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 IV. Us & Coutumes

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Nasträlya
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Message(#) Sujet: IV. Us & Coutumes Mer 25 Mai - 13:58




Société



Nature & Respect

La Nature est vue comme une entité à part entière, à la différence qu'elle ne vit pas comme ceux qui la peuplent. Elle est un Tout qui enveloppe les êtres vivants, les phénomènes qui ne respirent pas tels que la pluie ou le vent, elle est une symbiose entre les matières et ce qui est invisible. Les Fils et Filles d'Ohibaan la respectent et la choient, car elle est celle qui influence le monde.

♦ La chasse & la pêche ♦
La mort d'un être vivant n'est tolérée que dans le cadre de la survie au sein du village (matériaux, alimentaires, etc...) ou lorsqu'une vie est en danger. Ainsi, il est interdit de maltraiter un animal ou de s'adonner à une pêche et chasse abusives. Dans le cas contraire, et si vous êtes attrapé, vous écoperez d'un bannissement pur et simple au sein du Désert Pourpre.

♦ Les Plantes ♦
Les plantes sont considérées comme une forme de vie qui est un prolongement de la terre elle-même. Une fleur n'est qu'un tout petit morceau du monde qu'il faut protéger, mais elle est aussi ancrée dans la terre, elle s'abreuve de la pluie, elle fait partie d'un cercle de vie qu'il ne faut pas briser. Ainsi, il est interdit de cueillir une fleur, une plante, etc... si l'acte en lui même fait mourir le végétal ou si ce n'est pas pour la survie du groupe (médical, potion, etc...).  Dans le cas contraire, vous serez contraint de passer quelques jours au sein de la forêt d'Hanaamu, sans aucune aide extérieure afin de comprendre le sens même de la Nature et de son cercle de vie.

♦ Les Êtres humains ♦
La Nature a autre fois eut le désir d'éteindre toute forme de vie humaine, cependant, elle a donné à certains le don de pouvoir la protéger. Au sein de la petite communauté minoritaire, il est important que chacun s'entre-aide. Chaque enfant grandit en apprenant que la famille va au-delà des liens du sang. Tout comme la Nature, le terme de Famille n'est qu'un mot pour désigner un Tout, celui qui enveloppe les Fils et Filles d'Ohibaan, quels qu'ils soient.  

♦ Les Phénomènes Météorologiques ♦
Aussi acide que soit la pluie, aussi brutal que le vent puisse être ou aussi bruyant qu'un éclair frappant le sol, ces phénomènes font partie du cercle naturel du monde. Ils sont perçus comme un avertissement de ce qui peut arriver si l'on se détourne de la Nature. Noyé dans une eau acide, brûlé par la foudre, sont autant d'armes à utiliser contre les Impurs que d'avertissement donné à chacun d'eux.  



Sexualité & Naissances

La sexualité au sein du peuple est une notion rimant avec Amour. L'Amour est un terme qui n'est pas restreint à deux êtres désirant passer sa vie ensemble. C'est un mot qui symbolise ceux qui s'aiment, quelque soit leurs degrés d'amour les uns envers les autres. Donner son être, c'est partager toutes les émotions, les sentiments envers l'autre, qui ne sont pas explicables par les mots. Donner son corps peut être signe d'un remerciement, d'un désir d'aller plus loin avec le(s) partenaire(s), de toute chose qui tienne à cœur. L'union est donc quelque chose de symbolique tout en étant une source de plaisir qui n'est en aucun cas tabou. Cependant, c'est un acte qui est réservé après la célébration de l'Envol de l'enfant et donc qui passe à l'âge adulte. Il est important d'être en phase avec soi-même avant de se projeter dans une quelconque symbiose. Le corps est ainsi quelque chose de respecté, autant par les femmes que par les hommes. Le respect de ce corps ne passe pas nécessairement par la douceur ou la pudeur, mais par le consentement de chacun dans l'acte charnel. Au sein d'êtres de même sang, la symbolique est désexualisée pour n'être qu'un frottement de nez et de joues. La fidélité tel que nous l'entendons est également propre à chacun, ceux jurant fidélité à un être, désexualise leur marque d'Amour envers les autres, tout comme ceux du même sang.  

Les Naissances au sein du peuple sont vécues comme un grand événement, cependant, si les naissances entre Fils et Filles d'Ohibaan ne posent aucun problème particulier, des malformations ainsi que des mort-nées peuvent apparaître de l'union avec un(e) Spectre ou avec un(e) Tadryon. Les Spectres étant inconnus au sein du peuple, il est aisé de croire que ce sont tout simplement les naissances qui posent problème. Ainsi, les malformations ou les mort-nés sont considérés comme une régulation naturelle de la Nature, pour ne pas que le peuple prenne trop de place en son sein et qu'il ne la détruise pas.


