea que ses réserves s’amenuisait et qu’il faudrait bientôt faire le plein de plante pour créer de nouvelles réserves d’encre.

Son dernier tracé fini, il sorti de son cabinet et attendu que son client se rhabille pour sortir et encaisser sa prestation. Il récupéra les gemmes bleues et accompagna le client à la sortie. Il n’avait plus d’autre client pour la fin de la journée et avait donc le temps de fumer une cigarette avant que ne le rejoigne sa mère, Amara, qui tatouait quelqu’un dans son box. En plein après midi, la ville battait son plein. Dashel aimait observer les allées et venues des membres de l’alcôve en fumant sa cigarette. C’était un des plaisirs qu’il s’octroyait souvent après ses heures de tatouages. Il avait installé une chaise à l’entrée de la boutique de sa mère dans le seul but de satisfaire ce plaisir solitaire. Mais il fut interrompu par cette dernière qui sortait avec sa cliente. Une fois celle ci partie, elle s’aluna elle aussi une cigarette et s’adressa à son fils.

- Ton client était s’attisait ?

- Oui, il le sont toujours.

- C’est ça…
Répondit elle un sourire aux lèvres.

- Au fait, l’encre commence à se faire rare dans mon box. Tu en as encore en réserve ?

- Peu. Il faut justement que je repasse commande.

- Ok. Je peux y aller si tu veux.

- Non, j’ai besoin que tu fasse l’inventaire pour savoir ce qu’il nous manque exactement. Je vais y aller j’ai des courses à faire.

- Tu es sur que tu ne veux pas que j’y aille ?

- Ahah
, fit elle en échappant un sourire. Je sais à quel point tu aimes faire l’inventaire, je m’en voudrais de te retirer ce plaisir.

Dashel marmonna dans sa barbe en se renfrognant et en s’allument une autre cigarette. Amara retourna à l’intérieur chercher ses affaires et s’en alla vers le centre de l’alcôve pour régler ses affaires et demander à ce que l’on aille chercher les fameuses fleurs nécessaires à la conception d’encre pour le tatouage. Pendant ce temps le jeune homme s’attela à la tache et entrepris de faire l’inventaire. Ce n’était pas une mince affaire. Il fallait ordonner la réserve, ranger les plantes non utilisée, jeter celles inutilisables et compter le stocks d’encre encore disponible. Alors seulement il pourrait déterminer la quantité dont ils avaient besoin pour faire marcher la boutique le plus longtemps possible. Les expéditions pour récupérer les produits étaient périlleuses et personnes ne voudraient retourner faire des recherches à cause d’une erreur d’inventaire. Il notait donc minutieusement tout ce dont ils avaient besoin sur un bout de papier et attendit le retour de sa mère.

Elle rentra dans le salon trois heures après son départ. Dashel avait terminé depuis une bonne demi heure de faire les comptes et il attendait avec impatience son retour pour pouvoir s’échapper et se balader dans l’alcôve avec ses frères et soeurs. Mais Amara ne revint pas seule. Elle était accompagné du précepteur de Dashel qui venait surement pour parfaire sa formation. Ce dernier n’avait pas prévu le coup et aurait du s’en aller tant qu’il en était encore temps. Il n’avait pas du tout envie de subir une autre leçon sur les rouages du monde et son rôle au sein de Spectre. Quand le regard du précepteur et du jeune homme se croisèrent, le premier se laissa sourire :

- Tu as l’air ravi de me voir Dashel. Ne t’en fait pas, je ne suis pas là pour te donner un cours. Amara a requit les services de l’alcôve pour aller chercher les plantes nécessaires à votre métier. Un groupe de quatre va se former et j’ai décider, avec l’accord du Spectre en charge de l’expédition, que tu en ferais parti. Vous partez demain matin dans les montagnes. Je suis sur que c’est plus à ton gout, rajouta t il en voyant le sourire se dessiner sur le visage de son apprenti.
- Présent -


