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 Comme le souvenir est voisin du remords ! - Citation de Victor Hugo [-16 ans]

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Comme le souvenir est voisin du remords ! - Citation de Victor Hugo [-16 ans] Dim 4 Juin - 5:35

Retour d'agression (21 ans)


Le temps passait lentement, mais Zacharias était patient et ses quelques compagnons aussi. De toute façon, l’attente était un désagrément bien futile à supporter en considérant l’objectif que c’était fixé la petite bande. Effectivement, le réfugié s’entourait uniquement de gens fiables et ceux qui étaient avec lui étaient les plus dignes de confiance. Aussitôt que l’abjecte limace attendue allait passer, le groupe lui tomberait dessus et s’occuperait de son cas. Zacharias sentait l’impatience lui fourmiller sous la peau et il se remémora de nouveau la partie la plus importante de son plan : garder son sang-froid. En même temps, gérer ses émotions face à l’agresseur de sa sœur était un exercice de contrôle de soi des plus ardus. Cela faisait plusieurs jours que l’agression avait eu lieu, le temps de trouver le responsable et échafaudé son plan, mais la blessure était encore à vif. Le jeune homme ne pensait pas guérir sa blessure ainsi non plus, il savait que la vengeance ne guérissait rien, mais il avait besoin de faire payer ce monstre pour ce qu’il avait fait.

Son compagnon de gauche lui tapota l’épaule pour attirer son attention et lui pointa une silhouette en approche. Prenant un moment pour bien analyser l’homme en approche, Zacharias hocha de la tête pour confirmer que c’était lui leur cible. L’attente touchait à sa fin. Il regarda les autres membres du groupe qui confirmèrent être prêts pour la suite. Caché dans les vieilles ruines de Varosha, le groupe attendit que l’arrivant passe à leur hauteur et les hommes embusqués fondirent sur leur cible comme une tempête éclatant sans prévenir. Un coup de feu mit rapidement un terme à toute l’agitation. Heureusement, les armes à projectiles de l’ancien monde étaient majoritairement désuètes et mal entretenues, donc personne ne fut blessé et le projectile se perdit dans les ruines. L’échange de regards entre le groupe et leur victime laissait la tension dans l’air bien palpable pour tous. Le pistolet toujours levé devant lui, la victime se tourna vers Zacharias qui s’approchait pour lui faire face.


- Je me demandais quand tu surgirais
- Je suis là.
- Avec ta réputation, je pensais que tu aurais le cran de faire ça seul.
- Je ne suis pas idiot.
- Et ça se termine comment maintenant?
- Tu le sais bien.


Normalement, l’homme attaqué aurait eu l’avantage puisqu’il avait son arme dégainée et prête à tirer. Seulement, Zacharias n’était pas venu en groupe pour rien. Un des membres de son groupe chargea en se lançant au sol. La victime se tourna vers la source de mouvement, commettant l’erreur tant attendue par le jeune homme initialement dans la mire du pistolet.  Zacharias en profita donc pour se ruer et bondir sur l’homme armé pendant qu’il n’était pas en mesure de faire feu sur lui. De ses deux mains, il éleva la main armée au-dessus de sa tête, puis enroula ses doigts de la main droite sur le poignet de l’homme. Ensuite, sa main gauche se posa sur le canon de l’arme. Deux secondes après avoir élevé la main de son adversaire, avec ses mains nouvellement placées, Zacharias la rabaissa brusquement et tordit brutalement le poignet et l’arme pour désarmer son opposant. Il jeta l’arme relâchée plus loin sur le sol et un de ses compagnons la récupéra.

- C’est fini, espèce d’ordure.

Maintenant en corps-à-corps, les deux hommes étaient capables de se regarder dans le blanc des yeux. Sans grande difficulté, Zacharias évita un coup de poing donné par son opposant dont la main droite était toujours libre. Relâchant sa prise précédente pour libérer ses mains, le jeune homme envoya un coup de pied sur le tibia de son adversaire et enchaîna un uppercut. Il tenta un coup de poing de sa main non dominante, mais ne toucha pas. La cible de Zacharias lui saisit une épaule pour le tambouriner du poing et un rude corps-à-corps prit place entre eux. Pendant un moment, coups enragés et prises techniques se confrontèrent, pour que finalement Zacharias se saisisse du bras de son adversaire et le projette au sol après l’avoir propulsé de son dos. Rapidement, le reste de la bande se saisit de l’homme au sol pour le maîtriser.

Torture:
 

Les sanglots et cris étouffés de l’homme torturé laissaient le bourreau et ses compagnons indifférents. De toute façon, le supplicié était au bord de l’évanouissement. Zacharias se releva et prit l’arme que son complice lui tendait, l’arme initialement entre les mains de leur victime. Sans plus de cérémonie, il colla le canon de l’arme sur la tempe du torturé et pressa la détente. « On se charge du corps et on rentre. » Négligemment, il jeta l’arme sur le mort et y mit également tout ce qu’il avait coupé. Zacharias et ses compagnons s’activèrent à emballer le cadavre pour le transport, le jeune homme participant activement parce qu’il jugeait indécent de déléguer ce genre de besogne sans faire sa part. Puis, ils déplacèrent le corps jusqu’à un bassin d’eau acide. C’était une place parfaite pour se débarrasser du corps, puisque l’acidité de l’eau allait dissoudre tout ce qui était organique. Les seules choses qui resteraient seraient les os et l’arme à projectile, ce qui était acceptable puisque tout cela resterait dans le fond de l’eau et donc que personne ne pourrait jamais aller les chercher dû au danger que le contact avec l’eau représentait. Une fois le corps disparu sous l’eau, le groupe quitta sans rien laissé, puis Zacharias retourna chez lui après avoir retiré toute marque du crime de sur lui.

