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 ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi]

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Nasträlya
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Message(#) Sujet: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Ven 23 Juin - 11:45




Profanation


« Dépêche-toi Sräna ! » la petite fille serrait fort sa poupée de cuir représentant un Zoumi. « Je veux pas partir ! » Elle se recroquevilla dans un coin de la pièce, tandis que le reste de ses frères et sœurs attendait déjà dehors. Sa mère s’accroupit, attrapant l’une de ses mains. « Sräna… je t’en prie ! Nous n’avons pas le temps ! » Les larmes de la petite fille roulaient sur ses joues, mais celles de sa mère tombaient de plus belle, incapable de ne pas imaginer le sort de ses enfants entre les mains de ses ennemis. « Je t’en prie… » Répéta-t-elle inlassablement, posant son front sur le revers de la minuscule main de sa fille. « Ils arrivent, Sräna… Nous ne pouvons pas rester, tu comprends ? » « Je veux pas ! Je veux pas ! » Ses phalanges caressèrent son visage poupon. « Personne ne souhaite abandonner ce qu’il connait. Nous avons construit ce village de nos mains quand tu n’étais même pas encore née, crois-tu que cela me fasse plaisir de le quitter en n’emmenant que le nécessaire ? » Elle pencha légèrement la tête, le visage déformé par la douleur. « Je t’en prie Sräna… Ne m’y oblige pas. » Mais elle ne bougea pas d’un pouce, allant même jusqu'à se recroqueviller un peu plus en reprenant sa main. Sa mère la prit alors dans les bras, la serrant assez fort pour ne pas qu’elle puisse s’échapper de ces derniers. Elle avait beau crier, rien n’y faisait. Dans la bataille, son Zoumi tomba au sol et roula sous la table. La porte se claqua sur une maison vide de toute vie, où seul le désordre montrait que les habitants avaient quitté leurs logis à la hâte.

Dehors, les sombres nuages se crevèrent pour déverser leurs pluies acides. Les flaques se formèrent, les animaux s’ébouriffèrent et les Fils d’Ohibaan rabattirent leurs capuches. Ëlin porta Sräna jusqu’au rassemblement, la serrant fort, peut être pour la dernière fois. Le groupe comptait les enfants, les malades incapables de se battre, des Värshas venus les escorter, mais aussi ceux qui s’étaient portés volontaires pour les aider à maintenir l’ordre et la sécurité. Ils devaient rejoindre les bateaux du clan Maldäl qui les attendaient, en espérant que le voyage se fasse sans encombre.



Le maquillage tenait bon malgré la pluie. Les bombes d’Ernolis et les gaz étaient également prêts à l’emploi. Tout avait été fait pour que la Nature soit de notre côté. Nous écoutions le bruit des gouttes s’écrasant au sol et sur les feuilles. Le vent qui s’amusait dans les branches. Nous savions que, bientôt, tout se jouerait ici. Le silence ne serait plus, les sons ne seraient qu’agression, car ceux qui profanaient nos terres étaient dorénavant à notre porte. Les animaux passaient devant nous sans nous voir, seul le blanc de nos yeux pouvait être entre-aperçu. Nos paupières étaient donc fermées, nos corps et nos armes camouflés dans le décor. Il y avait alors ces bruits de pas, de plus en plus proches, entrant dans la première couronne et empruntant le chemin le plus court. Il y avait ce bruit de métal, les armes frappant le plomb, les quelques palabres qui s’évanouissaient vite dans l’immensité de la forêt. Il y avait ce temps d’attente, où les cœurs battaient plus vite et les respirations se faisaient moindres. Ce goût pour le combat, pour la vie,  pour se défendre d’un envahisseur qui avait piétiné toute notre existence, tenté d’assassiner notre peuple. Il y avait cet instant, où nos regards s’ouvrirent sur le monde et où la flore semblait tout bonnement se mouvoir. Le régiment avait déjà bien avancé lorsqu'une bonne partie se retrouva dans le noir. Les fumigènes furent lancés, suivis des gaz d’Ernolis. Les masques furent portés, afin de s’en protéger, puis les bombes gluantes d’Ernolis furent lancées, collant certains soldats entre eux, bloquant leurs jambes ou leur bras. Du haut des branches, les flèches furent lancées, tandis que les Varazas, les Mälanas et les Sinahäs furent lancés par les Zoologistes. Il était maintenant temps de se défendre corps et âme contre nos ennemis. Temps de mourir pour sa faction, pour ses enfants, pour la Nature elle-même. Rien ni personne n’arrêtera un peuple qui a tout à perdre.

“Celui qui veut assassiner un peuple, détruira son âme, profanera ses croyances, ses religions, niera sa culture et son histoire." - Jean-Marie Adiaffi


Déroulement

Bienvenue à tous !  

Il y a tout d'abord un premier groupe, ceux qui ne veulent pas être directement au front, et qui doivent faire en sorte que la traversé de la forêt, jusqu'aux Gorges du Murzal - afin de rejoindre la mer - se fasse sans encombre. Une règle seulement: si vous devez aller à Hlodalana, vous ne les y faites pas entrer lors de ce Rp Multi.

Il y a ensuite le second groupe qui est au front. Là, rien d'extraordinaire, vous devez vous battre et espérer ne pas tomber au combat.