Voila comment il avait finit par aller dans la montagne. Il faisait parti de l'expédition qui devait leur rapporter les plantes nécessaires à l’élaboration d’encre. Mais il aurait du être quatre. Ou était ses compagnon ? Pourquoi était il seul ? L’avait il abandonné ou l’avait il cru mort ? Dashel était perdu, étourdi par la tempête qui faisait rage tout autour de lui. Il ne devait pas rester là. Il devait se relever et avancer. Le froid était intense dans un lieu aussi haut en altitude et il sentait ses membres engourdis. C’était mauvais signe et il devait se réchauffer. Il se redressa tant bien que mal et se frappa les chambres, se frictionna les bras et le torse pour se dégourdir. Il fallait qu’il avance. Mais par où ? La tempête le désorienté totalement. Une bourrasque faillit le faire tomber mais ses réflexes automatiques prièrent le dessus et le forcèrent à se redresser. Cette réponse naturelle lui permit de partir à la marche droit devant lui. Il ne devait pas rester immobile. Il cria le nom de ses camarade mais les sons était étouffé par le vent et parvenait à peine à ses propres oreilles. Comment allait il bien pouvoir les retrouver ?

Il continuait de marcher et d’avancer. Repérer de quelconque trace de passage était impossible à cause des chutes de neiges et il n’était même pas sur d’aller dans la bonne direction. Cependant rester immobile était encore plus dangereux. Mais ce qui l’inquiétait encore plus était que si lui n’était pas conçu pour résister en pareil situation, les animaux de la montagne eux l’était. Il faisait donc attention à chaque bruit alentour ne sachant pas s’il s’agissait d’une bête sauvage ou du vent se heurtant à la montagne. Si un animal avait voulu l’attaquer, il ne l’aurait probablement pas vu venir. Il voyait à peine à quelque mètre, mais la faunes environnante n’était pas ce qu’il y avait de plus dangereux. La montagne recelait ses propres dangers. Aveuglé par la tempête, le jeune homme ne vit pas la piste qui se dérobait sous ses pieds pour laisser place à une pente dangereuse. Dashel chuta et dévala la pente pendant plusieurs secondes. La chute n‘était pas dangereuse mais il ne pouvait la stopper et ne savait pas quand il s’arrêterait. Il n’avait de notion de l’espace et du temps et ne put se relever une fois la chute finie. Son esprit divagua à nouveau. Pourquoi s’était il retrouver seul ? Comment en était il arrivé à être évanoui dans la neige sans ses trois compagnons ?
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Dashel Sephiröth
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Message(#) Sujet: Re: Dessine sur ma peau [PV Dashel] Mar 23 Mai - 10:44

- 8 heures plus tôt -


Le réveil avait été difficile. Dashel avait pris du temps la veille pour préparer les affaires dont il avait besoin pour récupérer les fameuses plantes. Il avait récupérer les boites nécessaires et et les contenants hermétiques utiles à la sauvegarde des pigments qu’ils récupéreraient par la suite sur ces plantes. Il avait aussi préparé des vêtements chauds pour lutter contre les engelures dans la montagne. La température n’était pas clémente à l’extérieur de l’alcôve. Mais au delà de cela, il se devait de protéger chaque parcelle de peau pour éviter les démangeaison dues à l’acidité de la neige. Enfin, il n’avait pas oublié de s’armer. Il n’était pas un bretteur invétéré mais savait manier son épée un minimum et ne penserait pas à partir sans. Il l’avait donc ajouté à son paquetage. Le tout fini, il avait tardé à se coucher et dormir. Il était bien trop préoccupé par son expédition le lendemain. C’est pourquoi il s’était réveillé encore fatigué. Mais cela n’allait pas le décourager, il était impatient.

Il se prépara rapidement, mangea un morceau et se dépêcha de rejoindre son équipe, tout son matériel sur le dos. Il s’était donné rendez vous aux portes de la ville. Apres avoir salué sa mère, il se dépêcha de rejoindre la troupe qui l’attendait pour l’expédition. Le capitaine chargé du voyage était déjà présent. Dashel su directement qu’il devait être en charge du groupe. Il était plus équipé en armes et armures qu’autre choses. Il paraissait clair qu’il était là pour veiller à leur sécurité et le bon déroulement de leur mission. Si cela pouvait être rassurant de voir ce vétéran confiant et équipé, cela soulevait aussi une question inquiétante : serait si dangereux de s’aventurer dans la montagne ? Dashel connaissait les bêtes rodants dans ces lieux et les dangers qu’ils auraient à traverser. Mais il allait passer de la théorie à la pratique et il craignait de ne pas être suffisamment préparé. Il s’avança vers le combattant pour se présenter :

- Bonjour, je suis Dashel.

