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 Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Sam 27 Mai - 18:04

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« Bonjour Deost, ça fait un bail, je sais, mais j'aimerais bien avoir ton aide. On a un problème avec des réfugiés de Varosha qui déverse leur haine et des explosifs sur les murs de Tadryon et ça commence à devenir problématique pour nous les passeurs. Comme tu as déjà travaillé avec la Guilde et que tu connais le pied du mur, je me dis que ton ajout à l'équipe envoyée régler le problème serait bien. »

Il ferma le message et étira ses bras pour les dégourdir. Il connaissait la réalité hors des murs et il savait que bien des réfugiés qui ne parvenaient pas à avoir leur place à l'intérieur des murs en développaient une rancoeur maladive qui les poussait à prendre des mesures complètement stupides comme celle de balancer des explosifs sur les murs. Il savait également que ce ne serait pas d'ancienne connaissance, parce que ceux qu'il avait côtoyés dans les camps ne feraient jamais une telle folie. Par contre, il n'allait pas cracher sur la chance de rejoindre l'équipe de représailles parce qu'il savait que, sinon, il pourrait y avoir des punitions plus sévères que nécessaire d'infligées au peuple de Varosha. En étant membre de l'équipe, il pourrait prévenir les débordements et s'assurer que des innocents n'étaient pas pris dans l'affrontement à leur insu. La justice ne s'étendant pas hors des murs, certains devenaient plus laxistes sur les dommages collatéraux. Et puis, ça tombait bien, il n'avait rien à l'horaire à l'Académie aujourd'hui. Zacharias se leva et sortit son matériel doucement pour préparer son départ. Il envoya également un message à Vallarin qui déclina l'invitation pour sortir des murs. Il avait bien une raison, mais l'ancien réfugié soupçonnait que le grand colosse n'avait pas encore vaincu sa peur de quitter Tadryon suite au folklore démesuré qu'entretenaient les locaux.

Une fois son exosquelette bien fermé par-dessus sa combinaison opérationnelle — nom qu'il donnait aux vêtements qu'il avait spécialement choisi pour le confort et l'efficacité sous l'exosquelette — il attrapa son casque et mit son P2-Nixe à l'étui de cuisse de son armure. C’était assez peu comme possibilité et comme acquisition personnelle, mais c’était bien suffisant pour débuter et pour mener à bien la mission qu’il avait accepté. Encore Académicien, il n'avait clairement pas encore amasser son matériel personnel en quantité suffisante pour être autonome.
« Bonjour conscrit Deost. Je suis votre IA et je suis bien contente de prendre du service. » L'espace d'une seconde, il avait bondi de surprise en entendant la voix venir de sa combinaison et il avait cherché la source de celle-ci pour se rendre compte qu'elle était originaire de son armure. Il avait réussi à la programmer et la rendre opérationnelle, mais n'avait encore jamais eu d'interaction avec elle. Probablement parce qu'il était un homme rempli de désir pour la gent féminine, il avait programmé une IA féminine même si la notion de genre avec un programme était peu appropriée. Par contre, la voix mielleuse et un peu suave de celle-ci lui fit faire une petite moue. « Zach sera plus pratique si on travaille ensemble sur le long terme. » Il jeta un dernier coup d'oeil à sa chambre pour s'assurer qu'il n'oubliait rien. « Préférence enregistrée Zach. »

Il ouvrit la porte, son casque toujours en main, et sortit dans les couloirs de l'Académie pour sortir de l'institution. Il espérait bien ne pas se retrouver avec de jeunes inconscients qui voulaient en mettre plein la vue. Pas que c'était énorme, mais dix ans de différence avec des jeunes de quinze ans, ça changeait de beaucoup les perceptions. « Vous êtes ennuyé par le fait que j'ai une apparence féminine? » Il regarda par réflexe son armure, comme s'il s'attendait à voir l'holoprojection de son IA. Avait-il fait une erreur de programmation de son IA pour qu'elle croie qu'il soit dérangé par les femmes? Peut-être que son IA était simplement en mode apprentissage sur le monde. Enfin, il soupira un peu. « Non, pas du tout. C'est les voix aguicheuse et charmeuse qui m'exaspèrent. » Il hésita à mettre son casque pour garder la conversation privée, mais comme personne ou presque ne parcourait les couloirs, il décida de garder sa tête libre et de continuer a profité de l'atmosphère plus saine des murs avant de sortir. « Préférence notée. » La voix était maintenant plus forte et charismatique, elle avait un petit quelque chose de hautain et royal, mais c'était parfaitement adéquat pour Zach qui y voyait la voix d'une consoeur militaire. « C'est parfait comme ça. »

Il se dit que probablement plusieurs auraient voulu savoir ou donner un nom à son IA. Lui, non. Il finirait bien par en arriver à ce stade, mais pour le moment, il apprivoisait encore la compagnie du programme et son nom n'était pas nécessaire. Est-ce qu'elle se vexerait de se faire appeler IA? Il le découvrirait bien. Après une bonne marche de santé, il entra dans le local de la Guilde et rejoignit son contact qui lui avait passé le message. Il n'avait pas trop changé et il semblait encore en pleine forme. Tant mieux, ce passeur était parmi les rares qui avait une qualité extraordinaire et plus longtemps il opérerait, plus longtemps Tadryon profiterait de sa valeur. Il aurait pas dit non à avoir un peu plus d’équipement pour s’en sortir un peu mieux, mais il ne pouvait pas non plus s’attendre à ce que les maigres ressources de la ville soit accessible à tous les coins de rue. Prenant le temps de le prendre à part et loin des regards, son ancien passeur prit le temps de l’aider à réglé adéquatement son équipement puisqu’il avait fait quelques petites erreurs dans le montage de son exosquelette, chose dont l'ancien réfugié était extrêmement reconnaissant puisqu'il n'aurait jamais réussi seul à s’en apercevoir.

— On est combien sur la mission?
— Deux. Ta consoeur devrait te rejoindre bientôt si elle n'est pas déjà ici pour récupérer son équipement comme toi d'ailleurs.
— Tu la connais?
— Non. Mais elle semble avoir une tête sur les épaules et beaucoup de sang-froid de ce que j'ai entendu. Tu n'auras pas à gérer une jeunesse inconsciente si c'est ta question.
— Merci pour tout.
— Merci à toi, c'est toi qui nous aides.


Il serra la main du passeur et reprit son casque qu'il attacha à son exosquelette. C'était plus pratique que de le traîner dans ses mains. Il vérifia qu'il avait bien son arme à l'étui, ses objets dans ses compartiments de rangement et il retourna dans l'entrée de la guilde pour atteindre sa comparse de mission. Au moins, il était rassuré sur le fait qu'il n'aurait pas un ado plein d'hormone entre les mains. L'absence de Vallarin l'ennuyait aussi. Il aurait réellement voulu que son ami soit présent puisqu'il fonctionnait comme de vieux coéquipiers ensemble depuis le jour même de leur rencontre. En même temps, se faire des amis n'était pas du luxe pour l'ancien réfugié asocial qu'il était. « Vous semblez pensif Zach. Des préoccupations? » La voix de l'IA le fit sourire. Il avait presque oublié sa présence. S'ennuyait-elle de l'absence de conversation? « La vie est pleine de préoccupation, encore plus avant de partir hors des murs. » À son habitude, il s'adossa sur un mur et croisa les bras pour attendre, le regard dans le vide et l'esprit en pleine ébullition. De sortir des murs pour une première fois depuis son Entrée lui faisait pensé à sa soeur et son neveu. Heureusement, il n'était pas assez près du mur pour être impliqué dans la mission à venir. « Femme en approche Zach. » Il se remit sur ses pieds, prêt à découvrir qui allait tâter le terrain avec lui.

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Alejandra Amari
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Sam 27 Mai - 19:14

Alejandra étais seule dans sa chambre, s'étant préparé pour la journée et prête à passer la journée à l'académie pour poursuivre son désir de rentrer une seconde fois dans l'armée. L'académie était encore plus ennuyeuse que dans ses souvenirs, en même temps elle n'était plus la même qu'il y'a vingt ans, elle enviait le temps ou elle pourrait de nouveau sortir de la ville en tant que soldat mais pour cela elle devait recommencer son admission en espérant que son expérience l'aide dans cette épreuve.

Bonjour Amari, navré de vous dérangez mais la situation en dehors des murs devient problématique, un groupe de rebelles de Varosha jettent des explosifs sur les murs et cela freinent les passeurs dans leurs travail. Etant donné votre expérience militaire et votre connaissance du terrain vous serez un brillant atout dans cette mission. Passez à la guilde des passeurs, vous pourrez rencontrer ce qui vous accompagnerons si vous vous joignez au groupe.

Alejandra poussa un soupir de satisfaction, enfin une mission pour changer ce quotidien, elle prépara ses affaires pour sortir de l'enceinte du mur. Elle ferma son exosquelette vérifiant que l'armure soit opérationnelle, elle sortis son fusil à lunette, un E-13 Djinn des plus basiques mais terriblement efficace dans les mains d'Alejandra, elle regardais dans la lunette avec son unique œil comme si elle se remémorais les fois ou elle as viser dans cette même lunette avant de le placer dans le holster se situant dans son dos et finis par son arme de poing qui pris place dans l'étui à sa ceinture.

Alejandra parcouru l'académie, se dirigeant vers la sortie pour rejoindre la guilde, Alejandra ne ferais pas cette mission seule elle le savait, elle espérais ne pas tomber sur une jeune recrue n'ayant aucune expérience servant plus de poids mort que d'un réel allié, elle espérais également ne pas être avec quelqu'un de trop curieux ou trop bavard ce qui risquerais de l'agacer.

Alejandra approchais de la guilde des passeurs, un grand bâtiment collé à l'immense mur qui n'étais qu'une partie de l'enceinte de Tadryon, elle n'avais aucun casque contrairement à d'autres personnes, le peu de fois qu'elle avait un casque étant soldat n'étais qu'un élément qui la gênait dans sa fonction de tireuse d'élite. Elle entra dans le bâtiment est retrouva le passeur qui lui permettrais de sortir de l'enceinte de la ville, ce dernier accueilli Alejandra et lui ouvris le chemin vers la sortie de Tadryon.

