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 Comme le souvenir est voisin du remords ! - Citation de Victor Hugo [-16 ans]

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Comme le souvenir est voisin du remords ! - Citation de Victor Hugo [-16 ans] Dim 4 Juin - 5:35

Les guerriers de l'Ancien Monde (15 ans)


« Seiza »

Souplement, l’adolescent posa le genou gauche au sol et par la suite le genou droit pour se retrouver à genoux sur le sol de terre battue. Doucement, il s’assit sur ses talons et posa ses mains sur ses cuisses en regardant devant lui.

« Rei* »

Avec respect et dévotion, l’adolescent se pencha vers le sol en déposant ses mains devant lui en triangle pour venir poser son front sur le sol pendant trois secondes. Une fois les trois secondes écoulées, il se redressa doucement et reprit sa posture droite et fière, les mains sur les cuisses de nouveau. Face à lui, son professeur se redressait également après avoir exécuté la même salutation. Relevant le genou droit d’abord et se relevant sur ses pieds ensuite, le professeur était maintenant debout face à son élève toujours agenouillé au sol.

« Kiritsu »

À l’image de son professeur, l’élève releva le genou droit d’abord et se releva sur ses pieds ensuite. Debout, les bras le long du corps, Zacharias attendit le signe de tête de son senseï pour bouger. Quand l’homme hocha la tête, l’adolescent entreprit de courir autour de la zone d’entraînement en terre battue. Chaque entraînement commençait de la sorte, un rituel immuable dans la discipline que lui avait inculqué son senseï et auquel se pliait sans la moindre réticence l’adolescent. Les termes qu’utilisait son mentor étaient originaires de l’ancien monde et avaient survécu par la transmission des anciennes traditions de manière orale. Leur signification était vague et incertaine, mais leur utilisation permettait quand même d’atteindre l’objectif recherché, soit d’inculquer une méthode de travail aux élèves. Parfois, son senseï lui parlait un peu des rares informations qui existaient encore sur les arts martiaux de l’ancien monde et chaque fois Zacharias l’écoutait avec une attention et une soif d’apprendre qui ne connaissait aucune limite. Il aurait bien aimé faire partie de ses anciens ordres qui vivaient dans des temples dans l’unique but de se perfectionner et d’atteindre ce qu’ils avaient de meilleur à offrir. Ces guerriers féroces et redoutables qui ne prenaient les armes que pour défendre les causes justes et nobles et qui vivaient paisiblement le reste du temps.

Tout en continuant de le faire courir, le maître s’assura de bien réchauffer les muscles de son apprenti en lui faisant exécuter une série d’exercices visant à préparer le corps au travail à venir. Courir en levant les genoux, en allant porter les talons aux fesses, sur la pointe des pieds et ensuite sur le talon, puis faire des cercles avec les bras, donner quelques coups de poing d’échauffement devant lui et tout le nécessaire pour que chacun de ses muscles puisse sortir de leur torpeur tranquillement. Désireux d’apprendre et de recevoir tous les enseignements de son senseï, Zacharias mettait toute son énergie dans chacune des séances. Son senseï, conscient du potentiel qu’avait son élève, se montrait exigeant et sévère avec lui pour lui permettre d’atteindre son plein potentiel. Après tout, un élève à qui on ne demande jamais plus que ce qu’il peut faire ne peut jamais atteindre ses vraies limites. Quand la sueur commença à couler et que le corps du jeune homme fut débarrassé de toutes ses raideurs, l’échauffement prit fin et le travail technique se mit en place. Le maître enseignait à son élève tout ce qu’il savait. Le nom de l’art martial ou des arts martiaux qui avait été à la base de ce savoir était perdu depuis longtemps maintenant. Sans savoir les noms, Zacharias savait que ce savoir avait une grande valeur et il se considérait privilégié de pouvoir en devenir un détenteur.

