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 Au nom des Héros [Event PV Don]

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Johar
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Message(#) Sujet: Au nom des Héros [Event PV Don] Ven 9 Juin - 15:48


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Tu ne le connaissais pas vraiment, seulement de vue. Il était ton voisin, une vague connaissance à qui tu dis bonjour et dont le nom ne t'est pas inconnu. Un homme dont tu te souviens depuis ton plus jeune âge, une sorte de pilier du quotidien qui laisse un vide incompréhensible quand il disparaît car tu sais que tu n'auras plus jamais à le saluer, que tu ne le croiseras plus jamais en sortant de chez toi et qu'il ne t'adresseras plus ce sourire de l'homme qui t'as vu grandir. Même si vous n'avez vraiment jamais parlé. Et ça te met hors de toi. Tu ne comprends pas réellement pourquoi, mais tu as envie de hurler et de tout détruire, tu as envie de crier au monde ton incompréhension et ta rage. Comment un être peut-il disparaître si brutalement et aussi simplement, être rayé du programme comme si une mise à jour était effectuée et que certains chiffres s'étaient perdus en route. Tu as mal alors que tu ne le connaissais pas. Et tu imagine la douleur, la souffrance, les suffocations de ceux qui le connaissaient. Tu imagines sa femme seule dans cette maison avoisinant la tienne, tu imagines sa fille à peine plus âgée que toi pleurer toutes les larmes de son corps. Et tu trouves ça terriblement injuste. Tu as juste eu le temps d'apercevoir son corps mutilé et meurtri parmi tant d'autres alors que les soldats les embarquaient. Tu as eu le temps de lire la même colère dans le regard de tes camarades et la même incompréhension: pourquoi le gouvernement ne faisait-il rien? pourquoi tout le monde faisait comme si tout allait bien, tout était normal? Tu t'étais même disputé avec ton père hier à ce propos, il t'avait dit que tu n'avais pas à tenir ce discours à propos du gouvernement et que tu ne pouvais pas comprendre, comme si tu avais encore dix ans. Et tu avais ravalé cette colère qui te prend aux tripes pour laisser repartir ton géniteur, même si tu lui en voulait à lui aussi. Il était censé être le protecteur, la Cape qui défend, qui protège et qui recherche les disparus, comment pouvait-il rester indifférent au sort de ses frères massacrés par cette saleté de Mutants? Tu ne comprenais pas et tes pas te menèrent bientôt jusqu'aux bâtiments du Solstice où tu reconnus la voix d'un de ses membres. Mais ce qui capta ton attention fut les deux silhouettes féminines aux capes rouges qui se tenaient derrière, la mine sombre: les jumelles Bucanan: tu n'en croyais pas tes yeux! Il te fallait écouter ce discours qui faisait écho à tes propres pensées et sentiments.

"... et personne ne fait rien? Le gouvernement, trop occupé à réfléchir, ne prend pas le temps d'agir et de venger nos frères! Vous savez tous qui a fait ça, qui massacre les citoyens de Tadryon par-delà la cité! Vous savez tous que ses abominations nous envoient des messages de guerre et que personne n'y prête attention! Vous avez tous vus les cadavres mutilés qu'ils laissent autour des remparts! Et nous que faisons-nous? Rien! Nous oublions leur mort, leur sacrifice, nous faisons honte à leur mémoire par notre inaction! Nous tous ici présent pouvons attester connaître au moins une victime, nous sommes tous leurs frères et soeurs, leurs pères et leurs mères, leurs fils et leurs filles! Pourquoi n'agissons-nous pas? Pourquoi ne..."

Tu sentais ta mâchoire se contracter, ta poitrine se soulever sous le poids de la colère, en même temps que la foule. C'était une tempête qui grondait, tu voyais tous ces visages furieux, pleins d'une colère qui ne vient qu'après la tristesse et la douleur. Tu sentais qu'il était l'heure de la vengeance et même si tu refusais d'y penser réellement, tu savais que cette vengeance était celle que tu recherchais depuis bien plus longtemps. Sortir ne te fais plus peur: tu n'as qu'une envie, suivre cette masse invincible menée par les deux grandes Capes Ecarlates que sont les deux soeurs Bucanan et faire payer à ces maudits Mutants leurs crimes. Oui, ton coeur crie vengeance et réparation mais un Exosquelette bleu attire ton regard dans la masse qui s'échauffe:

"Donovan!"