Avec combien de personnes dois-je éliminer ces rebelles ?

Vous serez deux pour cette mission

"Éliminer", un simple mot montrant parfaitement la personne froide et sans pitié qu'es Alejandra, pour elle ces rebelles n'était que des "cibles" à "éliminer" comme si il s'agissais de parasites que l'ont tuais pour le bien des autres. Elle gardait un visage inexpressif et se contentais de suivre le passeur sans poser de questions.

Je prie pour que votre mission se déroule à bien, je vous remercie infiniment de votre aide.

Elle le salua et rencontra celui qui semblait être son compagnon dans sa mission, un homme mince assez grand en exosquelette et légèrement armé ce qui surpris Alejandra as première vue, de tous ce qu'elle savait sur le monde extérieur elle pouvais dire avec certitude qu'une arme de poing n'était pas suffisant pour venir à bout des créatures hostiles et surtout de rebelles armer d'explosifs, elle fut déçue intérieurement d'être tomber sur quelqu'un qui probablement ne connaissait pas les dangers de Varosha. Elle avança le faciès toujours aussi inexpressif jusqu'à arriver en face de l'homme.

Je suis Alejandra Amari, ancienne tireuse d'élite dans l'armée et je serais celle qui vous accompagneras dans votre mission

La première impression compte, accentuer le fait que ce soit une ancienne tireuse d'élite permettais à la personne en face de savoir à qui il avais à faire, même si son cache-œil rendait la scène terriblement ironique et sortis tous droit d'une comédie.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Sam 27 Mai - 20:28

De retour sur ses pieds, il avait toujours les bras croisés et il salua le passeur de la tête à son arrivée. Les bras croisés étaient souvent vu comme un signe de fermeture à la discussion, ce qui n'était probablement pas totalement faux dans son cas, mais c'était plus une question de confort pour Zacharias. Son contact avait dit vrai, elle n'était décidément pas une jeune adolescente en quête de preuve à faire. En même temps, il se demandait si elle était de retour dans des boulots de base parce qu'elle avait écopé du système de rétrogradation cyclique de Tadryon ou parce qu'elle était réfugiée récemment entrée ou bien pour une autre raison. La réponse au final lui importait peu, ce qui l'intéressait était les compétences et le professionnalisme de sa coéquipière. Déjà au premier abord, il voyait que des problèmes surviendraient, elle était beaucoup trop marquée par les blessures de son passé. Peut-être que pour d'autres il y verrait une solitaire asociale, mais Zacharias savait lire les passés douloureux, parce que le sien en était un bon exemple. Seulement, là où lui avait fait le nécessaire pour se relever, cette femme était encore toujours vautrée dans sa douleur. C'était visible, presque palpable pour l'ancien réfugié.

« Zacharias Deost, ancien réfugié de Varosha. »

La présentation de sa coéquipière ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, d'avoir été soldat n'était en rien un gage de qualité et surtout le fait d'avoir été et non d'être dans l'armée. Si elle pensait l'impressionner, elle allait devoir faire mieux, parce qu'il n'était pas un jeunot de quinze ans qui découvrait la vie. Il avait ses vingt-cinq ans, il avait survécu à la vie dans les camps de réfugiés jusqu'à ce quart de siècle et il n'avait plus rien à prouver ni a se faire prouver. Sa première impression était également un détail dont il n'avait aucune préoccupation. Qu'elle pense ce qu'elle veuille de lui, il savait qu'il ferait le travail une fois sur le terrain et si elle en doutait c'était son problème. La propension des tadryens à reposer sur les armes allait leur valoir la vie un jour. Quand on savait survivre sans rien, on ne se retrouvait jamais en situation critique parce qu'il nous manquait son arme et voué à une mort sans issue. Sans plus de cérémonie, il se retourna vers le passeur et lui serra amicalement la main. « On revient rapidement, les réfugiés vont comprendre le message ou on se chargera de les réduire au silence. » Il attrapa le casque accroché à son exosquelette et l'enfila sur sa tête. Un déclic se fit entendre quand les ancrages le fixèrent solidement au reste de l'armure et Zacharias se mit en marche pour franchir la porte.

- Synchronise l'exosquelette d'Amari pour établir un canal de communication.
- Sans problème. C'était plutôt froid comme rencontre.
- C'est comme ça. On va juste essayer de pas provoquer un bain de sang inutilement.
- Liaison établie avec l'exosquelette d'Amari, Zach.


Une fois à l'extérieur du mur, il regarda les environs et refoula ses souvenirs dans un tiroir de son esprit. Il était en mission, ce n'était pas le temps de se laisser distraire par de vieux mémentos. Tout d'abord, il fallait trouver un endroit stratégique pour prendre les réfugiés sur le fait et par surprise idéalement. Localiser les lieux des explosions était simple et faire le calcul jusqu'à leur point d'origine ne serait sûrement pas plus compliquer. Quand bien même les réfugiés étaient déterminés et voués à leur cause, il n'avait aucunement accès à la technologie pour rivaliser avec les deux tadryens. Il aurait peut-être des armes de piètre qualité trouvée sur le marché noir, mais rien d’ingérable en s'approchant et en opérant convenablement. Il n'avait pas décidé de rejoindre l'infiltration à la fin de son parcours académique pour rien, il n'allait certainement pas foncé dans le tas et se prendre les coups. D'ailleurs, c'était loin d'être une mission exigeant de vider chargeur sur chargeur, il fallait juste savoir s’y prendre avec les réfugiés et utiliser la force convenablement avec l'avantage.

« Je crois que les réfugiés opèrent toujours du même secteur, alors on pourra sûrement trouver des indices dans le coin désigné sur la carte. Si on fait vite, on prendra nos marques et nos repères avant leur retour pour l'envoi de ce soir et on pourra les prendre par surprise avant même qu'ils comprennent ce qui leur tombe dessus. »

Après avoir fait craquer ses doigts, un espèce de toc dont il ne pouvait se séparer, il se tourna vers sa comparse pour attendre sa réponse. Maintenant qu'il avait son casque sur la tête, elle ne pouvait certes plus voir son visage, mais Zacharias considérait quand même peu approprié de la faire parler à son dos. De toute façon, il savait très bien qu'elle avait pu le jauger de la même façon qu'il l'avait jaugé elle. Alors, il était probablement certain qu'elle pouvait dépeindre son visage neutre et de marbre qu'il avait avant de mettre son casque, accompagnant sa voix à la limite de la monotonie et de la discussion banale de fin de journée entre amis.

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Alejandra Amari
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Sam 27 Mai - 21:27

Alejandra le vis plus expérimenter que ce qu'elle pensais, il devait connaître alors les bases de la survie à l'extérieur des murs c'était un bon point pour elle. Le deuxième bon point et le fait qu'il est plutôt distant, c'est toujours un bon point pour une personne à moitié associable. Zacharias partis serrer la main du passeur avant d'enfiler son casque qui se lias au reste de son exosquelette, il rejoignis Alejandra pour franchir la porte menant au monde extérieur et ses dangers. Zacharias pris tous de même le temps de synchroniser son exosquelette avec celui de l'ex-militaire pour garder un contact audio au cas ou il y'aurait une perte du contact visuel.

L'IA de Zacharias fis une remarque sur l'ambiance froide que dégageait leur rencontre, contrairement aux siens qu'Alejandra avait programmé pour que celui ci reste très professionnel et sans émotion, un peu comme elle. Zacharias expliqua également que dehors il voudrait éviter les massacres de la population. Mais si il le faut Alejandra seras la première à provoquer ces bain de sang.

Pour elle les ordres sont de se débarrasser des rebelles pas de jouer les diplomates et Alejandra craignait d'avoir à ses côtés un humaniste au cœur tendre pensant que des rebelles jetant des bombes sur le mur de la ville puisse devenir de bons citoyens de Tadryon, pour elle c'était tous simplement impossible la seule solution d'arrêter ces rebelles étaient de mettre fin à leurs jours. Au même moment l'exosquelette alerta Alejandra qu'un autres exosquelette demandait une synchronisation.

Une fois les liaisons établies le duo pouvais partir pour retrouver les rebelles et commencer la traque chose qui n'était pas inconnu de l'ancienne militaire, avec son arme en main et son œil focalisé sur la lunette elle se sentait comme une chasseuse pourchassant sa proie pour la tuer et ainsi assouvir son besoin. Une fois dehors Alejandra sentis la douce caresse du vent qui courait sur sa peau et l'air frais qui émanait de cette terre désolée c'était pour elle une sensation des plus plaisante et relaxante, les hauts murs de la ville sont protecteurs mais également très hermétiques ce qui étais pour beaucoup de personnes une source de malaise. Pour commencer selon elle, il fallait découvrir comment les rebelles procédait et quand ces derniers frapperont de nouveau la ville. Tenter de les prendre en embuscade était une possibilité, Alejandra pourrait les éliminer un à un à distance et serait couverte par Zacharias.

Son comparse lui expliqua que les rebelles procédaient toujours de la même manière et de la même façon, que si ils trouvaient rapidement leurs repères et une position sur ils prendraient l'avantage, surtout pour une tireuse d'élite aussi expérimenter qu'Alejandra. Sur le coup elle se demanda si son allié lisais dans ses pensées. C'est exactement le procédé qu'elle avais mis au point dans sa tête, elle appris aussi que les rebelles attaquaient le même endroit de la même manière, restais à savoir quand allait il revenir.

