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 ♦ Ce qu'on voyait dans les magazines ♦ - PV : Zacharias Deost

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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Ce qu'on voyait dans les magazines ♦ - PV : Zacharias Deost Mar 11 Juil - 3:44

Le face à face entre les deux groupes ne dura pas très longtemps, puisque la fille d’Ohibaan se fit saisir par quelque chose qui la tira d’où elle arrivait. Avec les informations que les IAs leur avaient transmises, il ne fallait pas être un grand génie pour savoir qu’il s’agissait de la Clivia qui passait à l’assaut contre eux. Ni d’une ni de deux, le fils d’Ohibaan qui accompagnait l’Évoluée laissa tombé son bardas et partie au sauvetage de sa consœur. Le duo de Tadryen quant à lui fut également pris pour gérer une problématique de son côté. En voyant la fille d’Ohibaan se faire trainer au sol, la jeune femme que le duo tentait de ramener en sécurité à Tadryon se réveilla de sa torpeur. La panique et la terreur se dessinèrent dans son visage d’un coup et elle poussa un long cri d’horreur qui résonna dans l’air. Immédiatement, les deux hommes se retournèrent vers la jeune femme et l’encadrèrent pour prévenir toute fuite de sa part. Visiblement, la jeune femme n’était plus connectée avec la réalité ambiante et les deux hommes durent la saisir pour la maintenir sur place. Avec sa force, Vallarin n’eut pas de mal à maîtriser la jeune femme et l’a chargé sur ses épaules, évitant ainsi toutes possibilités de fuite.

C’est environ à ce moment que le fils d’Ohibaan passa à la course avec sa consœur chargé sur les épaules en mentionnant de fuir. Comme Zacharias était près du sac que l’Évolué avait laissé tomber au sol plus tôt, il le ramassa et tourna les talons pour fuir avec ce dernier. L’ex-réfugié laissa les deux hommes qui transportaient leur demoiselle en détresse passer devant et il se chargea de couvrir les arrières du groupe. Selon le GPS de son exosquelette, ils se dirigeaient vers Tadryon, alors tout était parfait pour lui et Vallarin. Tout en maintenant la cadence des deux hommes devant lui, il jetait de temps à autre un regard vers l’arrière pour s’assurer que la Clivia n’était pas sur le point d’attraper l'un ou l’autre du groupe. L’ex-réfugié avait néanmoins une impression étrange. Il ne voyait rien, mais se sentait observé et traqué. En même temps, si la Clivia était une créature végétale, elle pouvait être partout dans le décor sans se faire voir, passant pour des éléments normaux des environs.


« Je doute que nous puissions distancer cette chose. »

En effet, ils étaient sur le territoire de ce prédateur qui les laissait pour le moment fuir. Cela voulait dire que la Clivia préparait quelque chose, car un prédateur qui ne poursuivait pas était un prédateur qui savait comment attraper sa proie au détour. C’était beaucoup plus cela qui l’inquiétait en ce moment. Comme pour confirmer son impression, il remarqua à leur gauche qu’une espèce de liane se déplaçait et s’approchait du groupe, se dirigeant vers une des jambes du fils d’Ohibaan devant lui. Visant de son mieux, la course effrénée réduisant sa précision, il ouvrit une première série de tir sur la liane et au moins un projectile l’atteignit. La liane s’immobilisa, comme surprise de ce fait et Zacharias en profita pour presser de nouveau la détente à trois ou quatre reprise pour envoyer une nouvelle série de tir. De nouveau, au moins un projectile toucha la cible et la liane se rétracta en décidant d’abandonner sa tentative de capture des fuyards.

Cela dit, Zacharias remarqua qu’une nouvelle menace s’approchait d’eux. La chose ressemblait à une pierre ou une fleur bleue qui donnait l’impression des fixés. D’instinct, l’ex-réfugié se dit que c’était en lien avec la Clivia et il vida les derniers coups qui restaient dans son P2-Nixe. Ses tirs touchèrent la cible, mais pas dans le mille. Ce fut toutefois suffisant pour que la chose se remette à couvert et leur laisse la paix temporairement. Pourtant, maintenant qu’il avait blessé le prédateur, Zacharias savait que leur répit serait de courte durée. En plus, qu’il l’avait seulement incommodé et non pas incapacité. Il fallait trouver une solution. « Eva, je suis ouvert aux idées. » Il avait beau chercher, il voyait mal un moyen de venir à bout de ce prédateur végétal. Et, Zacharias n’avait pas envie de se faire tuer par une plante. « Normalement, la végétation n’aime pas trop le feu. Il y a une grotte sur votre chemin qui pourrait réduire les angles d’attaque de la Clivia. » Ça pouvait se tenir. En même temps, peut-être que les fils d’Ohibaan avaient des idées, c’était plus leur domaine d’expertise après tout.