- Enchanté,
lui répondit il, je m’appelle Eniel. Alors comme ça tu es le tatoueur qui va nous accompagner ? J’ai cru comprendre que ton mentor souhaitait te tester. Tu es un simulacre c’est ça ?

- Tout à fait. Disons qu’entre la salon de tatouage et mon entrainement je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir à quelle serait ma voie dans le futur. Et mon enseignant trouve que je manque encore de maturité.


- Ahah, ne t’inquiète pas, ils sont souvent comme ça. Lui expliqua t il le gratifiant d’un large sourire. Dashel l’appréciait déjà. Au moins il aurait une personne à qui parler pendant le voyage. Un autre tatoueur nous accompagne, continua le guerrier, il est déjà arrivé.

Il pointa un homme qui rangeait des affaires dans un sac à quelques mètres d’eux. Ce dernier compris que l’on parlait de lui, il se redressa et sourit au groupe. Sa tête disait vaguement quelque chose à Dashel. Il se leva et s’approche d’eux.

- Bonjour. Dashel c’est ça ? demanda t il au jeune homme. Moi c’est Nicolas. Nous nous sommes déjà croisé à la boutique de Amara. Tu es un bon tatoueur selon elle. Elle m’a prévenu que son stock venait à manquer et je me suis proposé pour l’expédition. Si tu décide de rester tatoueur comme moi, tu devras apprendre à choisir toi même tes pigments. Je pourrais te montrer deux trois trucs si tu le souhaite.

- Merci, ce sera avec plaisir. j’aime beaucoup tatouer mais comme je le disais à Eniel, je ne sais pas encore quelle voie je choisirais.


C’est alors que le dernier venu fit son apparition. Contrairement à Nicolas qui souhaitait se rendre dans la montagne pour y chercher ses précieux pigments ; Eniel qui semblait bon vivant et prêt pour l’aventure ; et Dashel qui était excité à l’idée d’aller sur le terrain ; ce jeune homme paraissait dépité de devoir les rejoindre de si bonne heure. Il portait un gros paquetage sur le dos et portait une épée large à la ceinture, ainsi que plusieurs protections visibles tout ses paix vêtements. Ce devait être un guerrier en apprentissage.

- Et voila Marc. Dit Eniel pour présenter le jeune guerrier. Il est en apprentissage et son entrainement à la survie à encore deux trois lacune. Il porte nos vivres si nous devons faire un arrêt impromptu. Demandez quoi que ce soit si vous avez besoin d’eau, de pansement ou de nourriture.

Dashel lança un sourire au nouvel arrivant mais ce dernier semblait trop agacé pour lui en retourner un. Si la survie était en effet son défaut, il ne devait effectivement pas apprécier de se rendre dans la montagne… Mais Dashel n’avait pas le temps d’y réfléchir, il était temps de partir. Sous les ordres du vétéran, ils récupèrent chacun leur paquetage, et se dirigèrent vers la le chemin menant à la sortie de l’alcôve.

Ils n’étaient non loin du trou béant dans l’alcôve. Il s’agissait, selon Dashel évidement, du seul et unique point d’entrée et de sortie du territoire des spectres. C’était un avantage pour ce groupe. Une entrée laissait moins de possibilité de la trouver dans toute la montagne, d’autant plus qu’elle était déjà difficile à découvrir. Et une fois trouvée, le chemin n’était pas de tout repos. Entre les pièges naturels de la montagne, ceux installés par les Spectres et les possibles embuscades, arriver jusqu’aux habitations était un véritable défi. Surtout quand la dernière épreuves était un pont de pierre long de plusieurs dizaines de mètre et haut de plusieurs centaines.

