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 Les limites de notre monde | PV Nana

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Calvin
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Message(#) Sujet: Les limites de notre monde | PV Nana Dim 18 Juin - 19:21

" Ne me suis pas. " Elsys fit la sourde oreille.
 
Les terres désolées et mornes du No Man's Land étaient devenues leur lieu de prédilection pour traîner ensemble. A l'époque, à Tadryon, Calvin emmenait toujours Elsys à ce fameux bar où ils s'étaient rencontrés pour la première. Les amis des amis qui se côtoient le temps d'un verre, le temps d'une soirée. Tout avait démarré par le biais de Denisse, s'il se souvenait correctement. Il était tellement saoul de ses rêves et de ses espérances qu'il n'avait vu filer le temps sous ses yeux. Il se rappelait seulement de la voix chantante d'Elsys, de son regard noisette, pétillant de quelques étincelles une fois son cocktail terminé, de son épaule couverte par son pull, collée à la sienne car ils étaient trop nombreux pour cette pauvre table ; et enfin, son sourire final lorsqu'il fut temps de quitter les lieux et de la promesse de réitérer l'expérience. Aujourd'hui, il avait encore tout cela à portée de main, mais il lui était interdit de caresser à nouveau son âme. Puisqu'il était, selon les dires de la demoiselle, jamais revenue de sa première expédition. Si tu arrives à retrouver Calvin dans ces fourrées, fais-moi signe.
 
Comme promis, le Tadryen avait repris la direction de la forêt d'Hanaamu, quelques jours plus tard, sous son aval seul. Cependant, étant donné ses obligations à la clinique – il était d'ailleurs de plus en plus demandé à l'hôpital de l'Académie également, depuis sa dernière sortie – il ne pouvait se permettre de se faufiler jusqu'aux Portes. Rien ne lui interdisait théoriquement, il était libre de ses mouvements, mais en pratique ce serait mal vu. Calvin ne souhaitait plus, de même, accepter de jouer les nourrices pour les Récupérateurs ; si ces derniers avaient besoin de lui, ils n'avaient qu'à le recruter définitivement. Non, cette fois ce qui l'avait motivé à reprendre les armes et renfiler l'armure, c'était un signal.
 
¤ - ¤ - ¤
 
" Nous ne pouvons rien affirmer quant à son état actuel, mais après enquête il s'avère que ce signal soit bel et bien émis par l'exosquelette de Monsieur Roon. Le teint de Calvin était blême depuis l'annonce. Deux ans plus tard, on retrouvait l'un de ses camarades, Donovan Roon. Par contre, le signal a été localisé plus loin que le No Man's Land, probablement à la lisière de la forêt. Étant donné la distance, comme tu le sais, nos communications n'ont pu s'étendre aussi loin, le message audio est par conséquent indéchiffrable. Il a toutefois été identifié comme étant un SOS. Un appel à l'aide, sur les lieux du crime. Deux ans plus tard, ce n'était pas une coïncidence… c'était la providence. Il y a peu d'espoir, mais vu que cela te tenait à cœur je préférais que tu l'apprennes par nous. D'autres se chargeront de prévenir le père de Donovan. Les yeux azurins du conscrit s'attardaient sur la paperasse étalée sur le bureau, certains rapports ayant un lien avec cette affaire, d'autres non. Tu peux tenter avec l'avant-poste Elpis, mais ce n'est pas garanti que la fréquence y soit optimale. Il décroisa les chevilles et se leva de sa chaise.
- Dans tous les cas, je vais aller voir. La Récupératrice sourit en retour.
- Évidemment. Besoin de renfort ? " Non.
 
¤ - ¤ - ¤
 
" Donc, nous avançons à l'aveuglette dans la fameuse forêt qui t'a rendu amnésique. Se rapprocher du signal n'a rien donné, on sait juste que l'exosquelette de Don' est là, quelque part. Calvin continuait d'avancer malgré tout, cette fois c'était son oreille qui était sourde. Elle le tira par l'épaule, l'obligeant à se retourner vers elle. C'est du suicide, Calvin. Rentrons.
- Ce qui est du suicide, c'est de m'avoir suivi.
- Si ce n'est pas du suicide pour toi, ça n'en reste pas moins une perte de temps. On ne capte rien ici, comment vas-tu te débrouiller ? Le jeune éphèbe tiqua.
- Une perte de temps ? Elsys laissa un petit temps de flottement.
- Il est mort, tu le sais. Elle lâcha son épaule. C'est ça que tu veux, retrouver des cadavres ? Laisse la dernière image que tu as d'eux intacte.
- Exactement : s'il le faut, je retrouverai des cadavres, des morceaux, voire même juste un bout de chemise, tant que je peux ramener quoi que ce soit à la maison. Si on a pu ramener ma carcasse, alors ils méritent tout autant ce traitement de faveur. "
 