La séance du jour portait sur les contrôles articulaires et les étranglements. C’était un domaine des arts martiaux que le jeune homme aimait tout particulièrement, parce que la force et la grandeur n’avaient pas d’importance. C’était aussi des techniques qui permettait de soit soumettre un adversaire ou bien de carrément le rendre hors de combat. Versatiles et polyvalentes, ces techniques pouvaient être d’une grande utilité dans pratiquement toutes les situations. Les premières techniques abordées n’étaient que des révisions de ce qu’il connaissait déjà, de manière à garder la main et son efficacité. Pour qu’une réponse à une situation devienne un automatisme, il fallait la répéter encore et encore jusqu’à en faire une partie de soi. Une de ses clefs préférées était dans le lot de la révision, ce que son senseï appelait ‘la clé en Z’. Elle consistait à poser sa paume de main sur le dos de la main adverse et de prendre la main en tenaille sous les jointures de son pouce et ses quatre doigts. Ensuite, on tournait la main adverse pour que la paume soit vers l’extérieur et on appuyait les doigts contre son torse. Pour finir, un allait placer l’index et le majeur dans le coude adverse pour faire plier le bras tout en tirant le coude vers soi pour écraser le poignet contre le torse. La main, l’avant-bras et le bras formaient ainsi un Z. Bien que d’apparence anodine, cette clé du poignet avait une efficacité redoutable. Jumelée à sa simplicité, elle en devenait une technique de choix. Quand son senseï tapa trois petits claques sur sa propre cuisse, Zacharias relâcha la clé et se recula. C’était le signal convenu entre les deux pour aviser que la technique fonctionnait et que celui qui la subissait désirait y mettre fin.


— Toujours aussi efficace.
— C’est grâce à vous senseï. Je ne suis que le réceptacle du savoir que vous acceptez de me transmettre.


Avec respect, Zacharias s’inclina devant son mentor.

— Peut-être, mais ta valeur n’est pas négligeable Zach. Tu as un talent certain pour apprendre.
— J’aurais bien aimé vivre dans les temples de l’ancien monde pour m’y consacrer du matin au soir.
— Un jour peut-être l’homme pourra-t-il à nouveau connaitre ce genre de vie.
— Si je peux me permettre, senseï,
le jeune homme laissa sa phrase en suspens jusqu’au signe de tête de son mentor, qui vous a enseigné tout ce que vous savez?
— J’ai connu une femme quand j’étais encore jeune, à peine adulte. Je l’ai aimée et elle m’a fait découvrir tout ce que je t’enseigne. Une fois que j’ai eu commencé à apprendre les arts martiaux, je n’ai jamais pu arrêter ou m’en passer.
— Je connais cette réalité de voir son quotidien envahi par les arts martiaux, enfin, je crois.
— Tu crois hein?


Avec un sourire, son senseï le remit au travail. Les deux hommes partageaient ce même besoin de toujours devenir meilleur et garder leur vie dans une continuité cohérente. Les deux avaient fait des arts martiaux une manière de vivre et non juste de se battre. Aux premiers abords, on pouvait penser que les arts martiaux consistaient à se battre et à savoir prendre l’ascendant sur ses ennemis. C’était pourtant extrêmement réducteur. Les arts martiaux contenaient toute une morale, un code de vie et des préceptes sur comment réagir aux diverses épreuves que la vie pouvait nous faire vivre. Quand on prenait le temps de bien s’imprégner des moindres détails, on découvrait que les guerriers des temples de jadis avaient fait de leur manière de combattre une œuvre artistique sublime qui leur permettait de chercher à atteindre la perfection intérieure. Pour les gens qui devaient survire dans la misère des camps de Varosha, il serait bénéfique d’apprendre à vivre selon ce code. Néanmoins, ce n’est pas tout le monde qui était prêt à se discipliner assez pour y parvenir. C’était dommage, parce qu’une fois qu’on y parvenait, on avait beaucoup à y gagner et la vie devenait beaucoup plus intéressante.