Le groupe de quatre était justement parvenu à se pont, apparaissant directement après le trou, faisant office de porte, dans la montagne. Le gigantesque pont servait de passage par dessus un vide abyssal. Les quatre le traversèrent aisément. Cependant Dashel comprenant que les possibles intro puisse ne pas réussir la traversé après leurs premières épreuves. Une chute n’était pas à écarter et ils auraient été des proies faciles pour les archers. Le pont menait alors à une autre ouverture béante dans la montagne. Une fois cette seconde porte passée, les torches et éclairages étaient moins nombreux et les ombres beaucoup plus profondes et larges. Il valait mieux ne pas se perdre dans ces galeries naturelles. Heureusement les spectres connaissaient tous ce chemin par coeur et s’y repéraient tous facilement. Ils continuèrent donc leur chemin sans faire de bruit. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Dashel n’avait jamais émis le moindre son avec les personnes qui lui avait fait traverser ce chemin. Il n’existait pas de règle interdisant de parler dans ces couloirs. Il s’agissait plus d’un règle tacite, peut être pour ne pas trahir leur présence à ceux qui se serait réfugier dans une grotte non loin. Ils parvinrent enfin au fameux escalier. C’était le seul et unique moyen de parvenir à ces couloirs depuis l’extérieur. Il allait devoir descendre ces marches étroites pour sortir de cette immense grotte. Un certain nombre de garde surveillaient l’escalier. Les uns derrières les autres, ils descendirent donc les marches menant à l’extérieur. Au fur et à mesure de leur descente le froid commençait à se faire ressentir. Les marches se parsemaient petit à petit de cristaux blancs jusqu’à ce qu’elles en soient totalement recouvertes. Finalement ils arrivèrent à destination. Ils étaient enfin à l’extérieur.

Ils s’organisèrent rapidement pour se remettre en marche. Eniel et Nicolas discutèrent rapidement pour savoir où il était le plus judicieux de se rendre pour aller récupérer les plantes. Si Eniel connaissait la montagne comme ça poche car habitué de ce genre de sortie, le maitre tatoueur lui savait où dénicher les plus beaux pigments. A eux deux, ils trouveraient le lieux le plus bénéfique  pour leur expédition et le moins dangereux. Le jeune tatoueur les écouta attentivement pour apprendre ce que pouvait savoir les deux hommes. Il voulait autant retenir les informations sur les plantes pour ses futures tatouages que des informations sur les dangers de a montagne. Une fois leur but fixé et leur trajet en tête, Eniel décida de partir en tête du groupe et placer Marc en retrait pour fermer la marche. Nicolas était concentré sur un petit carnet qu’il annotait de part et d’autre. Dashel se rapprocha donc du guerrier pour s’entretenir avec lui.

- Alors ? Vous avez décidé de notre itinéraire ?

- Oui, non allons prendre plus d’altitude. Nicolas connait un lieu en hauteur qui est protégé du vent et permet donc au plante de pousser en toute sécurité. Tu devrais lui parler. Il a surement beaucoup de chose à t’apprendre sur le tatouage. Il m’a expliquer que comme le vent ne frappais pas les plantes, à la période de leur éclosion, elle était protéger et suffisamment irriguée. Mais lors du reste de leur vie, le froid permet à la sève de redescendre dans les racines et de protéger la plante lorsqu’elle, entre guillemet, m’a t il dit, se repose. C’est pourquoi les fleurs que nous allons chercher sont de très bonnes qualités. Enfin… Je n’ai pas tout compris mais c’est aussi un avantage pour nous. Une fois notre destination atteinte, nous serons à l’abri du vent et nous pourrons nous reposer avant de repartir. En tout cas je pense qu’il sera ravie de t’enseigner tout ça.

- Il à l’air sympa et je ne doute pas qu’il en serait ravi. Mais je ne suis pas sur de vouloir continuer dans la voie de tatoueur. Je veux dire : j’aime vraiment ça. Je m’applique à la tache et je le fais toujours avec plaisir, mais c’est plus un passe temps. Actuellement j’aide autant que possible ma mère à la boutique. Mais je rêve souvent de m’évader, partir à l’extérieur, en mission et explorer le monde. J’était ravi quand on m’a proposé cette mission. En fait, quand je parlais d’hésiter dans les voies qui s’offre à moi pour mon avenir, je n’hésitais pas entre tatoueur et une branche de Spectre. Je veux faire partie de notre groupe et le faire vivre, mais à l’extérieur, en mission. Je continuerais de tatouer pour mon plaisir.