Tu ne sais pas s'il a entendu mais tu te fraies un chemin vers lui. Tu as besoin de lui dans cette mission, tu le sais. Car si la fièvre de la colère te porte à l'instant même, il te faudra plus que ça pour survivre au-dehors, pour désobéir délibérément au Gouvernement mais aussi et surtout à ton père. Tu espères que la même colère souffle dans le coeur de Donovan car tel que tu le connais, il ne désobéirait pour rien au monde au lois de Tadryon. Repoussant quelques citoyens, tu finis par atteindre ton meilleur ami. Le visage pour une fois sérieux et déterminé, l'âme bouillant de rage, tu plantes tes yeux bleus dans son unique oeil. Tout s'est dit par ce simple contact visuel, mais tu mets toutes les chances de ton côté:

"Mon frère. Je vais venger les nôtres et j'ai besoin de toi. Regarde autour de nous, tout le monde va prendre les armes, même les Capes Ecarlates. On doit faire quelque chose, je ne peux pas rester ici sans rien faire alors qu'on se bat dehors et que des Tadryens meurent. On a juré de protéger la cité et ses habitants, est-ce que tu es avec moi?"

Tu ne pouvais pas faire plus, tu as posé une main sur son épaule dans un geste amical que tu fais souvent et tu espères plus tout au monde qu'il dise oui car ensemble, vous êtes invincibles et aucun Mutant ne pourra vous arrêter, vous vous l'êtes promis il y a longtemps déjà.

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Donovan
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Message(#) Sujet: Re: Au nom des Héros [Event PV Don] Mar 20 Juin - 17:08

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Une rumeur cours dans la ville, une rumeur sur des morts, des disparitions et des batailles. Une rumeur de fi du monde que Donovan traverse sans s'arrêter, sans y prêter attention, sans jamais se retourner. Il n'en a rien à faire, il traverse le monde en laissant les événements glisser sur sa peau, sur son âme. Il ne s'en est jamais préoccupé et il sait que ce n'est pas maintenant que ca changera. Tout ce qui compte son les ordres qu'on lui donne, l'obéissance dont il fait preuve et la monté en grade dans l'armée. Son seul objectif : dépasser son mollasson de père, lui prouver qu'on peut faire toujours mieux. Sa seule motivation.

Et il y a Johar. Johar qui chamboule tout, Johar qu'il suivra partout sans vraiment se poser de question parce que c'est comme ça que ça doit être. Son meilleur ami est l'Ordre suprême, celui qu'il suivra jusqu'au bout du monde. Pourquoi ? Donovan n'a pas la réponse lui-même.

Le borgne traverse la ville sans but, il marche sans réel but et ne s'ennuie pas, le dos droit et le regard sûr, il avance d'un pas rapide vers la place la plus proche. Son exosquelette massif ne pèse rien sur ses épaules et ne ralentit en rien sa marche. Une clameur l'attire cependant, curieux, il se dirige vers ce qui semble être une foule. Le rouge particulier du Solstice Écarlate attire son regard.

Les jumelles Bucanan. Elles sont en retraient, ne parlent pas et ont la mine sombre. Mais dans leur regards brille la fureur d'une futur bataille. Ce Feu allume une flammèche dans le cœur froid du soldat. Un jour, il réussirait, il serait aux côtés de ceux qui ont réussi, un jour, il toisera son père avec toute la haine dont il est capable. Avenir malsain.

S'appuyant sur un mur proche, Donovan continu de fixer les deux héroïnes de guerre sans pour autant écouter le discours qui emplit l'air et qui fait hurler la foule. Le seul mot qu'il perçois est son prénom. Lentement, sans précipitation il tourne la tête vers Johar qui traverse la foule, le regard en flamme et les lèvres pincées en une expression que le borgne n'a vu que rarement. Une colère sourde et destructrice. Il devait être au courant des rumeurs auxquelles lui-même n'avait pas porté attention, comme toujours.

Il plonge dans le regard océan de son ami et l'écoute. Le choix qu'il lui demande est difficile. Une once d'hésitation passe sur son visage et il jette l'oeil aux deux jumelles sur l'estrade. Peut-être qu'il arrivera à ses fins plus tôt que prévu.

Sa flammèche prend de l’ampleur tandis que la main de Johar se pose sur son épaule. C'est décidé, il allait tenté et puis... Les héros le deviennent parfois en bafouant les règles pour le bien commun... En réalisant l'irréalisable.

