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 Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald)

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Mar 30 Mai - 4:32

— C'est juste que, lorsque je me suis renseigné on m'a dit que...
— Vous avez dû mal comprendre, car je doute qu'on vous ait dit de faire ainsi.


Zacharias serra le poing pour gérer sa frustration. L'administration et la bureaucratie de Tadryon avaient une efficacité terrible pour lui faire perdre patience. Tout était compliqué outre mesure et encore plus pour quelqu'un qui n'était pas né dans la ville comme lui.

— J'ai mon dossier complet juste là.
— Il est incomplet et je ne peux pas donner suite à votre demande de prêt de logement. D'ailleurs, j'ai une note selon laquelle votre dossier de citoyenneté est également incomplet. Il manque un bilan médical détaillé et un test psychométrique, qui inclut une évaluation psychologique étendue également.
— J'ai déjà fait les examens médicaux pour l'Académie, autant physique que psychologique.
— Ce n'est pas du tout la même chose! Et vous devriez justement compléter le tout avant votre graduation, sinon vous serez passible d'expulsion de Tadryon.
— Quoi?!


L'ancien réfugié commençait à en avoir plus que ça dose des entourloupes administratives. Il ne cherchait pas à rejoindre l'Armée loin de la paperasse pour rien. Sa voix et son non verbal devaient d'ailleurs trahir son impatience grandissante, chose rare chez lui, car il vu le secrétaire derrière son guichet de service faire discret signe à un des hommes en exosquelette responsables de la sécurité des lieux. Zacharias soupira et ferma les yeux pour tenter de se calmer. Il fit un signe à l'homme en exosquelette pour aviser qu'il resterait calme et pour montrer au duo qu'il avait vu leur signe. L'homme en exosquelette se rapprocha quand même.

— Comment je suis sensé rectifier tout ça?
— Vous vivez à Tadryon ou quoi?
— Non, je suis un sauvage du No Man's Land en visite!
— Très drôle.
— Je. Fais. Comment. Pour. Avoir. Les. Bilans. Manquants.
— Vos parents ne vous ont rien appris?
— Vous pourriez manger vos formulaires et vous étouffer avec?


Le secrétaire resta figé un moment. Il y eut une seconde de silence ou le ton terriblement calme et neutre de Zacharias faisait penser à un prédateur sur le point de mordre. L'ancien réfugié braqua son regard droit dans celui du secrétaire. Le ton suffisant de celui-ci donnait envie de le rejoindre l'autre côté du comptoir pour lui apprendre l'humilité. Sa menace voilée était cependant la ligne à ne pas franchir, car l'homme en exosquelette tenta de lui attraper le poignet. Zacharias dégagea son bras d'un geste vif et de faible amplitude, presque imperceptible, et se tourna souplement d'un bloc face à son 'agresseur'. Il voyait bien à la position de la main dominante de ce dernier qu'il était prêt à saisir son arme au moindre geste hostile. Il n'avait pas mis la main sur son arme pour éviter l'escalade de la tension — et probablement parce que Zacharias, aussi irrité qu'il fût, était désarmé — ce qui était une sage décision. L'échange de regard se poursuivit quelques secondes, interrompu par la voix snobinarde du secrétaire. « Sortez-le! » Zacharias montra ses mains à l'homme responsable de l'expulser, signe universel de reddition. « Je peux sortir tout seul. » Le casque de son interlocuteur hocha affirmativement et Zacharias récupéra son dossier pour quitter sous l'escorte de celui qui servait d'agent de sécurité. Une fois dehors, il regarda son dossier et soupira. Il savait qu'il allait devoir revenir et se prendre la tête à nouveau.

— Revenez avec votre dossier complet. Quelqu'un à l'Académie pourra certainement vous assister dans la tâche.
— Ce dossier est complet! Ce dossier contient vingt-cinq ans de ma vie. Tout, depuis ma naissance jusqu'à aujourd'hui.
— Je ne suis pas en mesure de le décider.
— Je sais. C'est au fonctionnaire que j'en veux.
— Le mieux, c'est de trouver quelqu'un pour vous épauler dans la démarche, vous n'aurez pas le dernier mot avec les représentants du gouvernement.


Zacharias haussa les épaules et leva le regard pour regarder le ciel. L'homme en exosquelette, aussi gentil avait-il été dans ses conseils, ne voyait probablement pas d'utilité à continuer de surveiller le conscrit énervé et entra dans le bâtiment de nouveau. L'expulsé du point de service braqua son regard furieux sur le bâtiment et s'éloigna ensuite un peu pour libérer l'entrée. D'un geste découragé et irrité, il laissa tomber lourdement le support informatique qui contenait son dossier sur un muret et s'y adossa en croisant les bras. Comme il s’agissait de matériaux avec une certaine tolérance au choc, Zacharias savait très bien que les données ne seraient pas endommagées par leur brutal atterrissage sur le muret et il savait également très bien qu’il aurait les réflexes pour attraper le bras de n’importe qui tentant de l’attraper pour une raison quelconque. Regardant le ciel, les bras toujours croisés, il pensa à sa sœur Mélania qui lui manquait terriblement en ce moment.

« Si seulement tu pouvais être là... »

(801 mots)
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Ven 2 Juin - 20:58

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❝ Un nouvel ordre mondial jaillira des savants de notre cité, l'humanité survivra.  ❞Administration « Des réparations sont nécessaires sur la zone industrielle cinq à sept. Mes supérieurs attendent beaucoup de vos équipes, je compte donc sur vous pour obtempérer rapidement. Également, vous veillerez à envoyer un membre du recrutement a l'académie, c'est essentiel.

Merci a vous, et bonne journée. »
Termina-t-elle avec le panache d'une inquisitrice, coupant alors la communication avec un des contacts de la compagnie depuis l'interface de l'ordinateur situé dans son bureau. Pièce lumineuse aux murs d'aciers, ou une baie vitrée côtoie les applications murales dans une harmonie lumineuse. Mélania s'y déplaçait sur une simple chaise roulante, comme une princesse en son royaume, tout en lisant quelques dossiers sur sa tablette électronique.

La gestion d'une ville ainsi composée d'une administration quasi-monarchique n'était pas toujours de tout repos. S'imposer étant la clef, car au moindre signe de faiblesse, vos interlocuteurs remettront en doute vos compétences et votre droit à leur donner des ordres. Triste a dire, mais si la compagnie se soulevait publiquement contre le gouverneur par exemple, il ne ferait pas long feu. Bien heureusement que la noblesse assistait les petits administrateurs comme Mélania, dans le cas contraire, tenir une population de militaire ne serait pas aisé. Oh, après tout, elle se débrouille bien dans cette tâche.

« Ordinateur, heure et emploi du temps. » Demanda t'elle a l'intelligence artificielle integrée dans ce même bureau.

« Il est dix-sept heures quarante-deux. Aucune tache en attente. » Répondit une voix synthétique, calquée sur une voix féminine.

