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 Mère de Sûreté - Event 2017 (Solo)

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Mère de Sûreté - Event 2017 (Solo) Ven 9 Juin - 20:38

Inventaire:
 

La population tadryenne s’échauffait de plus en plus depuis que les rumeurs et les histoires loufoques nées des attaques des Évolués avaient commencé. La réplique belliqueuse et précoce des fanatiques avait mis le feu aux poudres que les citoyens avaient accumulées depuis des années. Le soutien du Solstice Écarlate – dont la main avait été forcée outre mesure par les fanatiques – démontré par le déploiement de deux capes écarlates pour limiter les retombés de l’attaque précoce, avait fini de transformer le feu en brasier ardent. La situation menaçait d’exploser à tout moment et la ville était au bord du soulèvement populaire dans certains secteurs. Ce qui blessait le plus Zacharias dans toute cette agitation pourtant, c’était les rumeurs sur les camps de Varosha. C’était complètement insensé de croire que les hommes et les femmes qui survivaient à peine hors de Tadryon prennent les murs d’assaut pour envahir la Ville Azurée. Il était certain que les citoyens n’ayant jamais mis les pieds hors du mur ne pouvaient voir les incohérences des histoires en circulation – pire, ils s’en nourrissaient comme des rapaces sur une carcasse – ce qui rendait encore plus difficile de réfréner les ardeurs. Zacharias comprenait ce fait, mais se sentait toujours blessé par ces calomnies dont il en faisait une affaire plutôt personnelle.

Depuis ce temps, Zacharias ne sortait plus de l’Académie. C’était rendu plus compliqué de se promener dans Tadryon, encore plus pour un conscrit voulant joindre l’Armée et possédant la flamme d’intervenir pour le bien de tous. En fait, Zacharias admirait les gens comme son ami Vallarin qui arrivait encore à mener leur quotidien sans heurt. Déjà que l’ancien réfugié n’aimait pas les bains de foule, on pouvait comprendre en ajoutant le fait que ce genre d’agitation n’avait pas cours à Varosha que l’intéressé ne savait pas trop comment y faire face. En plus, pour un homme solitaire comme lui, c’était parfait comme situation à l’Académie en ce moment. Avec le départ des volontaires pour réduire la défaite cuisante des fanatiques, l’Académie était plus tranquille, ou à tout le moins, moins peuplée. Cependant, Zacharias savait que bientôt les choses allaient bouger. Soit le gouvernement allait reprendre son contrôle sur la population, soit la population allait faire sa marque. Zacharias, qui connaissait bien la psychologie humaine et sociale grâce à l’intelligence et aux enseignements de son père, ne doutait pas que le gouvernement allait reprendre le contrôle de la population au vu du fonctionnement de Tadryon. La seule chose que l’ancien réfugié se demandait, c’était quand le gouvernement allait faire le nécessaire pour calmer la population. La rapidité de réaction du gouvernement était la variable qui influencerait le plus les dégâts et la force nécessaire pour reprendre la main sur la population.


- Habille-toi Zach, on bouge.
- Où?
- Opération de contrôle de foule et maintien de la paix. L’Académie comble les manques laissés par les départs au front.
- Et tu nous as porté volontaire?
- Tu as mieux à faire?
- Non.


Vallarin ferma la porte en quittant la chambre pour aller se préparer lui-même. Zacharias était intéressé par le travail, mais il appréhendait le fait qu’il n’était pas socialement des plus compétents. Se mettant en branle, Zacharias se rendit à sa commode où ses vêtements pour le terrain étaient rangés à part de ceux courants. Une fois dans son ensemble opérationnel, l’homme porta son regard sur son exosquelette et se prépara mentalement à y entrer. Il avait encore de la difficulté à s’y habituer, parce que les arts martiaux avaient toujours exigé un contrôle complet de son corps et que l’exosquelette le laissait encore malhabile et lent – enfin, trop à son goût. Après une bonne inspiration, Zacharias activa l’exosquelette qui le recouvrit des épaules jusqu’aux pieds. « Bonjour Zach. » Au moins, l’ancien réfugié ne sursautait plus quand son IA lui parlait. « Bonjour. » Il fit bouger ses bras, ses mains et ses jambes pour se remettre en tête les limites que lui imposait son armure assistée. « Toujours mal à l’aise? » Zacharias avait encore de la difficulté à accepter l’intrusion phénoménale que représentait une IA dans son exosquelette. « Toujours. » Après avoir attaché son casque à l’attache de son exosquelette, il sortit de sa chambre pour rejoindre Vallarin à la porte de la sienne.

- Parfait, on va être à l’heure pour le briefing.
- J’ai hâte de voir ça.
- C’est un travail dans tes cordes, tu vas voir.