Un regard entendu à Johar et il ouvrit la marche. Il écouta alors attentivement les rumeurs, les bruits dissimulés dont ruisselaient la foule. C'est utile alors Donovan allait s'en servir. On parle de la forêt. Ca a du sens. Des mutants en forêt ? Une invasion à refréner, de quoi se défouler sous le couvert d'une bonne action. D'un pas raide et rapide, persuadé que Johar le suivait, il quitta la ville et se dirigea vers les étendues vertes.

Doucement le duo s'enfonça dans les hautes herbes jusqu'à ce que les frondaisons couvrent le ciel et que les seuls bruits alentours n'avaient rien d'humain. Une silence pesant les entouraient. Ils n'y avaient qu'eux deux, les autres étaient partis dans d'autres directions … Pour ceux qui étaient parti. Pourtant des crépitements, des bruissements les accompagnaient.

Ils étaient encerclés.

Donovan chargea son Helhest et se mit en joue, les nerfs tendus au maximum et sur le qui-vive.

-Tiens toi prêt.

Sa voix grave et son ton sec ne laissaient aucun doute quand à la suite des réjouissances.
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Johar
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Message(#) Sujet: Re: Au nom des Héros [Event PV Don] Dim 25 Juin - 18:46


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Il était avec toi et c'était tout ce qui comptait. La seule chose qui t'importait en cet instant était de pouvoir t'appuyer sur ton rocher, et il était là. Tout était parfait pour assouvir ton désir de vengeance, ta colère. Il n'y avait pas cette excitation étrange que tu aimais ressentir avant une mission, il n'y avait pas de petit sourire en coin sous le casque de ton exo, ni de coup de coudes amicaux entre Donovan et toi. Il y avait seulement un silence lourd de chagrin, un poids difficile à porter, celui de la rage aveuglée. Tu ne savais pas réellement ce que tu faisais à vrai dire, tu était perdu dans tes pensées, tes jambes suivaient machinalement la silhouette de ton ami devant toi, mais ton esprit était perdu au milieu des cadavres qui avaient été amenés plus tôt et que certains de tes camarades de l'Académie étaient chargés de récupérer un peu partout. C'était tellement injuste. Tu pensais avoir réussi à combattre ton côté hyper-empathique mais tu te rends compte qu'il a profité de la brèche pour s'engouffrer en toi: tu as envie de pleurer tellement tout ça te semble injuste. Le moindre gamin en larmes te renvoie l'image de ta propre enfance, de l'instant où tu as appris qu'elle avait été tuée par des Mutants en dehors de Tadryon. Et ton coeur saigne autant que les larmes couleur sur les visage, ta mâchoire se contracte autant que les cris fusent au milieu des sanglots. Tu revois ton père te dire que tu n'es pas mature, que tu es incapable de maîtriser tes émotions. Et ça te tue de l'avouer, mais il a parfaitement raison: tu es complètement submergé par cette vague de tristesse, de colère, de rage se changeant en un fanatisme que tu ne perçois même pas. Tu ne vois pas le danger, tu ne te préoccupes même pas de ce qui va t'arriver quand Andugal Dasterion apprendra que son propre fils a bafoué ses ordres et son autorité, qu'il a préféré suivre les Capes Jumelles plutôt que la Cape qui lui sert de père. Non, les conséquences seront tardives et tu n'y pense pas, pour l'instant, entraîné par ceux qui réclament le sang, tu te portes au service de la violence, répondant à l'écho de tout ceux qui ont été brisés par la perte d'un proche. Au moment où tu regardes enfin autour de toi, le regard vide et las, tu t'aperçois que vous avez bien marché: vous venez de pénétrer la Forêt, et tu ne t'en étais même pas rendu compte. Le déclic se fait d'un coup, d'un état latent et passif, ton cerveau passe à l'action et analyse la situation dans laquelle vous êtes avec Donovan, et si tu devais la résumer en un mot, tu dirais: mauvaise.