C'est vrai, nous jeter droit dans la gueule du loup serait une mission suicide. Ont devrait se diriger vers la zone des attaques et d'y monter une stratégie sur place

Elle attendais une réponse de la part de son allié pour partir, son unique oeil balayas l'horizons comme un radar analysant chaque parcelle de terre qui s'étendais au loin, cette nouvelle mission lui rappelais beaucoup le bon vieux temps ou elle parcourait cette région que ce soit sous l'ordre d'une mission ou pour sa famille.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Dim 28 Mai - 6:44

Au moins, au plan opérationnel, il semblait capable de s'entendre. C'était un bon point de départ, parce que des frictions dans les premières minutes de la mission auraient été de très mauvais augures pour le reste de la mission. Il voyait l'œil unique de sa comparse parcourir le paysage et il se dit que ce ne devait pas être la première fois qu'elle quittait Tadryon. Si elle avait été dans l'Armée et qu'elle avait même été tireuse d'élite par le passé, il était certain qu'elle avait fait des missions et des sorties hors des murs. Le fait qu'elle n'est qu'un l'œil l'affectait peu. Elle était très certainement capable de manier son arme quand même, sinon les passeurs ne l'auraient pas pris sur la mission. Quant à l'histoire derrière la perte de son autre œil, Zacharias ne voulait même pas la savoir. Il avait déjà ses propres cicatrices dans l'âme à endurer, il n'avait pas besoin de celle des autres et tout laissait croire que la lourdeur de l'âme d'Alejandra était liée à la perte de son œil. Au moins, elle avait encore un sens tactique et les idées claires, alors déjà la réussite de l'opération était envisageable.

« C'est une bonne idée. »

Il tourna la tête vers le mur et le parcouru du regard. C'était un mur impressionnant et dont le bouclier en demi-sphère le rendait étanche. Zacharias avait souvent regardé le mur et le bouclier en se demandant pourquoi il n'avait pas pu être érigé autour de tout Varosha. Bien évidemment, en grandissant il avait compris le concept de gestion des ressources, mais plus jeune, il avait lui-même vécu cette colère contre les 'civilisés' qui les avait abandonnés à leur sort. Aujourd'hui il était un adulte pleinement conscient de la vie et ses limites et il savait que c'était une idylle impossible de croire que Varosha serait jamais hébergé en sécurité comme Tadryon. Il afficha la carte sur la visière de son casque et calcula le chemin pour se rendre au lieu des explosions récentes avant de se mettre en route. Alejandra ne serait pas du genre à faire la conversation, alors il n'allait pas s'attarder ici en attendant qu'elle s'ouvre à lui. C'était mieux ainsi certainement, car Zacharias était lui-même loin d'être un modèle de communication et de sociabilité. Les échanges entre eux seraient opérationnels et ils attendraient les confirmations respectives de l'un et l'autre de manière professionnelle — enfin, il espérait bien — et ce serait bien suffisant.

Tout en marchant le long du mur, il ne put s'empêcher de penser à sa famille qui vivait encore dans les camps. Il aurait bien aimé faire un détour pour les revoir, mais c'était une distraction qu'il ne pouvait pas se permettre et encore moins alors qu'il allait possiblement neutraliser des réfugiés. Bien qu'une juste rétribution pour leur action, ces réfugiés morts allaient inspirer la colère chez les autres lorsqu'ils apprendraient la nouvelle. Les camps créaient une communauté tissée serrée et même dans les torts des autres, on restait sensible à leur sort. C'était entre autres la raison pour laquelle Zacharias voulait éviter une boucherie. Ni les réfugiés, ni Tadryon n'en seraient victorieux et encore moins les passeurs. L'ancien réfugié avait suffisamment guidé et protégé des récupérateurs lors de leur voyage dans Varosha pour savoir que la colère dans les camps était l'ennemi numéro un des braves tadryens sortant récupérer les ressources indispensable à la vie de tous. Les belliqueux et les dangereux seraient tués, mais il fallait limiter les meurtres aux uniques nécessaires et retourner les vaincus chez eux. Ils seraient à la fois la preuve de la clémence de Tadryon et de l'incohérence de la haine envers eux, tout comme le signe de la victoire de la cité azurée sur les fauteurs de troubles ingérables. Passer un message était plus important que faire couler le sang, car un message transmis par le sang vaudrait une réponse écrite dans le sang.


« On y est. Les marques sur le mur sont superficielles et les explosifs utilisés par les réfugiés sont probablement improvisés à partir de composantes instables qu'il ne contrôle même pas eux-mêmes. De toute façon, dans les camps nous avons accès... » il se rendit compte en parlant de la formulation de sa phrase et se reprit pour commencer à s'habituer au fait qu'il vivait maintenant une nouvelle vie. « ... Dans les camps, les réfugiés n'ont pas accès à autre chose que les rebuts de Tadryon, donc rien en bon état. »

Il se retourna vers les ruines et les structures de fortunes que les survivants de Varosha avaient envahies pour tenter de survivre et de connaître de meilleurs lendemains. C'était un endroit stratégique pour lancer les explosifs, car il pouvait y avoir une multitude de points exploitable par les perturbateurs pour accomplir leur attaque. En plus, ils connaissaient à coup sûr l'endroit mieux que les deux tadryens et auraient donc un avantage sur le terrain même si les deux conscrits se familiarisaient à fond avec l'environnement en attendant leur arrivée. La capacité d'ouvrir le feu à partir d'une position embusquée allait néanmoins être la clé de leur survie en cas de problème et la présence d'Alejandra était essentielle à la survie de Zacharias. Cela voulait également dire que l'ancien réfugié devait rendre impossible d'atteindre sa comparse, car une tireuse de précision au corps-à-corps ne pouvait utiliser son arme de prédilection. En même temps, si les perturbateurs prenaient toujours ce point comme lieu d'attaque, il devait avoir quelque chose d'installé dans les environs pour faciliter la mise en œuvre de l'envoi de leur explosif contre le mur. Peut-être qu'il se doutait que des représailles allaient venir et qu'il évitait donc de laisser des provisions ou du matériel pouvant les trahir? Ce n'était pas des guérillas, c'était des désespérés, non, il devait avoir laissé derrière eux le matériel désagréable à voyager, il le fallait.

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Alejandra Amari
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Dim 28 Mai - 15:28

Ils s'entendaient déjà sur le point stratégique de la mission, Alejandra sentis en Zacharias quelqu'un de très professionnel ce qui convenait bien à l'ex-militaire elle n'était pas là pour se faire des amis, son esprit resterait dans l'unique but de mener à bien cette mission. Les deux comparses commençaient à marcher le long de l'imposant mur derrière le puissant bouclier qui protégeait les habitants de Tadryon.

Alejandra savait maintenant comment ils allaient procéder, ils devaient maintenant trouver un endroit propice pour mener à bien leurs missions, trouver une position qui lui permettrais de se débarrasser de tous les rebelles sans avoir besoin de venir au corps-à-corps, une façon simple et efficace de mener à bien cette mission.

Alejandra et Zacharias arrivait au niveau de la zone des explosions, une légère odeur de souffre planait dans l'air ce qui confirmait le fait que les rebelles ne possédait pas d'armes plus développer, une arme laser ne dégage aucune odeur semblable à de la matière calciner, ces rebelles sont armés mais avec du matériels surement défectueux et datant de l'ancien monde de quoi rassurer Alejandra même si une arme à feu restait bien une arme et non un jouet. L'avantage de connaître la technologie adverse était un grand atout elle savait à quel point les armes Tadryennes étaient dangereuses et mortelles ce qui correspondait bien au quotidien du monde extérieur.

Zacharias eut un moment d'hésitation quand il parlais des camps de réfugiés Alejandra fut étonner de la façon dont son allié parlait et se qui semblait être un lapsus révélateur surement sur son passé, Zacharias as du vivre parmi les camps de réfugiés dans sa jeunesse se qui laissais penser que Zacharias possédait une bonne connaissance du terrain et des capacités plus développer de ce qu'on pourrais penser, le bon point est que cela aiderait Alejandra dans sa mission. La mission semblait partir sur de bonnes bases, tous les deux étaient un minimum équipé pour affronter les dangers de Varosha et tous deux possédaient de bonnes connaissances du terrain, restaient à voir comment se déroulerait l'élimination des rebelles, ce qui étais sur c'est que le moindre usage d'explosifs sur les deux comparses risquaient d'être fatale et Alejandra aimerait rentrer à Tadryon en un seul morceau.

Les rebelles possédaient des explosifs, il ne serais pas étonnant de les voir se battre avec des armes de l'ancien monde, même si ces dernières ne sont pas autant efficace que les armes lasers. Le temps et l'usure ont également rendu ces armes assez rare leurs fabrications sont également inexistante, ce qui restait d'excellent point face aux futurs conflits. Si les rebelles ne sont pas idiots ils s’abstiendront de faire pleuvoir les balles sur Alejandra et Zacharias, surtout face à deux Tadryens armés et apte à les éliminer.

Nous avons l'avantages de la technologie certes mais cela reste des rebelles armer pouvant se servir d'explosif, les rebelles ont surement une meilleure connaissance du terrain que nous deux, il faut explorer les environs rapidement, les rebelles n'attendront pas que nous soyons prêts pour attaquer une seconde fois.

L'unique œil d'Alejandra se posas sur la ville en ruine qui lui rappelas l'époque ou elle faisait des aller-retours entre Tadryon et Varosha que ce soit pour une mission militaire ou pour retrouver sa famille, elle eut un léger soupir se disant que tous sa c'était le bon vieux temps.