« Je sais que normalement nous sommes ennemis et nous tentons de nous faire la peau, mais on aurait peut-être une piste de solution. Une grotte pour réduire les angles d’attaques et si on arrivait à avoir du feu, j’imagine que la plante tueuse n’aime pas le feu… »

(802 mots)
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Sigfrëli
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Ce qu'on voyait dans les magazines ♦ - PV : Zacharias Deost Sam 22 Juil - 18:51

La position que tenait la Sylve sur l’épaule de son frère l’incommodait. Son estomac venait bien trop souvent à la rencontre des deltoïdes, lui haussant le cœur. Elle tenta de trouver une attitude qui ne le déséquilibrerait pas dans la course. Elle arrêta de lutter pour maintenir une position qui lui permettait de voir les tadryens et la créature qui lui avait agrippé le pied, dont elle sentait toujours la trace. Ses abdos ne le supportaient plus et dut, de ce fait, garder la même tenue. Le sac à dos qu’elle avait jusqu’alors gardé était devenu un poids considérable. Les deux Fils d’Ohibaan furent rapidement rejoints par un des hommes, qui portait également une femme sur l’épaule. Celle-ci se débattait et lançait de temps en temps des paroles inintelligibles, très certainement à l’intention de celui qui la maintenait contre lui.
 
Quand les premiers coups de feu jaillirent, elle sentit son frère se raidir, ce qui amenuisa sa cadence. Il fatiguait et ne pourrait pas tenir plus longtemps, sans s’arrêter, c’était impossible. Elle leva la tête mais sa chevelure emmêlée et désordonnée suite à la fuite ne lui permettait pas une vision nette. Son cœur battait la chamade, à lui en rompre les tympans. Elle tenta une première fois de faire appel à son frère, il ne l’entendit pas. Les coups de feu retentirent une seconde fois  puis une troisième dans le paysage, faisant écho sur le chemin protégé du soleil. L’ombre de midi planait sur eux. Ils finirent par s’arrêter, Belegn à bout de souffle. Passer derrière un énième vestige, il déposa sa sœur au sol. Il crachait ses poumons comme un galyr épuisé, de façon assez audible. L’apprentie docteur évita de poser le pied foulé directement au sol et sautilla avant de trouver une place assez confortable pour leur répondre. « Conduisez-nous à votre repère, - elle regarda les trois individus, puis Belegn avec ses grands yeux fatigués – et à cette grotte dont tu parles. Nous vous suivons. » C’était évidemment le meilleur moyen qu’ils avaient pour s’en défaire temporairement, du moins, d’après l’aînée des Granpa, convaincue. « Si la Nature le veut. » Belegn grommela. Cette fois, elle demanda à aller sur son dos et grimpa, s’accrochant comme à une liane au corps de son frère, écartant la hache qu’il portait. Elle devait faire attention à son pied, dont la douleur encore muette se répandait et à son cou, menacé par l’arme de son frère. [/size]
 