Vous n'êtes que deux, mais dans ton Exo tu sais que eux sont plus. Et ils sont tout autour de vous. Tu entends la voix de ton meilleur ami dans les écouteurs de ton casque et vous savez tous les deux que les événement vont se précipiter. Tu n'as jamais combattu d'Evolués... C'est tout juste si tu t'en sors face à des monstres pas très dégourdis, alors des Mutants, c'est une toute autre histoire. Tu sens la panique t'envahir et le stress monter en flèche: il n'y a qu'un combattant, un guerrier qui peut comprendre ce sentiment de peur qui te serre les entrailles, comme un monstre ténébreux qui tord de ses mains puissantes toute la confiance, l'orgueil et la force que tu pensais avoir. Tout semble s'envoler à cet instant: tu n'es pas un très bon élève en arts martiaux, tu te débrouille à peine pour ce qui est de tirer, tu n'as aucune expérience en survie... ton seul point fort reste ton Exo. Tu es l'un des meilleurs dans ce domaine: ton armure fait partie de toi, tu connais chaque recoin de ta carapace mécanique et tu sais comment l'utiliser en ta faveur. Une once de confiance en toi rejaillit, au moment où ils passent à l'attaque. Tu bondis, ton E-8 Oni est chargé entre tes doigts et tu parviens à éviter de justesse la première volée de flèches: tu tires. Tu recules comme à chaque fois sous le coup de la puissance de ton fusil, mais lorsque la poussière est retombé, tu es forcé d'admettre que tu n'as touché qu'un gros arbre désormais enfoncé. Un cri sort de ta bouche quand une hache en carapace étrange s'écrase sur ton épaule et endommage ton Exo, mais cette fois tu ne le rates pas: ta cartouche d'Azuris touche de plein fouet le torse du Mutant. L'adrénaline du combat et de ta réussite décuple ta force et tu t'élances avec rage vers un autre ennemi. Leurs armes sont étranges, armés de faux, de lames ou même de fouets en os ou dans des matières que tu n'as pas le temps de reconnaître, ces personnes t'effraient, sont-ce vraiment des personnes d'ailleurs? C'est une question que tu n'as pas à te poser, car pour toi, il ne s'agit que d'ennemis.

Il n'y a plus d'adversaire proche, alors tu balances ton fusil à pompe derrière ton dos et sort ton Nixe que tu braques sur la tête d'un Evolué. Tu le tues au bout du troisième tir, alors qu'un autre te vise avec son arc. La flèche ricoche sur ton épaule blessée: ils ont repéré ta faille et comptent s'en servir. La course te paraît être une issue nécessaire: tu es endurant et maîtrise assez bien ton Exo pour être libre de tes mouvements. De plus, séparer en deux groupe les assaillants qui vous encerclaient n'est pas une mauvaise idée. Tu cours, porté par tes jambes solides et l'excitation qui coule dans tes veines, tu cours mais tu as fait une erreur: ta connaissance du terrain est moindre, pour ne pas dire nulle, et c'est ce qui fait toute la différence avec tes adversaires. Trébuchant sur une racine, c'est la chute, face contre terre. Au moment où tu réussis à dépasser le choc et à te retourner sur le dos, il t'attaque. Il est grand, immense même, et son armure étrange et hideuses te laisse terrifié, ses spalières sont hérissées de piques plus larges que tes bras, mais le pire reste son casque: un crâne horrible digne de tes pires cauchemars; il écrase ton bras gauche de son pied et brandit de ses deux mains une longue lance. Dans un ultime élan de survie, tu saisis ton arme de poing de la main droite et sans prendre la peine de viser, tire autant de coups que te le permettent tes cartouches. C'est un long hurlement que tu pousses quand l'arme heurte ton Exosquelette là où une hache et une flèche l'ont déjà fragilisé: le métal cède et la lame s'enfonce à moitié dans la chair. Tes lasers ont eu raison du terrifiant ennemi avant qu'il ne puisse te clouer définitivement au sol. La douleur te mord la chair sans pitié et tu vois avec plaisir ton dernier ennemi s'effondrer sous les lasers de deux Tadryens: visiblement, Donovan et toi avaient été rejoints, tu espères que ton vieux frère s'en est mieux tiré que toi.



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Donovan
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Message(#) Sujet: Re: Au nom des Héros [Event PV Don] Mar 27 Juin - 2:35

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Des craquements entourent le duo, les feuilles bruissent et des silhouettes se déplacent sous couvert des bruits de la forêt, comme des ombres. Elles ne font qu'un avec la leur environnement. Mais Donovan sait se battre, il sait prendre et renvoyer les coups et il ne va pas se laisser faire par une bande de mutant qu'importe leur force et leur nombre. D'un simple geste il met en action le détecteur de chaleur de son exosquelette en espérant que ces êtres étranges aient le snag chaud. Mais ils l'ont et instantanément il voit apparaître une multitude de forme rouge sur son écran, Johar en fait parti. Alors, pour se faciliter la tâche il demande à ce que son ami soit bleu, pour être repérable, pour être différencié. Il sait très bien que le bleu n'est pas la couleur de son ami mais a sienne, pourtant, dans une question de praticité, le bleu sera plus visible que le orange qui est cher à Johar. Il sait qu'il en lui en voudra pas et puis même … L'apprendra t'il un jour ?