« Notifie que s'ils ont besoin de moi, je serai en ville. Après tout, s'il ne reste rien à faire pour le moment. Note aussi que j'en profiterais pour vérifier la bonne application des règlements sur le commerce par la même occasion. » Ordonna-t-elle d'un ton fort simple. Bien que l'intelligence artificielle était inpersonnifiée pour des problèmes d'image, vous vous y attachez rapidement, et vous ne la traitez plus comme un esclave. Et, après tout, Mélania avait-elle aussi quelques familiarités avec les êtres synthétiques, en étant pour partie, elle aussi, composée de pièces synthétiques, en guise de soins d'une antique blessure. Erreur de jeunesse bien chèrement payée, affligée par la dangerosité de la vie.

Après une brève vérification de son uniforme aux teintes mornes, replaçant le col de la tenue dans un geste anodin, elle sortit du bureau, tablette en main, tout en fermant la porte derrière elle avec sa carte d'identification du gouvernement qu'elle attachera sur sa poitrine. Saluant quelques collègues au passage, elle atteignit finalement le hall de l'immense bâtiment, construit a la gloire de Tadryon comme un monument saluant un dieu intangible, celui de la technologie et de la technocratie. Vous vous sentez souvent démunis dans ce genre d'endroit, et c'est normal, c'est ici que la vie de bien des gens sont décidé. Le premier endroit de rencontre entre l'extérieur et la nouvelle vie en ville des réfugiés. Mais elle, Mélania, en avait maintenant l'habitude, malheureusement. Seul résidais une certaine fierté de faire partie des castes supérieures des citoyens.

C'est une fois sur le parvis de cette cathédrale nommée palais qu'elle vit cet homme, abattu par un quelconque malheur. Il est vrai que bien des gens ne sont pas toujours satisfaits des lois de Tadryon, se disait-elle. Après tout, vivre des années et des années sans loi, pour venir ici en tant que réfugié n'était pas toujours simple. C'est son instinct de conseillère qui parla cette fois, et qui la poussa a approcher. Une fois au niveau de l'individu, elle sourira, et demande tout simplement :

« Je peut vous aider ? »

~591 mots.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Sam 3 Juin - 4:03

Perdu dans ses pensées, il avait bien entendu des bruits de pas se rapprocher de l'endroit où il était pour ruminer ses pensées. Il n'y avait toutefois pas prêté une grande attention, se disant que c'était simplement une personne de plus à passer dans le coin pour continuer son trajet du point A au point B. Quand une voix féminine s'adressa à lui, il resta partiellement surpris que quelqu'un à Tadryon prenne du temps pour s'arrêter et venir en aide à un autre citoyen. En même temps, il avait un peu l'impression d'être pris en pitié, chose qui n'était très certainement pas le cas, mais dont la sensation lui grouillait sous la peau. Et, comme tous les hommes fiers et ayant passé leur vie à survivre seul et isolé, il détestait l'impression d'être pris en pitié. Cela dit, sa surprise ne parut pas le moins du monde, puisqu'il avait déjà encodé une série de mécanismes et d'automatismes au niveau des relations interpersonnelles pour réagir avant même d'avoir eu à réfléchir à ce qui arrivait ou qui était le mieux à faire... ce qui avait du bon et du moins bon puisque la réaction parfois pouvait être un peu 'déplacée' par rapport au contexte.

« Je n'ai pas besoin d'être pris en pitié. »

Il se remit sur ses pieds, son dos quittant le muret, pour se retourner face à son interlocutrice. Il avait beau être peu habile dans ses échanges avec les autres, il savait au moins faire preuve d'un minimum de respect et ne pas faire parler les gens à son dos. Et puis, il devait bien faire l'effort moral d'affronter le regard de la personne qu'il venait de retourner sans grande délicatesse. Prenant en considération que déjà dans les camps il avait une mauvaise capacité de lien interpersonnel, que la vie dans les camps n'avait rien pour favoriser ce genre d'apprentissage et que son arrivée récente à Tadryon le déboussolait complètement; tisser des liens harmonieux et sains était loin d'être son talent premier et il avait tendance à réagir plus qu'à agir, ce qui lui mettait souvent les pieds dans les plats. Pourtant, ce n'est rien de tout cela qui le figea sur place quand il tomba face à face avec la femme qui l'avait interpellé. Non, c'était un détail beaucoup plus subtil sur la carte que portait fièrement celle-ci.

« Mélania... »

Le nom qui venait de sortir de la bouche de l'ancien réfugié avait une sonorité tendre et douce, qui rivalisait grandement avec son apparence de soldat désabusé. Les gens qui connaissaient Zacharias auraient certainement été surpris de l'intonation qu'il avait prise et pendant quelques secondes, les souvenirs de sa sœur Mélania qui lui était si chère pouvaient se voir dans ses yeux. De s'entendre dire le nom de sa sœur qui lui manquait tant avait quelque chose d'apaisant. C'était la première fois qu'il entendait le nom de celle-ci dit à haute voix depuis son arrivée à Tadryon et soudainement il se sentit mieux, comme si elle était encore tout près et susceptible de surgir d'un moment à l'autre. Puis, son cerveau perçut tout le reste des informations : l'uniforme, le sigle de la carte, l'identification qui venait avec le nom... il sut dans la seconde où tout cela fut acheminé à ses neurones qu'il avait affaire avec une fonctionnaire de l'administration tadryenne. De plus, ce n'en était pas une de bas rang dans un guichet de service, non, c'était une fonctionnaire qui avait atteint les échelons de la responsabilité et de la prise de décision. Immédiatement, il se redressa et prit une posture plus officielle, sa nature de bon petit soldat prenant le relais inconsciemment dans sa tête. Sa voix redevint neutre et 'servile' dans la limite d'un soldat obéissant et respectueux.

« Excusez mes propos précédents madame Lawford, j'ai manqué de professionnalisme et de jugement. J'ai quelques problèmes pour mon dossier suite à mon Entrée et j'essaie de m'y retrouver dans mes temps morts à l'Académie, rien de bien dramatique. J'imagine que si je prends sur ma fierté pour demander à l'Académie de m'épauler, tout sera réglé rapidement, rien qui nécessite de gaspiller votre temps. »

Si elle avait été une simple commis comme celui qui l'avait expulsé du point de service, il n'aurait jamais fait preuve d'autant de subordination et aurait probablement même confirmé qu'il ne voulait pas d'aide et seulement avoir la paix. Mais, le statut mis en évidence par la carte d'employée de la femme lui permettait aisément de comprendre la place qu'elle avait dans la hiérarchie. Ainsi, elle était dans des échelons bien supérieurs au sien, ce qui faisait d'elle une supérieure en autorité dans une structure militarisée comme Tadryon. Et malgré tous ses défauts, Zacharias était une personne respectueuse de la chaîne de commandement et des règles, car le chaos ne lui convenait pas le moins du monde. Il n'avait d'ailleurs aucune colère envers Tadryon et ses lois, juste envers ses représentants qui le faisaient courir à gauche et à droite comme un écervelé. Et quand bien même la jeune femme était sa supérieure, son statut de fonctionnaire inspirait de la méfiance à Zacharias qui craignait qu'elle soit à l'image de ses semblables. Pourtant, même s'il ne croyait pas au destin ou aux superstitions qui couraient, le fait qu'une fonctionnaire supérieure portant le nom de sa sœur l'accoste sans raison pour lui offrir son aide au moment même où lui-même pensait à sa sœur avait de quoi rendre sceptique sur les aléas du hasard.