La clé suivante que lui enseigna son senseï était nouvelle. C’était une clé qui se faisait avec les jambes sur le coude. Pour commencer, le maître démontra la technique à son élève simplement. Il l’envoya au sol en le retenant pour amortir au maximum sa chute et s’arrêta pour laisser Zacharias se réorienter et constater la position qu’ils avaient actuellement. Allongé sur son côté gauche, le jeune homme avait le bras droit dans les airs et sentait les mains de son mentor qui le retenait au poignet. En lui expliquant la technique et en l’exécutant lentement, le senseï passe sa jambe gauche par-dessus lui pour venir l’appuyer contre son cou fermement. Puis, il passa son autre jambe devant Zacharias et vint s’assoir au sol en se collant contre son côté droit, puisque Zacharias était maintenant sur le dos. Après avoir appuyé le coude de Zacharias contre sa cuisse gauche, le senseï vint prendre le coude en serre avec sa cuisse droite et se laissa tomber sur le dos lentement en étirant le bras à pleine extension et en continuant de l’étirer par la suite. Zacharias soutint un moment la prise, puis tapa trois coups au sol. Une fois libérer de la clé, il se révéla et prit le temps de bien synthétiser le tout dans son esprit. Ce fut à son tour de faire la technique à quelques reprises et quand il se sentit plus à l’aise, Zacharias passa à l’application de la clé dans une séquence active.

Pendant encore un moment, son senseï le fit travailler en l’attaquant de diverses manières. Zacharias devait réagir pour se défendre et prendre l’initiative du combat en envoyant son maitre au sol et enchainer par la suite la technique avec le plus de fluidité possible. Au départ, l’élève n’y mit pas de vitesse. Il valait mieux apprendre le mouvement lentement, mais de manière fluide sans interruption pendant l’exécution, que de l’apprendre de manière saccadée. C’était plus facile d’augmenter la vitesse que de devenir fluide. Graduellement, la vitesse d’exécution de Zacharias augmenta donc son senseï en profita pour réduire le nombre de chances qu’il lui laissait et augmenter la difficulté. Quand la défense du jeune homme n’était pas au point, son mentor lui faisait remarquer en lui portant un coup assez fort pour l’indisposer sans le blesser. De son côté, même s’il fatiguait et qu’il commençait à s’épuiser, Zacharias continuait à maintenir la cadence et se démener pour réussir à faire la technique. Quand son senseï mit fin à l’entraînement, Zacharias ne s’en plaignit pas le moins du monde, bien qu’il fit le nécessaire pour garder une allure digne. Le senseï et l’élève s’inclinèrent respectueusement pour se remercier de cette séance de travail. Zacharias s’agenouilla au sol pour tenter de reprendre son énergie. Il ferma les yeux en inspirant et expirant profondément, calmant le rythme de son cœur et de sa circulation sanguine alors que son mentor venait prendre place à ses côtés.


— Tu finiras par savoir tout ce que je sais.
— J’en ai encore pour des années senseï, vous avez bien plus de connaissance et de sagesse que moi.
— Une belle manière de dire que je suis vieux, ricana le senseï.
— Ce n’était pas mon intention senseï!
— Je sais bien Zach, c’était pour rire. Mais, je ne suis pas aussi infaillible que tu crois. Je suis loin d’être aussi compétent que les grands maîtres de l’ancien monde.
— Est-ce seulement encore possible?
— Je n’en sais rien. J’espère que oui, sinon cet art va s’éteindre et sera perdu à tout jamais.
— Ce serait bien triste.
— La vie est remplie de choses tristes. Mais pour le moment, nous faisons ce que nous pouvons pour maintenir ses connaissances en vie et c’est l’important. Tu t’en sors sinon avec le quotidien?
— Comme toujours. La vie est un combat, il faut tenir bon et continuer.
— En effet. Tu sais que si tu as besoin je suis là.
— Oui, je le sais.
— Tu pourrais facilement intégrer les récupérateurs à ce que j’ai entendu.
— Je ne suis pas intéressé.
— Aller à Tadryon pourrait te permettre d’avoir une vie plus aisée.
— Et être loin de ma famille. La vie ici n’est pas aussi mauvaise qu’on le croit, il faut juste être prêt à faire face à la journée quand on se lève.
— C’est une bonne chose de trouver un moyen d’être heureux dans la vie qu’on mène, mais ce n’est pas mal d’aspirer a plus non plus.
— Peut-être bien. Mais, la vie est-elle vraiment plus belle à Tadryon?
— Peut-être que de devenir un citoyen de Tadryon te permettrait d’apporter plus d’aide a ta famille.
— Peut-être.