- Je vois. C’est la voie que j’ai choisi aussi, je ne peux pas te le reprocher mais je peux te prévenir.
Répondit le guerrier. C’est une voie difficile. Autant en tant qu’intervenant ou espion. Les deux corps demandes beaucoup de sacrifices et de dévotion. Avant de faire ton choix, prépare toi bien. Ta vie ne sera jamais la même après que tu ai fait ton choix.

Il entreprit alors de lui parler de la voie qu’il avait lui même choisi étant plus jeune. Il avait décider de poursuivre son apprentissage en tant qu’essence et avait finit par revenir à l’alcôve pour protéger ses habitants et les aider dans leur taches comme celle d’aujourd’hui. Ils marchèrent ainsi longuement. Parfois Eniel et Dashel échangeaient quelques mots. Puis le tatoueur se rapprochaient d’eux et ils discutaient ensemble. Seul l’apprenti soldat était distant et silencieux. Ce n’est que lorsqu’ils approchèrent enfin de leur destination qu’il devint un peu plus sociable et qu’il se rapprocha du groupe pour écouter leur discussion. Mais il resta avare de mot, commençant malgré tout à laisser apparaitre un sourire de temps en temps.
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Dashel Sephiröth
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Message(#) Sujet: Re: Dessine sur ma peau [PV Dashel] Mar 23 Mai - 11:21

Au bout d’un moment, Nicolas rompit le silence pour leur montrer le chemin à suivre. Ils devaient longer un mur rocheux pour atteindre l’abri naturel qui protégeait leurs plantes du vent. Le chemin était difficile à suivre. En effet, il était loin d’être large et était cerné entre la montagne et le vide. De plus la couche de neige qui le parvenait rendait la traversé difficile. Une chute de cette hauteur aurait été fatale. Le moindre faut pas aurait causé la mort d’un des quatre Spectres. Le vent jouait aussi un rôle dans leur aventure. Il pouvait tantôt les plaquer contre la paroi mais aussi les en repousser. C’est à la suite d’un grand effort que l’expéditions parvint à atteindre un plateau protégé. Il était là, dans un renfoncement dans la montagne, protégé des bourrasques par cette dernière et par de grands piques rocheux semblables à des stalagmites géants qui se refermaient sur la montagne comme une sphère creuse et fendue.

La neige avait plus de mal à passer ici et la végétation était apparente un peu partout. Des fleures de couleurs, de tailles et de formes différentes s’épanouissaient de toute part. Le maitre tatoueur poussa un cri de joie quand Dashel laisser échapper un soupir de soulagement à l’unisson avec Marc. Le voyage en avait valu la peine. Dashel accompagna donc son confrère tatoueur pour qu’il lui enseigne ce qu’il savait sur ces plantes qui leur permettraient de créer des pigments pour leurs encres. Ils récupèrent bon nombre de fleurs variées. Il les rangeaient dans les boites qu’ils avaient emportées en les triants par espèces pour que les couloirs soient séparées. Une fois les boites rendues hermétiques, il ne leur restait plus qu’à s’en aller et rentrer à l’alcôve. Ça avait été plutôt simple finalement. Apres avoir bu un peu et manger, il était temps de repartir. Ils ficelèrent leur paquetage et reprirent le chemin inverse.

La corniche semblait plus simple à traverser maintenant qu’il connaissait le chemin. Ils parvinrent de l’autre côté plus rapidement que pour le trajet aller. Dashel en regardant ses compagnons ne compris pas tout de suite ce qu’il se passait. Marc qui avait enfin acquit le don de parole discutait avec Nicolas qui débordait d’enthousiasme. Mais Le guerrier semblait distant. Il regardait au lieu, inquiet.

- Ne trainons pas, dit il sans plus attendre. Il faut y aller.