Les Dérives

Les dérives sont le plus couramment faites par ceux dont l'humanité fuit vers une nature plus dangereuse. Les Zoologistes sont le plus souvent pointés du doigt pour des actes plus violents tels que les agressions dans la vie de tous les jours, l'acte charnel étant également plus sauvage que la plupart des Fils et Filles d'Ohibaan. Le respect du corps est ainsi une notion que les Zoologistes bien avancés peuvent bafouer. Dans le cas d'une dérive grave avérée (meurtre, viol etc...), un bannissement est fait au sein du Désert Pourpre.    


Survie

La Survie au sein du peuple est une notion importante. Il ne possède pas d'armes adéquates pour se défendre de Taryon, mais la Nature lui a donné tout ce qu'il faut pour les repousser loin de sa frontière. Détourner la Nature sera l'atout du peuple.

♦ Autours du village ♦
Les Bleutées ne sont pas censées pousser au sein de la forêt. Cependant, vous pourrez y voir un champ tout autour du village. Implantées ici pour pouvoir percevoir de jour comme de nuit les intrusions de l'ennemi. Ceux qui feront vibrer la terre de leurs pas, feront scintiller ces fleurs, montrant au peuple l'endroit à attaquer.

L'idée de s'installer au sein d'une forêt réside dans le fait que les tirs de Tadryon ne sont efficaces qu'en milieu dégagé. Ici, les Fils et Filles de l'Ohibaan peuvent éviter d'être blessés en courant en zigzag derrière les énormes troncs d'arbres.

♦ Dans les arbres ♦
Si l'ennemi franchit le champ de fleurs, il suffira de déverser les Bagours remplies d'eau acide afin d'attaquer leurs armures et les peaux dévoilées. Accrochés également aux rambardes du village.

♦ Au sein du village ♦
Si l'ennemie arrivait à se hisser dans les arbres de plusieurs mètres de haut, les bêtes des élevages seraient tout simplement relâchées. Les animaux, de paire avec les Hommes, arriveraient sans aucun doute à faire fuir l'ennemi.        


Secret & Trahison

S’il y a bien des secrets au sein du peuple, ceux-ci sont tenus de rester dans le silence afin de ne pas parvenir aux oreilles de leurs ennemis.

♦ La Transmission du Savoir ♦
Les connaissances sur le monde sont un secret bien gardé du peuple. C'est pour ainsi dire: leur force. Il est vigoureusement interdit de parler de ceux-ci à Tadryon, même sous la torture. Une stratégie s'est donc mise en place où chaque membre contraint de dévoiler ce secret se donnerait automatiquement la mort s'il se sait prêt à céder. Si le suicide peut paraître invraisemblable pour d'autres peuples, la notion de Mort est à nouveau une notion d'unicité et n'affecte pas le peuple comme une perte (cf: Croyance). Ainsi, se donner la mort, c'est s'offrir à la Nature. Dans un cas comme celui-ci, c'est une mort nécessaire afin de la protéger.

♦ Trahison du Savoir ♦
Dans le cas d'une tentative de trahison, le coupable est rendu à la Nature. Contraint de mourir au sein du Désert Pourpre.

Note: Trahir le savoir est une situation très rare.



Le concept d'Ohibaan

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Ohibaan n'est plus un nom. En dehors du peuple c'est un personnage que l'on peut croire immortel et c'est à peu de choses vrai. Ohibaan est un concept, une transmission des prédécesseurs et du désir de protéger les siens. Ohibaan ne meurt pas, mais il change de peau. À l'Ascension, l'homme, ou la femme, renonce à son nom et son prénom, puis endosse l'appellation d'Ohibaan, le/la protecteur(trice) du peuple.  



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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: IV. Us & Coutumes Mer 25 Mai - 14:02




Coutumes



L'envol

L'Envol symbolise le passage de l'enfance à l'âge adulte. La crise d'adolescence est un concept qui n'existe pas au sein du peuple, il n'y a pas de place floue entre ces deux mondes. Il y a de ce fait: l'enfance qui se situe de la naissance jusqu'à l'âge de seize ans et l'adulte. La cérémonie de l'Envol consiste à faire comprendre à l'enfant le monde qui l'entour, mais aussi à se connaître, par ses propres moyens. Connaissant les règles, leur mode de vie, mais aussi sachant tenir une arme, ils laissent l'enfant dans la forêt d'Hanaamu durant quelques jours. Celui-ci doit vivre par ses propres moyens sans aucune aide extérieure, sentir la Nature, la saisir, mais aussi se comprendre et se percevoir.