(915 mots)
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Dim 4 Juin - 10:47

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❝ Un nouvel ordre mondial jaillira des savants de notre cité, l'humanité survivra.  ❞Administration Personnage rustre, réponse de rustre, c'était prévisible. Bien heureusement pour elle, elle avait les capacités pour passer outre, et surtout, elle avait bien entendu la connaissance requise de l'être humain pour savoir qu'une personne en colère réagissait souvent de cette façon face à une intrusion extérieure. Comme une confirmation implicite de son engagement a apporté un certain support psychologique, elle garda son sourire avant de répondre :

« Je crois, monsieur, que vous avez besoin d'aide. Mon action n'était nullement de la pitié. Je suis Mélania Lawford Oswald, enchantée. »

C'est après cette brève introduction que l'individu pris partit de se mettre debout. Il était donc probable qu'elle eut réussi a capter son attention. Ce qui la frappait le plus, c'est que c'était encore un soldat au grand cœur, mais au corps aussi froid que l'acier de son armure. Complexe courant parmi la citée. Il était là, a bafouiller dans sa 'pseudo-timidité' derrière sa stature de militaire. Mais comme il restait un homme, la première chose qu'il étudia était-ce qui se trouvais au buste de notre chère Oswald. Hey bien, la nature revient toujours très vite, ce dis elle en sachant qu'elle s'était déjà introduite plus tôt. Il marmonnait le prénom de la fonctionnaire, comme pour se rattraper. Cela lui flattait son ego de savoir qu'elle était ainsi attirante, mais elle cherchait à le rappeler à l'ordre implicitement en lui conformant l'information, histoire qu'il la regarde dans les yeux :

« Oui, Mélania Lawford-Oswald, c'est bien cela. »

Un peu de sérieux se fit percevoir du fait de la gênante attente entre les deux protagonistes. C'était bien sa veine de finir sur un soldat complexé, doubler d'une lenteur d'esprit relativement grande face aux informations. Après, la cause était peut-être plus profonde, alors, elle se gardait bien de faire des diagnostics prématurés. Seule la première impression était tombée à l'eau.

L'homme prononça finalement un petit discours construit, a quoi elle répondit : « Ne vous excusez pas, j'ai une certaine habitude des manières des arrivants. Vivre a l'extérieur doit être une peine sans nom, en sachant qu'ici, la ville vous offre la sécurité et le confort en échange de votre participation aux travaux de la société.

Quant à votre dossier, si celui-ci est pour l'académie, vous devriez voir l'un des administrateurs de l'académie, en effet. Et je me permets de vous rappeler que c'est extrêmement important, si vous échouez, je me doute que vous connaissiez le sort réservé a cette catégorie de personnes.

Mais vous y arriverez, je n'en doute pas. Vous êtes largement plus âgés et mature que les adolescents natifs de Tadryon qui doivent passer l'académie a leurs quinze ans, je me trompe ?

Quoi qu'il en soit, si vous n'avez pas besoin de plus d'aide, je vais devoir vous laisser. J'ai quelques menues affaires à traiter en ville.

Bonne fin de journée. »


Un discours plein de sens, tout en restant simple et attentionné, avec une touche de sérieux et de patriotisme. C'est avec aisance qu'elle détournait son ignorance du monde extérieur aux murailles de Tadryon par la propagande classique du 'chaos extérieur', des mutants et autres joyeusetés. Tenir la population était une des taches des administrateurs, ils devaient être certains qu'ils connaissaient leurs chances, mais aussi, comme elle le fit remarquer, les risques pour ceux qui ne sont pas capable de se soumettre a l'autorité suprême du gouverneur et de son gouvernement.

Elle semblait donc, après une brève salutation, vouloir partir vers le quartier commercial de Tadryon. À voir ce que fera Deost pour s'imposer a elle ou non.

~600 mots.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Dim 4 Juin - 19:25

Les yeux bleus de la femme avaient quelque chose d’étonnant et d’intrigant, un bleu qu’il n’avait pas vu si fréquemment. C’était également la confirmation que le nom semblable n’en faisait pas sa sœur, car sa sœur n’avait pas les yeux bleus. De toute façon, sa sœur n’était pas à Tadryon, c’était juste impossible qu’elle y soit. À part la carte et les yeux de la femme devant lui, Zacharias n’avait rien d’autre en tête. Le fait que la carte soit au niveau du buste et donc que son regard ait été orienté là pour la lire n’était qu’une suite logique. Si la carte avait été sur le col, il aurait regardé au niveau du col et ainsi de suite. Les seules fois qu’il avait ‘admiré le corps’ d’une femme étaient dans l’intimité et les élues se comptaient sur les doigts d’une main. Il réalisait toutefois que l’image qu’il projetait portait préjudice aux autres arrivants des camps et il se sentit mal de ce fait. Sa personnalité n’avait rien à voir avec son origine, il était déjà un type jugé asocial même par les autres habitants des camps. En même temps, il devait bien se résigner s’il voulait commencer à réussir à clore son dossier dans la ville et puis; même s’il ne croyait pas au destin ou au divin, la coïncidence du fait qu’une femme portant le même nom que sa sœur l’aborde était un bon premier point de départ pour tenter de réussir à faire quelque chose socialement.

« Mon enfance dans les camps n’a rien à voir avec ma rudesse, madame Lawford, je ne voudrais pas que mes actions soient préjudiciables pour les autres arrivants des camps. Hormis ma sœur Mélania et son fils, on me connaissait à Varosha pour ma personnalité exécrable dans le domaine interpersonnel, alors c’est beaucoup plus profond que le lieu où j’ai grandi. »

Il soupira et ferma les yeux l’espace d’une seconde. L’image de Mélania et son fils Mickello lui apparut sur ses paupières closes une seconde et il les ouvrit de nouveau, son pragmatisme ayant ressaisi son esprit pour de bon et calmant un peu les émotions qui avaient remonté lors de sa confrontation avec le commis derrière son comptoir. Il avait encore une certaine méfiance, mais il se méfiait en fait de tout le monde, alors bon.