Personne ne se rendit compte alors du ton qu’il avait utilisé, chacun était trop insouciant pour l’avoir remarqué. Mais les choses allaient bientôt se gâter. Ils reprirent la route comme ils l’avaient commencées : Eniel en tête, dashel juste derrière lui et les deux autres en retrait. Mais cette fois, le capitaine avait un rythme plus soutenu et ne s’attardait pas à discuter. Ce n’est que trop tard que le jeune homme compris ce qui allait arriver. Alors qu’il n’était pas si loin de l’escalier, un grondement sourd déchira le ciel et le silence. C’est la que tout le groupe compris. Une tempête était proche. Sans qu’ils aient à échanger le moindre mot, les quatre compagnons forcèrent l’allure. Mais il était déjà trop tard. La neige commençait déjà à tomber. Une tempête pouvait se déclencher en peu de temps dans ces contrées. Les flocons tombèrent de plus en plus vite et étaient de plus en plus gros. Le vent faisait claquer leurs vêtements et l’obscurité les enveloppait petit à petit. Bientôt, il ne voyait plus qu’à quelque mètres autour d’eux. Ils restaient proches les uns des autres et suivaient Eniel qui était le seul capable de se repérer. Mais ce n’était pas suffisant. Un second grondement se fit entendre mais cette fois ci plus fort. Il fut accompagné d’un bruissement désagréable et de plus en plus audible. La troupe eu tout juste le temps de se tourner vers la provenance de ce son quand ils furent happés par l’avalanche. Leur cris se noyèrent dans le brouhaha et ils ne virent plus que l’obscurité.

- Présent -


Dashel ne parvenait pas à se relever. La neige sur son corps ne s’était pas encore suffisamment agglutinée pour l’en empêcher et pourtant il restait impuissant. La force lui manquait et le froid engourdissait ses membres. Il comprenait à présent que les créatures qu’il s’était apprêté à rencontrer n’étaient pas le danger le plus important dans la montagne. La nature elle même pouvait les réduire à néant. C’était une force implacable contre laquelle luter était chose veine. Il sentait le poids de son sac sur son dos et maintenant qu’il s’était remémoré le chemin parcouru, il se sentait bête. Il avait crié victoire bien trop tôt. Comment avait il pu penser que ça avait été facile ? Cela lui apprendrait à garder son optimisme un peu plus longtemps. Il avait la sensation de se voir à la troisième personne. El se voyait, allongé dans une position qui devait être inconfortable, et s’encourageait à se relever mais ses muscles ne lui obéissaient plus. Comment allait il s’en sortir ? Qu’était il de ses projets et de ses ambitions ? Que dira t on à sa mère pour la consoler ? Sortir vivant de cette aventure semblait sans espoir. Et il avait tellement sommeil. Tout pouvait être plus simple si seulement il dormait un peu. Quand il se serait reposé il aurait repris des forces. Il pourrait alors partir. Tandis que cette pensée s’immisçait dans ses divagations, une autre lui suppliait de ne pas fermer les yeux, de ne pas dormir. Mais cela semblait tellement plus facile. Il suffisait juste de se laisser emporter. Rien ne semblait pouvoir le tirer de ses songes, rien sauf un grondement.

Le jeune homme fut intrigué par ce son. Il ne s’agissait pas du tonnerre. La tempête semblait même siffler moins fort à son oreille. Et ce n’était pas une avalanche. Couché comme cela sur le sol, il aurait sentit les vibrations que la chute de neige aurait provoquée. Alors que pouvait bien être ce bruit à son oreille ? Il sentit un bâton lui appuyer dans le dos, puis un second. Un souffle chaud se dégagea s’une présence au dessus de sa tête encapuchonnée. Le grognement semblait émis de la même provenance. Mais plus distant, Dashel entendit un autre son, flou d’abord puis plus distinct. Il connaissait ce bruit. Le son se rapprochait à la vitesse d’un homme qui pourrait courir et plus il se rapprochait plus il semblait fort et audible. On aurait dit son nom. Quelque criait son nom en se rapprochant. Mais un dernier son lui fit alors totalement reprendre conscience. Un hurlement sauvage au dessus de sa tête se répercuta dans la montagne. C’était le hurlement d’un Rakuen. C’est bêtes sauvages étaient hostiles et Dashel compris alors qu’il avait failli être leur proie. Les deux bâtons dans son dos étaient en fait des pattes de Rakuen. Un autre crie tout proche se fit entendre, suivit d’un sifflement et le bruit d’os craquant sous un choc. Le jeune homme parvint à tourner la tête et vit la créature s’effondrer sur le côté dans un dernier ralle.