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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Dim 28 Mai - 19:24

« Ils n'attaqueront pas avant que la nuit les abrite des regards, mais je ne sais effectivement pas quand ils commenceront à s'installer dans les environs pour préparer leur coup. L'utilisation des explosifs comme arme m'étonnerait, puisqu'ils ne peuvent certainement que les déclencher sans compte à rebours et donc se faire exploser par la même occasion. Ils le feront si on les accule au pied du mur et qu'on ne leur donne aucune issue. Ce sont des enragés désespérés de se faire regarder de haut par Tadryon, pas des kamikazes suicidaires pour un idéal religieux ou politique. »

Mener la guerre c'était plus que de brandir des fusils. C'était savoir décoder les méandres de l'esprit humain et du fonctionnement culturel de son ennemi. Pour prendre les bonnes décisions et les bonnes actions, il fallait savoir prévoir la suite et comprendre les tenants et aboutissants menant à cette suite. À tout le moins, les deux comprenaient que de rester immobile à la base du mur tadryen était la pire option tactique pour continuer la mission. Ils devaient bouger et le plus rapidement possible. Zacharias aurait espéré que l'œil de tireuse d'élite aiguisé de sa comparse lui permette de repérer le détail qui lui échappait pour trouver le repère de fortune des perturbateurs, mais elle ne semblait pas s'intéresser à aucun point en particulier. Il fallait trouver ce camp pour savoir où se placer et comment coincer les réfugiés à leur arrivée. Avec de la chance, mais ça Zacharias savait que cela n'arriverait pas à moins d'un miracle, ils trouveraient les explosifs avec le camp et pourrait les subtiliser ou les neutraliser avant l'affrontement avec les contrevenants. C'était clair pour l'ancien réfugié qu'il n'affrontait pas 'ses semblables', mais bien des adversaires dangereux. Cependant, son père lui avait appris depuis toujours à respecter l'ennemi dans un combat et à ne jamais apprendre à apprécier le fait de tuer. Prendre une vie était un geste abject qui ne devait se faire que par nécessité.

« Ils n'ont pas à bien caché leur lieu de repos où ils attendent le bon moment pour envoyer les explosifs, puisque personne ici ne s'opposera à eux ou ne les dénoncera. On peut donc s'attendre à ce que le tout soit mal caché et plus axé sur l'aspect pratique. Ce tas de structure effondré me semble proche et peu encombrer pour un assaut rapide, tu crois que ça pourrait être un bon point de départ pour chercher leur origine? »

Il n'était vraiment pas certain de son choix, il y avait au moins trois autres places répondant au même critère dans un rayon de trente mètres, alors c'était réellement un choix reposant sur la chance. Peut-être qu'Alejandra avec son expérience et son œil plus aiguisé voyaient des détails que son manque d'habitude lui cachait. En plus, avoir grandi dans les camps l'empêchait d'avoir une vision d'ensemble neutre et il ne pouvait pas se fier complètement à son analyse sur le terrain. Finalement, étant de dos à la femme, il ne savait pas si elle avait la possibilité de faire l'analyse des lieux avec sa lunette de visée et donc infirmé ou confirmé son intuition. À tout le moins, si les deux avaient la même lecture du genre d'endroit à recherche et que ce point était vide, il pourrait se rabattre sur les autres similaires. Zacharias commençait également à faire germer une idée de plan à soumettre une fois qu'il aurait et la position ennemie et la leur. Rien d'assez concret pour le moment pour valoir la peine de le partager, mais un début. Et puis, si pour le moment il semblait dans son élément et plus en avant quant aux actions à prendre, il se doutait que la suite de la mission allait rejoindre beaucoup plus l'expérience et le talent de l'ancienne militaire. Chacun son rôle dans une équipe après tout.

- Zach, j'épluche les rapports de la Guilde sur les derniers incidents.
- Du nouveau?
- Les attaques surviennent toujours au même moment, non pas quand il fait noir, mais quand le soleil termine sa course du jour dans le ciel.
- Au moment où le sol est complètement éclairé? C'est illogique.
- Erreur, c'est complètement logique. Ils font leur coup quand le soleil se couche et qu'il est derrière eux. La situation crée l'obligation pour les gens de Tadryon de regarder le soleil pour les voir et donc être aveuglé. Une menace aveugle est peu dangereuse. Je conseille de chercher un endroit où ils auront le soleil dans le dos.


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Alejandra Amari
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Lun 29 Mai - 20:04

Zacharias expliqua que les rebelles attaqueraient une nouvelle fois la nuit tomber, surement pour se faire discret et pour éviter toute contre-attaque des passeurs. Il émit également l'hypothèses que les rebelles n'ont pas de moyen de déclencher les explosions a distance et se retrouve donc obliger d'exploser avec, Alejandra devrais faire alors face à un groupe de personnes hostiles et potentiellement kamikazes pour qui la mort est leurs objectif.

Zacharias semblait très bien connaître les comportements de certains groupes de Varosha, il avais surement du passer sa jeunesse dans cette ville désolée, il faisait peut être partis de ces enfants qu'avais vue Alejandra lors de ses missions en tant que militaire. Des enfants de la misère vivant chaque jour dans des conditions déplorables et pour qui la survie était devenue un véritable quotidien. Si elle pouvait elle sauverais tous les enfants de la misère, leurs donner de quoi manger chaque jour, leurs fournir des vaccins ou leurs offrir un foyer à Tadryon, elle avait bien essayer avec un homme et une petite fille mais cette effroyable échec la changeas à jamais. Désormais le sort des enfants de Varosha n'est plus quelque chose qui l'intéresse dans sa quête de vengeance.

Selon Zacharias, les rebelles seraient "des enragés désespérés", même si l'on pouvait éprouver de la pitié dans les paroles de son compagnon, cela restait des rebelles à tuer pour Alejandra, de simples parasites qu'il faudrait éliminer, aucune vie ne seras épargner et aucun regret touchera Alejandra, c'était sa mission et elle compte bien la réussir avec succès. Son allié supposait également que les rebelles agissaient comme des kamikazes, si c'est vrai, les faire tous exploser au même endroit faciliterais la tâche des deux comparses et serait également un gain de temps mais il est peu probable qu'un tir laser fasse sauter les explosifs des rebelles mais c'est toujours à prendre en compte, viser le bas ventre d'une personne resterait toujours plus facile que de viser la tête.

Zacharias me dit que les rebelles avaient surement laissé du matériel aux alentours pour une préparation rapide et sans retard, il était vrai que ces gens possédaient surement une certaine réputation face aux autres groupes de réfugiés, ils étaient surement vus comme des gens prêts à faire couler le sang pour arriver à leurs fins ce qui dissuaderait n'importe qui d'avoir l'idée de voler leurs matériels surement très rare à Varosha.

Tu as raison, nous devrions aller fouiller cet endroit,
cela peut également être un point de repli au cas ou il y'aurait une offensive du côté ennemi

Les bâtiments en ruines, les caves de ces derniers, les autres structures effondrées sont tous des emplacements pouvant abriter des explosifs peut être même que les rebelles les stockent dans plusieurs cachette assez éloignées mais tous de même assez proche pour une utilisation rapide dans un délai très réduits. Les adversaires d'Alejandra était loin d'être des idiots, les deux comparses devraient redoubler d'ingéniosité et d'instinct pour venir à bout des rebelles, les têtes pensantes savent très certainement planifier des attentats suicides et également capable d’enrôler les gens dans leurs plans.

L'exosquelette de Zacharias émettait une hypothèse de plan qui consistait à trouver une position là ou les rebelles auraient le soleil dans le dos, Alejandra fronças les sourcils cherchant une explication à ce que venais d'émettre l'exosquelette, étais ce pour les frapper quand les rebelles auraient le dos tourner ? Ou alors il s'agissais de tirer à contre jour et se servir du soleil pour éblouir les rebelles et rendre leurs positions presque invisible des yeux des ennemis, la seconde hypothèse semblait la plus plausible et également un très bon plan de la part de l'exosquelette de Zacharias. Alejandra pourrait profiter de la lumière du soleil pour avoir une vue presque parfaite tandis que les ennemis seraient éblouis des rayons de l'astre couchant.

Alejandra savaient également que les rebelles attaquaient au coucher du soleil, sa lui laissait le temps à elle et Zacharias de trouver le maximum d'explosifs et de les rendre hors-d'état. Le plan était presque prêt sur le plan théorique, évidemment la pratique serait beaucoup plus difficile et les aléas de cette dernière pourraient facilement retourner la situation, sans parler des animaux de la régions qui peuvent être extrêmement dangereux.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Mar 30 Mai - 3:47

Son IA avait raison. Si le duo trouvait un endroit où les perturbateurs pouvaient avoir le soleil dans le dos, il serait sur une bonne piste. Une fois cet endroit trouver, il pourrait alors déjouer leur stratagème en se plaçant pour que le soleil les avantages eux justement. Quitte à ce qu'Alejandra se positionne pour être dans le dos des réfugiés et donc profite de l'éclairage du soleil et que Zacharias, lui, se positionne sur la trajectoire des perturbateurs pour leur couper le chemin. Avec son exosquelette, il pourrait annuler l'effet aveuglant du soleil grâce à sa visière et avoir une protection balistique légère, ce qui était mieux que rien malgré sa faible capacité d'absorption. Du reste, il n'aurait probablement pas besoin de son arme, il savait que les mots étaient les munitions les plus efficaces et les plus tranchantes. Et, au besoin, la tireuse d'élite aurait amplement le temps de neutraliser un hostile menaçant. Peu importe la façon d'établir le plan, Zacharias voyait mal comment les deux pourraient opérer à partir du même point. De toute façon, ils n'en étaient pas à cette étape.

Arrivé au point qu'il avait désigné, l'homme fit une inspection visuelle complète du lieu et serra les dents en constatant le lieu désert et sans intérêt qui s'étalait devant ses yeux. Oui, l'endroit pouvait être un bon point de repli en cas de problème, mais rien qui serait sciemment utilisé dans la planification initiale des perturbateurs. À moins qu'il loupait quelque chose? L'espace d'un instant, il se demanda s'il n’avait jamais été à risque de finir dans une bande d'abruties de ce genre à faire un truc aussi idiot qu'attaquer un regroupement de gens snob à technologie de loin plus évolué. Il hausse les épaules pour lui-même et se dit que la réponse n'avait au final aucune importance puisqu'il était maintenant un des snobinards à technologie surdéveloppée. Confronté à la perte de temps qu'avait créée la visite de ce lieu vide, il fit craquer de nouveau ses doigts, un des rares tocs résultant du stress ou de l'ennui chez lui. En même temps, peut-être que c'est éléments libres des camps avaient la décence de faire des frappes éclair sans rien apporter ou laisser en surplus avec eux. Pourtant, au fond de lui, Zacharias en doutait. Les réfugiés n'étaient pas des guérilleros ou des gens formés à l'approche tactique des choses, c'étaient des impulsifs utilisant le fonctionnement de bande criminalisée de bas niveau. C'était ainsi que les rares réfugiés comme lui prenait l'avantage, en se montrant malin et tacticien.