Les tâches de couleurs confirment qu'ils sont cernés, seuls contre cette tribu, le combat allait être féroce. Donovan, toujours en joue, attend la première attaque. Il attend que l'ennemi lui tombe dessus pour pourfendre à son tour. Il a une préférence pour le corps à corps plutôt que les longues distances, il sait qu'il doit travailler une petit peu plus sa longe portée mais la question, en cet instant, est loin d'être à l'ordre du jour. Et ils arrivent, ils leur tombent dessus comme un pluie acide. Johar s'élance en avant, évitant la volée de flèche dont ils viennent d'être victimes. Donovan, dans un réflexe inutile, protège sa visière de son avant bras avant de se remettre en joue et de tirer, enfin. Le chuintement du laser fait vibrer l'air et part s'enfoncer dans les chairs d'un des êtres qui lui fait face. Il tombe, mort. La poussière se dissipe, bien qu'elle n'ait pas vraiment déranger Donovan qui se concentre sur les tâches rouge qui l'entoure, et un hurlement retenti, un cri reconnaissable pour ses oreilles : Johar.

Impossible de résister, son unique œil se détache du combat pour aviser son meilleur ami qui, au grand soulagement du borgne, contre attaque avec succès et s'élance avec fougue dans la mêlée qui se dissipe bientôt. Le Bleu se reconcentre sur ce qu'il se passe devant lui et évite de justesse une lame courbes tenu par une femme. Un infime haussement de sourcil exprime toute la surprise du jeune homme de voir une femme sur un champ de bataille. Il est ramené bien vite au moment présent quand Johar le quitte et emmène à ses trousse une bonne grosse moitié de ce qui constitue l'armée ennemi. Donovan ne s'inquiète pas, son frère d'arme et ami est bien plus que débrouillard. Il ne lui arrivera rien. Ils se le sont promit après tout … Tout irai bien.

La course de son ami disparaît bien vite dans les profondeurs de la forêt et le silence s’abat sur le seul combattant à terre. Es mutants, si c'est bien ce qu'ils sont, sont repartis sa cacher dans les hautes cimes. Hors de porté de son Helhest, le Djin est requis et bien qu'il ne soit pas un tireur d'élite, il espère se débrouiller. Il charge son arme et se met en joue, il tire et rate. Le djin reste difficile à manier quand on a un si petit entraînement avec. Mais un hurlement arrive dans son oreillette. Johar ! Un hurlement de douleur, un hurlement que Donovan déteste entendre. Une colère noire le prend, une colère froide et invisible sur ses traits qui le remplie d'une détermination et d'une énergie nouvelle.

Il mourront tous.

Son visage reste de marbre alors qu'il charge une nouvelle fois son arme. Il vise et tire. Il touche et une silhouette massive s'écrase à ses pieds. Les arbres ne les cacheront plus maintenant. Une nouvelle fois il recharge, vise et tue. Doucement, en même temps, il recule, il espère rejoindre Johar , être à ses côtés et savoir si il va bien. Tuer, disperser, semer la confusion et la terreur pour pouvoir s'enfuir rejoindre son ami : tel est son plan.

Mais aucune chance qu'il ne se passe aussi bien. Déjà, une flèche vient se planter dans sa visière, la fissurant, la cassant. Donovan a perdu la vu, l'écran est brisé.

D'un geste rapide, il arrache la pointe de métal qui a brisé son heaume et relève sa visière devenue inutile. Il expose son visage, sa peau, à un ennemi invisible. Et il le regrette vite. Très vite.