Le chemin jusqu’à l’auditorium se fit en silence, chose peu commune avec Vallarin. Probablement que le tadryen de souche appréhendait le déploiement à venir et qu’il visualisait les retombés de leur volontariat. Pour Zacharias, le silence était loin d’être déplaisant et il s’y enferma avec plaisir pour développer ses propres pensées. De plus, maintenant que son IA et lui travaillaient ensemble et qu’ils s’habituaient à leur fonctionnement respectif, l’IA respectait un peu plus les moments de silence qui survenait ici et là. Vallarin avait toutefois raison, ce genre de mission était dans les cordes de Zacharias et ce dernier saurait s’y retrouver. Une fois dans l’auditorium, le duo prit place parmi les volontaires qui attendaient la suite des choses. La fébrilité était palpable dans l’air et les avis des conscrits amassés dans la pièce avaient tous leurs points de divergence, ce qui animait un peu les passions. Quand l’un des responsables de l’Académie se présenta à l’avant néanmoins, le silence tomba immédiatement sur la foule.

« Merci à tous et chacun de vous être porté volontaire pour cette assignation. Comme mentionné, les forces de l’ordre ont besoin de renfort pour gérer la crise en cours et permettre à leur effectif d’avoir un second souffle. Nous avons la chance que les responsables du maintien de l’ordre demandent notre aide et nous n’allons pas les décevoir. Avant d’expliquer la marche à suivre pour vos assignations, je vais vous donner les consignes à respecter en tout temps.

Premièrement, vous allez garder vos armes avec vous, amis comme parure UNIQUEMENT. Aucun de vous n’a le droit de dégainer son arme et/ou de l’utiliser. Elle reste sur vous comme effet de dissuasion seulement. Vous n’aurez aucune arme non létale, seulement les forces de l’ordre dûment assermentées en auront, alors pas de héros qui donne un coup de pied dans la fourmilière en se plaçant en danger. Vous n’êtes pas là pour briller, juste pour soutenir les efforts opérationnels des autorités. Deuxièmement, vous aurez une paire de menottes pour vous rendre plus compatible avec ceux que vous assisterez. Vous ne décidez pas quand les mettre à contribution, vous répondez seulement aux demandes qui vous sont faites par vos responsables. Dernièrement, vous êtes subordonnés aux agents qui demandent votre aide et ce seront vos supérieurs directs. Vous obéissez et appliquez leurs ordres à la lettre.

Pour l’assignation à proprement parlé, vous serez dispersé dans les postes et ce seront eux qui décideront de votre implication dans leur opération. La distribution des postes d’attaches se fera à la sortie de l’auditorium et au hasard. Vous allez directement à votre poste sans perdre de temps et vous quitterez uniquement quand vous serez libéré. Si on vous transfert de poste, même consigne, aucune perte de temps. Lors de votre assignation à la sortie, nous vous remettrons les coordonnées de la personne ressource de l’Académie au besoin. »


Après son élocution, le responsable quitta la scène de l’auditorium et libéra les académiciens pour qu’ils puissent rejoindre les tables de distribution des postes en besoin. Zacharias et Vallarin se rendirent à une table pour prendre leur assignation. L’homme derrière la table parcourut ses feuilles pour voir où le duo pouvait être envoyé, Vallarin demandant de rester ensemble si possible. L’homme hocha la tête en trouvant un poste où le duo pouvait être déployé conjointement. Une fois les coordonnées du poste et du responsable de l’Académie en note, les deux hommes partirent prendre leur poste avec impatience.

(Post I - 1 312 mots)
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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Mère de Sûreté - Event 2017 (Solo) Ven 16 Juin - 1:23

Zacharias et Vallarin ne mirent pas grand temps à se rendre au poste de police où on les avait assignés. Le chemin entre l'Académie et le poste ne fut pas difficile, mais on voyait l'agitation populaire grandir et le nombre accrut de représentant des forces de l'ordre. À n'en pas douter, il y aurait du travail pour eux quand ils arriveraient à leur poste. En plus que la ferveur populaire était de plus en plus intense au fur et à mesure qu'ils approchaient de leur destination. Si Vallarin semblait à l'aise dans toute cette agitation, Zacharias lui avait le regard qui allait partout sur la foule en quête du moindre signe de menace. Probablement à cause de son passé, le Varoc faisait de la survigilance et restait constamment aux aguets. C'était une des raisons pourquoi il n'aimait pas les foules, qui lui créaient une demande énergétique importante à tout vouloir surveiller. Peut-être que sa nouvelle vie au sein des murs de Tadryon allait changer ce trait de caractère, mais pour le moment, ce n'était pas le cas. Quand le poste fut en vue et que la destination finale apparut, Zacharias sentit une libération et accéléra le pas pour s'y rendre au plus vite. Vallarin suivit l'augmentation de rythme sans se plaindre.