Belegn reprit le pas de course, accablé par le poids. Ils suivirent les hommes de métal jusqu’à la prétendue grotte et déposa sans attendre sa sœur au sol, le dos en miette. Il se redressa de tout son long, faisant craquer chaque vertèbre. « Bordel, Siggy, t’es pas légère. » Il en avait presque oublié la présence des Tadryens qu’il se retourna, sauf que c’était sa sœur, qui avait son arme. L’endroit était étroit et profond. Une créature pouvait s’y terrer la nuit comme de jour. Leur accueil se fit toutefois sans encombre : aucun habitant ne vint les cueillir. La fille du Hameau déposa son sac sur le sol. Ses lombaires, sa nuque et ses épaules, lui faisaient mal, mais ce n’était rien comparer à la blessure qu’elle avait au pied. « Merci de nous avoir amené ici, Tadryens. » Son frère, qui était toujours sur les gardes, sentit sur son épaule une main rassurante. Elle ne voulait pas le contredire puisqu’il avait toutes ses raisons de rester en alerte, néanmoins, ils n’en seraient pas ici si les hommes de métal n’avaient pas été là. N’ayant rien pour allumer un feu, Sigfrëli continua. « Quand nous nous sommes arrêtés, la ‘’ plante tueuse ’’ ne nous a pas poursuivi. L’odeur d’un feu ou d’une présence pourrait attirer pire… » Même si elle doutait sincèrement qu’une créature plus imposante que le brotex ou cette plante existe. Elle s’assit au sol, tirant son sac vers elle. « Nous n’avons pas de quoi faire un feu. » dit-elle après avoir vérifié. Belegn avait laissé son sac sur place, ne pouvant l’emporter à cause d’elle. Elle soupira et s’attaqua à sa propre blessure qu’elle découvrit. La plaie portait les marques visibles de l’attaque. De petites cloques se formaient sur son talon et sur le début des jumeaux, comme si une langue chaleureuse s’était faufilée sur la peau, brûlant. La douleur était toutefois différente d’une brûlure puisque cela la démangeait. Le simple fait de voir l’état de son pied accentua le mal. Elle ne s’attarda pas plus longtemps après l’observation et sortit de quoi se nettoyer les mains et la main, avec un tissu propre qu’elle gardait toujours dans son sac. Pendant ce temps, Belegn observait les trois antagonistes, vérifiant de temps en temps l’extérieur pour s’assurer que la plante, ou la chose, ne s’introduirait pas. « C’était quoi ? »
 

Sigfrëli sortit un contenant. Dans celui-ci, il y avait une pâte faite de pétales et de sève d’orani. Elle en appliqua une généreuse quantité sur l’endroit nettoyé et se banda le pied, suivant le parcours de la blessure. Elle n’avait pas fini de se soigner lorsqu’une sorte de luciole rampa sur son bras, elle se figea quelques instants observant sa procession. L’animal était curieux et portait de drôles de petites boules. Sans se soucier du rocher – qui n’était autre que Sigfrëli – la créature continua son chemin, descendant au sol. 


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Zacharias Deost
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Ce qu'on voyait dans les magazines ♦ - PV : Zacharias Deost Mar 12 Sep - 6:02

Le trio tadryen n’allait certainement pas se plaindre d’être maintenant dans la grotte en sécurité. Vallarin s’occupa d’aller installé leur femme en détresse le plus confortablement possible et à l’écart des deux Évolués qui restait d’une certaine manière des ennemis. Zacharias, lui, resta près de l’entrée en reprenant son souffle et en chassant la douleur qui avait repris prise sur son corps meurtri à la suite de l’effort de la fuite. Il avait toujours le sac du fils d’Ohibaan avec lui et quand il entendit la jeune femme mentionner qu’il n’avait pas le nécessaire pour faire un feu, il s’avança lentement pour montrer qu’il n’avait aucune intention belliqueuse et remit le tout à son propriétaire d’origine. « Je me suis dit que tu aimerais le récupérer. » Il retourna ensuite s’asseoir près de l’entrée et retira son casque qu’il posa près de lui. De manière mécanique, il retira son chargeur entamé ou vide de son arme et le rangea, puis inséra un chargeur plein et garda son arme en main pour être prêt à réagir en cas d’agression de la Clivia ou d’un autre prédateur. Zacharias ne savait pas s’il devait être heureux d’avoir encore la vie sauve après toute cette aventure ou bien se dire qu’il aurait été mieux de mourir à un moment ou un autre de tout ce parcours.

« Du peu que j'en sais, il s'agit d'une plante tueuse unique et gigantesque dont trop peu ont survécu pour en savoir réellement quelque chose de fiable. »

La description faisait froid dans le dos, même de Zacharias, mais c'était à tout le moins la vérité et ce qu'il savait de toute l'histoire. Il aurait bien aimé que les deux résidents des bois en sachent plus que lui, mais ce n'était visiblement pas le cas. Pour le feu, le Varoc savait s'y prendre pour en faire, mais il était épuisé et blessé, tout comme c'était loin d'être son champ d'expertise. Alors, il valait mieux laisser tomber. De toute façon, il n'avait pas l'état de santé nécessaire pour aller chercher le nécessaire dans les bois pour faire ledit feu. L'homme qui avait grandi dans les camps savait la température et les désagréments de la nuit à venir, il commença donc à s'y préparer mentalement pour être en mesure d'y faire face.