« Ça me semble vide. »

En même temps, Zacharias imaginait mal le point de rencontre des belligérants être loin du mur, car c'était peu pratique pour une attaque rapide. Si on ajoutait le fait que les perturbateurs profitaient du coucher du soleil pour se cacher des regards, leur fenêtre d'action était quand même assez courte. Le coucher du soleil ne durait quand même pas des heures. Il doutait même qu'il en existe plus qu'un en fait. Il ne devait en avoir qu'un seul, puisque les responsables du bombardement d'explosif n’avaient aucune autorité à fuir en théorie et que plusieurs points de rencontre demandaient plus de ressource; chose qui était cruellement absente dans Varosha. Il refit un tour sur lui-même, son regard s'accrochant à chaque point ressortant de l'ordinaire, mais toujours sans succès. Est-ce qu'ils pourraient trouver des locaux à interroger dans les environs? Probablement pas, ils fuiraient en voyant deux exosquelettes de tadryen en mouvement. Du reste, leur réponse serait un ramassis de mensonges et de duperies pour les confondre en erreur. Cela alluma une lumière dans l'esprit de Zacharias qui grogna. Si un habitant de Varosha les avait vus ou les voyait et qu'il rencontrait les dynamiteurs en herbe, rien ne garantissait qu'il taise leur présence.

— Un souci Zach?
— Plus ou moins, on est en territoire ennemi, on a l'avantage technologique et on tire encore en aveugle pour le moment. Et on doit à tout prix éviter d'être vu. Comme j'ai dit, les camps et les réfugiés sont une communauté tissée serrée, même entre gens qui se détestent. On est l'ennemi commun ici et il n'y a pas si longtemps je nous aurais révélé à des gens que j'aurai espéré voir mort.


Décidément, pour le meilleur ou pour le pire, il n'avait pas achevé la programmation de son IA qui était des plus bavardes. En même temps, ça l'obligeait à édicter tout haut ce qui lui passait par la tête et donc rester clair avec sa comparse de mission qui avait au final tout aussi besoin des informations qu'il construisait dans son esprit que lui. En même temps, il avait un peu peur de comment réagirait maintenant la femme s'ils venaient à croiser la route d'un réfugié. D'un autre côté, elle n'était certainement pas assez bête pour commencer à tirer avant même avoir vu les explosifs et leur porteur, parce qu'un coup de feu dans Varosha allait mettre tout le monde en alerte jusqu'à la limite avec le No Man's Land. L'information circulait à une vitesse ahurissante ici et une décharge, que ce soit d'une arme laser ou du monde pré-apocalyptique, n'allait clairement pas passer inaperçue.

« Alors je vous suggère de trouver le plus rapidement votre objectif. »

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Alejandra Amari
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Mar 30 Mai - 20:24

Le duo arrivait au tas de ferrailles désigner par Zacharias, cela semblait être un endroit idéal pour se lancer dans une attaque kamikaze c'était protégé des regards et non loin du mur de Tadryon, peut être que les rebelles avançaient par palier pour éviter d'être repéré par les passeurs et que ce tas de ferrailles en ruines devait faire partis d'un de ces paliers avant de se faire exploser contre le mur.

Zacharias fouilla toute la zone mais ne trouvas rien, au premier regard c'était effectivement vide, pas de matériels cachant des explosifs ni les explosifs eux même, pas de terres remuées pour cacher le matériel dans le sol, rien non plus entre les barres de fers rouillées. Pourtant Alejandra vis plusieurs petits anneaux de métal ressemblant à des goupilles de grenade, des explosifs datant d'avant la chute de ce monde dans le chaos, les rebelles possédant des grenades devaient dégoupiller ces dernières, courir jusqu'au mur jusqu'à se faire exploser eux et leurs charges pour faire un maximum de dégâts et surtout de bruits.

Pas tellement regarde

Alejandra passas les anneaux de métal dans ses doigts et les levas face à Zacharias pour les lui montrer.

Ce sont des goupilles de grenades, des explosifs de l'ancien monde, sa as la forme d'une balle en acier tenant dans la main, on enlève la cordelette de métal pour démarrer le compte à rebours de la bombe ensuite il faut la jeter sur la position voulue, ou bien courir jusqu'à la cible même si la fin est tragique pour l'attaquant.

Ce n'était pas une grande découverte mais cela donnait une idée de l'armement des rebelles, si ils possédaient ce types d'armes nul doute qu'ils seraient capable de sans servir sur le mur ou sur les deux comparses. Alejandra laissa tomber les goupilles au sol et sortis son fusil à lunette dans le but d'examiner la zone. Elle regardas au niveaux des bâtiments en ruines qui s'étendait devant eux, elle pris le temps de régler sa lunette pour obtenir un zoom des plus précis, elle chercha à chaque fenêtre et toits de bâtiment la présence de matériel ou de vies humaines, rien à signaler.

Alejandra baissa son arme pour examiner la zone au pieds des bâtiments ainsi qu'au fenêtre du rez-de-chaussée, elle ne vis que la désolation et le silence du chaos de la ville ravager par la catastrophe et le temps, si ils voulaient avancer dans leurs mission ils devraient explorer ces bâtiments, si ils pouvaient tomber sur des explosifs laisser sur place alors les rebelles seraient grandement désavantager et pourrait même retourner leurs propres armes contre eux. Les faire tous exploser au même endroit réduirait grandement les dommages collatéraux et dissuaderait très certainement les autres habitants de la ville as tenter ce genre de mission suicide.

Nous devons fouiller les autres bâtiments, si l'on peut trouver d'autres explosif laisser sur place nous pourrons retourner leurs armes contre eux. Si l'on peut tous les faire sauter au même endroit on évitera les dommages collatéraux, on dissuadera les autres habitants de la ville à se lancer dans ces même attentats suicide et l'on pourra rentrer plus rapidement chez nous

Selon elle la théorie étais très simple, faire voler en éclats tous les rebelles avec leurs propres explosifs pour éviter toutes obligations d'aller les chercher à l'intérieurs des camps et ainsi tuer des personnes innocentes. Ce sera également un moyen plus rapide de terminer la mission même si cela importait peu l'ancienne militaire.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Mer 31 Mai - 5:05

Les anneaux en métal que lui montra Alejandra le fascina un moment et Zacharias fut content à ce moment d'avoir son casque pour cacher ce fait. Il était évident qu'il n'avait pas connaissance de ce qu'était une grenade vu qu'il n'avait pas su identifiés les anneaux, à moins que par un miracle la femme pensait qu'il les avait manqués. Toutefois, que son expression intriguée et concentrée soit masquée lui évitait au moins un peu l'humiliation de son manque de connaissance. D'un côté, c'était normal pour un natif de Varosha d'ignorer ce genre de chose, surtout que Zacharias avait toujours préféré le combat à mains nues et n'avait utilisé d'armes que deux ou trois fois avant son Entrée à Tadryon. Pourtant, cela renforçait son sentiment d'être un intrus dans la grande ville azurée. Si jamais il venait à avoir un moment seul, il couperait la communication avec l'exosquelette de sa comparse et se renseignerait à son IA au sujet des grenades, dont sa connaissance se terminait à ce que venait de lui révéler l'ancienne militaire. C'était amplement suffisant pour poursuivre la mission et il s'imaginait très bien l'apparence et la capacité de dégât de ses engins. Par contre, il doutait que de petits engins explosifs du genre créent autant de marques sur le mur et il devait s'agir d'un élément plus petit d'un plus grand ensemble. À moins qu'il sous-estime le potentiel de ses grenades?

Par contre, la suite du discours de sa coéquipière lui glaça le sang. Il savait que ce moment allait survenir durant la mission et visiblement, c'était maintenant. L'ancien réfugié n'avait aucun mal à comprendre d'un côté pourquoi elle était une 'ancienne soldate'. Il y avait une différence entre peser sur la gâchette comme un robot et exécuter les ordres de mission. Quand on se contentait de tuer sans émotion, on était une IA ou une machine programmée point. Ce n'était pas ce qui faisait un bon soldat. Un bon soldat se devait d'être humain et capable de jugement, de pensées analytiques et surtout, de prévoyance. Le but était de régler le problème, non pas de donner des envies de vengeance aux communautés de Varosha et obliger une opération similaire dans deux semaines; encore moins de provoqué des cas d'agressions sur les agents de la Guilde en représailles de la mise à mort des habitants de Varosha. La volonté de Zacharias de régler la situation sans tuer tout le monde ne relevait pas d'un cœur tendre, loin de là. Il avait fait des choses épouvantables dans sa vie pour survivre et par vengeance. Si l'homme qui avait agressé sa sœur pouvait encore témoigner, il expliquerait à quel point Zacharias avait été un vrai boucher et pourrait en faire vomir quelques-uns tellement la scène qui avait suivi leur rencontre avait été écœurante. Mais hélas, ce type n'était plus et ne parlerais plus jamais.

Non, Zacharias n'avait pas le cœur tendre et jouer des poings ou tuer n'était en rien des obstacles dans sa vie. Il savait le faire et savait quand le faire. Cela dit, il ne le faisait pas aveuglément ou par mauvaise interprétation des ordres ou pour faire payer la terre entière des injustices de sa vie. Malheureusement, sa coéquipière, elle, se permettait de faire porter le poids de sa vie aux autres. Aux belligérants croisant sa route, aux civils présents collatéralement à leur avancée et même à ses coéquipiers. Il avait vu juste quand il avait interprété la nature lourde de celle-ci et malheureusement pour elle, il n'était pas le genre à se coucher pour éviter la confrontation. Ce qu'elle pensait et ce qui était arrivé dans sa vie, ça la regardait et Zacharias n'avait pas son mot à dire. Par contre, la mission, leur équipe et la suite des opérations, ça, ça le regardait et il n'allait pas tout laissé partir en vrille pour préserver la carapace fragile de sa comparse. Car, aussi têtue était-elle et aussi froide se forçait-elle à être, cela témoignait d'une grande faiblesse et détresse psychologique. Pour Zacharias, elle n'était clairement pas prête à réintégrer les rangs de l'Armée et reprendre du service, son état psychologique ne pouvait que mener au désastre. Il n'en dirait jamais rien si on le questionnait à ce sujet, mais il avait le droit de penser ce qu'il voulait quand il était avec lui-même.