Elsys ne portait pas le même amour que lui pour ses camarades ; et de manière générale, c'était la même chose avec le reste de la plèbe. Aux yeux de la jeune femme, Tadryon était une arène où la mêlée était constante, on pouvait bêtement y mourir en demeurant négligeant. Naître à Tadryon ou réaliser son Entrée n'était pas une victoire, ce n'était que le commencement d'une nouvelle bataille, certes moins tumultueuse. Mais Calvin, lui, ne voulait pas s'engager dans ce combat-ci. Il observa les alentours, sa compagne continuant son déluge moralisateur jusqu'à épuisement. Cet endroit lui était drôlement familier, il profita d'un moment d'inattention de sa part pour vérifier rapidement sur son tableau de bord. Eh merde.
 
" On bouge.
- Je viens juste de te dire qu'on devait faire une pause… Calvin s'éloignait déjà, le plus rapidement de cet arbre-ci en particulier, empruntant le chemin de la rivière. Par tous les Héros… " Grommela-t-elle, son fusil dans les main.



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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: Les limites de notre monde | PV Nana Ven 21 Juil - 1:29

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Rien n’avait changé depuis que nous nous étions croisés. Rien n’avait progressé, rien ne semblait vouloir bouger, immobile dans cette même routine qui berçait toute la forêt. L’arbre était toujours identique à la veille et, j’avais beau soulever tous les jours cette branche censée protéger la cache, rien n’y était jamais déposé. Il me l’avait en quelque sorte promis, il avait tenu tête à Lansä, mais jamais je ne le vis revenir. J’avais beau croire, ma Foi ne semblait pas assez forte pour le faire venir une énième fois vers moi. Il avait fallu deux ans afin de revoir l’homme qui avait été épargné par l’Hanaamu, deux années de plus n’éreinteraient pas mes convictions. Il y aurait toujours quelque chose à ranimé et mon esprit aurait toujours matière à construire une histoire autour de lui, autour de nous.

Le médaillon pendait entre mes doigts, assise tel un rapace attendant sa proie, je le faisais tourner, la plaque de métal frappant volontairement ma main lorsque la chaîne finissait d’enrouler mon index. Le vent jouait dans les branchages, faisant tomber le reste de pluie qui s’était amassé dans le creux des feuilles. « Il ne viendra pas. Encore une fois. » Lansä s’accroupit près de moi. « Pourquoi tant d’acharnement ? » Je ne répondis pas, focalisé sur le sol, continuant de balancer ma chaîne. « Il ne t’a rien promis, Nasträlya, et tu ne lui dois rien. » Je remis la plaque en métal autour de mon cou. « Ce n’est pas une question de promesse, c’est une question de destin. » « Je me doute bien que tu t’es créé de belles histoires autour de vous deux et de ce soi-disant destin qui vous lie, mais tu es censé être adulte aujourd’hui, tu es censé comprendre que ce… ce truc que tu ressens, c’est le fantasme d’une enfant de quatorze ans ! » J’enlevais mon lacet de cuir pour libérer mes cheveux, passant ma main dans ceux-ci, ignorant le ton de Lansä qui s’élever lentement. « Si l’Hanaamu nous a épargné tous les deux, ça ne veut dire qu’une chose. » Il leva les yeux au ciel, priant intérieurement la Nature de bien vouloir me rendre la raison. « Il m’est destiné. Il est à moi et nos vies sont liées. » « Il sera sûrement ravi de l’entendre. » Ironisa-t-il. Avant même que je ne puisse lui répondre, des voix s’élevèrent. « C’est sa voix. C’est celle de Calvin. » Murmurais-je. Il sourit en entendant l’autre. « Tu penses qu’elle croit aussi que son destin est lié à lui ? » « Ferme là ! » Je me déplaçais silencieusement de branche en branche, suivant de près le duo. « Arrête de me suivre, crétin. » Il ignora tout bonnement ma remarque et continua son chemin derrière moi.