- Dashel ! Relève toi vite ! Aidez le.

C’était la voix de Eniel, mais il était encore trop faible pour se relever. Il sentit deux paires de mains le relever de chaque côté. En se redressant il reconnu ses deux autres compagnons. Ils avaient donc survécus. Mais il était trop tôt pour se réjouir. Le guerrier était au prise avec un deuxième animal. Il réussit à l’abattre lui aussi, sans grande difficulté mais le cri avait ameuté d’autres Rakuens. Il se tourna vers les trois et leur hurla de courir vers l’entrée secrète de l’alcôve. Les trois s’exécutèrent, Dashel plus ou moins porté par ses compagnons. Il était faible et ses jambes avait du mal à le porter. L’aide de ses compagnons était tout ce qui lui permettait de continuer. Le capitaine leur emboitait le pas un peu plus en retrait, jetant constamment un coup d’oeil en arrière pour voir l’avancé des créatures. Le jeune homme reconnu leur position malgré la neige tombée pendant la tempête et qui avait modifié le paysage. Ils n’étaient pas loin de l’alcôve. Il ne le voyait pas, mais son souvenir de l’entrée dérobée lui faisait presque visualiser l’escalier. Mais bien qu’ils soient tout proche de leur salue, il paraissait maintenant évident qu’il serait rattrapé par les Rakuens avant d’arriver en lieu sur. Et le soldat qui les protégeait l’avait très bien compris. Ce n’était qu’une question de seconde avant qu’il ne soit rattrapé. Une son métallique retenti derrière eux, comme un grincement sinistre annonçant la mort. Le groupe s’arrêta comme un seul homme et les trois se tournèrent vers leur camarade qui avait tiré son épée à double tranchant. Les chutes de neige avait totalement cessée à présent et on pouvait voir les bêtes s’approcher à toute allure. Il était trop tard. Elles seraient bientôt sur eux et ils étaient trop faible pour s’en sortir.

- Allez y ! leur cria Eniel. Fuyez, je vais les retenir.

- Non, on ne peut pas t’abandonner,
répondit faiblement le jeune tatoueur.

- Fuyez ! Cria t il une dernière fois en rebroussant chemin vers les Rakuen.

Dashel ne pouvait pas se faire à cette idée. Il avait eu le temps de sympathiser avec le vétéran. Il l’appréciait et e pouvait se résoudre à l’abandonner. Il se débattit et repoussa ses deux camarades avec les forces qu’il lui restait. Il tira lui aussi son épée qui était restée à son fourreau durant tout le voyage. Elle paraissait tellement lourde. C’était comme tenir un poids mort. Son arme pointait vers le sol et il n’aurait pu faire de mal à un enfant dans son état. Il transpirait au moindre effort et tenir sa lame en était déjà un bien grand. Il haletait et voyait trouble. Il distinguait vaguement le guerrier quelque mètres devant lui et ne parvenait plus à voir les animaux sauvages se rapprochant. Il tenta de rejoindre son ami qui attendait le combat. On entendit plus aucun son dans la pleine blanche. C’était le calme avant la tempête. Mais une tempête maculée de rouge, sanglante et mortelle. Dashel ne pouvait le laisser combattre cette tempête seul. Il fit un pas puis un deuxième, soulevant haut ses genoux pour avancer dans la poudreuse. Cet effort lui faisait mal dans tout le corps. Et inexorablement, il ne pu pas aller plus loin. Il tomba à genoux dans la neige, l’épée plantée jusqu’à une couche plus solide. Il devait s’appuyer dessus pour ne pas tomber entièrement. Ses compagnons le rejoignirent et l’aidèrent à se relever. Il voulu continuer à avancer mais l’apprenti et le tatoueur le retinrent.

- Il a fait son choix, on doit le respecter. Expliqua Nicolas dépité.