Pendant un moment, les deux hommes se contentèrent de profiter de la clémence du temps. La météo n’était pas clémente pour les réfugiés de Varosha, alors quand il était possible de ne pas en subir les contrecoups, il fallait en profité. Une fois leur respiration plus calme, les deux protagonistes firent le nécessaire pour étirer leurs muscles et les remettre au repos. Également, ils firent des exercices de souplesse pour aider leur corps à rester agile et rapide. Quand tout fut terminé, Zacharias s’inclina une dernière fois devant son senseï pour mettre fin à leur séance. En reprenant son sac qui contenait tout son matériel d’entraînement, il quitta l’endroit où son senseï avait pris l’habitude de le former pour entrer chez lui. Il avait déjà hâte au prochain entraînement et, malgré sa fatigue, il se sentait bien et en paix avec lui-même.

(2 165 mots)

*se prononce Lé
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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Comme le souvenir est voisin du remords ! - Citation de Victor Hugo [-16 ans] Dim 4 Juin - 20:33

Retour d'agression (21 ans)


Le temps passait lentement, mais Zacharias était patient et ses quelques compagnons aussi. De toute façon, l’attente était un désagrément bien futile à supporter en considérant l’objectif que c’était fixé la petite bande. Effectivement, le réfugié s’entourait uniquement de gens fiables et ceux qui étaient avec lui étaient les plus dignes de confiance. Aussitôt que l’abjecte limace attendue allait passer, le groupe lui tomberait dessus et s’occuperait de son cas. Zacharias sentait l’impatience lui fourmiller sous la peau et il se remémora de nouveau la partie la plus importante de son plan : garder son sang-froid. En même temps, gérer ses émotions face à l’agresseur de sa sœur était un exercice de contrôle de soi des plus ardus. Cela faisait plusieurs jours que l’agression avait eu lieu, le temps de trouver le responsable et échafaudé son plan, mais la blessure était encore à vif. Le jeune homme ne pensait pas guérir sa blessure ainsi non plus, il savait que la vengeance ne guérissait rien, mais il avait besoin de faire payer ce monstre pour ce qu’il avait fait.

Son compagnon de gauche lui tapota l’épaule pour attirer son attention et lui pointa une silhouette en approche. Prenant un moment pour bien analyser l’homme en approche, Zacharias hocha de la tête pour confirmer que c’était lui leur cible. L’attente touchait à sa fin. Il regarda les autres membres du groupe qui confirmèrent être prêts pour la suite. Caché dans les vieilles ruines de Varosha, le groupe attendit que l’arrivant passe à leur hauteur et les hommes embusqués fondirent sur leur cible comme une tempête éclatant sans prévenir. Un coup de feu mit rapidement un terme à toute l’agitation. Heureusement, les armes à projectiles de l’ancien monde étaient majoritairement désuètes et mal entretenues, donc personne ne fut blessé et le projectile se perdit dans les ruines. L’échange de regards entre le groupe et leur victime laissait la tension dans l’air bien palpable pour tous. Le pistolet toujours levé devant lui, la victime se tourna vers Zacharias qui s’approchait pour lui faire face.


- Je me demandais quand tu surgirais
- Je suis là.
- Avec ta réputation, je pensais que tu aurais le cran de faire ça seul.
- Je ne suis pas idiot.
- Et ça se termine comment maintenant?
- Tu le sais bien.