La fille à la faux réaparait devant lui, observatrice et presque nue. Elle le regarde, un petit sourire en coin et elle avance vers le borgne qui n'a en main que son Djin, trop lourd pour être utilisé à bout portant. Donovan lâche son arme sans une once de regret dans le regard et écrase, sans scrupule, son poing dans le visage de la mutante. Elle recule d'un pas, de deux pas et ne tombe pas. Elle frotte un instant sa joue et continu de sourire au borgne. C'était le signal tacite entre les membres de la tribu. Trois autres personnes se laissent tomber des hautes branches pour venir faire face au bleu, toujours sur la défensive. Ils s'approchent assez prêt pour que leurs peaux se touchent. Et ils attaquent, les coups volent et Donovan se défend. Mais il ne sent rien, la chaire contre le métal. Rien ne l'atteint. Pourtant, il ploie sous les coups et bientôt, il trébuche. Il tombe sur la terre meuble et se retrouve à nouveau face à cette femme. Cette étrange et souriante femme s'assoit sur ses hanches, pensant étrangement lourd même pour la carrure musclée du bleu sous elle. Il est à sa merci. Elle se penche doucement sur le visage balafré et laisse son ongle glisser sur la joue du borgne, laissant une marque sanglante sur sa peau. Son ongle long ressemble à une griffe d'animal.

Mais bientôt, un nouveau cadavre vient nourrir les vers, tomber des arbres, une arme Tadryenne l'ayant terrasser. La fille se relève précipitament et va disparaître dans les branches sans un regard en arrière. Bientôt un rire se fait entendre dans la forêt alors que les secours arrivent.

Ils avaient perdu cette bataille.

Ils avaient fait une erreur en s'engouffrant dans les profondeurs d'un terrain inconnu.

Mais maintenant qu'il est libre de ses mouvements, Donovan ne souhaite que retrouver Johar.
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Johar
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Message(#) Sujet: Re: Au nom des Héros [Event PV Don] Mer 28 Juin - 23:37


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Tu as mal. A vrai dire, tu ne pensais pas que la douleur pouvait être aussi brûlante. Tu étais pourtant un maître en la matière, ton dos avait saigné de nombreuses fois, ton nez s'était brisé plusieurs fois sous les coups de poings et tu avais même cru devenir aveugle lorsque les chairs autour de ton oeil avaient triplé de volumes. Mais il s'agissait là d'une souffrance bien différente. Etait-ce du poison? Ou simplement la douleur inconnue d'une lame déchirant les tissus de la chair? Aucune réponse à ces questions. L'adrénaline redescendait progressivement laissant une place toute particulière à la réflexion. Qu'avais-tu fait? Qu'est ce qu'il t'avais pris? Le souffle court, au milieu de gémissement que tu peinais à éteindre, tu rencontras le regard éteint d'un Mutant. Tu l'avais tué. Pour la première fois de ta vie, tu avais ôté la vie d'un être pensant. Mais qu'avais-tu fait? Des larmes te montèrent aux yeux, des larmes de colère contre ce peuple de sauvages, des larmes de honte contre toi-même, des larmes de peur contre cette situation que tu n'arrivais pas à gérer. Pourquoi est-ce que tout te paraissait décuplé tout le temps? Pourquoi la simple vision d'un gamin orphelin te brisait-elle le coeur en mille morceaux, pourquoi une simple bousculade dans la rue te donnait-elle des envies de meurtres, pourquoi les retrouvailles d'un couple séparé durant de longs mois à cause d'une mission t'arrachaient-elles des larmes? Tes émotions étaient instables, extrêmes, incontrôlables. Pourquoi n'étais-tu pas comme Donovan? Le colosse maîtrisait parfaitement chaque partie de son corps et de son esprit, son mental d'acier t'inspirait depuis que tu étais tout petit. Allongé sur le sol au milieu d'une forêt étrangère, les épaules chargées d'une douleur insupportable et le souffle coupé par le dernier choc qui faillit te coûter la vie, des questions existentielles menaient un combat sans fin dans ta tête. Oui, Donovan était toujours maître de la situation, là où tu étais un feu impulsif et imprévisible il était l'acier puissant et inflexible que rien ne pouvait tordre. D'ailleurs où était-il? Cette question prit de plus en plus de place dans ton crâne jusqu'à devenir une obsession. Gigotant sur le sol comme un vulgaire asticot, tu jetais des regards affolés autour de toi mais tout se mélangeait: les silhouettes, les sons, les couleurs ne furent plus qu'un tourbillon flou semblable à une palette de peintre. C'était une étrange sensation. Tu levas ton bras droit et bougeas lentement chaque doigt de ta main... était-ce vraiment ta main? Tu ne la sentais plus, tu ne sentais plus rien en fin de compte... la lame avait dû être empoisonnée finalement... Ta lutte contre un sommeil qui t'effrayait fut rapide et faible: tes yeux finirent par se clore d'eux-mêmes.