- C’est notre seule option. Continua Marc qui parlait à Eniel pour la première fois. On doit continuer.

- Partez ! Hurla une dernière fois Eniel.

Il n’avait pas le choix. Il savait qu’il devait fuir. C’était le seul chance. Le tatoueur détesta Marc pour ses paroles, mais il savait qu’il était dans le vrai. Ils allaient abandonner leur compagnon, qui allait donner sa vie pour les sauver. Il se retournèrent et Dashel n’osa pas jeter un dernier regard vers le combattant tant la honte le rongeait. Ils repartirent tous trois à contre coeur vers l’entrée secrète. Chaque pas les éloignait un peu plus de leur amis. Dashel se faisait porter par ses amis et garder les yeux fermé pour retenir ses larmes. D’un coup, les fracas du combat retentirent et il ne put garder ses yeux fermés. Les hurlements et les cris son sec de la lame fendant l’air se faisait entendre dans la pleine. Mais l’échec du guerrier pourtant aguerri semblait inéluctable. Les cris de Eniel n’était plus seulement mué par la rage mais petit à petit par la douleur. Les mouvements de son épée paraissaient plus lents et les ralles des Rakuen moins nombreux. Au bout d’un moment, Dashel ne parvenait plus à attendre les sons produit par la lame de son ami.  Il n’y eu plus que des bruits lointain de crocs déchirant la chair. Eniel n’était plus.

Ils continuèrent encore jusqu’à l’entrée de l’escalier et ne s’arrêtent pas une fois arriver. Ils montèrent les marches sans regarder derrière eux, s’aidant pour ne pas tomber que ce soit d’épuisement ou de tristesse. La montée paru interminable à Dashel. La fatigue le prenait de plus en plus. Il voulait juste sombrer pour ne plus ressentir de douleur qu’elle soit physique ou mental. Ils finirent leur ascension et se retrouvèrent face au soldat qui gardait l’entrée. Dashel ne comprit rien de ce que disait ses compagnons. Il crut entendre la voix du tatoueur mais ne distinguait pas les mots qu’il prononçait. Les soldats les s’activait autour d’eux, pour leur porter secours mais aussi pour se rendre dans la pleine et chercher le corps du guerrier. Ils furent rapidement prix en charge. Le jeune homme était plongé sur un lit de fortune et s’entait qu’il allait bientôt sombrer. Le prix à payer pour récupérer ces plantes avaient été beaucoup trop grand au gout de Dashel et il essayer de s’endormir le plus rapidement possible pour ne plus y penser. Il sombra enfin d’épuisement tandis que le monde autour de lui s’agitait encore.

- 2 jour plus tard -

Le jeune homme se réveilla lentement. La pénombre de la chambre ne lui permettait pas de deviner où il pouvait se trouver. Il redressa et se crispa de douleur. Tous les muscles de son corps le faisait souffrir. Pourquoi avait il aussi mal ? La douleur lui rappela alors ce qu’il s’était passé.

- Eniel… Chuchota t il tandis que son coeur se serait.

Il plongea sa tête dans ses mains et se reverra la mort de son camarade. Il était trop faible. Il aurait du l’aider. S’il avait été plus fort il peut être pu le sauver. A deux ils auraient peut être tenu face aux Rakuens. Il frappa du point dans son matelas et regretta son geste. La douleur se fit intense et il colla sa main contre son torse en crispant son visage et la serrant fort. Le soupir qu’il laissa échapper réveilla quelqu’un à côté de lui.

- Dashel ? C’était une voix féminine. Tu es réveillé ? Il reconnu la voix de sa mère.

- Oui, lui répondit il faiblement.

Un lampe s’alluma et la lumière brula les yeux du jeune homme qui les ferma instantanément. Il sentit sa mère le prendre dans ses bras et malgré la douleur il la serra lui aussi. D’un coup la pression se relâcha et il ne pu retenir les larmes qui n’était pas tombé à la mort du soldat. Cela ne devait plus jamais se reproduire. Il devait devenir plus fort. Il serait capable de protéger ses mais la prochaine fois. Il allait s’entrainer plus et mieux. Plus jamais un compagnon ne mourrait devant ses yeux.
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