Avec quelques autres académiciens, le duo franchit la porte du poste pour se rapporter auprès du responsable qui leur avait été assigné. Rapidement, un agent de la paix à la réception qui semblait débordé avisa l'officier en charge des opérations de l'arrivée des renforts. Avec un mouvement un peu pour se débarrasser d'eux, il leur désigna une salle de conférences où l'officier allait venir les rencontrer. Le groupe d'académiciens s'y engouffra pour se placer en demi-cercle dans l'attente du briefing à venir. À voir le branle-bas de combat au poste, leur entrée en opération allait libérer pas mal de pression sur l'équipe déjà en place. Zacharias parcourut le groupe du regard et fut soulagé de voir que tous étaient motivés à fond. Vallarin, lui, était comme un poisson dans l'eau et avait hâte de se mêler au citoyen pour faire son devoir. Après de longues secondes pour le groupe impatient d'entrer en piste, l'officier du poste se présenta à eux avec du matériel dans les mains. Passant le tout au premier du groupe pour qu'il distribue le tout au reste, il alla ensuite se placer au centre du demi-cercle. Le duo reçut les deux objets apportés par l'office, soit une plaque prévue pour être apposée sur l'exosquelette avec la mention POLICE et une paire de menottes. Une fois tout le groupe en possession de leur matériel, l'officier prit la parole.


« Parfait groupe, on avait besoin de relève et votre présence va faire beaucoup d'heureux. Vous avez vos menottes parce que si on arrête plusieurs personnes, vous pourrez accélérer le processus. La plaque s'appose sur le dos de votre exosquelette, donc faites-vous aider par un voisin pour la mettre en place. Vous représenter maintenant les forces de l'ordre, donc tenez-vous bien.

Vous aller être envoyé par groupes de quatre dans vos secteurs et vous allez ensuite patrouiller en duo dans le secteur. Un policier sera présent dans chaque secteur pour vous épauler dans la tâche. En cas de problème, c'est votre responsable. Quand je donne votre secteur, vous pouvez y aller. Arranger les duos entre vous. »


L'officier avança le long du demi-cercle pour faire les groupes. Il prit les quatre premiers, puis les quatre autres et ainsi de suite. Zacharias et Vallarin tombèrent dans le même groupe et se placèrent immédiatement en duo. Ils posèrent leur plaque POLICE et enfilèrent leur caque qui s'enclencha sur l'armure assistée. Zacharias analysa leur secteur et les données qui s'affichaient sur son écran. L'autre duo se prépara également et quand tous les quatre furent prêts, le groupe d'académiciens quitta pour se diriger vers leur secteur de patrouille. Une fois sur place, les deux duos se séparèrent pour entamer leur travail. Zacharias et Vallarin partirent vers l'ouest pour commencer à gérer les foules et es attroupements problématiques. Les deux hommes n'eurent pas besoin de se parler pour établir leur rôle respectif. Vallarin prit naturellement le rôle de prise de contact avec les citoyens puisqu'il avait beaucoup d'aisance avec les gens. Zacharias prit le rôle d'assurer la sécurité du duo et de veiller à ce que son partenaire ait l'espace pour travailler. Tout en gardant contact avec autre duo pour s'assurer que tout aille bien, les deux amis progressèrent sans trop de heurts et dissipèrent les rassemblements à risque de dégénérer sans trop de mal.

Zacharias avait repéré un homme dans le secteur qui propageait de la propagande anti-réfugiée et destinée à instaurer la peur dans la population en plus d'inciter à la haine. Bien qu'il trouvait l'homme dérangeant, il ne voyait pas non plus de foules autour de lui. Quand la foule se massa pour écouter son discours enflammé, elle fut constatée trop tard et elle était déjà trop importante pour être dissoute en allant leur demander de rentrer chez eux. Le duo se plaça en position d'observation et contacta l'autre duo pour le faire rapprocher du lieu également et faire un tour de la situation en groupe. Les quatre académiciens étaient tous d'accord sur le potentiel de problèmes que pouvait devenir cette foule.


« Groupe du secteur trois pour le policier en charge. » L'un des conscrits de l'autre duo avait été mandaté pour contacter leur responsable. « À l'écoute. » Le groupe se doutait bien que leur responsable n'était pas loin, mais jugeait nécessaire de le prévenir de la foule grandissante. « Foule importante près de la place centrale, les citoyens sont pas mal agités. » L'homme qui enflammait la foule les repéra et s'en donna encore plus à cœur joie, faisant grimpé l'agitation. « La foule devient agressive. » Sous la visière de son casque, Zacharias avait son regard braqué sur l'homme qui provoquait l'agressivité de la foule. « Je vois la foule, j'arrive. » Zacharias tourna la tête vers Vallarin qui hocha de la tête pour confirmer qu'il avait les mêmes conclusions lui aussi. « Il faut faire taire l'orateur, sinon la foule va éclater. » Un silence suivit, témoignant de la réflexion du policier. « Je suis presque arrivé, alors commencez l'intervention. Policier du secteur trois pour poste, envoyé des renforts à la place centrale. » Les académiciens se mirent en mouvement. « Duo un, assurez notre sécurité. Vallarin, je me charge de l'intervention. » Trois confirmations entrèrent dans son casque et les quatre académiciens se frayèrent un passage jusqu'à l'orateur.