Cette procession se fait à l'âge de seize ans et dure sept jours. Si l'enfant réussi, alors il entre dans le monde de l'adulte, chacun le verra et le traitera comme mâture. Il pourra ainsi avoir son propre foyer s'il le désire. S'il échoue, alors la cérémonie recommencera l'année suivante, jusqu'à ce que l'enfant soit prêt à survivre seul. Lors de ce passage, qui se fait au cas par cas, certains sont affectés afin de surveiller l'enfant dans son périple dans le but qu'il ne meurt pas. Cependant, il leur est interdit d'intervenir, sauf si la vie de l'enfant est en danger. Ils sont ainsi choisis par l'Ohibaan avant le départ de l'enfant et ne se montrent que s'ils doivent intervenir. Ce sont ceux qui lui son proche qui l'emmène au sein de la forêt d'Hanaamu, le plus souvent la famille de sang ou la famille hébergeante. Au retour de l'enfant, si l'Envol est réussis, les proches peuvent faire une fête en l'honneur du nouvel adulte.    


L'Ascension

L'Ascension se fait lorsqu'Ohibaan sent que sa mort est proche. Il choisit alors quelqu'un pour lui succéder, souvent désigné avec l'aval du conseil et du peuple. Lorsque ceci est fait, la mort d'Ohibaan est préparée en même temps que le Dernier Devoir (cf: plus bas). Suite à sa mort, l'Ascension peut réellement commencer. La demeure d'Ohibaan est investie afin de la préparer à l'arrivée du nouveau meneur. Le village se réunit sur la place du Pendiller et les premières paroles de l'élu retentissent pour prêter serment. L'individu abandonne alors son identité et prend le nom d'Ohibaan. Le soir précédent l'Ascension, une fête a lieu en l'honneur du nouvel Ohibaan et du Shemtri de l'ancien (cf: croyance)  


la Grande Insurrection

A ses débuts, le peuple était attaqué de toute part. Perdu dans un monde qu'ils n'avaient jamais pris la peine de connaître, pris au piège dans un environnement qu'ils avaient combattu pensant qu'il n'y avait qu'une solution pour survivre. Ils s'établirent difficilement, avec à leur tête Ohibaan, le premier des meneurs. La réalité résidait dans le fait que le tout premier Ohibaan était déjà prêt à laissé son corps à la Nature, avant même que le village ne soit entièrement construit. La nourriture manquait, l'eau aussi, les Hommes étaient à bout de force, mais il choisit tout de même son successeur, conscient qu'un meneur était essentiel pour la survie du groupe. Le lendemain suivant son choix, il mourrait. Ce fut le jeune homme qui décida d'endosser son nom et son fardeau, créant ainsi l'Ascension telle que nous la connaissons.

Son successeur, un jeune homme, abandonna son identité pour endosser le rôle d'Ohibaan. Plusieurs années passèrent et il n'eut pas de mal à asseoir son autorité, néanmoins, certain voyait d'un mauvais œil le jeune âge de l'homme, ne le trouvant pas assez fort pour les représenter. Très vite, tandis que la fatigue affligeait tout le petit peuple, deux groupes se formèrent: les insurgés qui voulaient asseoir un homme plus puissant, capable de guider la société établie vers la prospérité, et ceux qui lui restèrent fidèles. Une guerre civile éclata ainsi au sein du village. La fatigue, la jalousie, la prétention furent les raisons de ce soulèvement et non les allégations qui furent clamées haut et fort. Les Insurgés furent écrasés, les vivants envoyés au sein du Désert, créant les premiers Bannis du peuple, tandis qu'Ohibaan repris sa place.

Une fête naquit alors au sein du peuple. Des festivités sous le signe de la prospérité et de la paix. Elle rappelle à tous les conséquences de la haine et de la destruction. Lorsque ce jour vient, il se prépare toute la journée et se vit toute la nuit. Des pierres bleues sont disposées dans tous les recoins du village, la nourriture y est abondante et un grand feu bleu est disposé dans la salle commune. C'est un jour où les Shetra et Shemtri (cf: croyance), l'équilibre du monde, sont rappelés par Ohibaan. Après cela, la nuit continue de façon totalement libre, entraînée par le rythme de la musique.    