« On va immédiatement enlever la notion d'attentat suicide des possibilités. Comme j'ai dit tout à l'heure, ce sont des réfugiés enragés et jaloux et non pas des illuminés suicidaires. Il y a eu plusieurs envois d'explosif avant qu'on nous déploie et c'est à coup sûr le même groupe à chaque fois. En plus, aucun restant humain n'est présent au pied du mur. Les réfugiés de Varosha sont des criminels d'opportunité qui utilisent la force et la domination pour assurer leur survie, ils ne vont pas se mettre à se suicider sur un mur en voyant qu'il ne l'endommage presque pas et que leur vie est gaspillée ainsi. Et, le dérangement sur les passeurs n'est pas un objectif viable pour des kamikazes, car si c'était pour s'en prendre aux passeurs qu'ils feraient cela, ils exploseraient sur les passeurs. »

L'approche kamikaze était complètement incohérente pour Zacharias et il se demandait maintenant s'il avait fait une erreur dans son discours plus tôt. Pourtant, il avait bien dit qu'ils étaient enragés et désespérés, non des kamikazes... ce qui voulait bien dire qu'il avait écarté depuis le début cette hypothèse non? Maintenant face à sa comparse, son regard braqué dans le sien avec une telle intensité que ça devait en être perceptible malgré son casque, il avait une posture solide sans pour autant qu'elle soit menaçante. Sa voix était toujours neutre et calme, avec le mêmes rythme et intonation que ses anciennes paroles, mais on sentait bien l'assurance qu'il y glissait également. Zacharias était encore loin d’être sous le coup des émotions et il était encore en pleine maîtrise de lui-même, il avait simplement décidé de ne pas fuir la confrontation qui était de toute façon inévitable vu la personnalité de l'un et de l'autre.

« On oublie également l'explosion de masse des perturbateurs. Je ne crois pas vraiment que nous allons trouver les explosifs avant leur arrivée. Varosha est un nid de pillard et de rapace, ils ne laisseront pas leur marchandise sans surveillance, encore moins quand elle a autant de valeur, car sinon ils vont se la faire voler. En surplus, cette solution ne règle absolument rien. Si on tue le groupe de sang-froid sans plus, on va simplement faire monter le niveau de frustration des réfugiés et provoquer une recrudescence des attaques de Varosha contre Tadryon, peu importe la forme qu'elles prendront. Et je me trompe rarement quant au comportement humain, je suis donc convaincue que mon intuition voulant que des agents de la Guilde ou des passeurs soient tués en réponse est bonne et je ne tiens pas à voir se réaliser. J'ai obtenu mon Entrée en sauvant un passeur d'une bande de colériques, alors il ne faut pas sous-estimer la détermination des 'simples sauvages' à mettre à mal la civilisation de Tadryon. »

Ce n'était pas fréquent, mais c'était des cas qui arrivaient. Zacharias et le passeur s'en étaient sorti, bien que Zacharias avait reçu des blessures très désagréables et dont il n'avait pas envie de revivre la douleur. Il aurait cependant été tout autant probable que les deux soient dans la tombe en ce moment. Et, si un passeur ou un agent de la Guilde était tué en représailles à leur opération de pacification des éléments libres de Varosha, il allait s'en mordre les doigts de culpabilité jusqu'à la fin de ses jours. Les membres de la Guilde des récupérateurs avaient le cœur sur la main et ils apportaient énormément d'aide aux survivants, ce qui les exposait néanmoins beaucoup plus que les 'bons citoyens' de Tadryon. Zacharias faisait passer la protection et la vie de ces agents avant ceux des privilégiés cachés derrière le mur, c'était non négociable. Il accepterait l'élimination du groupe entier si les perturbateurs ne leur donnaient pas le choix, mais il n'allait certainement pas commencer par cette option sans valider la nécessité d'une mesure aussi drastique. Si la femme voulait se défouler contre la vie en tirant sur tout et rien, qu'elle aille dans le No Man's Land et s'occupe de la faune meurtrière. En plus, elle pourrait se faire tuer au combat et mourir glorieusement dans l'honneur et la reconnaissance. Tuer une bande d'hommes et de femmes en malnutrition, sans technologie et à la santé chancelante était honteux, point.

« Quant à l'aspect plus pratique, il nous en faut un vivant pour le questionner sur l'origine des explosifs, la présence d'autres cellules et mieux comprendre cette montée de violence dans les camps pour en faire rapport à la hiérarchie et leur donner les informations pour prendre les bonnes mesures de suivis. Je ne te parlerai même pas de la dimension humaine de la chose, parce que visiblement tu es morte et vide depuis trop longtemps pour y changer quoi que ce soit en une mission, mais tu ne peux pas nier l'aspect pragmatique et tactique de cette approche et tu vas devoir avouer qu'il faut procéder chirurgicalement en retirant uniquement les éléments corrompus. Si tu veux dissuader, tu dois transmettre un message, pas juste mettre à mort tous les émissaires. En plus que c'est prouvé depuis même l'ancien monde que de tuer pour donner l'exemple provoque l'effet contraire et augmente l'agitation. »

Il remerciait son père de la sagesse qui lui avait été transmise. Il n'avait aucune preuve formelle à donner avec son discours, mais son expérience de vie lui faisait savoir que c'était vrai. Et puis, de toute façon, il s'en moquait qu'elle soit d'accord ou non, il n'avait rien à lui prouver et c'était ainsi. De toute sa vie, il ne se souvenait pas avoir parlé autant avec une même personne en dehors de sa famille. Même Vallarin, la personne de Tadryon de qui il était le plus proche, ne l'avait probablement jamais autant entendu. Pourtant, il refusait de se taire ou de laisser les choses sur la glace. La réussite de l'opération en dépendait. Peut-être qu'elle n'avait jamais été remise à sa place depuis son retour sur la scène ou peut-être qu'elle ignorait les remises à l'ordre, mais elle n'allait pas juste s'en tirer parce qu'elle s'en moquait. Il avait d'énormes exigences avec lui-même, il se permettait donc d'en avoir un peu avec les autres.

« On va inspecter le reste des bâtiments, séparément si c'est nécessaire pour arriver dans les temps, et planifier l'interception de la prochaine attaque, mais avant de continuer à travailler ensemble, c'est une des limites qu'on va devoir fixer. Et je te préviens tout de suite, si ton objectif est de faire le plus vite possible pour retourner chez toi, tu n'es pas encore prête pour revenir dans l'Armée. Une opération c'est un engagement long et délicat qui doit être mené de manière appropriée et non rapide. Si c'est important pour toi de retourner à ta demeure le plus vite possible, retournes-y maintenant et je me charge du reste. Si tu restes ici et que tu continues l'opération, on prend le temps qu'il faut et si c'est trois jours c'est trois jours point. »

Il avait joué franc jeu et carte sur table toute sa vie, il n'allait pas faire différent maintenant. Il détestait ce genre de pensée 'plus vite ont fini, plus vite on rentre'. C'était la prémisse de base à l'inattention et a tourné les coins ronds, et, c'était surtout un manque d'engagement et de dévotion envers ses responsabilités. De mettre les bouchées double avant l'arrivée des perturbateurs, c'était un signe d'intelligence. De mettre les bouchées doubles pour finir au plus vite, c'était comme sauté dans le vide sans corde pour se retenir et espérer que le sol soit proche. Il avait toujours son calme et neutre, quoique tranchant légèrement vers la fin puisqu'il avait en horreur la précipitation. Peu importe la décision de la femme, il allait la respecter. Si elle partait, il n'en ferait pas de cas et n'en parlerait même pas avec la chaîne hiérarchique. Si elle restait, elle ne pouvait pas dire qu'elle ne savait pas à quoi s'attendre. Et qu'elle ne lui réponde pas par un haussement d'épaules ou un 'je m'en fou', parce que ce serait totalement insuffisant pour Zacharias. Elle avait du potentiel et elle pouvait être la cause d'une réussite éclatante de leur mission, c'était indiscutable. Par contre, il ne pourrait pas travailler avec une femme déconnectée et décérébrée qui agissait sans réfléchir plus loin que son nez aux conséquences.

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Alejandra Amari
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Mer 31 Mai - 20:02

Zacharias retira la possibilité que les rebelles se fassent exploser au pied du mur, en effet leurs nombres très réduit et la faiblesse de leurs équipements ne leurs permet pas de maintenir les même assauts. Donc les rebelles lançaient les explosifs contre le mur ou au mieux posaient les charges au pied de ce dernier avant de les déclencher, Alejandra et son allié n'auront pas as affronter des fous capables de se faire sauter au nom d'une idéologie extrémiste contre la ville azurée.

Zacharias stipula qu'il serait impossible de trouver les explosifs des rebelles dans les bâtiments aux alentours, abandonnait-il les recherches ? Il affirma que les rebelles ne laisserait jamais leurs matériels dans une ville de pillards, bien qu'Alejandra se doutait que ces mêmes gens qui lançait des explosifs était les pillards en eux même et qu'ils possédaient une certaine autorités dans cette ville désolé.