- Zach, aucun permis n'a été émis dans ce secteur pour faire un discours public.
- Merci Eva.
- Quand tu auras un bon visuel, je lancerai une recherche dans les fichiers de la police.
- Préviens-moi des résultats Eva.


Lorsque le groupe arriva dans l'espace tampon entre la foule et l'orateur, les deux académiciens du duo un se placèrent pour assurer un cordon de sécurité à leurs collègues. Vallarin se plaça pour être en mesure d'attraper quelqu'un qui parviendrait à passer le duo un. Zacharias, quant à lui, s'avança vers l'homme pour prendre en charge l'intervention. « Monsieur, vous n'avez pas de permis, je vous demande donc de cesser votre prestation et de libérer la place centrale. » L'homme continua de le regarder, mais l'ignora en continuant d'exciter la foule. « Zach, cet homme est recherché par la police. Il est suspecté de crime haineux envers les réfugiés ayant eut leur Entrée, obstruction à la justice, méfait public pour avoir falsifié des preuves, agression sur agent de la paix et évasion de garde légale. Dois être appréhendé par tous les moyens possible, considérer dangereux. Je transmets au policier du secteur. » Immédiatement, Zacharias tomba en mode prédateur et chercha le moindre signe de fuite de l'orateur. « Monsieur... » L'orateur tourna talon et Zacharias sauta sur celui-ci et le plaqua comme un footballeur. Il s'en suivit une échauffourée entre les deux hommes qui était maintenant au sol. Vallarin, constatant la situation, prit les communications sur lui. « Bagarre en cours avec le suspect, la foule est hostile et agressive. » Vallarin alla aider le duo un, Zacharias maîtrisant en partie le suspect. « Policier du secteur trois pour poste, envoyer les renforts maintenant! » La respiration rythmée de Zacharias était audible sur les ondes radio alors qu'il était dans un corps-à-corps intense.

Comme Zacharias parvenait à retourner l'orateur sur le ventre, il installa une clé articulaire pour garder le contrôle sur ce dernier et attrapa ses menottes pour passer un bracelet au poignet du suspect. Alors que le bracelet se fermait sur le poignet du suspect, le policier du secteur s'agenouilla au côté de l'homme couché sur le ventre. « Allez, menotte-le! La foule va avoir le dessus sur les gars qui assurent notre sécurité. » Zacharias, malgré sa respiration calme et rythmée, suait à grosse goutte sous son casque à cause de la foule hostile et du corps-à-corps. « Sa main... gauche est dessous... » Zacharias n'arrivait pas à trouver l'autre main pour la menotter. Rapidement, le policier plongea ses mains sous l'orateur pour trouver son bras et lutta de son côté pour l'extirper de sa cachette. « La foule devient dangereuse... on va être débordé. » Le policier envoya un puissant coup à l'orateur pour créer une diversion par la douleur et sortit le bras pour le ramener dans le dos. « Poste à policier du secteur trois, la cavalerie arrive. » Zacharias referma le deuxième bracelet de la menotte sur le poignet maintenant exposé. « Lery, c'est Nevans, je suis arrivé avec mon groupe. » Zacharias et le policier relevèrent l'orateur sans ménagement. « Alors, disperse-moi la foule merde! T'attends un faire-part Nevans! » Zacharias prit son premier regard sur la foule depuis son plaqué de football; elle était maintenant au bord de l'explosion. Le duo de protection commençait à en avoir plein les bras et à être débordé de toute part. Le policier saisit Vallarin et remit l'homme arrêté au duo pour que les deux académiciens s'assurent de l'avoir sous leur contrôle. Le policier leur désigna ensuite l'équipe qui se déployait pour disperser la foule. « L'équipe d'arrestation va le prendre en charge, allez leur porter. »