Attirer son attention devenait un peu plus compliqué maintenant qu’il se baladait avec cette femme. Tu m’avais promis, répétais-je, la colère montant d’un cran. Je descendis d’un arbre, les suivant maintenant à la trace, un peu plus à l’avant du duo. « Tu chasses, Nasträlya. » Je saisis ma lance, écoutant le moindre bruit de l’environnement, humant l’air et le regard rivé sur l’endroit où devait se trouver les deux Tadryens. Lansä me saisit par l’épaule. « Arrête ça, tout de suite. » Murmura-t-il. Je m’en défis d’un geste brusque et m’avança parmi les herbes hautes. Ils étaient maintenant tout proche et avant même qu’elle n’eut le temps de réagir, elle prit un coup de lance dans le casque. Dans la surprise, je plantais le bout de la lame dans la fente de la visière et la d’éclipsa, fin prête à l’embrocher. C’était sans compter Lansä qui intervint en donnant simplement un coup de poing à la femme, l’éjectant par la suite d’un coup de pied dans le ventre, s’interposant entre elle et moi. Son arme laser était tombée dans l’altercation et Lansä avait saisi l’autre en la poussant, la jetant maintenant à terre et bandant son arc en ma direction. Une seconde s’écoula avant que je ne pointe le bout de ma lance vers Calvin. « Tu avais dit que tu viendrais de ton propre chef, mais tu as fui notre arbre. Pourquoi ? » La femme bougeait à peine, sonnée par le coup qu’elle s’était pris dans le nez, tentant vainement de tenir sa tête droite, ne comprenant surement pas grand-chose à ce que nous disions. Je me rapprochais du Tadryen, abaissant mon arme. « Tu ne m’as pas dit que tu viendrais accompagner d’une Destructrice. » J’étais maintenant à un mètre. « Disparaissons avant qu’elle ne reprenne ses esprits… » Lansä avait baissé son arc, serrant des mâchoires. Un coup d’œil suffisait à lui faire comprendre que j’étais dorénavant une adulte, qu’il ne lui était pas permis de me protéger si je ne désirais pas qu’il le fasse. Il s’éloigna à contrecœur, mais dans un dernier regard, il menaça silencieusement l’homme qui venait de lui prendre celle avec qui il avait tout partagé.  
   

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Calvin
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Message(#) Sujet: Re: Les limites de notre monde | PV Nana Dim 6 Aoû - 0:12

Il n'avait fallu qu'un bruissement pour qu'il sache qu'il était déjà trop tard. La lame avait filé à une vitesse ahurissante, ses muscles s'étaient contractés d'un coup d'un seul ; non pas pour lui, mais pour elle. La furie avait déjà rejoint sa proie pour en finir. Le viseur de son arme de poing était calé sur la boîte crânienne de Nasträlya et son doigt prêt à presser la détente. Mais… Ce fut ce "Mais" qui l'avait immobilisé. Calvin ne put nullement y réfléchir davantage tant les événements se précipitaient : il ne s'était pas attendu à ce qu'elle soit également accompagnée. Cette fois, lorsque ce fut ce fameux Lansä qui prit l'initiative du combat, le Tadryen ne se figea pas à cause d'un "Mais" et tira. Un unique laser qui alla effleurer la chevelure dansante du guerrier et s'écraser sur la sève d'un arbre blessé. L'instant d'après, la lame de l'Évoluée menaçait sa propre gorge.

L'accalmie ne fut que de courte durée mais les Héros savaient comment Calvin était d'autant plus détendu.
" J'ai fui pour éviter ça. Sa réponse s'accompagna d'un regard dur sur le Värsha et la Tadryenne. Son revolver fut abaissé, doucement, lorsqu'il en fut de même pour Nasträlya, qu'elle revêtait – petit à petit – la curiosité face à laquelle il était fasciné la première fois. Elle m'a suivi contre mon gré. Il leva les yeux vers Lansä. Mais si tu as également quelqu'un d'autre pour ton arbre, je n'ai qu'à rentrer à Tadryon. " Le sarcasme était volontaire et il se surprenait de l'être autant avec elle qu'avec n'importe quel camarade qu'il considérait proches, là-bas.