« Je... je me doute bien que vous avez des tâches d’une importance plus élevée compte tenu de votre rang madame, alors je me sens quelque peu inconfortable de vous en détourner pour des tracas administratifs mineurs. » Il détourna les yeux de ceux azuris de son interlocutrice pour fixer le support administratif reposant toujours sur le muret. « J’essaie de régler le nécessaire pour mon futur logement et tout ce qui vient avec. Il semble également que mon dossier de citoyenneté soit problématique. » Il retourna ses yeux dans ceux de la femme. « Je n’ai rien contre Tadryon, mais en effet, la vie ici est différente des camps, ni en mieux ou en pire cela dit, juste différente. Et je dois avouer… que tout cela est confus pour moi qui déteste l’administratif et qui préfère répondre aux ordres. »

Il passait peut-être pour le soldat simplet incapable de réfléchir par lui-même, mais il savait que c’était faux et n’avait pas le besoin de le prouver à la femme qui lui tendait la main. Être capable d’indépendance tout en étant un soldat obéissant était possible et il en était un des exemples. Hélas, les gens hors de l’Armée imaginaient souvent qu’une fois qu’on y entrait, on vous lavait le cerveau pour faire de vous des marionnettes. Zacharias était simplement du genre à ne pas se casser la tête avec des millions de paperasses et agir, ce qui était une approche impossible quand on faisait face à l’administration de quoi que ce soit. En même temps, malgré son assouplissement face à son interlocutrice, son égo de soldat restait et il n’arrivait pas à formuler concrètement la phrase ‘oui, je veux de votre aide’, glissant le tout entre les lignes. Vallarin, s’il avait été là, aurait éclaté de rire de voir son ami ainsi démuni face à de simples questions administratives.

« Vous avez toutefois raison, madame, je n’y viendrai pas à bout par moi-même. »

(712 mots)
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Mar 6 Juin - 21:41

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❝ Un nouvel ordre mondial jaillira des savants de notre cité, l'humanité survivra.  ❞Administration « Hm, tant que vous ne dérangez pas mon travail, vous pouvez m'accompagner. J'étudierais ensuite votre problème, si vous le désirez toujours à ce moment-là. Vous attendrez bien une petite heure. »

« Hm, tant que vous ne dérangez pas mon travail, vous pouvez m'accompagner. J'étudierais ensuite votre problème, si vous le désirez toujours à ce moment-là. Vous attendrez bien une petite heure. »

Toujours se faire désirer, une règle ancienne et non écrite pour une partie de cette population d'élite ploutocratique, ou l'aristocratie obtient des privilèges implicites de par leurs modes de vie. Et ce, bien qu'ils soient eux-mêmes subordonnées aux grandes familles nobles de Tadryon, dans le plus strict respect du gouvernement quasi-féodal de cette technocratie. Heureusement pour certains, Mélania pouvait, bien souvent, faire abstraction des classes, du genre et de la fonction pour avoir des amis incongrus. S'étendant de certains tenanciers de commerce à des membres de l'armée d'infiltration. Elle était l'exception qui confirme la règle.

C'est après une courte attente de la réponse de l'individu, qui quel quelle soit ne changera rien à la décision prise par l’administratrice, que Lawford partira en direction du bloc commercial d'une marche lente et un poil recherchée. Il est vrai que l'uniforme la maintenait a plat, mais le tout avait un certain charme, l'attrait de l'interdit pour certains, le cumul de la personnalité et de la fonction pour d'autres.

C'est une fois sur place qu'elle étudiera quelques textes sur son assistant personnel. Et bien heureusement que les lois du palais étaient transcrites après leurs créations par des suivants des nobles, dans le cas contraire, ce serait un peu l'anarchie de la tradition orale. Un choix fut rapidement fait, l'examen d'une des nombreuses armureries de Tadryon sur la voie principale.

« Bonjour, je suis Mélania Lawford Oswald, administratrice de Tadryon. » Fit elle en guise de présentation au commerçant.

« Bonjour, je peux vous aidez ? » Répondit il, suspicieux.

« Je vais simplement veiller au respect des consignes en matière d'armement du gouverneur. Faites comme si je n'était pas là ! »

Elle n'était pas le bienvenu, c'était visible de par l'expression des quelques membres de la corporation de la pleine présent. L'administration n'était pas toujours appréciée dans un milieu qui rappel le marché noir de Varosha. Surtout quand vous savez que d’anciens militaires, tueurs ou trafiquants sont pris pour des raisons de "connaissances techniques". Mais se pouvais aussi être de la jalousie, du fait de la 'caste' supérieur qu'elle représente et sa proximité avec certaines instances.

Lawford, elle, s'en fichait, concrètement. Déjà, elle étudiait l'agencement général des expositions, échangeant quelques regards avec son assistant personnel électronique. Faut il dire qu'elle était assistée de quelques améliorations cybernétiques du fait de ses anciennes blessures, sa vision étant, au moins d'un œil, plus parfaite que tout humain présent dans la pièce. Peu de détails lui échappaient, et l'étude du comportement humain, couplé aux rumeurs de capacités extra-sensorielles de celle-ci, la laissait transparaitre comme une observatrice silencieuse, mais tout aussi implacable.

« Tout est correct, sauf un élément. Les armes lourdes doivent être mieux protégées. Il serait malheureux qu'un enfant en retire une par mégarde pour faire quelques dégâts. Je le note sur le fichier des inspections, et vous aurez une semaine pour corriger cette erreur. Merci a vous, et a bientôt. »

Elle saluera le commerçant avant de sortir. Celui-ci soulagé de voir qu'il ne risque aucune sorte d'amende, voir de prison, ou d'expulsion de son titre.

« Alors, comment puis-je vous aider ? Vous n'avez pas l'air d'être le genre de personne commune. Un peu introverti, un peu fou, drôle de mélange non ? » Demanda elle finalement à Deost.

~609 mots.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Mer 7 Juin - 21:04

Elle lui avait fourni une réponse à la hauteur de sa demande voilée et le conscrit en avait pleinement confiance. S'il avait voulu une aide immédiate, il aurait eu à être direct pour en témoigner. Il n'était donc nullement surpris du fait qu'elle accepte en condition d'avoir le temps de faire ses tâches administratives avant. Il fut surpris légèrement qu'elle lui propose de l'accompagner et non qu'elle lui fixe un rendez-vous; mais il n'en montra rien, son visage neutre comme toujours masquant adroitement le fil de ses pensées. Il savait que ses yeux par contre étaient une vulnérabilité qu'il ne contrôlait pas, il tourna donc un peu la tête pour regarder le ciel en admirant tout ce qui s'y trouvait. C'était une réaction courante des gens et dont l’interprétation multiple évitait de montrer clairement qu'il cherchait à dissimuler le flot de données inondant son cerveau.