Le Dernier Devoir

Toute mort se prépare. C'est un voyage où le retour n'est pas possible. Le Dernier Devoir permet de tout dire avant de mourir. Être honnête avec ses enfants, avec son peuple ou avec ceux que l'on aime. C'est faire la paix avec son Shetra avant de partir, mais aussi permettre aux autres de pardonner, de ne pas se refermer dans une illusion de Shemtri (cf: croyance). Le lien est ainsi maintenu, car il n'y a pas de grand secret entre les êtres, et s'il y en avait un, lorsque l'individu meurt, le voile est levé.

Si la mort est quelque chose de difficile à prévoir dans certains cas, il existe un lieu, au sein de la demeure où les derniers mots du défunt sont écrits. Un guerrier doit par exemple maintenir à jour ce petit carnet, afin que ses dernières paroles ne soient pas oubliées. Si les secrets doivent être levés pour un bon maintien du groupe, il faut également que les tendresses y soient écrites, comme le dernier "je t'aime" à une femme ou un homme aimant(e). Le Dernier Devoir, c'est de dire adieu à ceux à qui l'on tien, que ce soit de manière écrite ou avant son dernier soupir.

Note: La cache peut varier et peut être trouvée par quelqu'un qui n'est pas le propriétaire du carnet. Cependant, il est interdit de l'ouvrir avant la mort du propriétaire. Manquer à ce devoir c'est peut-être se voir bannir du village si vous vous faite attraper et suite au vote du conseil.


les Tatouages & leur signification

Un tatouage permet en un coup d'œil de connaître la personne que l'on croise, de savoir ses méfaits, mais également ses convictions et ses actes d'héroïsme. L'endroit choisi n'est pas anodin. Cela fait partie de la coutume du peuple et le premier tatouage se fait après l'envol. Les premières convictions sont encrées dans la peau, choisis par le nouvel adulte lui-même, et discuté lors du conseil afin que la signification soit le plus proche de ce qu'il est réellement. Cependant, même si se faire tatouer comporte des codes, par delà cette réglementation, il n'en reste pas moins une symbolique personnelle.

Le visage: Signe très distinctif au sein du Village, c'est celle de l'activité de l'esprit. Philosopher, penser, rêver... tout ce qui touche l'esprit et qui tend à l'appliquer dans la vie de tout les jours.  

Le cou: Souvent synonyme de colère intérieur, de ce que l'on ne désire pas, des choses qui pourraient mettre à mal la Nature ou encore les méfaits faits par l'individu. Les Bannis ont ainsi sur le cou les méfaits qui leur ont valu d'être exilés, mais certains ont aussi le sigle Tadryen tatoué afin de crier leur haine à la vu de tous.

La clavicule & les bras: Symbole de la volonté et de la force, c'est un lieu très prisé des Varshä.

La poitrine & le ventre: Un endroit ayant une symbolique familiale mais aussi un désir intense de reconstruire ce qui a été perdu, comme par exemple: le monde.

Le dos: Synonyme de ce que l'on ignore, il est le monde de l'énergie froide: les Shemtri.

Les poignets: Synonyme d'emprise et/ou d'un désir de liberté, ce sont souvent ceux ayant de fortes têtes au sein de la tribu qui en sont dotés. Cependant, les arrivants dans la tribu, vont pour la plupart se faire tatouer le sigle Tadryen afin de marquer leur emprise de cette ville en eux et le désir de, peut être, s'en défaire.

Les mains: Synonyme de l'activité manuelle et/ou physique, mais également de fraternité, c'est un lieu prisé des Varshä.

Les jambes : Symbolique du désir, c'est ici que son gravé les envies les plus enfouie, comme par exemple le fantasme de voir un monde uni et en paix.

Les chevilles & les pieds: Synonyme d'origine et de racine, ce sont les individus qui sont encore à la recherche d'eux-même ou qui ont le désir de ne faire qu'un avec la nature, de s'enraciner avec elle.

Le tatouage uni [ ex: si deux parties sont faites sur chaque jambes, mais que les rassembler fait un seul et unique tatouage]: l'union est une symbolique assez rare, puisque qu'elle est souvent vue comme un mal de par la tribu. Cependant, elle est n'est pas interdite. Elle symbolise le plus souvent l'union de deux êtres, comme celui de deux frères ou sœurs, d'un amant etc... L'union d'un tatouage est considérée comme une attache oppressante, pouvant rendre malade l'individu ou pire, le tuer [Exemple: la mort du frère que le tatouage symbolisait, menant au suicide de celui qui était tatoué.]