Et puis, la nuit promettait de ne pas être de tout repos puisqu’il devait cohabiter pour la nuit avec deux membres d’un groupe ennemi. Il faisait confiance à la jeune femme jusqu’à un certain point, mais pas à l’homme qui l’accompagnait. Cela dit, les deux groupes devaient bien se résoudre à cette cohabitation forcée. Pendant que la jeune femme d’Ohibaan pansait ses jambes meurtries, Vallarin rejoignit son coéquipier pour voir la suite avec lui, les deux hommes gardant un œil sur leur protégée. S'accroupissant et se penchant un peu, Vallarin s'adressa sur le ton de la confidence à son ami.
« On passe encore une nuit dans le No Man’s Land? » Zacharias soupira et répondit à voix basse également. « Oui, on n’a pas trop le choix. Tu devrais dormir, je vais monter le premier tour de garde. Tu as porté la jeune femme un bon moment, tu dois être fatigué. » Le colosse hocha positivement de la tête. « Allez, va dormir, tu termineras la garde pour la fin de la nuit. J’ai besoin de toute façon de laisser la douleur s’estomper avant de pouvoir dormir. » Sans trop s’opposer, le solide gaillard qu’était Vallarin se rendit auprès de leur protégé pour se coucher sans trop prendre de place. Rapidement, il sombra dans un sommeil réparateur, faisant complètement confiance à son ami varoc pour s’assurer qu’il n’arrive rien dans son sommeil.

De son côté, Zacharias s’adossa contre la paroi, face à l’ouverture, son arme à la main, prêt à faire face à toute menace qui pouvait surgir. Il gardait également un œil sur le duo d’évolué de façon discrète pour ne pas qu’une menace qu’il croyait inexistante se révèle meurtrière. Cela n’empêchait pourtant pas ses pensées de dérivés momentanément vers des sujets divers de sa vie personnelle et de son futur à Tadryon. Chose certaine, il prendrait maintenant plus de prudence et de précaution avant de s’aventurer dans le No Man’s Land. Entendant du bruit dans la grotte, il tourna la tête pour voir ce qui pouvait bien lui donner lieu, sans pour autant pointer son arme, plissant les yeux pour mieux voir dans la pénombre qui contrastait avec la lumière de la lune qui éclairait dehors. Le guerrier d'Ohibaan qui surgit de la pénombre ne semblait pas avoir d'intention belliqueuse et le Varoc le laissa prendre place pour monter également la garde sans lui accordé plus d'attention. Il ne le perdit pas de sa vision périphérique non plus. Il ne pouvait pas lui reprocher de vouloir protéger sa consœur de ce qu'il jugeait être un ennemi, mais il ne pouvait pas non plus se permettre d'assouplir sa vigilance en sa présence. Au final, la nuit se déroula sans anicroche, même une fois que Vallarin eut pris la relève pour que Zacharias puisse dormir un peu.

Au matin, le trio tadryen se prépara en silence, conscient du territoire à franchir en zone hostile. Pour garder espoir, ils pouvaient se dire qu'ils atteindraient la Ville Azurée avant la nuit, mais c'était une bien maigre consolation pour chacun des trois. Pour s'aider un peu, Zacharias avait trouvé ce qui lui semblait des bâtons de marche acceptable pour mieux supporter son poids lors de la marche à venir. Comme il avait déjà dit à Sigfrëli, il avait connu la facette dure et sans pardon de la vie, alors il n'allait pas laissé ses blessures lui interdire son retour dans l'enceinte sécurisée où des soins lui redonneraient sa forme d'avant. Quand tous furent prêts a quitté pour la maison, le géant et la jeune femme toujours en état de choc sortir de la grotte sans un regard pour les deux Évolués. Plongeant son regard dans celui de la médecin des bois, le Varoc resta silencieux un moment et inclina la tête légèrement. Non pas par docilité, mais par un mélange de respect et de gratitude.
« C'est dans l'adversité que l'on découvre la grandeur et la noblesse. » Avec autant de solidité que son ego lui permettait de maintenir malgré sa douleur, il rejoignit ses compagnons avant qu’ils ne s’impatientent et le trio quitta sur la longue route de retour.

(1 070 mots)
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