Normalement, l’homme attaqué aurait eu l’avantage puisqu’il avait son arme dégainée et prête à tirer. Seulement, Zacharias n’était pas venu en groupe pour rien. Un des membres de son groupe chargea en se lançant au sol. La victime se tourna vers la source de mouvement, commettant l’erreur tant attendue par le jeune homme initialement dans la mire du pistolet.  Zacharias en profita donc pour se ruer et bondir sur l’homme armé pendant qu’il n’était pas en mesure de faire feu sur lui. De ses deux mains, il éleva la main armée au-dessus de sa tête, puis enroula ses doigts de la main droite sur le poignet de l’homme. Ensuite, sa main gauche se posa sur le canon de l’arme. Deux secondes après avoir élevé la main de son adversaire, avec ses mains nouvellement placées, Zacharias la rabaissa brusquement et tordit brutalement le poignet et l’arme pour désarmer son opposant. Il jeta l’arme relâchée plus loin sur le sol et un de ses compagnons la récupéra.

- C’est fini, espèce d’ordure.

Maintenant en corps-à-corps, les deux hommes étaient capables de se regarder dans le blanc des yeux. Sans grande difficulté, Zacharias évita un coup de poing donné par son opposant dont la main droite était toujours libre. Relâchant sa prise précédente pour libérer ses mains, le jeune homme envoya un coup de pied sur le tibia de son adversaire et enchaîna un uppercut. Il tenta un coup de poing de sa main non dominante, mais ne toucha pas. La cible de Zacharias lui saisit une épaule pour le tambouriner du poing et un rude corps-à-corps prit place entre eux. Pendant un moment, coups enragés et prises techniques se confrontèrent, pour que finalement Zacharias se saisisse du bras de son adversaire et le projette au sol après l’avoir propulsé de son dos. Rapidement, le reste de la bande se saisit de l’homme au sol pour le maîtriser.

Torture:
 

Les sanglots et cris étouffés de l’homme torturé laissaient le bourreau et ses compagnons indifférents. De toute façon, le supplicié était au bord de l’évanouissement. Zacharias se releva et prit l’arme que son complice lui tendait, l’arme initialement entre les mains de leur victime. Sans plus de cérémonie, il colla le canon de l’arme sur la tempe du torturé et pressa la détente. « On se charge du corps et on rentre. » Négligemment, il jeta l’arme sur le mort et y mit également tout ce qu’il avait coupé. Zacharias et ses compagnons s’activèrent à emballer le cadavre pour le transport, le jeune homme participant activement parce qu’il jugeait indécent de déléguer ce genre de besogne sans faire sa part. Puis, ils déplacèrent le corps jusqu’à un bassin d’eau acide. C’était une place parfaite pour se débarrasser du corps, puisque l’acidité de l’eau allait dissoudre tout ce qui était organique. Les seules choses qui resteraient seraient les os et l’arme à projectile, ce qui était acceptable puisque tout cela resterait dans le fond de l’eau et donc que personne ne pourrait jamais aller les chercher dû au danger que le contact avec l’eau représentait. Une fois le corps disparu sous l’eau, le groupe quitta sans rien laissé, puis Zacharias retourna chez lui après avoir retiré toute marque du crime de sur lui.

(1 265 mots)
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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Comme le souvenir est voisin du remords ! - Citation de Victor Hugo [-16 ans] Dim 10 Déc - 12:44

L'unité familiale brisée (21 ans)


L’ambiance était tendue dans la demeure familiale. En fait, le climat était tendu depuis que Zacharias avait disposé de l’agresseur de sa sœur. Les camps de Varosha étaient de petites communautés où l’information circulait vite, alors tout le monde était déjà au courant du meurtre même s’il ne l’avait pas vu. C’était source de dissension dans la famille Deost, même si personne n’avait encore abordé le sujet. « Zach, est-ce que … » Le jeune homme hocha de la tête à la question de sa sœur. Il savait très bien ce qu’elle voulait demander : est-ce que les rumeurs disent vrai. Il n’aurait pas cru que sa sœur serait la première à crever l’abcès de non-dit par contre. Natasha, leur mère, ouvrit la bouche pour s’exprimer, mais Zacharias la coupa en levant la main avant qu’elle n’ait pu commencer. Il regarda sa sœur pour lui demander du regard si elle désirait participer à la discussion. Cette dernière se leva et quitta la pièce, murmurant au passage un merci à son frère. Quand elle eut quitté la pièce, le niveau de tension éclata autour de la table.