Le tatouage symétrique ou quasi symétrique [ex: Deux moitiés de cercle sur les avants-bras formant un cercle entier à leur approche.]: Une signification par delà les deux significations de base. Deux significations formant ainsi une troisième en les liants. C'est un stratagème assez courant qui consiste, non pas à tromper, mais à compléter les autres symboles. Ainsi, si d'un coté vous portez une symbolique de Tadryon et de l'autre de la tribu en un seul trait quasi identique, en les liant, vous aurez la symbolique de la paix dans le monde. Ce qui signifie que si la tribu arrivait à prendre le pas sur Tadryon, l'équilibre de la terre pourrait enfin exister.

Le tatouage fluorescent: crée à partir de Bleutées, c'est un tatouage caractéristique des personnes oscillant entre diverses forces de caractère, souvent tatoué sur les peaux des Zoologistes, tantôt civilisé, tantôt bestiale. Si le tatouage en plein jour ne se voit pas, c'est lorsque l'obscurité vient qu'il se dévoile.
Note: Si vous vous baladez la nuit sans cacher vos tatouages par des vêtements ou autre, vous risquez d'être plus facilement détectable. C'est un tatouage choisi dès le départ par la communauté après l'Envol, afin de marquer les personnes relativement dangereuses. Au sein du peuple, c'est une bénédiction tout comme une malédiction. Vous êtes considérez comme plus proche de la Nature que quiconque, mais également plus éloigné de la civilisation.
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Message(#) Sujet: Re: IV. Us & Coutumes Mer 25 Mai - 14:03




Croyances



Mère Nature

Ancrée en chaque chose, créatrice du Tout, elle est une entité dépourvue de corps. La Nature est tout ce qu'ils peuvent voir, animé par la vie, immobile, car démunie de Shetra. Elle est aussi celle qui les constitue, celle qui influence l'énergie débordante de chaque être. Elle est également celle qu'ils ne peuvent pas voir ou même entendre, comme le vent, les sensations, les émotions. La Nature a ainsi pourvu chaque chose de deux Forces.

♦ Les Forces♦
Pour les Fils et Filles d'Ohibaan, il existe une force appelée: Shetra, qui est une force chaude. C'est une force qui fait ressentir la vie, qui se dégage du vivant. Chaque être pourvu de sang ou de sève se voit pourvu d'un Shetra. Cette force est couramment appelée: Énergie. Ce flux irradie littéralement autour du corps ou autour du végétal et il peut être ressenti par un autre. Ceux n'en étant pas pourvus ont un Shemtri, c'est une force froide qui ne peut être ressentie par ceux possédant un Shetra, si ce n'est dans son équilibre (les pierres, la terre, etc...).

♦ Le Rejet des Forces ♦
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les deux forces ne s'opposent pas. Elle se complètent, car l'une marque le vide, tandis que l'autre remplit ce néant. En revanche, deux êtres vivants peuvent se rejeter via leur Shetra. L'énergie est quelque chose de partageable et c'est un signe d'Amour, de complicité que de le faire. Néanmoins, le Shetra peut se retirer, comme absorbé, et ne plus irradier de l'être. Ainsi, l'énergie devient néant pour l'autre, un semblant de Shemtri, même si ce vide n'est qu'une illusion et qu'il ne peut être comblé.

♦ Le Partage des Forces ♦
Synonyme de tout ce qui est dans le lien, tel que l'amitié, le désir, la complicité, etc... c'est un privilège que de ressentir le Shetra de l'autre. En se mélangeant, ils forment une unicité qui fortifie le lien déjà établi.  


Note: Les Forces sont à comprendre d'un point de vue psychologique et non d'un point de vue scientifique. C'est un semblant de pulsion de vie qui œuvre donc pour le lien (Shetra) et les pulsions de mort qui visent à la désunion, à la destruction du lien, que ce soit entre les êtres ou avec soi-même (Shemtri). Ce qui signifie que le mélange d'un Shetra peut être cette complicité avec cet(te) ami(e) que vous n'expliquez pas, car ce ne sont que des ressentis, c'est lorsque que vous vous ouvrez à l'autre, que vous vous acceptez tel que vous êtes avec lui/elle. Le semblant de Shemtri ressenti par un être vivant peut être ce vide intérieur qu'il est possible de ressentir, mais aussi lorsque vous croisez quelqu'un avec qui vous refusez d'établir un lien, de ne pas percevoir l'autre, d'avoir le désir de le détruire.