Ils arrivaient enfin à la suite qu'il redoutait énormément. Calvin ne fit guère attention à la retraite du guerrier, trop préoccupé à savoir comment il allait pouvoir gérer tout ce tas de problèmes. Il ne pouvait pas laisser Elsys ici ; elle ne mourrait pas ici, mais elle s'attirerait davantage d'ennuis si elle essayait de le rejoindre. Tant qu'il n'aura pas réussi à la convaincre de rebrousser chemin, Elsys sera en danger de mort. Il avait déjà provoqué trop de morts autour de lui, surtout dans cette fichue forêt. Calvin dépassa Nasträlya et se positionna entre les deux jeunes femmes. " Va te cacher, elle ne doit pas nous voir ensemble. Et face à un éventuel refus, il leva succinctement le canon de son arme vers l'abdomen : Va-t'en.
- C… Calvin ?
Il rengaina aussitôt et s'accroupit sur son ex pour l'aider à se relever. Debout, il examina rapidement les dégâts à la tête.
- Tu m'entends, Elsys ? Elle hocha doucement de la tête, il fit balancer horizontalement son index devant elle pour tester sa concentration : elle semblait tirée d'affaire. Mais plus pour longtemps. Ils sont partis. Tu l'as dit toi-même que c'était du suicide, alors pourquoi me suis-tu ? A cet instant, Elsys aurait voulu que son casque puisse l'enfermer sous un cocon protecteur, mais son regard fuyant n'échappât point à l'homme qui avait partagé sa vie autrefois.
- Tu sais très bien pourquoi. La carapace intérieure du médic flancha, cependant il gardait encore ses esprits intacts.
- C'est mon combat. Une soldate se bat pour sa patrie, un médecin se bat pour ses patients. Il recula d'un pas. C'est mon patient qui est dans cette forêt, pas ta patrie.
- Tu fais partie de ma patrie.
Il grinça des dents et elle semblait l'avoir bien capté.
- Je ne suis plus un enfant. N'inverse pas les rôles. " La pique fut un brin trop brutale, mais Calvin connaissait cette femme que trop bien. Après avoir pris sur elle-même et lui avoir fait promettre qu'il devait faire attention, elle s'éclipsa. Le conscrit la suivit longuement du regard, comme pour s'assurer qu'il ne la perdrait pas, là, maintenant. Néanmoins, c'était d'Elsys dont il était question : elle était inatteignable lorsqu'elle était seule.

Immobile près du rebord de la rivière, le conscrit croisait les bras sur le poitrail métallique de l'exosquelette. Il redoutait le jour qu'un Tadryen – d'autant plus quelqu'un qu'il connaissait – découvre la vérité sur ses allers dans la forêt. Aujourd'hui, il était bel et bien venu pour sauver ce que Donovan avait laissé derrière lui, mais il ne pouvait nier qu'il profitait de cette occasion pour revoir Nasträlya. Ce qu'il n'avait néanmoins pas prévu, mis à part la présence fortuite de la soldate, c'était la virulence de la Fille d'Ohibaan. Sa Foi était-elle si animée dans ses veines ? Peut-être que c'était, indirectement, le revers pour l'avoir battue au sujet de l'échantillon de l'anomalie d'il y a quelques jours. Il la fixa le rejoindre, se rapprocher de lui. Il étouffait sous ce casque.

" Pour être franc, je ne suis pas revenu uniquement pour toi. On a reçu un SOS… Il s'arrêta, souhaitant rectifier : il doutait qu'elle connaisse une telle terminologie, étant originaire d'un peuple moins porté sur leur technologie. Un signal de détresse. L'appel émanait de l'exosquelette d'un de mes amis disparus. Sans doute mort mais j'aimerais rapporter ce qu'il a laissé. Il soupira tout bas, ses épaules quelque peu endoloris par tout ce foutoir. Tu étais là toi aussi. J'apprécierais que tu m'accompagnes. " Après avoir indiqué la direction et la distance approximative, le conscrit entama son retour vers sa tombe. Peut-être que cette fois-ci aussi, l'Hanaamu les épargnera.



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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: Les limites de notre monde | PV Nana Lun 7 Aoû - 17:06


« C’est toi ce quelqu’un d’autre pour mon arbre. » Soufflais-je la mâchoire serrée avant de disparaître un peu plus loin, épiant les moindres faits et gestes de l’homme. Je croisais les bras sur ma poitrine, l’épaule contre l’écorce d’un Arael, pestant silencieusement contre Calvin. Elsys tel était le nom de cette femme qui ne semblait pas vouloir le lâcher. Tel était le nom de celle qui était dorénavant sur ma liste de mise à l’épreuve. Pour le moment, personne n’y avait réchappé, mais peut être que la Nature en déciderait autrement pour elle. La boîte en métal se leva maladroitement pour reprendre ses esprits et partir, nous laissant enfin seuls. Je la regardais s’éloigner, consciente que si j’avais eu le temps et que Calvin n’avait pas les yeux posés sur moi, j’aurai fait en sorte qu’elle croise quelques Mälanas afin de tester sa place dans ce monde. « Je comprends que tu es eu besoin d’une excuse pour sortir de ta Ville de Plomb. » Mes mots étaient emplis de mépris, une simple bouderie d’enfant qui aurait voulu être le centre de toutes les attentions. Cependant, ce n’était pas le cas. Le Soldat était bien présent parce qu’il cherchait ce qui lui avait été pris : ses souvenirs.