Le réveil fut encore plus dur, et tu n'aurais franchement pas cru que ce fut possible. La gorge sèche à cause du masque respiratoire métallique illuminé de bleu, l'épaule en feu et la tête en compote, tu émerges dans une cellule médicale que tu reconnais comme celles de Tadryon. C'est un soulagement jubilatoire qui s'empare de toi quand tu te rends compte que tu es de nouveau en sécurité entre les hautes murailles de la Cité Bleue, loin de cette flore inquiétante et de sauvages terrifiants. L'homme au casque en forme de crâne à cornes hante encore tes souvenirs brumeux et un frisson fait hérisser les poils de tes bras: tu as l'impression de te réveiller d'un long cauchemar que tu sais pourtant bien réel. Et puis l'urgence qui martelait ta tête avant que ne perdes connaissance reviens à la charge subitement: Donovan! Tu essaies de crier mais le masque à oxygène étouffe ton cri. Tu voudrais l'enlever mais tu n'as pas encore la force de lever ton bras. Mais tu t'apaises: tes yeux bleus se sont posés sur une silhouette à ta droite: Donovan est assoupi sur le lit d'à côté, tu n'as pas la force de lever la tête pour voir s'il est blessé mais tu vois sa poitrine se soulever en rythme: il est vivant, et c'est tout ce qui compte. Tu tournes machinalement ton regard en arc de cercle pour finir sur ta gauche, un sourire serein sur le visage... sourire que tu abandonnes bien vite lorsque tes yeux saphir rencontrent leurs semblables, à une teinte près, ceux qui t'observent sont un poil plus foncés. Et plus durs. Pleins d'une colère froide et glaçante. Au travers de la porte vitrée, tu ressens toute la rage de ton père planté devant la chambre comme un chien de garde, les bras croisés sur sa poitrine imposante. Depuis combien de temps est-il là à te fixer sans un mot? Il gonfle ses poumon en une inspiration que tu connais bien, celle qui signifie qu'il prend sur lui, qu'il se contrôle avec toute la discipline qu'il possède pour ne pas exploser. Lorsqu'il te jette un dernier regard avant de tourner les talons, tu as l'impression de suffoquer. Sa colère avait laissé place à la honte et la déception. Ton coeur bat plus vite à mesure que tu prends conscience de la désobéissance extrême dont tu as fait preuve.

Ce regard, cet unique regard de colère et de déception était plus douloureux pour toi que dix lances sauvages plantées dans ta poitrine. Tu as mal.

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Donovan
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Message(#) Sujet: Re: Au nom des Héros [Event PV Don] Jeu 29 Juin - 11:17

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Derrière lui, trois Tadryen armés le rejoignent. Il est toujours allongé sur le sol et tente de ravaler sa colère et son méprit. Il a échoué et il ne compte pas se le pardonner. Mais alors qu'une main amie se tend sous son œil pour l'aider à se relever, il la refuse d'un regard froid et se lève sans une once de remerciement dans le regard, juste une froideur sans nom. Comme toujours. Mais alors que la colère et la honte l'anime son bleu déjà clair se fait glacé. Il ne veut pas voir ses semblable, il ne veut pas se battre contre ces mutants, il veut retrouver Johar. Il veut être rassuré.

Une fois debout, il suit les pas de son ami parti quelques instant plus tôt sans un regard en arrière, il entend cependant les insultes proférées à son encontre : « Ingrat » étant celui qui revient le plus souvent. Mais il s'en fiche, comme toujours.

Cependant, il se retient, par pure fierté, de courir dans les bois pour atteindre Johar. Il marche vite pourtant, il avance à coup de grandes enjambées raides et droites. Il avance jusqu'à ce qu'il perçoive des voix humaines qu'il pense peut-être reconnaître. Sans prudence, il les suit à l'oreille et espère secrètement arrivé au bon endroit. Un long gémissement traverse son oreillette et un frisson glacé le prend et il accélère sensiblement sa cadence. Ca ne peut être que son ami, ils sont seuls sur un channel.

Donovan déteste les « si » alors il n'y pense pas et pourtant, à l'instant, la voix fourbe de son esprit lui chuchote «  Et si il meurt ? ». Le borgne chasse alors bien vite cette question de son esprit pour se reconcentrer sur l'instant présent. Ne pas penser aux éventualités fâcheuses qu'il ne veut surtout pas envisager.