Les deux académiciens hochèrent la tête et raffermirent leur prise sur leur suspect menotté. Le policier retourna quant à lui prêter main-forte au duo un et coordonner l'arrivée des renforts. Vallarin passa devant, profitant de sa carrure et de sa force pour écarter la foule et libérer le passage. Le duo finit par prendre contact avec le groupe de renfort et put sortir de la foule pour se rendre auprès des policiers qui les attendaient pour récupérer le suspect. Le suspect, quant à lui, se débattait et hurlait au scandale, incitant la foule à la violence et à s'attaquer aux forces de l'ordre. Les deux partenaires ne le laissa pas filé pour autant et progressèrent jusqu'à l'équipe d'arrestation pour leur faire un rapide topo de la situation. Les quatre policiers de l'équipe d'arrestation se saisirent du suspect et l'encadrèrent pour éviter tout risque de fuite. Un des policiers remit à Zacharias ses menottes et le conscrit les mit à sa ceinture pour remplacer celles sur les poignets de l'homme arrêté. L'ancien réfugié retira son casque et essuya la sueur sur son front avec un linge qu'il rangea de nouveau dans son exosquelette ensuite. Vallarin lui donna une légère claque sur l'épaule.

- On s'en est tiré.
- Je suis pas déçu d'envoyer le problème aux policiers.
- Au moins, on a évité que ça tourne en émeute en lui clouant le bec.
- Vous avez quand même bien bavé avec la foule pendant que moi, je m'amusais avec le type.
- On a eu tout ce qu'on avait besoin pour se sentir impliqué, t'en fais pas.
- On y retourne, plus de bras ne feront pas de tort.


Zacharias remit son casque et le laissa s'ancrer sur l'exosquelette avant de donner une tape sur l'épaule de Vallarin pour l'aviser qu'il était prêt. Son ami ouvrit le canal de communication. « Duo ayant procédé à l'arrestation pour policier du secteur trois, suspect remis à l'équipe d'arrestation, prêt à revenir en intervention. » Le duo se rapprocha de la foule. « Continuer à la disperser. » Les deux hommes entrèrent de nouveau dans la masse pour prêter main-forte à leur collègue. Les deux s'assurèrent également de verrouiller leur étui pour ne pas qu'un citoyen puisse prendre leur arme. Avec directivité et en utilisant de la force pour escorter les récalcitrants au besoin. De temps à autre, plusieurs conscrits se regroupaient pour venir à bout des poches citoyennes plus coriaces. « Nevans pour Lery, on va envoyer les drones de contrôle de foule, confirmé. » Effectivement, les drones de contrôle de foule allaient être efficaces pour convaincre les têtes de mule. Comme la foule n'était pas en exosquelette majoritairement, les drones allaient être efficaces assurément. « À tous les conscrits du secteur trois, port du casque au cas où à partir de maintenant. Nevans, confirmer pour les drones dans dix secondes. » Les rares conscrits n'ayant pas leur casque s'empressèrent de le mettre avant que les drones ne soient déployés sur la foule. À la seconde où les drones commencèrent à survoler la foule, un mouvement de panique s'empara de celle-ci qui se mit à fuir les lieux. Les quelques malchanceux, ou plus belliqueux, reçurent les électrodes et eurent une impulsion électrique qui les envoya au sol.

« Poste pour tous les intervenants du secteur trois. Les policiers sont en charge de finir la dispersion des récalcitrants. Pour les conscrits, occupez-vous de rassembler les citoyens ayant été électrocutés pour retirer les électrodes et fournir les premiers soins le plus rapidement possible. »

Avec une efficacité acceptable pour un groupe en grande partie de conscrits, tous se coordonnèrent avec les nouvelles consignes. Zacharias et Vallarin aidèrent les citoyens à se remettre sur pied en allant à leur rencontre et en les rassurant sur le fait qu'ils étaient là pour les aider. Les conscrits accompagnaient les citoyens au point de rassemblement, permettant ainsi aux citoyens de se déplacer sans que les drones y voient une fuite et n’envoient une nouvelle décharge. Quand tous les citoyens furent au point de rassemblement, le cordon de sécurité que créaient ainsi les conscrits autour des citoyens permettait à ces derniers de se dégourdir librement sans avoir la mauvaise surprise de recevoir une décharge pour une tentative de fuite.

Vallarin qui voulait devenir médecin militaire était dans son élément en ce moment. D’ailleurs, l'IA de Vallarin était programmée pour avoir le guide complet de tous les soins pour tous les états ou presque. Vallarin fit basculer ses communications sur les haut-parleurs externes pour fournir les informations à ses collègues et rassurer les citoyens quant à la suite des procédures.
« Chiron, procédure pour les électrodes. » Une voix masculine pleine d'assurance et avec une bonne puissance prit les communications. « Vous ne pourrez pas retirer les électrodes vous-même en tant que citoyen, elles envoient une décharge quand quelqu’un tente de les retirer. Ne soyez donc pas surpris de recevoir une décharge lorsque les conscrits les retireront. Un temps d’observation de quinze minutes est nécessaire avant de vous laisser partir. » La voix de l’IA bascula sur les haut-parleurs internes des exosquelettes. « Les électrodes ont une forme de crochet, alors vous devez les faire tourner en les retirant. Une décharge sera émise, alors retirez les le plus rapidement possible. » Une procédure somme toute simple. Doucement, les conscrits commencèrent à circuler dans la foule pour retirer les électrodes. Alors que Zacharias se contentait de retirer le tout, Vallarin aidait les gens plus paniqués ou vulnérables en les encourageant.