Le soleil était haut dans le ciel, illuminant les lieux dont les branchages étaient moins pourvus de feuilles. C’était assez rare de constater un ciel sans nuages et totalement dégagé, peut être une canicule à venir, la température étant en constante augmentation depuis ce matin. « Tu ne te rappelles vraiment rien ? » Lançais-je en levant une grande feuille du passage. Je le regardais du coin de l’œil, du moins, je regardais cet être enrobé dans son armure de métal. « Vous êtes obligé de tout le temps la porter ? Ce n’est pas handicapant comme tenu ? » Mes cheveux se balader librement entre mes omoplates, délivrées de mon lacet de cuir. « Si vous avez autant de technologie qu’on le raconte, pourquoi vous vous baladez avec un costume aussi peu pratique ? En fait… » Je tapotai son épaule de mon index. « Vous avez conçu une armure pour encaisser les coups… Vous ne vous êtes jamais dit que c’était peut-être mieux de savoir les éviter ? » La confrontation de nos deux cultures était à la fois exaltante et totalement ouverte à la curiosité mal placée, voire la provocation. Je ne le laissais même pas le temps de répondre, en réalité, je ne faisais que questionner en traitant volontairement son peuple de poltron. « Ceux qui viennent de Tadryon nous ont expliqué que vos armures vous parlaient… Ce n’est pas un peu malsain ? Je veux dire… faire vivre, en quelque sorte, des morceaux de métal à votre image, c’est… bizarre non ? » Je me rapprochais de lui, chuchotant presque. « On nous a aussi dit que certains d’entre vous ont des désirs un peu déplacés envers les métaux… est-ce que c’est vrai ? » Je m’éloignai, regardant la cime des arbres. « Tu sais, il serait préférable de ne pas se déplacer sur terre. » Je reposais le regard sur lui. « Je ne voudrai pas te presser à enlever cette enveloppe de métal, mais il serait préférable que tu le fasses plutôt rapidement, avant qu’on ne croise quelques prédateurs. Je ne suis pas franchement faite pour essuyer les coups. » Je lui souris, une lueur de provocation dans les yeux. Le choc des cultures était au final assez violent, et j’attendais qu’il continue dans cette lignée en pointant du doigt certaines rumeurs certifiant que nous nous acoquinions avec la faune. « Nous ne risquons pas de croiser des Varazas, sauf si nous marchons dessus par mégarde, bien sûr. » Je regardais ailleurs avant de me reportais sur lui, coupable d’avoir expérimenté cette malheureuse rencontre. « Mais les Adaishs auront moins tendance à nous tomber dessus, moins de Püslis et nous ne croiserons pas de Salishs… enfin, du moins nous lui serions assez invisibles. » Je laissais une seconde avant de rajouter : « Et les Mälanas sont plus agiles sur terre. Nous allons d’ailleurs entrer dans une de ces zones qui nous est déconseillé d’arpenter, donc… ou tu montes ou nous devrons la contourner. » Nous pourrons toujours rencontrer des Mälanas, cependant, nous serions sur un terrain moins maîtrisé par ceux-ci.    


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Calvin
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Message(#) Sujet: Re: Les limites de notre monde | PV Nana Mer 9 Aoû - 22:11

" Non. " Rien du tout, un vide aussi épars qu'il était dérangeant. Avec cette bille dans le crâne, il se surprenait lui-même de ne pas être constamment sur les nerfs. Nasträlya était fidèle à elle-même depuis leur première rencontre – du moins, leur deuxième rencontre de son point de vue – un moulinet à paroles enfantines. Calvin était retourné dans sa propre enfance à ses côtés : partager, échanger avec une personne qui n'avait pas vécu entre les Murs, qui connaissait un bout de ce monde fantasmé depuis si longtemps, quelqu'un qui était même totalement étranger aux us et coutumes du peuple qui se targuait d'être le renouveau de l'humanité. Il l'était, sans aucun doute, mais Calvin voyait également une humaine en cette jeune femme. Une fille qui l'avait sauvé, qui l'avait choisi pour d'obscures raisons. Le conscrit ne pouvait affirmer la comprendre en partie, car tout était encore flou à son sujet, mais cet échange-là, même à sens unique, était un pas de plus vers la proximité.