Quant à sa décision, il ne voyait pas grand choix à part la suivre pour être cohérent avec sa demande d'aide. En même temps, il pourrait aisément retourner à l'Académie pour tenter d'y trouver quelqu'un capable de l'aider. Cela dit, il restait sur l'impression que la coïncidence de nom était trop étrange pour être tout bonnement ignoré. Ce qui ne lui rendait pas la vision d'être un observateur de poche passif plus agréable. Pourtant, c'était bien un moment à saisir pour tenter de sortir de son isolement. Et puis, il pourrait peut-être apprendre quelque chose ou bien mieux apprendre à décoder la femme lui offrant son aide en analysant sa façon de travailler. Il aurait également l'opportunité de comprendre à quel genre de fonctionnaire il pouvait avoir affaire et si elle méritait toujours sa méfiance ou non. Tellement de contradiction et de possibilités plus ou moins logiques ensembles... parfois Zacharias se demandait ce que ce pouvait être de ne pas avoir une analyse des choses aussi développée et de savoir être cohérent sans chercher à voir l'exception confirmant la règle. L'Armée en était remplie de 'bon petit soldat' menant leur vie sous les ordres sans jamais se permettre de mettre leur 'humanité' de l'avant. Ce n'était pas le genre de Zacharias qui trouvait triste ce genre de camarade militaire.

Il se contenta de hocher la tête en retournant son regard dans celui de la femme pour lui mentionner qu'il acceptait la proposition, seulement une ou deux secondes après avoir détourné les yeux. Quand elle tourna les talons, Zacharias reprit le support informatique de son dossier et le rangea sur lui, emboîtant le pas de l'administratrice. Tout en la gardant dans son champ de vision périphérique, il analysait le lieu où ils se rendaient, soit le district commercial. Il prit également quelques microsecondes pour relever la démarche de la femme qu'il accompagnait. Elle avait une démarche et un maintien recherché, témoignant d'une propension à la noblesse ou du moins une volonté d'en faire paraître ainsi. Son uniforme impeccable témoignait d'une personne professionnelle et soucieuse de son appartenance au groupe l'employant. Le fait qu'elle marche plus lentement était plus ou moins révélateur, mais l'ensemble de sa démarche montrait bien qu'elle n'était ni une combattante ni une personne survigilante. Une petite aura de charmeuse se dégageait également du port altier de l'administratrice, mais Zacharias n'aurait su dire si c'était conséquent à son travail ou sa personnalité. Tout en continuant de surveiller le chemin et l'endroit, Zacharias étant quant à lui propice à la survigilance et à la préparation constante de tomber sur un 'prédateur, il enregistra toute cette analyse dans un coin de son esprit.

Il entra à la suite de Mélania dans l'armurerie et quand il constata qu'elle y venait pour une inspection, il s'adossa au mur juste à côté de la porte pour croiser les bras et attendre la fin de l'inspection de cette dernière. Tout en regardant vaguement les diverses marchandises de l'armurerie, il sentit la tension et l'amertume du marchand envers l’administratrice, puis il sentit ensuite le regard du responsable de l'armurerie se poser sur lui. Tout en continuant de regarder les objets en vente, se faisant une liste mentale de ce qu'il comptait bien se procurer un jour, il ignora totalement et avec brio le regard insistant de l'armurier qui devait se demander ce qu'il faisait avec la fonctionnaire. Il pouvait bien le prendre pour ce qu'il voulait, l'ancien réfugié n'avait absolument rien à faire de l'opinion ou des questions du tenancier et il n'avait pas la moindre envie de lui accorder la moindre attention. Quand enfin l'inspection se termina et que le duo hétéroclite quitta le commerce, Zacharias fut étonné qu'elle se tourne déjà vers son dossier et fut également ambivalent sur la signification de 'un peu fou' et ce que cela pouvait représenter comme positif ou négatif de la part de son interlocutrice.


« Je m'efforce de prendre ma place dans Tadryon sans pour autant effacer l'humain que j'ai été et que je suis. Je trouve... et ce sans manquer de respect à l'entité que représente Tadryon... que la voracité de la ville à dévorer la personnalité de ses citoyens est effarante. Il n'y a pas que de mauvaises choses quand on grandit à Varosha, on développe une personnalité et un caractère dont on arrive à garder les racines profondément ancrées en nous. »

Ce n'était ni un reproche, ni une plainte, ni une revendication, c'était une constatation neutre et complètement assumée. Il y avait dans la mécanique de Tadryon une faim insatiable que beaucoup ne parvenaient pas à contrer ou gérer. Ces pauvres malheureux y étaient engloutis et devenaient à l'image d'un engrenage tournant dans une machine. C'était un peu comme un meurtre psychologie, mais en bien plus complexe.

« Pour ce qui est du dossier, il est apparemment incomplet. J'ai fait toutes les démarches nécessaires quand je suis entré à l'Académie, autant physique que psychologique, et j'ai fourni l'intégralité de ce que j'avais à mon sujet au passeur qui m'a fait entrer à Tadryon. Il semblerait qu'il manque néanmoins des bilans physiques et psychologiques et je n'ai absolument rien compris à ce qui bloque ma demande de logement. J'en déduis également que ma demande d'admission pour la section des infiltrateurs de l'Armée doit être en péril également. Et comme les quelques secrétaires qui ont eu une facilité exemplaire à m'expliquer tout ce qui clochait considéraient que c'était impossible d'ignorer ce que tout ce charabia voulait dire... enfin, entre les explications contradictoires et autres, aucune démarche pour corriger, le tout n'a été couronné de succès. »

Il venait en quelque sorte de porter une attaque verbale envers le milieu de travail et le travail en lui-même de la femme, mais il en restait complètement détaché. Il n'était pas le genre à se taire ou à prendre des pincettes, il n'avait pas de filtre comme on disait, mais il assumait pleinement chacune des paroles qui sortaient de sa bouche. Il appréciait sincèrement l'offre de la femme, même s'il était probablement trop inapte interpersonnellement pour le faire bien ressentir, mais il n'allait pas non plus faire comme si les quelques incompétents qui avaient traité son dossier avaient été d'une grande candeur. Ses yeux plantés dans ceux de l'administratrice, ayant toujours considéré qu'une discussion se menait les yeux dans les yeux, il espérait ne pas trop trahir son état. En même temps, depuis le temps, il avait appris à gérer le fait que ses yeux étaient des livres ouverts. À tout le moins, il n'avait ni rage ni colère en lui, tout comme il n'en voulait aucunement à Tadryon en tant que telle. C'était également un peu le moment de vérité quant à sa capacité à accorder son respect et sa confiance à Mélania. D'un geste fluide, précis et sans fioriture inutile, il tendit sa main, dans laquelle se trouvait le fameux support de tout à l'heure. Peut-être que d'autres auraient été réticents à remettre l'intégralité de leur vie à une inconnue, même si elle voulait aider, mais Zacharias, lui, n'avait jamais rien eu à cacher sur lui-même ni n'en avait ressenti le besoin.