Pendant encore un moment, les conscrits s’occupèrent de retirer les électrodes et faire le suivi de l’état des citoyens. Les policiers quant à eux géraient l’accès à la place publique pour restreindre la circulation pendant la fin de l’intervention. Une fois les électrodes retirées de la peau des citoyens, un temps d’une quinzaine de minutes était calculé avant de les référer à un poste de soins qui s'assurait de leur état et de l'absence de symptôme secondaire pour les retourner chez eux. La journée avait été longue et épuisante pour les académiciens et l’événement avait épuisé complètement tous les participants qui obtinrent leur congé pour retourner à l'Académie prendre du repos. Zacharias, lui, attendait son ami un peu en retrait. Vallarin terminait avec un adolescent dont les yeux étaient rougis par les larmes qui avaient résulté de la douleur et la panique de l’impulsion électrique qu’il avait reçue. Le colosse qu'était le futur médecin militaire à côté du jeune impressionnait par la douceur et la délicatesse dont il faisait preuve dans ses gestes et ses paroles. Ce colosse à la mine sympathique savait être réconfortant et sa présence apaisait tous ceux qui se trouvaient autour, un talent qui laissait l'ancien réfugié sans voix à chaque fois. Toujours dans son coin, Zacharias regarda Vallarin aider le jeune à se relever et lui donner une tape amicale sur le dos. Après des derniers encouragements et après lui avoir désigné le poste de soin, Vallarin rejoint son confrère.


- Tu ferais un bon père.
- Me faudrait une femme pour ça.
- Pourquoi tu n'en as pas?
- Pourquoi toi, tu n'en as pas?
- Parce que je suis insupportable et sans délicatesse?
- Parce que je n'ai pas rencontré la femme de ma vie?
- Mon œil!
- Conscrits Deost et Draske
, émit la voix du policier du secteur sur leurs haut-parleurs.
- Oui, monsieur, répondit Zacharias.
- Rendez-vous au poste pour le débriefing.
- Bien reçu, monsieur.


Les deux académiciens échangèrent un regard et prirent le chemin du poste à la marche.

(Post II - 2 967 mots)
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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: Mère de Sûreté - Event 2017 (Solo) Mar 20 Juin - 3:25

Il ne fallut pas grand temps à leur arrivée pour que des enquêteurs les prennent sous leur responsabilité et sépare les deux amis pour les apporter dans des pièces différentes. C'était une technique d'interrogatoire qui permettait d'éviter que l'un et l'autre se contaminent dans leur discours en entendant les éléments mentionnés par l'autre. Ils n'étaient pas interrogés à titre de criminel, mais il fallait quand même assurer la solidité du dossier de l'arrestation qui venait d'avoir lieu et les deux conscrits avaient été aux premières loges. Les enquêteurs ne désiraient donc pas le moins du monde qu'un avocat créer des problèmes dans leur dossier en relevant que les déclarations — et donc les témoignages — des deux conscrits étaient non viables à cause qu'ils s'étaient consultés pour donner une version concordante. Bien sûr, leur trajet du retour pourrait être décrié comme un moment de planification entre les deux pour se mettre d'accord sur une version, mais il serait facile de prouver que les deux conscrits ignoraient ce qui les attendait une fois au poste et qu'il n'avait pas eu suffisamment de temps pour inventer une version cohérente entre eux. Si l'arrestation et la situation avaient bien fini, il était certain que ce dossier ferait parler de lui dans les médias prochainement et il n'y aurait pas de place à l'erreur.

***

Zacharias était dans la salle où on l'avait accompagné. De l'eau avait été laissée à son attention pour qu'il puisse se désaltérer au besoin. Le conscrit avait mis son casque sur la table et avait pris place debout contre le mur, les bras croisés sur son torse. C'était sa posture préférée pour attendre, car il n'aimait pas réellement rester assis à regarder le temps passé et trouvait que de s'asseoir revenait à se placer en position de soumission dans un moment de la sorte. Est-ce qu'on lui reprochait quelque chose ou non? Il ne le savait pas encore pour le moment et ça le grugeait royalement. Il avait envie de quitter l'endroit et détestait que des gens en ce moment aient le pouvoir sur lui de lui imposer la perte de sa liberté. Ce n'est pas que le Varoc avait quoi que ce soit à se reprocher, il n'aimait tout simplement pas qu'on soit en position de lui imposer ce qu'il n'aimait pas et être retenu entre quatre murs était une chose qu'il n'aimait pas. Son instinct lui criait également qu'il était présentement observé en plus, ce qui lui mettait les nerfs à vif. Pourtant, il s'obligeait à un mutisme complet et gardait son apparence détachée et indifférente à tout ce qui l'entourait. Quand la porte s'ouvrit et qu'on entra, il tourna la tête pour poser son regard sur les deux enquêteurs qui prenaient leur place dans la pièce.