Alejandra fut assez surprise du changement de plan de Zacharias, se dernier lui expliqua également que tuer ces gens ne ferait qu'augmenter l'envie de rébellion des habitants de Varosha, Alejandra eut envie de pousser un soupir à entendre ces mots, était elle en face d'un homme désirant sauver des personnes qui faisait sauter des bombes au pied du mur de Tadryon ? Alejandra restait dans l'idée d'abattre tous les gens qui désirait lancer des bombes contre le mur, si il aurait envie de leur parler qu'il le fasse mais il faudra être prêt à tous les tuer quand ces gens lèveront leurs armes contre nous.

Zacharias continua à se justifier sur le fait qu'il fallait épargner tous le monde, certes questionner une personne pour avoir des renseignements était une bonne idée pour le bon déroulement de la mission mais tenter de raisonner des personnes désirant faire tomber le mur de la ville c'était tous bonnement impossible selon Alejandra. Son allié lui expliqua également qu'elle était "morte et vide depuis trop longtemps" qu'es que cela voulait signifier ? Savait il au moins une seule chose de sa vie ? Alejandra fronças les sourcils, elle était agacer des paroles de Zacharias qui jugeais sa façon d'agir trop brève et facile. Rien n'était facile dans cette mission, et c'est en essayant de trouver des arrangements que la mission deviendra impossible, la seule façon de s'en sortir était de tous les éliminer et rien d'autres.

Zacharias finis son discours plutôt pénible pour l'ex-militaire, il dit également qu'il fallait inspecter les bâtiments mais pourquoi donc puisque selon lui il n'y avais rien à aller chercher dans ces mêmes bâtiments. Son allié la repris également sur l'idée qu'Alejandra désirait rentrer rapidement chez elle alors que ce n'était pas le cas. L'ancienne tireuse d'élite n'avais pas besoin de conseil d'un homme qui avais juste vécu dans Varosha, quand elle était tireuse d'élite lui n'était encore qu'un enfant.

Mais dans le discours de Zacharias, elle vit quelqu'un qui lui était familier, elle avais l'impression de se voir elle il y'a vingt-ans, c'était l'époque ou elle pensais que tous les peuples du monde pouvait s'unir et vivre en paix, ce temps aujourd'hui est désormais révolu, elle as choisit son camp et se bat pour lui maintenant. La pitié et l'humanisme n'ont plus leurs place dans l'esprit d'Alejandra surtout depuis qu'elle as perdue plus que son œil.

Tu oses dire que je ne suis pas apte à cette mission ?
Que mon objectif est de rentrer à Tadryon le plus vite possible ? Si il le faut je passerais des jours voir des semaines sur cette même mission pour la mener à bien. Tu as envie de sauver ces gens ? Vas donc leurs parler, essaie donc de les raisonner, mais si ils te braquent avec leurs armes ou te menace comment vas tu réagir ?

Alejandra ne pris pas le temps d'attendre une réponse qu'elle se remis à parler.

Tu penses que je suis trop directe ? Trop cruelle envers ces réfugiés ? Sauf que la mission est de se débarrasser du problème qu'es les rebelles de ce camp de Varosha, ont est pas la pour faire de la diplomatie. Qu'as tu as de plus à dire sur mes compétences ? J'étais sur le terrain bien avant toi, j'ai vécu à Varosha, comme toi j'avais pitié de ces enfants de la misère... j'étais comme toi... et... c'est avec cette mentalité que... j'ai perdue... plus que mon œil.

Alejandra cherchais ses mots pour éviter de trop se dévoiler à Zacharias même si c'est hésitations dévoilais fortement la tristesse de son passé, elle tournas le dos à son comparse et poussa un long soupir avant de remettre son fusil à lunette dans son dos prête à continuer sa mission

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Jeu 1 Juin - 0:29

L'ancien réfugié n'avait pas eu comme attente une réponse agréable de la part de sa compagne de mission, car il avait tenu des propos durs et qu'il connaissait les schèmes de réaction humaine. Il reconnaissait en partie celui de la femme qui était devant lui, mais il n'avait pas le temps de prendre les choses dans le bon sens et il allait assumer sa décision de faire front jusqu'au bout. Si Zacharias n'avait jamais aimé mettre des gants blancs et faire dans la dentelle, il ne s'attendait en rien à ce que les gens le fassent avec lui et, peu importe les réactions qu'aurait sa comparse, il assumerait. Par contre, pour mener la mission à bien, il devait savoir qu'il pouvait se reposer sur une collègue et pour le moment ce n'était pas le cas. D'ailleurs, il se demanda réellement pourquoi pendant un moment que les passeurs avaient pris cette conscrit sur la mission, car elle présentait clairement des signes de choc post-traumatique et c'était effrayant de penser qu'il allait devoir remettre sa vie entre les mains d'une personne dont l'état mental était déséquilibré. Il ne la voyait pas folle, loin de là, mais elle était clairement non stable mentalement et ça paraissait dans sa façon de faire les choses. Désireux à la fois de pouvoir prendre une goulée d'air et de mener l'affrontement yeux dans les yeux, il retira son casque qu'il accrocha à son exosquelette.

« Oui, j'ose dire que tu n'es pas prête pour revenir sur le terrain et j'ose même t'avouer que j'espère que tu te le feras dire à chaque mission tant que tu traîneras tes blessures non cicatrisées; avant que tu n'en meures ou que tu condamnes des membres de ton équipe. Honnêtement, je m'en fou de ce que tu as perdu; que ce soit ton œil ou n'importe quoi d'autre. On perd tous dans le nouveau monde, on vit tous des vies exécrables et on reçoit tous des coups de la vie qui nous expédie au sol. Il serait temps que tu te relèves au lieu de pleurer comme une gamine au sol. Tu fais la mission, alors tu laisses ta vie au placard pour prendre ton uniforme et tu reprendras ta vie quand tu quitteras ton uniforme ce soir. »

Il sentit un petit grésillement dans le haut-parleur de son exosquelette, grésillement dont il savait précéder la voix de son IA. D'un geste fluide et précis, il coupa le haut-parleur. La conversation concernait Alejandra et lui. Il subirait les foudres de son IA plus tard, pour le moment, il ne voulait aucune interférence.

« Tu étais sur le terrain quand j'étais gamin, grand bien t'en fasse. Tu aurais peut-être dû évoluer avec les époques, parce que les choses changent avec le temps. Et arrête de penser que ton statut te fait paraître 'grandiose'. Tu t'es fait virer de l'Armée et on t'a obligé de tout reprendre du début, alors ça n'a rien de glorieux. Et je te le dis, de ce que je vois maintenant, ils avaient bien raison. Et puis, tu n'as pas vécu à Varosha comme moi. C'est ma culture ici, c'est mon monde, je sais comment il fonctionne bien mieux que tous ces gens de Tadryon qui s'y frotte à l'occasion. Je ne suis pas un adopté de la culture des camps, je suis un enfant des camps, j'y ai fait mon nom jusqu'à mes vingt-quatre ans. Grandir à Varosha et vivre un moment à Varosha c'est très différent. »

Parler au dos d'une personne ne l'avait jamais dérangé. Elle voulait fuir l'affrontement? Et bien, elle n'allait pas s'en tirer si facilement. Elle voulait jouer les 'j'étais dans l'élite de l'Armée', alors qu'elle assume les prises de bec qui se produisaient entre coéquipiers jusqu'au bout. Zacharias ne cherchait ni à lui faire plaisir, ni à être tendre, pas même à la faire changer de vision des choses. Il n'allait pas la laisser faire la gâchette facile et il n'allait pas s'en cacher.

« Tu l'as dit, la mission est de régler le problème et je dis bien RÉGLER le problème. Jamais l'ordre de mission n'a été de tuer ou de s'abstenir de faire de la diplomatie. Je ne crois pas que tu es cruelle avec les réfugiés de Varosha, j'ai tué et je tuerai encore des habitants de Varosha et ça me convient. Comment je réagirai avec les éléments hostiles? Comme tout soldat, en les neutralisant avec la force létale appropriée. Je ne te parle pas de sauver les perturbateurs, je te parle de gérer une crise. Tu t'en fou peut-être bien que les familles de ces réfugiés tombent sur un récupérateur dans trois jours pour le tuer et retourner son cadavre à Tadryon en vengeance, mais pas moi, j'ai trop travaillé avec les récupérateurs pour accepter de provoquer ce genre de situation. »

La voix de Zacharias jusqu'à présent avait été sèche et tranchante, mais en rien agressive ou tendue. Son but n'était pas d'en venir au poing avec sa collègue, mais de remettre les pendules à l'heure. D'ailleurs, malgré le fait qu'il avait retiré son casque, il n'avait pas pris de posture plus dominante ou intimidante, il avait toujours sa posture de soldat neutre. Ses yeux, bien qu'intensément braqués sur la femme, n'étaient en rien mauvais ou hostiles, bien que l'irritation de l'homme était perceptible en eux. La suite de ses paroles, par contre, contrasta avec celles d'avant. Mélange de lassitude et de déception, il devait faire patte blanche jusqu'au bout; autant pour les reproches que pour les encouragements.