La mention des Varazas lui provoqua un singulier frisson, bien que court. Ce n'était guère dans ses envies de recroiser la route de ces monstruosités tout droits sortis du folklore des mamans Tadryennes ; d'autant plus que contrairement aux autres monstres de derrière le placard, les Varazas étaient bien réels. A moins qu'il n'eût pas encore découvert toute la vérité ? Quoi qu'il en soit, Calvin parvint à suivre l'Évoluée dans le listing des mauvaises et probables rencontres. L'Académie avait le mérite de les avoir prévenus des dangers, de leur coller une étiquette. Les Salishs seraient au même titre que les Varazas : une nuisance dans sa quête de souvenirs.
" Il va falloir de nouveau user de ta lance si tu veux me faire enlever mon armure. Cette provocation avait le mérite d'être teintée à la fois d'un sarcasme amusé à l'égard de sa naïveté et d'un reproche dégoulinant de mépris suite à son attaque sur son ex. Certains exosquelettes peuvent planer plusieurs secondes dans les airs, d'autres sont façonnés à même le corps pour l'alléger. Il s'approcha, pour la suivre dans l'ascension. Je suis trop fauché pour m'offrir ce genre de gadgets, mais détrompes-toi sur un point : nos armures sont faites pour se déplacer dans ces arbres. " Avec un bon entraînement et les modules adéquats, la forêt d'Hanaamu pouvait se transformer en terrain de randonnée, pour peu que la faune ne se manifestait pas. Calvin avait d'ailleurs le mérite d'avoir suffisamment rôder son joujou pour s'habituer à l'exercice, il était loin de ne faire qu'un avec mais d'autres Tadryens en étaient encore au stade de se fatiguer rapidement rien qu'à la marche.

Dans son éternel rôle en retrait, le pilier de soutien suivait la guide de fortune parmi les hauteurs feuillues. Forcément, Calvin devait maintes fois contourner au risque de marcher sur une branche un brin trop fragile pour un soldat armé jusqu'aux dents, mais les arbres de cette forêt avaient le mérite de réellement dresser des accès solides pour qui avait l'œil aguerri. " On nomme ces exosquelettes des "Armures à Interface Intégrée", elles nous assistent plus qu'elles ne nous contraignent. Il tenait à reprendre le flambeau du face à face de leurs cultures, l'occasion était trop belle pour la laisser filer. Elles encaissent bien, spécialement lorsque tu es dans l'incapacité d'esquiver. Ça devrait vous être utile face à nos lasers. D'autant plus que certains Tadryens avaient développé une étrange affinité avec le laser, comme si celui-ci ne les affectait pas plus qu'une brûlure mineure. Leur parler n'est pas plus bizarre que de fréquenter des monstres. Il laissa planer une pause, empêtré dans les rumeurs qui filaient sur les Mutants de l'extérieur. Mon armure, en tout cas, ne risque pas de te répondre. Elle ne t'aime pas. Et Calvin l'avait volontairement mise en sourdine pour qu'elle ne se permette pas des commentaires désobligeants ; ces derniers, il les gardait en réserve pour lui. Et pour les désirs, il n'y a pas que les métaux pour pimenter le plaisir chez nous. Il souriait sous son casque, éluder la question et en rajouter une couche, c'était tout bonnement un régal. Du coup, vous le faites avec ces créatures, vous ? Ne me précises pas lesquelles. " Même pour la science, il n'était pas encore préparé.

Masqué derrière l'opacité, le regard céruléen du médecin ne pouvait s'empêcher de s'étaler sur les courbes de la sauvageonne. Il peinait encore à croire que les Évolués étaient si humains, qu'il pouvait communiquer et surtout voyager avec ; et le comble du comble, qu'il associe l'adjectif "femme" à Nasträlya. Il y avait des hommes et des femmes de l'autre côté du front, avec tout ce que cela impliquait. " Ces tatouages ont une signification particulière pour toi, ou pour ton peuple ? Il se souvint surtout des translucides, mais il ne faisait pas encore sombre et l'armure en couvrait une bonne partie. A défaut du laser, vous êtes étrangement efficaces avec vos lames… Mais vous n'avez pas un arsenal moins archaïque ? Beaucoup de tribus à part usaient encore des artefacts de l'Ancien Temps, et d'autres s'étaient débrouillés pour développer des outils meurtriers, tels que les explosifs pour leurs bien aimés voisins les Varocs. Je me demandais si c'était suffisant pour vous défendre, comme contre celui qui porte le nom de votre forêt. Sur un ton un peu plus froid : Tu disais que c'était lui qui m'avait tout arraché. " Et un dicton très prisé des postes armés affirmait qu'un criminel revenait toujours sur les lieux de son méfait.



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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: Les limites de notre monde | PV Nana Jeu 10 Aoû - 12:29