— Bonjour conscrit Deost, ou plutôt bonne fin d'après-midi.
— Vous aviez besoin de moi?
— Oui, en effet. Dure journée n'est-ce pas?


Zacharias soupira, ferma les yeux et se massa négligemment les tempes. Il voyait clair dans le jeu de ce policier et il n'avait pas envie de perdre son temps à ce petit jeu. Il ne voulait pas non plus se montrer désagréable avec l'agent de la paix qui faisait son travail et qui au final ne méritait pas de subir la fatigue et l'épuisement qu'il avait accumulé lors de la gestion de cette foule agressive.

— Inspecteur? C'est bien votre grade?
— En effet.
— Pardonnez mon humeur maussade, mais comme vous l'avez dit, la journée a été exigeante. J'aimerais qu'on en vienne au fait et qu'on s'y tienne.
— Vous n'êtes pas accusé ou soupçonné de quoi que ce soit.
— C'est un grand soulagement, je vous l'assure. Pourquoi ma présence est-elle nécessaire?
— Assoyez-vous et prenez un peu d'eau, ça aidera à vous remettre un peu d'aplomb.


Les deux enquêteurs s'assirent et celui qui menait l'interrogatoire se prit quant à lui une bonne rasade d'eau dans son verre. Le Varoc plia et hocha silencieusement la tête pour venir prendre place sur sa chaise. Sans empressement, il remplit son verre et le vida en appréciant la température fraîche du liquide. Il y avait effectivement quelque chose de revigorant dans le fait de prendre un verre d'eau et le boire jusqu'à la dernière goutte. Pour beaucoup de Tadryens, c'était banal de s'arrêter sur la qualité de l'eau, mais pour l'ancien réfugié, c'était un monde différent. L'eau à Tadryon n'avait pas du tout la même qualité que celle qu'il avait dans les camps.

— Vous avez participé à l'arrestation d'un homme recherché cet après-midi. Nous avons besoin de prendre votre déclaration pour le dossier et de nous assurer que vous être prêt à venir témoigner au besoin lors du procès.
— J'y serai s'il le faut oui.
— Parfait. Maintenant, nous avons besoin de savoir ce qui s'est déroulé de votre entrée en service ce matin à la fin de l'opération cet après-midi.


En prenant son temps et avec le plus d'éléments dont il pouvait se souvenir, Zacharias fit le résumé de sa journée. Il ne prenait pas sur lui de relater des éléments dont il n'avait pas la certitude et qu'il ne pouvait que déduire ou présumer. Comme quand il parla de l'aide que le policier du secteur lui avait apportée pour menotter le suspect. Il savait que le policier avait réussi à dégager la main gauche de sa cachette pour qu'il puisse la menotter, mais comment, il n'en avait aucune idée. Dans le feu de l'action, il ne savait plus trop ce qui avait entouré le menottage; seulement qu'il avait vu le poignet dégagé et l'avait emprisonné dans le bracelet de la menotte sans perdre la moindre seconde. Tout au long de son discours, l'enquêteur prenait des notes et supervisait l'enregistrement de leur échange qui allait servir de preuve au procès, voir même d'aide-mémoire pour Zacharias s'il devait aller témoigner. Une fois l'ancien réfugié arrivé au bout de son histoire, les deux enquêteurs échangèrent un regard pour s'assurer de n'avoir rien oublié et l'interrogateur reprit la parole.

— Est-ce qu'il y a autre chose dont nous n'avons pas parlé que vous jugez pertinent de nous informer?
— Non, monsieur.
— Très bien, vous pouvez retourner à l'Académie et prendre votre repos mérité.


Doucement, Zacharias se leva et serra la main des enquêteurs pour quitter le local.