(1 265 mots)
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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Comme le souvenir est voisin du remords ! - Citation de Victor Hugo [-16 ans] Dim 4 Juin - 20:33

L'unité familiale brisée (21 ans)


L’ambiance était tendue dans la demeure familiale. En fait, le climat était tendu depuis que Zacharias avait disposé de l’agresseur de sa sœur. Les camps de Varosha étaient de petites communautés où l’information circulait vite, alors tout le monde était déjà au courant du meurtre même s’il ne l’avait pas vu. C’était source de dissension dans la famille Deost, même si personne n’avait encore abordé le sujet. « Zach, est-ce que … » Le jeune homme hocha de la tête à la question de sa sœur. Il savait très bien ce qu’elle voulait demander : est-ce que les rumeurs disent vrai. Il n’aurait pas cru que sa sœur serait la première à crever l’abcès de non-dit par contre. Natasha, leur mère, ouvrit la bouche pour s’exprimer, mais Zacharias la coupa en levant la main avant qu’elle n’ait pu commencer. Il regarda sa sœur pour lui demander du regard si elle désirait participer à la discussion. Cette dernière se leva et quitta la pièce, murmurant au passage un merci à son frère. Quand elle eut quitté la pièce, le niveau de tension éclata autour de la table.

- Et si tu avais été blessé ou tué? Ce n’était pas assez déjà la souffrance de ta sœur?
- Je suis sain et sauf.
- Tu vaux mieux qu’être un boucher!
- Je suis capable de choisir moi-même, maman.
- Tu l’as tué?
- Oui, papa.
- Proprement?
- Non. Et, on ne retrouvera pas son corps.
- Tu as fait quoi?
- Tu préfères l’ignorer, maman.


Son père avait compris la raison de son silence sur la question et n’avait pas investigué plus. Sa mère, elle, était émotive et ne saisissait visiblement pas la raison pour laquelle il éludait ce qu’il avait fait à l’abject monstre. Natasha était visiblement furieuse et hors d’elle. Jamais, au grand jamais, Zacharias n’avait vu sa mère manifestée de la rage et il se sentit ébranler par la vision. Sa mère avait quelque chose de terrifiant malgré son absence de stature combattante dans son état actuel.

- Tu ne pouvais pas juste continuer à vivre ta vie!
- Non.
- Je n’ai pas élevé mon fils pour en faire un salaud!
- Il ne sévira plus au moins maintenant!
- Au prix de ton humanité!
- C’était un monstre! Il méritait de mourir!
- Mérité de mourir et tuer c’est différent.
- C’était nécessaire!
- Pas de le faire souffrir.
- Pour moi oui.
- Tu me dégoûtes! J’étais fière de mon fils et j’étais une mère comblée! Quitte cette maison!


Zacharias se leva d’un bond, sa chaise reculant sous l’impulsion. Si ce n’avait pas été sa mère qui lui avait parlé ainsi, il aurait certainement répondu avec hostilité. Face à sa mère par contre, il ne pouvait que se sentir meurtri et blessé. Il aurait pu se faire passer à tabac qu’il aurait été mieux avec lui-même qu’en ce moment. Les larmes aux yeux, le jeune homme sortit de table et quitta la maison pour prendre une bonne inspiration dehors. Une main ferme se posa sur son épaule et Zacharias se retourna face à son père.

- Je ne survivrai pas dehors.
- Tu n’es pas dehors, ça va lui passer. C’est une femme, elle est émotive.
- Je voulais garder cette vengeance pour moi.
- La vengeance ne peut jamais être gardée seulement pour soi.
- Tu m’en veux?
- Oui. Je comprends et je respecte ta décision, j’ai eu 21 ans moi aussi, mais je suis amèrement déçu.
- J’ai voulu le tuer proprement, mais je n’ai pas pu.
- Peu importe ce que tu voulais Zach, c’est ce que tu as fait qui a une valeur.


Zacharais baissa la tête et sentit le regard lourd de reproches de son père sur lui. Il savait que c’était le geste qui comptait et il ne le regrettait pas le moins du monde. Pourtant, il trouvait pénible de gérer les déceptions de son entourage. Doucement, il contourna son père pour entrer de nouveau dans la maison. Quand il croisa sa mère, elle détourna le regard. Ce geste lui fit l’effet d’un poignard planté en plein cœur. Il continua son chemin pour se rendre à sa chambre, mais entendit des pleurs provenir de la chambre de sa sœur. Doucement, il entra dans la chambre de sa sœur et ferma la porte derrière lui. Mélania leva les yeux et tenta de sécher ses yeux sans succès. Le jeune homme vint s’installer sur le lit et prit sa sœur dans ses bras pour la bercer comme un enfant.

- Il ne reviendra plus?
- Plus jamais.
- Il a souffert?
- C’est sans importance.
- Merci. Les parents ne devraient pas t’en vouloir.
- C’est parce qu’ils m’en veulent que ce sont de bons parents.


Zacharias continua de bercer sa sœur, jusqu’à ce que l’un et l’autre s’endorment pour la nuit.

(812 mots)
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