« Vous avez donc besoin d’être assisté ? » Renchéris-je, le regard brillant. « Je pourrai très bien t’assister si tu l’enlevais. Ça ne me dérangerait pas. » Je souris, toujours provocante. « Les seules créatures que nous redoutons sont faites de métal, et ce sont de loin les pires. Il arrive cependant que certains se prennent d’affection pour elles, alors oui, il nous arrive de faire avec, surtout que certains Tadryens se retrouvent forcés de venir chez nous pour sauver la vie de leur famille. » Je souris de plus belle, me retournant vers lui. « Mais vous êtes des créatures très intéressantes. » Je me remis en marche, sautant la branche pour atterrir à celle plus basse. « Mes tatouages ? » répétais-je. Je m’arrêtais pour regarder autour de moi, m’avançant ensuite pour me mettre dos à un tronc, bien plus à l’ombre que le reste des branchages. L’encre lumineuse fit alors son apparition. « Si ton peuple nous traite de sauvages, c’est peut-être pour plusieurs raisons, et elles sont sans doute marquées sur ma peau. » Je posais ma lance et ma besace avant de desserrer les liens qui tenaient cette carapace de cuir sur mon abdomen. « Il existe plusieurs types de tatouages, les encres noires et les encres lumineuses. Certains disent que l’encre de Bleutées symbolise les pupilles des prédateurs qui brillent dès que la nuit tombe, d’autres pensent que c’est un moyen de nous marquer pour que nous ne puissions les chasser dès que l’obscurité vient. Il symbolise une certaine sauvagerie… souvent utilisée sur ceux qui se rapprochent trop de la faune. » La carapace s’écrasa sur la large branche.  « On nous appelle : les Zoologistes. » Je défie le lacet de cuir qui enserrait le haut de ma poitrine, l’ôtant et libérant mon bras afin de faire briller ma peau, rabattant ma tignasse sur mon épaule sans marques. « Le visage symbolise l’esprit, les bras la volonté et la force. » Je me retournai, levant mes cheveux au-dessus de ma tête. « Le dos, tout ce que nous ignorons, mais aussi le monde des énergies froides que nous appelons : les Shemtri. » Je me remis face à lui, dos au tronc. Un silence se fit et je me rappelais les paroles de Lansä. « Tous les Fils d’Ohibaan ne sont pas marqués à l’encre bleue. Les Zoologistes sont plus impulsifs, il est vrai, mais je ne te ferai aucun mal. » Je me mordis la joue, fuyant son regard avant de revenir à lui. « Il n’y a pas de territoire Mälana devant nous, j’ai menti, mais il y a tout de même quelque chose. » Je me rapprochais, enjambant mes affaires qui restèrent sur la branche. « Il y a un grand arbre où se trouve un creux. Ce n’est pas celui près de la rivière, il est un peu plus étendu. Si tu acceptes, cela pourrait être notre arbre. » Je croisais mes bras sur ma poitrine, soufflant. J’aurai aimé prendre ce que je voulais, ne pas attendre, ne pas en parler, mais les paroles de Lansä résonnaient encore en moi. Je me retourner pour m’agenouiller près de ma besace, sortant une petite poche en cuir. Je me rapprochais un peu plus de l’homme. « Dans notre peuple, le corps n’est pas qu’une façade que l’on peut détruire, marqué ou qui nous permet d’être dans le monde physique… c’est aussi un moyen de communication. Il permet de partager les émotions ou les sentiments qui ne sont pas exprimables par les mots, ou encore de signifier à l’autre que nous désirons aller plus loin dans la relation. » Mon regard brillait tel un Mälana prêt à bondir. Il était difficile pour tout Zoologiste de parler d’un désir et non pas de le prendre immédiatement. Je montrai la poche de peau. « On appelle ça : un décuple sens.  Vous le connaissez surement de par les combats, puisque nous l’utilisons afin que la moindre bousculade vous soit douloureuse, mais à plus faible dose, elle est utilisée afin que nos sensations soient plus fortes. » Je resserrai la poche sur mon ventre. « Je sais que cela peut semblait un peu brusque pour un Tadryen. Mais dans mon cas, cela fait deux ans que j’attends que tu reviennes ici et que je m’imagine notre rencontre. C’est surement contre nature pour toi, peut être contre mon peuple, un peu, mais… » J’étendis mes bras vers lui, le décuple sens loger dans mes paumes. « J’aimerai que notre relation évolue. »  



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Calvin
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Message(#) Sujet: Re: Les limites de notre monde | PV Nana Sam 12 Aoû - 23:34

La tournure des événements prenait un virage qu'il ne saurait s'il devait le qualifier d'étrange ou d'intéressant. En ses mots et sa gestuelle, les intentions de Nasträlya devenaient claires, peut-être même un peu trop pour être encaissé d'un coup. Calvin buvait ses paroles comme on savourait la liqueur Tadryenne, ses yeux – dont la voracité primitive était masquée sous son casque – dévorait les contours bleutés, unis avec le corps de la jeune fille. Il se surprenait à être aussi fasciné que la première fois qu'il les avait vu, mais peut-être était-ce tout simplement la nudité croissante qui lui jouait des tours. La libération du corps était un moment intense pour son peuple, loin d'être tabou mais pas moins valorisée, et appréciée. Nasträlya lui révélait cette facette que le peuple de la Ville redoutait chez les "sauvages", ses défenses instinctives se dressaient instantanément. D'autant plus qu'elle dévoilait carte sur table ses manigances, tels les caprices d'une enfant dont on barrait l'accès à ses désirs impulsifs. Calvin ne pipait mot face à tout cela, il laissait l'Évoluée tout confier ce qu'elle avait sur la conscience et sur le cœur. C'était après tout la tâche d'un médecin d'être à l'écoute, et plus encore celui d'un homme face à une femme qui se dévoilait à lui. Son regard se porta sur la sacoche qu'elle tendait, l'exaltante mixture à l'intérieur.