♦ La Mort d'un Shetra ♦
Si les Shemtri ne disparaissent jamais, car non constituants, les Shetra se dissipent à la mort de l'être. Il devient ainsi un Shemtri, car le lien tel qu'on l'entend n'est plus possible avec le monde des vivants. Les Shetra et les Shemtri étant deux forces qui s'attirent, ils viennent ainsi se mélanger, créant ce lien que l'on nomme: le lien du défunt. L'être décédé sera ainsi pour toujours et à jamais avec ceux qui sont encore faits de sang et de chair.  

La Nature est donc toutes ces énergies, toutes ces choses qui parsèment le monde. Elle est présente partout, ressent tout, voit tout, c'est une entité omniprésente. C'est également l'équilibre entre les Shetra et les Shemtri, car c'est l'augmentation du néant qui a détruit la terre des siècles auparavant, lorsque les Shetra se sont faits rares et que les Hommes étaient pris au piège dans un semblant de Shemtri. La destructivité ne doit jamais corrompre le cœur des Humains, c'est ainsi que la Nature est respectée.    


La Mort

La Mort est une notion qui n'affecte pas le peuple au même titre que les autres peuples. Ce n'est pas une perte, ce n'est pas source de souffrance, c'est un retour aux sources, car un retour à la terre et donc vers la Nature. Mourir, c'est un long voyage qui se prépare. C'est un pèlerinage afin de faire retour sur sa vie, sur ce que l'on a entrepris, sur ce qu'on laisse derrière soi. Afin de partir, il faut être en paix avec soi-même et ne pas se battre contre le temps qui nous mène à la Mort. C'est se laisser porter par l'instant et ne pas lutter contre lui. Ainsi, nous sommes tous égaux dans la Mort, Tadryon, Spectre, Fils et Filles d'Ohibaan, c’est elle qui unit tout les peuples. Celle-ci n'est donc pas une fatalité, c'est un retour aux sources où l'âme de chaque être peut se sentir autour de soi. Elles sont dans les pierre, le vent, la terre, et tout ce qui constitue le monde froid, entrelacé au Shetra.  

La Mort est ainsi acceptée par le peuple, il surmonte la peur qu'elle peut engendrer. Ne pas voir le décès comme une fatalité est l'un des enseignements les plus compliqués, souvent incompri des plus jeunes.

♦ Le corps ♦
Si le corps est récupérable, celui-ci est enterré afin de nourrir la terre et la flore. Le nouveau Shemtri né est alors célébré en plantant un arbre ou un parterre de fleurs sur son corps. Si le corps n'est pas récupérable, seul un arbre, ou un parterre de fleurs sont plantés tandis que son Shemtri est prié afin qu'il ne se perde pas en route, pour que le lien du défunt se fasse.

♦ Lieu des Shemtri ♦

À quelques centaines de mètres du village, vous pourrez y trouver un parterre de fleurs aux mille couleurs, ainsi que des arbres roses. C'est ici que les corps sont enterrés et les Shemtri priés.  



Le Désert Pourpre

Le Désert est source de nombreuses croyances, en particulier à cause de sa couleur rouge. Si bannir les individus en son sein peut être perçu comme un désir de les faire périr dans d'atroces souffrances, ce n'est pas le souhait du peuple. La couleur rouge du sable est vue comme une absorption des impurs qui s'y aventureraient, le sang même de ceux étant morts sur le sable. C'est un lieu de pardon où le corps est abandonné, où l'esprit est en errance. Nombreux sont ceux qui ne se sont pas résolus à mourir, qui essayent de survivre en attendant que leur enveloppe les abandonne, afin de rejoindre le sable rouge.

Mourir en ces lieux, c'est mourir seul. Contrairement à la forêt où tout autre lieu pourvu de végétaux en tout genre, le Désert est un territoire de désolation, ou rien ne pousse. Les Bannis ne méritent pas l'absolution de la Nature, ils ne font plus parti de cette unicité qu'elle symbolise, tout comme Tadryon, ce sont des traîtres qui sont rejetés du cercle de vie.

Note: Les Bannis rejettent, pour la plupart, leur propre religion, tout simplement parce que leur vie est en jeu. Ils ne trahissent pas leur ancien peuple pour autant, pour la bonne raison qu'ils détestent toujours viscéralement Tadryon. De plus, ils sont conscients qu'ils n’ont de place nulle par ailleurs, puisque rejetés de tous.
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