« Si jamais vous avez besoin de ce que j'ai en ma possession pour mieux comprendre, l'intégralité de tout ce que j'ai concernant ma personne est sur ce support madame Lawford. »

(1 363 mots)
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Sam 10 Juin - 17:39

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❝ Un nouvel ordre mondial jaillira des savants de notre cité, l'humanité survivra.  ❞Administration « L'humanité est une valeur bien trop diffuse pour dire qu'elle est réduite sous l'égide de notre autorité. Je suis moi-même physiquement modifiée par les valeurs de notre ville, je ne vois pas les choses comme vous le voyez, et je n'entends pas exactement de la même façon. Mais pour autant, dois-je dire que je n'ai plus d'humanité ?

Psychologiquement parlant, l'état est une entité supérieure a toute chose, car elle est la somme des volontés individuelles qui le compose. Si vous voyez Tadryon comme une entité qui convertit des réfugiés en soldat, c'est que vous ne voyez que le processus d'intégration de la minorité par la majorité. C'est la base d'une société moderne et civilisée. Les citoyens nés, qui grandissent parmi nous, sont pour la plupart très fier de cette chance, et ils ne sont pas tous soldats. Si la porte était grande ouverte, sans service militaire de confiance, la ruine, la décadence et la mort serait l'unique loi, et c'est là que l'humanité prend fin.

Ne vous trompez pas d'ennemis. Quand le monde sera sûr, Tadryon aura une armée régulière, et n'aura plus la nécessité de prendre ses jeunes a son service. C'est un faible prix pour la survie de l'espèce humaine, a mon sens. »


L'argumentaire légal et philosophique, ou comment appuyer la théorie de la soumission à l'autorité à son paroxysme. Tadryon écrase le libre-arbitre des réfugiés, mais pour ceux qui habitent de naissance dans la ville, cette propagande permanente devient la vérité. Seule la nécessité pousse le gouvernement à une forme militaire généralisée, mais il est important, comme elle le fait souligner, de savoir qu'il existe aussi des chercheurs, des ingénieurs, l’espoir de l'humanité. Bien des sens a un si petit discours, soient ils détournés ou direct.

« Tout le monde n'a pas une complète éducation académique pour comprendre le processus, c'est vrai. Nos enfants sont assistés pendant leurs jeunes années sur ce sujet.

Pour faire simple, il faut prendre contact avec un médecin, pour le test physique. Pour le test psychologique, c'est un petit peu plus complexe, car il faut voir avec des médecins spécialisés, ou une conseillère du palais.

Il est possible d'obtenir ces rendez-vous à l’hôpital, a l'académie, ou dans un des postes militaires avec une unité médical de soutien. Vous avez souvent des conscrits en cour d'étude qui établissent les rapports a ce sujet. »


Une discrète petite pique et quelques explications, quoi de mieux pour asseoir vos connaissances innées face a quelqu'un qui remet en question les capacités de votre administration. Oh, bien entendu, Mélania savait bien qu'il existait des idiots incompétents dans les structures étatiques, mais c'était tout de même bien plus rare qu'un réfugié ne savant pas manier d'armes à énergie. Après avoir lu rapidement une partie du dossier électronique reçu, elle prit pitié pour le temps passé par le militaire, une telle dévotion pour un si petit écart, c'était très bien, la majorité des réfugiés seraient retournés dans la nature.

« Et comme vous avez de la chance, je suis conseillère, et je suis libre. Autant rentrer au palais, dans mon bureau, et l'inspection psychologique ne durera pas plus d'une heure. »

Il était de nouveau temps de retourner au Palais pour Lawford, qui pris de nouveau son assistant personnel en déposant le dossier de Deost sous sont bras gauche. Inscrivant alors quelques menus notifications envers l'intelligence artificielle de gestion de son emploi du temps, elle releva la tête pour regarder de nouveau la route qu'elle avais prise. C'est de nouveau palais, vérifiant plusieurs fois de manière insistante que son suivant ne c'était pas perdu, qu'elle pris l'ascenseur pour le deuxième étage. C'est après plusieurs couloirs de la superstructure qu'ils arrivèrent au point de départ de cette aventure, le bureau de notre administratrice.

Une fois la carte utilisée pour pénétrer dans le bureau, elle fit un simple signe de la main droite pour désigner un fauteuil face au bureau :

« Installez vous je vous en pries. »

~661 mots.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Sam 10 Juin - 19:16

Zacharias écouta attentivement et patiemment le discours de la femme qui lui tenait la conversation. Tout au long des réponses de son interlocutrice, un sourire se dessina sur ses lèvres, une des rares expressions filtrant jusqu'à son visage. C'était un sourire amusé et légèrement enjoué, mais en rien provocateur ou moqueur. Il venait de trouver une partenaire d'échange d'idée intéressante, Zacharias adorait débattre et pousser les choses à leurs limites pour trouver des réponses. Par contre, elle lui servait de la propagande et du réchauffé qu'il avait déjà entendu et qu'il savait être en partie appuyé sur des paralogismes. Il était peut-être un réfugié des camps et il n'avait peut-être pas eu l'éducation des 'bons enfants tadryens', son père n'en avait pas moins fait le nécessaire pour qu'il ne soit pas en retard sur le monde qui évoluait tranquillement autour d'eux. Ce qui l'amusait par contre, c'était à quel point la réponse fournie n'avait aucun lien avec la question initiale qu'il avait soulevée. Il avait donc visiblement encore des difficultés à s'exprimer et il n'avait pas été clair dans son discours avec l'administratrice de son côté. Quand elle eut terminé, il prit quelques secondes avant de répondre sans la moindre arrogance.

« Je comprends bien votre point, madame Lawson, et je ne dis pas que la ville est ainsi pour le plaisir ou pour faire du tort. Je ne parle pas du gouvernement non plus. Certes la ville répond aux décisions du gouvernement et le gouvernement se veut être la représentation du peuple, je ne nie rien de cela. Mais, la ville à une personnalité et une nature qui lui est propre, résultante de l'activité globale des micro-organismes la composant, soit nous tous. L'humanité et la personnalité sont également deux choses indépendantes. Vous avez été modifié physiquement, soit, mais en effet cela n'affecte rien à votre humanité ni même votre personnalité. Les gens à Tadryon sont humains, mais confondre humanité et personnalité revient à prendre une foule de raccourcis trompeurs.