Un long silence s'ensuivit, autant dérangeant pour lui que certainement pour elle. Il avait tant retourné le sujet que sa tête pouvait imploser à tout moment. Il porta ses mains à son casque et le retira, le clipsa ensuite à sa hanche pour se libérer les mains. Ses prunelles azurées fixaient à tour de rôle le décuple sens et le regard résolu de la Fille d'Ohibaan. La situation ne pourrait être qualifiée de compliquée tant c'était un sévère euphémisme. Il entrouvrit la bouche, réfléchissant à deux fois à sa réponse avant de la livrer, sans que le contact visuel ne soit défaillant :
" Moi aussi, j'aimerais qu'elle évolue. " Court et concis, mais il ne pouvait mentir sur ce point : il avait beau vouloir se servir d'elle pour recouvrer ses réminiscences, nier qu'elle était l'objet de toutes ses fascinations était impossible, contre sa propre nature.

" Pour être franc, je ne m'étais pas imaginé m'aventurer sur de tels sentiers avec quelqu'un de l'extérieur. Il se tourna vers le panorama sauvage et indomptable que leur offrait les hauteurs. A Tadryon, la pudeur n'existe pas, notre sexualité y est même épanouie. Cela peut être étonnant de la part d'un peuple qui se cache derrière des remparts et des armures, mais nous n'avons aucune appréhension à nous découvrir. Nous avons confiance en nos pairs. Il retourna vers elle, l'air grave. Mais la confiance n'est pas la seule à nous animer. C'est aussi l'amour… en l'humain. Un léger cliquetis signifia le début du déploiement de l'armure, elle s'immobilisa sur place, libérant Calvin avec son unique combinaison de pilote. Il contourna l'exosquelette et se rapprocha de Nasträlya, tout près de ses mains. Le corps n'est pas tabou. Clarifia-t-il une ultime fois, il saisit d'une main celle qui tenait la mixture. On prête serment de repeupler cette planète, on confie notre sang et le sang de notre sang. Il la fixa dans les yeux, le cœur emballé sous sa poitrine. Comprends-tu où je veux en venir ? Il laissa planer quelques secondes, il ne pouvait pas repousser ses incertitudes, mais ce serait une terrible erreur de la rejeter. Tu ne dois pas être sans savoir que l'enfant d'une Évoluée et d'un non-Évolué n'a qu'une chance infime de survivre à la naissance. Et que si par miracle il pousse son premier souffle, il ne survivra pas à ce monde. Il était médecin, il connaissait forcément toutes les mutations indésirables qui atteindront le malheureux nourrisson. Ce que tu souhaites, c'est une relation sans avenir ; non pas sur le plan politique, mais sur le plan biologique. "

Le conscrit resserra un peu plus son emprise sur la main de la jeune femme. Ses yeux ne la fuyaient pas mais son esprit s'égarait vers des sorties inaccessibles. Tout était, outre soudain, si invraisemblable. " Tu disais que tu ne me causeras aucun mal ? Il releva la main de la douce, pour la porter toute proche de ses lèvres, son souffle chaud se répercutant sur le dos de celle-ci et sa bouche l'effleurant quasiment. Prouve-le-moi. Je ne peux aimer qu'une humaine alors montre-moi que la Zoologiste que tu es n'est pas différente. Si tu brises mes craintes, alors je te livrerai mon corps et m'emparerai du tien. Donne-moi envie de retourner deux ans en arrière pour rattraper le temps perdu. " Il lui était inutile de mentionner ses propres maux de cœur, il ne tenait qu'à elle de les débusquer et de les apaiser si elle se l'approprier dans son entièreté.

Calvin desserra son étreinte, tout en lui arrachant doucement le décuple sens qui s'était logé entre leurs mains. " Je garde ceci, en gage de ma bonne foi. Lui était sincère, mais il comprendrait si elle ne le croyait pas ou si elle doutait de ses véritables motifs. Le Tadryen enfouit la potion dans sa poche et retourna se loger au sein de son exosquelette. Tu me montreras cet arbre une fois qu'on aura retrouvé l'exosquelette que je cherche. " Quémanda-t-il sur un sourire avant de renfiler le casque et continuer le bout de chemin.



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