Bientôt, il arrive sur une place verdoyante et un brin dégagée. Il retrouve quatre collègues dont une des deux jumelles. Grandiose et forte dans sa cape rubis. Derrière elle, un duo se soutenant mutuellement, blessés. Le dernier membre est penché sur un exosquelette que Donovan reconnaîtrait entre mille : Johar forcement.

De ce qu'il peut distinguer, ce n'est qu'un corps immobile dans une armure de métal. Une boule se forme dans sa gorge alors que son visage reste tout ce qu'il y a de plus neutre. L'homme penché sur son ami se relève et va pour le saluer, le borgne l'ignore royalement pour s'agenouiller à son tour près du blessé. Il entend vaguement la cape écarlate donner l'ordre de quitter le lieux et se retrouve seul avec l’inconscience de son meilleur ami. Son visage n'a rien d'apaisé, il n'a pas l'air de dormir comme on peut le faire croire dans les livres. Ses traits sont tirés et de belles cernes s'étalaient sous ses yeux.

Ni résistant pas, Donovan retire les gants de son exosquelette et passe sa main blanche sur la joue de Johar, il sent le sang pulser sous ses doigts, il sent la vie toujours présente et il se rassure. Un infime soupire de soulagement passe ses lèvres alors qu'il est seul dans cette forêt ennemie. Personne ne pourrai voir ou parler de cet instant de pure faiblesse selon lui. Mais bien vite il reprend contenance et visualise la suite des choses à faire : soigner le bleu. Récupérant armes et armures, le borgne fini par hisser son ami sur son dos. Son corps bien entraîné pouvait lui permettre de porter sans trop de problème hormis une marche lente, un corps inconscient et deux exosquelettes. C'est difficile mais pas impossible.

Ses collègues l'attendent non loin de là, patientant en grumelant. Seule la Cape écarlate reste silencieuse. Donovan se sent jugé, jugé sur sa faiblesse, sur son éhec. Mais il ne laisse rien paraître et continu sa route en direction de Tadryon. Rentrer et soigner sont les seuls mots qui hantent son esprit. Le seul but de sa marche. Il ne s'interroge évidement pas sur ses sentiments personnels, bien emmurés dans un coin de son esprit qu'il n'explore jamais. Est il inquiet ? Triste ? A t'il peur ? Il ne veux pas savoir, il ne veux pas paraître faible aux yeux du monde, il doit aller toujours plus loin ou pus haut, il doit dépasser son géniteur.

Mais pourtant, parfois … Il envie Johar. Il envie sa liberté d'expression.

L'hôpital est maintenant en vu et son ami est prit en charge immédiatement. On l'emmène lui dans une salle à part. On lui soigne la blessure minime de sa joue et on le fait patienter. Une heure, deux heures, trois heures quand enfin on le laisse aller voir son meilleur ami.

La vision qui lui est offerte lui déplaît fortement. Observer le bleu dans cet état lui fait un pincement au cœur. Il manque la vie dans cette pièce, il manque la vie dans le monde de Donovan que Johar n'est pas là. Et il sait pertinemment que ce n'est pas lui qui va l'apporter.

Alors il s'assoie sur le lit adjacent et il observe de son œil froid le corps inerte. Il attend une réaction, il attend longtemps. Mais bientôt, la fatigue du combat d'aujourd'hui le rattrape. Il s'allonge, raide, et s’assoupit.

Alors qu'il sent son corps s'éveiller, Donovan, dans un réflexe, va passer la main sur son œil mort. Comme pour vérifier si durant son sommeil, il n'était pas réapparu. Et comme toujours, c'est un non retentissant et claquant qui fuse dans son esprit. Alors il ouvre l'oeil et se réveille. Il observe la pièce et avise son ami qui regarde l'embrasure de la porte. Il a du se passer quelque chose. Donovan se lève, courbaturé, et avance vers Johar, toujours dans le lit. Il ne sait pas de quoi il s'agit mais il sait que son ami est vivant et eveillé, c'est tout ce qui compte, le reste viendra après.

Dans un geste aussi doux que possible pour lui, il pose sa mail sur l'avant bras de son ami pour lui signaler sa présence et son soutient avant de plonger son œil dans le regard océan de son vis à vis.

Ils avaient échoué sur bien des points aujourd'hui amis ils étaient vivants.
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