« Je sais bien qu'une partie de ses abrutis vont être agressifs et hostiles, c'est pour ça qu'une tireuse d'élite est plus qu'utile et nécessaire pour assurer que tout le monde retourne à Tadryon après la mission. Je ne doute pas de tes capacités à placer un laser dans la tête d'une cible, je doute juste de ta capacité à choisir quand le faire et quand accepter que ce n'est pas nécessaire. Je n'ai pas pitié de ses 'enfants de la misère', la vie ici dans les camps forge le caractère et la personnalité. Ce n'est pas pour eux, ni même pour leur famille que je procède ainsi, c'est par responsabilités envers l’interdépendance entre Tadryon et Varosha. L'un a besoin de l'autre et vice-versa, sinon Tadryon aurait depuis longtemps éradiqué Varosha. Les seuls que je veux sauver, c'est les passeurs et les récupérateurs, point. Je ne te parle pas d'avoir pitié, personne ne mérite de pitié à Varosha, pas même les vraies victimes coincées entre les gangs criminels et le rejet de Tadryon. Je te parle à la fois de préserver ton intégrité morale, si tu as encore la moindre pulsion morale dans ta vie, et de faire ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif véritable de l'opération. Oui, c'est dangereux, comme l'était la vie dans les camps et je vis encore. Rejoindre l'Armée, c'est accepter le danger. »

Restant un moment immobile, il finit par soupirer et s'adosser à un mur. La femme d'avant devait avoir été une collègue militaire des plus respectables et enviable. La coquille vide qui errait maintenant devant lui avait de quoi se poser des questions et Zacharias trouvait cela dommage. Au nombre de fois qu'il avait eu l'envie de se résigner et de rester au sol pour que la vie arrête de le faire tomber, il comprenait que la femme ne se relève pas de peu importe ce qui l'avait amené au sol. Pourtant, il ne pouvait espérer moins d'une personne embrassant la carrière des armes que de lutter jusqu'à la mort pour retourner sur ses pieds. Elle pensait peut-être qu'elle avait réussi à se reprendre en main, mais c'était une illusion sans plus. Se reprendre en main nous rendait fonctionnels, ce qui n'était pas le cas de la femme. Et elle pouvait le prendre de haut en disant qu'elle avait un âge plus avancé et qu'elle en avait vécu plus de la vie, Zacharias ne changerait pas d'idée. Il était sincère, elle avait une place dans la mission et un potentiel beaucoup plus développer que bien des bleus comme lui, sûrement plus que lui en fait, mais elle devait faire les bons choix.

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Alejandra Amari
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Lun 12 Juin - 18:41

Alejandra fut très agacée de la réponse de son coéquipier et espérait que celui ci évite de la critiquer dans sa façon d'être et sa façon de procéder ? Pourtant Zacharias se répéta en appuyant le fait qu'Alejandra n'était pas apte à mener une mission à bien et que sa seconde entrée dans l'armée serait impossible, pour le moment elle se moquait complètement de ce qu'il pouvait lui dire, mais quand Zacharias la traita de "gamine" parce qu'elle n'arrivait pas à se remettre de son vécu la tension monta rapidement, les doigts d'Alejandra se crispèrent et l'envie de lui coller un gifle monta en elle. Comment pouvait-ils oser lui dire ça ? Il n'avais aucune idée de ce que la vie lui avait infligée, il n'avait rien à dire. Elle fronça les sourcils et serra les dents, elle ne souhaitait qu'une chose, continuer la mission sans recevoir plus de remarques et jugements.

Zacharias coupa la communication de l'IA dans son casque, l'ex-militaire serait ravi si une machine pouvait lui passer un savon. Zacharias justifia ses paroles en expliquant que le but de la mission est de gérer une crise et non d'obligatoirement éliminer tous les rebelles mais la diplomatie est quelque chose que la tireuse d'élite à du mal à concevoir.

Alejandra avait l'impression de tomber face à quelqu'un qui savait mieux que tous le monde, Zacharias avait surement vécu beaucoup plus longtemps dans la ville désolée qu'Alejandra mais elle étais de loin la fille habituer à être enfermer entre les murs de Tadryon et qui en sortait pour la première fois. Elle connaissait Varosha, ses habitants, sa faune, ses criminels et son quotidien inhospitalier, mais chaque fois qu'un mot sortait de la bouche de Zacharias elle avait l'impression d'être rabaisser à l'état d'une recrue à qui il faut tout apprendre.

Alejandra en avait plus qu'assez d'entendre ses critiques et souhaitait plus que tous continuer sans que Zacharias ait besoin d'en placer une. Jamais elle n'en viendrait au poing avec lui sa serait tout bonnement ridicule et inutile, elle ne souhaitait pas non plus lui donner une gifle même si elle en avait vraiment envie, Alejandra savait encore canaliser sa colère passagère. Pourtant elle avait vraiment envie de répliquer face à toutes les critiques et mots rabaissant que lui avait dit Zacharias, elle chercha une phrase pour lui répondre qui permettrait également d'être sur qu'il ne répliquerait pas.

Très bien, "capitaine Deost", montrez moi donc le chemin, montrez moi donc ce qu'il faut faire. Partez discutez avec des gens armés d'explosif de l'ancien monde.

Le ton employer par Alejandra montrait très clairement l'ironie de ses paroles, elle soupira et se décida d'employer un ton plus sérieux et des mots qui plairait surement à son allié.

Le mieux sa serait qu'on évite de parler de la vie de l'un et de l'autre, sinon on ne vas jamais s'en sortir, je ne sais rien de toi, tu ne sais rien de moi. Tu iras parler à ses rebelles et si ils se montrent hostiles, je m'en occuperait, la diplomatie ce n'est clairement pas pour moi.

Pour Alejandra la discussion était close, elle ne désirait plus entendre la moindre critique ou remarque, tous ce qu'elle voulait s'était mener à bien sa mission.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Avant-goût des déploiements - ft. Alejandra Amari Mar 13 Juin - 2:43

Il avait bien vu les signes physiques de l'irritation de la femme et il avait même prévu le cas où un coup aurait abouti sur son visage fraîchement découvert. Pas prévu pour y réagir, mais prévu pour ne pas être pris au dépourvu. Si elle lui avait mis une gifle, un coup de poing ou peu importe quoi, en retour à ces paroles acerbes, il n'aurait rien fait. Il aurait tout bonnement pris le coup sans plus. Zacharias avait bien des défauts dans la vie, mais pas celui de ne pas assumer ses gestes et ses paroles, même quand il avait jugé nécessaire de les poser ou de les dire. Et puis, ce genre de réaction avait souvent l'aspect positif de remettre les pendules à l'heure et libérer une partie des tensions, ainsi que d'être très révélateur. Ce ne fut pas le cas, pas pour lui déplaire d'ailleurs, et il put constater la capacité de réserve de sa partenaire. Sa réponse était, elle aussi, contrôlée et diplomatique, d'une certaine façon. Le ton sarcastique ne l'affecta pas, il ne s'attendait pas moins d'une personne gagnant sa vie dans le métier des armes. Suite au soupir, il resta silencieux, sachant qu'il y avait une suite qui allait arriver. La suite était encore en désaccord avec l'état émotionnel de celle qui parlait, mais c'était éloquent sur la personnalité de celle-ci également. Le compromis que cela mettait sur la table lui convenait et il ne sentait pas le besoin d'aller plus loin dans le débat. Avec une indifférence tranchante sur l'atmosphère qui avait été chargée de leur mécontentement respectif, il se remit sur ses pieds et se dirigea vers leur point d'arrivée.

« C'est ce que je pense le mieux également. Avec ma sécurité assurée par une tireuse d'élite, je pourrai facilement me concentrer sur la négociation et être sûr de revenir à Tadryon ensuite. Je te laisse choisir le point de non-retour des perturbateurs. »

Sa réponse était neutre et honnête. Il n'avait pas abordé les éléments problématiques pour ne pas relancer le débat et il était de retour en mode opérationnel maintenant qu'il pouvait faire confiance à la femme qui l'accompagnait. Elle avait plus que la compétence nécessaire pour assurer sa protection à partir de son point d'observation et il n'avait même pas peur d'être devant les perturbateurs le moment venu. Il ne la tiendrait pas responsable de quelques blessures que ce soit si jamais la situation n'allait pas comme prévu, mais il avait l'intime conviction que l'un et l'autre étaient assez complémentaires dans leur capacité sur le terrain pour ne pas subir aucune blessure importante. Et maintenant qu'il avait un terrain d'entente pour la partie négociation/bain de sang, tout devrait se terminer pour le mieux. Tout en atteignant l'endroit par lequel ils avaient abouti dans cette cache, il remit son casque qui se verrouilla de nouveau à son exosquelette. D'un nouveau mouvement fluide, il remit en fonction les haut-parleurs de son IA. « Rester fixe aussi longtemps n'est pas une approche tactique viable pour éviter de se faire repérer. » Zacharias hocha la tête par réflexe, même si son IA ne pouvait pas vraiment le voir. « Noté, IA. » Il ne pouvait pas savoir si son IA gardait le silence sur son geste de l'interrompre plus tôt parce qu'elle pressentait que c'était mieux ainsi ou parce qu'elle venait de lui dire ce qu'elle avait l'intention de lui dire plus tôt. « Eva sera plus pratique qu’IA sur le long terme non? » De nouveau, Zach hocha la tête. « Eva alors. » Regardant les environs furtivement, il put constater qu'ils étaient encore seuls dans les environs.

« Tu as une idée de la position que tu veux prendre pour installer ton point d'observation? Si on veut avoir le temps de faire le tour des endroits potentiellement sensibles des environs, on ferait mieux de se séparer. Je te laisserais les endroits vers ton point d'observation et moi, je prendrais l'autre partie. Ainsi, tu auras le loisir de t'installer pour maximiser l'efficacité de ton arme et moi, je pourrai trouver une route d'interception pour coincer les perturbateurs et les empêcher de s'approcher du mur. »

Silencieusement, il attendit la réponse de sa coéquipière. Pas parce qu'ils avaient eu un différend d'opinion plus tôt que son avis n'avait plus d'importance. Et puis, c'était elle qui savait où elle voulait se positionner avec son fusil de précision. Zacharias n'avait jamais été et ne serait jamais un tireur embusqué, alors il ne pouvait pas prétendre savoir ce qui pouvait être le mieux ou non. Pour lui, une confrontation se menait face à face et en toute connaissance de cause. Il n'avait rien contre les gens maniant des armes de précision, ils étaient nécessaires et vitaux pour la réussite de pratiquement toutes les opérations terrains. Mais, ce n'était pas un monde pour lui, il ne pouvait se résoudre à accepter que des vies soient fauchées sans qu'ils aient même été au courant qu'il avait affaire à une menace, même si la menace que le duo représentait était justifiée. Doucement, Zacharias sortit son pistolet de son étui, l'inspecta et le remit à son étui. C'était un peu comme un toc quand le début de l'action se rapprochait. Il préférait inspecter son arme plus que pas assez, histoire qu'au moment de l'utiliser, elle soit opérationnelle.

(887 mots)
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