Je n'ai également jamais parlé des réfugiés ou que ce soit un fait n'arrivant qu'aux réfugiés. J'ai même tendance à dire que c'est le contraire, les réfugiés ont tendance à se montrer plus difficiles pour la ville à absorber leur personnalité, parce que la vie dehors comme vous le dites bien est différente d'ici et amène à se bâtir intérieurement de manière différente. Et dire que les réfugiés sont envoyés dans l'Armée est très réducteur. Des réfugiés font autre chose et rejoignent la Corporation ou la Compagnie à leur guise. J'ai choisi l'Armée librement et j'en suis heureux, tout comme je suis le premier à défendre la nécessité de la conscription et de garder les portes fermées. La ville ne tolérerait pas qu'un organisme extérieur la prenne d'assaut, je ne suis pas stupide contrairement à votre perception de mon enfance, madame Lawford. »


Il avait bien compris la comparaison boiteuse et sans fondement de l’administratrice et il n'y voyait qu'une forme de plus de sa propension à la propagande et à la volonté d'afficher la prestance des grands pour se montrer en contrôle. De son côté, Zacharias n'avait aucun besoin de la confronter sur ce point et il pouvait bien continuer de la laisser se leurrer elle-même dans son impression de grandeur. Quand on avait besoin d'asseoir son contrôle aussi précairement, c'était parce qu'en fait le contrôle n'était relatif qu'à la bonne soumission du subordonné. Certes, elle avait le pouvoir de le retourner dans les camps s'il se montrait inadéquat, mais c'était encore là une forme de contrôle précaire montrant qu'elle n’avait pas le contrôle. Un vrai leader n'avait pas besoin de recourir à d'aussi extrêmes mesures en première solution. Du reste, elle était un peu l'exemple de ce qu'il parlait en même temps. Elle qui clamait son humanité et tout le reste, sa réponse préprogrammée de propagande populaire était un des exemples que Zacharias avait en tête en pensant à ce que la ville infligeait à ses occupants. Mais, il n'allait pas relancer la question, il savait que de démêler tous les paralogismes que la jeune femme avait installés comme protection autour d'elle ne se ferait ni rapidement ni à son avantage.

« Je vous suis jusqu'au palais alors, madame Lawford. Je vous remercie également de l'aide que vous m'apportez. »

Encore une fois, son ton était neutre, sans arrogance ni sarcasme. Il était sincère. Zacharias était un penseur malgré sa vocation de soldat et il était capable d'avoir un débat enflammé et passionné avec une personne pendant des heures, pour finalement reprendre une activité d'équipe normale et sans aucune animosité dans la minute à suivre. Pourquoi un penseur voulait faire carrière dans le métier des armes? Aller savoir. Zacharias avait toujours été une bête noire, un marginal ... même parmi les marginaux qu'étaient les survivants des camps de Varosha. Mais, à tout le moins, il vivait bien avec lui-même et était satisfait de sa vie, alors ça lui convenait. Il n'avait pas besoin de ce prestige que recherchait et affichait tant l'administratrice, ni de la gloire ou la vitrine qu'était les capes écarlates ou même le réseau social immense des gens sociable. Il était lui-même et authentique dans ses incohérences et cela avait plus de valeur à ses yeux que de mettre un masque.

De son pas martial et souple, il suivit la femme jusqu'au palais en silence. Il voyait bien une fois à l'intérieur du palais qu'elle tournait le regard vers lui régulièrement pour s'assurer qu'il ne lui fausse pas compagnie. Toujours fidèle au rendez-vous à chaque regard, il se contentait de suivre jusqu'à la destination en continuant de cogiter sur une foule de dilemmes moraux divers et sans importances. Sinon, son regard était toujours à l’affût, comme à l'extérieur de la moindre menace qui pouvait surgir. La survie avait toujours été une affaire de préparation et de vigilance pour Zacharias, même à Tadryon il ne pouvait se défaire de cette survigilance. Quand Mélania ouvrit la porte, il passa le cadre et entra dans la pièce. Il regarda le fauteuil que lui désignait la conseillère et il parcourut rapidement les lieux du regard avant de s'y asseoir. Silencieusement, il attendit la suite des choses.


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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Mar 13 Juin - 18:28

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❝ Un nouvel ordre mondial jaillira des savants de notre cité, l'humanité survivra.  ❞AdministrationTel un magistrat trônant dans la salle d’audience, Lawford pris partit de s'asseoir une fois l’intéressé installé. La rhétorique allait finalement pouvoir prendre pleinement sa place. Déposant le dossier de Deost sur le bureau, l’administratrice récupéra son propre assistant personnel informatisé. Il était notable qu'il était probablement connecté a l'ordinateur central du bâtiment, et donc, aux différents capteurs biologiques. Mais un secret doit resté un secret, et son usage restera lui aussi dissimulé. Si tant bien est qu'un usage concret en sera fait par la fonctionnaire.

« Répondez comme si vous étiez citoyen. Et surtout, ne mentez pas. Si vous le faites, je le saurais, et vous vous doutez de l'issue du test si c'était le cas. Notez également que vous ne serez pas interrompu.

Commençons. »


Récupérant la fiche type du questionnaire psychologique, qu'elle connaissait de toute façon par cœur, la récitation suivante ne sera qu'une suite de questions appuyée par un langage verbal soutenu. Et peut importe la réponse, elle ne bronchera pas, et continuera l'exécution du test. Bien sûr, chaque réaction physique de Deost sera étudiée, a la fois par les connaissances en psychanalyse de la fonctionnaire, mais aussi par des études biologiques, comme le rythme cardiaque ou la respiration, via les systèmes environnementaux de la pièce, raccordés a l'assistant personnel de Mélania. Il est fort probable, sauf capacités peu commune de dissimulation, qu'un mensonge soit reconnu.

Elle débutait donc son récital :

« Bien, on commence par des questions simples. J'attend quand même des réponses avec de l'argumentation, autant que possible.

Que vous inspire Tadryon ? Pourquoi vouloir devenir citoyen ? Et vous êtes prêt à vous soumettre à une autorité supérieure, celle du gouverneur et de nos dirigeants ? De participer activement, et a vie, a la gloire de la citée Azurée ? Et finalement, décrivez vous le plus précisément possible, de la naissance a aujourd’hui. »


Au fur et à mesure des réponses apportées a la première série de questions, des notes étaient écrites par Mélania sur un simple fichier électronique. Il est plutôt difficile de savoir qu'elle opinion elle cache, derrière son fin sourire et un semblant d'air jovial. Mais très certainement était-elle 'réglo' dans sa transcription de la réalité directe et indirecte. Dans tous les cas, les écrits seront transférés sur le dossier du conscrit automatiquement, a la fin de l'examen.

« Seconde série, un peu plus difficile, mais il sera demandé des réponses simples et concises.

Que pensez-vous de la guerre contre les évolués ? La technologie doit-elle s'adapter à la nature ? Ou le contraire ? Cela nous conduit à la cybernétique, qu'en pensez-vous ?

Croyez vous avoir des troubles psychologiques graves ? Névroses, psychopathie, ou autre ? »


Il était temps de la dernière épreuve, c'est une fois que les réponses précédentes auront été apportées, que Mélania affichera une image de taches symétriques dans un ordre fixé sur son assistant personnel, avant de le montrer à son patient.

Voici l'image en question.

« Que voyez vous ? »

Des tueurs, des hommes et des femmes avec des chocs psychologiques qui les rendent fous, vous ne savez jamais vraiment sur quoi vous tombez. Parfois, les tests suffisent à déceler suffisamment tôt les comportement déviants, d'autres fois, malheureusement, seul l'acte fait preuve. Quoi qu'il en soit, le test terminé, elle remplira le dossier de Dost, apposant sa signature, avant de lui tendre de nouveau, lui laissant le loisir de lire les résultats.