***

Vallarin quant à lui avait pris place sur la chaise dès le départ et avait englouti deux ou trois verres d'eau pour se rassasier. Gérer la foule en plein débordement avait demandé une énergie certaine et il appréciait de pouvoir étancher la soif qui le taraudait depuis un moment déjà. Il espérait que son ami ne se placerait pas dans le pétrin, connaissant son caractère, histoire de pouvoir regagner l'Académie avec lui une fois leur interrogatoire terminer. Calme et serein, le colosse attendait patiemment l'arrivée des représentants de l'ordre pour savoir ce qu'il pouvait faire pour les aider. On leur avait parlé de débriefing, mais ils avaient plutôt l'air d'être sous enquête en ce moment. En même temps, que pouvait-on leur reprocher? Vallarin préférait donc attendre de savoir de quoi il en retournait avant de commencer à se faire des idées et des scénarios. Quand enfin deux personnes franchirent la porte, il tourna la tête avec assurance, un sourire aimable aux lèvres. Après une brève salutation, l'enquêtrice alla prendre une position d'observation sur la chaise en retrait et l'enquêteur s'installa à la table devant lui. Une poignée de main et l'homme se lança quant aux motifs de leur rencontre.

— Nous allons débriefer votre journée et en même temps monter votre déclaration au cas d'un futur témoignage en cour.
— Je suis disposé à collaborer entièrement, inspecteur.
— Alors ça débute bien. Votre coéquipier est également en train de produire sa déclaration avec deux de nos collègues. Pouvez-vous me déclarer en toute honnêteté ne pas avoir arrangé une version avec lui?
— Oui, je peux vous en faire serment.
— Excellent. Nous allons maintenant prendre votre version des faits. Quand vous êtes prêt.


Vallarin commença son récit des événements à partir de leur déploiement dans le secteur trois. Il décrit les divers regroupements qu'il avait abordés tout au long de la journée et les discussions plutôt décontractées qui avaient suffi à faire circuler les gens pour éviter une montée des tensions inutile. Quand il arriva à la séquence de la foule de plus en plus mouvementée, il tenta le plus fidèlement possible de ne pas omettre de détails sans pour autant amplifier les éléments qu'il décrivait. Il décrivit également comment lui et son coéquipier avait eu le même pressentiment que l'élocution du suspect allait dégénérer en émeute si personne ne mettait fin à sa prestation et il insista sur l'autorisation reçue de leur responsable quant à la prise en charge de l'intervention par les académiciens. Le reste des informations qu'il communiqua concernait beaucoup plus la foule et les efforts déployés pour la contenir alors que son partenaire se chamaillait au sol avec le suspect qui résistait à son arrestation. L'enquêteur le questionna sur sa décision à ne pas aller prêter main-forte à son équipier et le colosse se fendit d'un sourire. Il se limita à répondre que l'ancien réfugié n'avait pas besoin de son aide pour une tâche aussi simple que menotter un perturbateur et qu'il avait jugé plus important de protéger le dos de son partenaire. Le reste du récit, ponctué de remarques médicales sur l'utilisation adéquate des impulsions électriques comme moyen de contrôle de foule, parut ennuyer les enquêteurs.

— Autre chose à ajouter dont nous n'avons pas parlé?
— Non, inspecteur, c'est tout ce dont j'ai souvenir.
— Excellent. Nous vous tiendrons informés si jamais votre présence est nécessaire en cour. Tâchez de bien vous reposer à votre retour à l'Académie et n'oubliez pas, des services d'aide sont disponibles si jamais cet événement se révélait troublant ou persistant dans votre quotidien.
— Bien compris, inspecteur. Merci de vous soucier de tout cela pour moi.


Il se leva après l'inspecteur, mesure de politesse et moyen permettant d'être certain que son interlocuteur avait réellement fini de parler. Il serra la main des deux enquêteurs et sortit de la pièce.

***

Les deux amis se réunirent à la porte du poste et gardèrent leur tête à l'air libre sans leur casque. Un soupir de soulagement échappa à Zacharias, entraînant son ami dans un grand rire. « Tu sors de torture ou quoi? » Le Varoc semblait épuisé et fatigué, ce qui ne lui était pas courant. Normalement, il ne laissait rien paraître de ce qui le diminuait, même à son ami le plus proche qu'était le colosse. Est-ce qu'un simple interrogatoire de routine l'avait ébranlé à ce point? Peut-être que c'était la foule aussi, Vallarin savait comme son ami était rapidement à bout d'énergie dans les foules. « Je suis pas malheureux que ça finisse. Je retourne à l'Académie me détendre un peu, j'ai les muscles complètement en compote. » L'ancien réfugié imaginait déjà le bon bain bouillant qu'il allait prendre en se laissant mijoter jusqu'à somnoler de bien-être. Récompense ultime d'une journée complètement éreintante. Ne manquait plus qu'une femme pour s'y blottir confortablement. Mais il était trop dans une humeur solitaire pour faire l'effort d'aller trouver un endroit où il pourrait dormir un moment contre la chaleur d'une femme. D'un pas lourd et automate, les deux amis retournèrent à l'Académie pour prendre du repos en prévision d'un lendemain qui ne serait probablement pas plus reposant.

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