- Et si tu avais été blessé ou tué? Ce n’était pas assez déjà la souffrance de ta sœur?
- Je suis sain et sauf.
- Tu vaux mieux qu’être un boucher!
- Je suis capable de choisir moi-même, maman.
- Tu l’as tué?
- Oui, papa.
- Proprement?
- Non. Et, on ne retrouvera pas son corps.
- Tu as fait quoi?
- Tu préfères l’ignorer, maman.


Son père avait compris la raison de son silence sur la question et n’avait pas investigué plus. Sa mère, elle, était émotive et ne saisissait visiblement pas la raison pour laquelle il éludait ce qu’il avait fait à l’abject monstre. Natasha était visiblement furieuse et hors d’elle. Jamais, au grand jamais, Zacharias n’avait vu sa mère manifestée de la rage et il se sentit ébranler par la vision. Sa mère avait quelque chose de terrifiant malgré son absence de stature combattante dans son état actuel.

- Tu ne pouvais pas juste continuer à vivre ta vie!
- Non.
- Je n’ai pas élevé mon fils pour en faire un salaud!
- Il ne sévira plus au moins maintenant!
- Au prix de ton humanité!
- C’était un monstre! Il méritait de mourir!
- Mérité de mourir et tuer c’est différent.
- C’était nécessaire!
- Pas de le faire souffrir.
- Pour moi oui.
- Tu me dégoûtes! J’étais fière de mon fils et j’étais une mère comblée! Quitte cette maison!


Zacharias se leva d’un bond, sa chaise reculant sous l’impulsion. Si ce n’avait pas été sa mère qui lui avait parlé ainsi, il aurait certainement répondu avec hostilité. Face à sa mère par contre, il ne pouvait que se sentir meurtri et blessé. Il aurait pu se faire passer à tabac qu’il aurait été mieux avec lui-même qu’en ce moment. Les larmes aux yeux, le jeune homme sortit de table et quitta la maison pour prendre une bonne inspiration dehors. Une main ferme se posa sur son épaule et Zacharias se retourna face à son père.

- Je ne survivrai pas dehors.
- Tu n’es pas dehors, ça va lui passer. C’est une femme, elle est émotive.
- Je voulais garder cette vengeance pour moi.
- La vengeance ne peut jamais être gardée seulement pour soi.
- Tu m’en veux?
- Oui. Je comprends et je respecte ta décision, j’ai eu 21 ans moi aussi, mais je suis amèrement déçu.
- J’ai voulu le tuer proprement, mais je n’ai pas pu.
- Peu importe ce que tu voulais Zach, c’est ce que tu as fait qui a une valeur.


Zacharais baissa la tête et sentit le regard lourd de reproches de son père sur lui. Il savait que c’était le geste qui comptait et il ne le regrettait pas le moins du monde. Pourtant, il trouvait pénible de gérer les déceptions de son entourage. Doucement, il contourna son père pour entrer de nouveau dans la maison. Quand il croisa sa mère, elle détourna le regard. Ce geste lui fit l’effet d’un poignard planté en plein cœur. Il continua son chemin pour se rendre à sa chambre, mais entendit des pleurs provenir de la chambre de sa sœur. Doucement, il entra dans la chambre de sa sœur et ferma la porte derrière lui. Mélania leva les yeux et tenta de sécher ses yeux sans succès. Le jeune homme vint s’installer sur le lit et prit sa sœur dans ses bras pour la bercer comme un enfant.

- Il ne reviendra plus?
- Plus jamais.
- Il a souffert?
- C’est sans importance.
- Merci. Les parents ne devraient pas t’en vouloir.
- C’est parce qu’ils m’en veulent que ce sont de bons parents.


Zacharias continua de bercer sa sœur, jusqu’à ce que l’un et l’autre s’endorment pour la nuit.

(812 mots)
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