« Voilà, du reste, je ne peux pas vous aider. Ce sera tout ? »

~586 mots.

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Un dossier + Un conscrit = Beaucoup de maux de tête - ft Akira Hammond (Mélania Lawford-Oswald) Mar 13 Juin - 23:55

Zacharias n'était pas stupide et il savait très bien qu'il était analysé par bien plus que seulement l'œil humain. Il pouvait le sentir par une foule de détails et par le fait que la rencontre avait un lieu précis pour se faire. Mais, de toute façon, il n'était pas inquiet, car il n'était pas un menteur. De toute façon, s'il mentait, l’administratrice allait le voir dans son regard instantanément, alors il serait honnête comme toujours, pour le meilleur et pour le pire. Il espérait que, pour une fois, ce ne serait pas trop pour le pire. Il laissa donc la femme prendre place et installer tout le nécessaire pour le questionnaire en silence et sans broncher, regardant par la fenêtre pour un peu augmenter son impression de liberté. Zacharias n'était pas fait pour rester à un bureau entre quatre murs et c'est pourquoi la vie de soldat lui convenait bien. Les récupérateurs auraient également pu être un bon choix, mais il ne pouvait se résoudre à rejoindre la guilde, préférant un travail qui le rapprochait plus des objectifs de vie qu'il cherchait à atteindre avant de rejoindre la tombe.

Quand Mélania fut prête à commencer, il hocha simplement la tête pour lui montrer qu'il était à l'écoute. Il reporta également son regard dans celui de la femme et le soutint tout au long de l'entrevue, démontrant clairement qu'il ne fuyait à aucune question et assumait l'intégralité de ce qu'il disait. La mention selon laquelle l'administratrice s'attendait à des réponses complètes et développer le fit sourire. Ce n'était certainement pas ça qui allait lui causer des soucis et il n'aurait aucune difficulté à remplir la demande. Malgré tout cela, il ne pouvait s'empêcher de s'ennuyer de l'Académie et de la vie qu'il aurait dans l'Armée, loin de tous ces tracas de paperasses et de manigances politico-bureaucratique qui lui puaient au nez. Il était néanmoins content d'avoir suivi son instinct et d'avoir accepté l'aide de Mélania pour en finir le plus rapidement possible. Il écouta attentivement les premières questions et sourit légèrement. Des questions prévisibles et qui n'avaient rien de bien sorcier.


Réponses 1:
 

Zacharias ne se souciait pas des notes que prenait Mélania. Elle pouvait noter tout ce qu'elle voulait, c'était elle qui faisait l'évaluation après tout. Sa posture droite de soldat n'empêchait pas le fait que sa voix était calme et sereine, avec un visage plutôt ennuyé et désintéressé. Ses yeux étaient les témoins de la transparence de ses propos et indiquaient bien que malgré son non verbal un peu déconnecté de l'évaluation en cours, il y consacrait bien son sérieux. Son nom verbal était bien plus en lien avec le fait qu'il ne ressentait ni crainte ni pression par rapport aux questions qui lui étaient posées. Pour ce qui était de sa vie, il n'avait rien à cacher; mais il n'allait pas non plus prendre des heures à faire un compte-rendu détaillé de tout ce qu'il avait vécu et il n'allait pas faire exprès de mettre de l'avant les comportements qu'il savait mal vus par les Tadryens qui ne comprenaient pas la vie hors des murs. Quand on vivait dans la jungle, on vivait comme la jungle le dictait et Zacharias ne regrettait rien de ce qu'il avait fait et n'avait honte de rien. Il ne voulait pas non plus se heurter à des gens 'bornés' suite à leur vie et leur éducation 'supérieure'. Il répondit à la deuxième série de questions du tact au tact, comme la première.

Réposes 2:
 

Il avait gardé la dernière réponse à son strict minimum pour éviter que des sarcasmes lui mettent les pieds dans les plats. Il trouvait cette question ridicule et se demandait si des gens déclaraient régulièrement de tels troubles. En plus que s'il avait un tel trouble, il aurait été diagnostiqué par l'Académie bien avant qu'on lui pose cette question ici et maintenant. Enfin, Mélania ne faisait pas le questionnaire, elle se contentait de le faire passer, alors elle n'avait pas de contrôle sur ce point. Quand elle lui montra l'image en lui demandant ce qu'il voyait, il observa la tâche rapidement en haussant les épaules. Il aurait été tenté au premier abord de dire 'une tâche', mais il trouvait également la forme semblable à l'image d'un animal qu'on lui avait déjà montrée. Après, est-ce que l'animal existait réellement ou s'était-on moqué de lui, il ne pouvait pas le savoir réellement.

" Un arraya. "

Il laissa la femme compléter ses notes et le dossier du questionnaire qu'elle venait de lui passer. Quand elle lui remit son support avec une copie du dossier qu'il pouvait lire, il en déduisit qu'il avait réussi l'évaluation, sinon elle lui aurait certainement mentionné qu'il devait faire face à une expulsion ou des procédures quelconques. Il lut en diagonale le tout et confirma la mention comme quoi tout était correct pour la suite. Quand l'administratrice lui demanda s'il avait autre chose à valider avec elle, il n'eut besoin que de quelques secondes de réflexion pour évaluer tout ce qui pouvait lui rester de problématiques et conclure que non. Si elle avait eu compétence en autre matière, elle lui en aurait parlé, il devrait donc faire le reste par lui-même avec l'Académie. Et puis, même si Mélania n'avait en rien été déplaisante ou désagréable, il n'en restait pas moins que Zacharias n'était pas dans son élément ici dans un bureau dans une tonne de paperasse. Il commençait à avoir hâte de sortir de cet environnement et il n'allait pas prolonger son séjour dans le palais pour rien. Du reste, Mélania et lui ne seraient probablement jamais très proches suite à la personnalité mondaine et propagandiste de celle-ci, alors Zacharias ne sentait pas le besoin de s'attarder plus.

« Je crois que c'est déjà un bien meilleur départ que mes dernières tentatives. Merci pour l'aide que vous m'avez consentie, madame Lawford. »

Encore une fois, son ton était respectueux et calme, l'ancien réfugié toujours sincère dans ses propos. Reprenant son dossier et le rangeant avec fluidité, il se releva pour se rendre à la porte du bureau, puisque visiblement l'entretien était terminé et que l'administratrice allait retourner à ses tâches. En lui souhaitant une bonne fin de journée, Zacharias quitta le bureau et sortit du palais en sentant un soulagement certain en retrouvant l'extérieur. Maintenant qu'il avait une étape de plus de franchie, il pourrait essayer de résoudre le reste à nouveau. Il devait pour cela retourner à l'Académie et voir avec les responsables à qui s'adresser pour obtenir de l'aider. C'est donc vers l'Académie que se dirigea l'ancien réfugié.

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