Déroulement de la stratégie:
Le peuple a attendu, camouflé, que le régiment avance bien dans la première couronne - vous ne pouvez cependant pas les entourer, vu qu'ils sont majoritaires ! Cependant, tout le début se retrouve assiégé. Lorsque ça a été fait, ils ont commencé à lancer des fumigènes, puis des gaz - celui de l'Ernolis, donc mortel - si vous n'avez pas de masque pour vous en protéger, ne passez pas dedans tout de suite ! Attendez qu'il se dissipe. Ensuite, la substance d'Ernolis a été projetée au sein du régiment, elle colle et gonfle, pouvant handicaper l'ennemi. Les flèches sont surtout là pour divertir l'ennemi, afin que ceux à terre puisse ôter des parties d'armure, ainsi, les flèches pourront s'y loger. Les animaux sont aussi de sortie, vous n'êtes pas à l'abri de vous même vous faire attaquer, même si les Zoologiste de niveau III, ou plus, ont moins de chance que ça leur arrive. Si vous vous sentez menacer et qu'il vous faut fuir, vous pouvez aller dans la seconde couronne où vous aurez plus de chance de vous débarrasser des ennemis. N'oubliez pas vos apprentissages de la faune et flore, pensez à regarder le livre des connaissances et pensez à utilisez vos bombes ♫ Bonne chance !

Infos: lors de cet événement, vous êtes comme dans vos rp. ça signifie que vous pouvez faire venir un groupe de vagabonds qui veulent piller les Fils d'Ohibaan lorsqu'ils rejoignent les bateaux, n'importe quoi - avec logique tout de même - afin de pimenter tout ceci.


Participants

Sigfrëli
Carlis
Nohaam
Anaya
Nasträlya
Adam
Phèdre
Tarik
Salomé



Gains

¤ 250 pierres bleues si vous postez minimum une fois ¤
D'autres gains vous seront alloués à la fin du RP selon la pertinence de vos posts et votre implication.





Cadeaux ♥ :
 
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Sam 1 Juil - 20:08

Inventaire
Arme ♦ Arc d'os
Équipements ♦ Gants de protection
Divers ♦ Gourde d'eau potable

Tout le monde s'agitait, Nohaam était pris de panique. Il regroupa ses livres comme il le pouvait, ne voulant pas perdre ses précieuses mines de savoir. Cet exode forcé qu'ils s'apprêtaient tous à vivre n'était pas du goût commun. Il essuyait ses larmes d'un revers de mange, essayant de ne pas délaver le papier de ses ouvrages. Il était temps pour lui de vivre quelque chose à laquelle il n'était pas préparé. Accompagné d'un grand nombre des siens ils migraient vers un nouvel éden. S'il n''avait pas cœur à imaginer où il pouvait vivre, il ne pu s'empêcher de penser ce qu'il avait vécu en ces lieux. L'odeur de la rosée du matin, les rires des enfants. Le tout n'était plus que cendres et cris environnants.

Sa mère suivait le mouvement de panique qui agitait toute la colonie. Elle prit un grand nombre d'affaires avec elle, du nécessaire surtout. Eimiral mit en garde son fils sur les choses à emmener avec lui. Il mit deux couches de vêtements sur ses épaules, quitte à suffoquer et à les porter comme écharpe ou ceinture. Il prit dans une bourse de fortune de quoi se changer pour les prochains jours, le convoi attendait les derniers retardataires dont la famille Hädrim faisait partie. Ils n'étaient pas les seuls et Eimiral cependant, râlait comme jamais, d'autant plus que Nohaam s'était porté volontaire pour protéger le convoi. C'était peut être plus parce qu'il avait des lacunes quant à ses facultés martiales, ou envie d'être près de sa mère, près des siens, loin du mal qui rongeait cette terre.

Si les plantes devaient remercier la Nature toute entière pour avoir fait tomber la pluie, il en était autre chose de Nohaam qui avait du mal à circuler rien que sur le pas de sa porte, manquant de glisser à chaque instant. Il mit son capuchon de fortune, respira intensément une dernière fois, regardant son logis comme si c'était la dernière fois.

Il était terrorisé, il l'aurait été encore plus s'il avait rejoint les guerriers qui tentaient d'endiguer la progression des troupes ennemies. Le fond de l'air était frais, la pluie abîmait son sourire qui d'habitude était rare, Nohaam le visage lourd claqua la porte sans se retourner.

À peine sorti du village, le cortège était encore éparpillé, certains faisaient respecter l'ordre, d'autres tentaient de calmer les plus jeunes, certains tenaient sur leurs épaules leurs aînés plus faibles. On pouvait sentir une sorte de débâcle générale. Nohaam quant à lui pour ne pas se sentir paniqué, tenant d'une main un gros sac épais et de l'autre une urne à moitié pleine de vivres, entennait une chanson que certains petits commençaient à reprendre avec lui. « N'aies pas peur de la pluie, sois vaillant dans la nuit, le Guide et la fratrie sauront sauver ta vie... »

Si certains enfants commençaient alors à calmer leurs lamentations, d'autres ne pouvaient retenir leurs frayeurs, nous traversions un endroit hostile, livrés à nous même, sans véritablement savoir si la destination serait à la hauteur du calvaire à vivre.

Le Hameau était encore visible, Nohaam marqua une pause, seul, s'écartant peu du groupe, essayant de discerner ce qu'il advenait de son ancienne demeure. Les oiseaux picoraient déjà l'endroit, à la recherche de restes que la civilisation habitant l'endroit quelques heures encore auparavant. Les premiers charognards étaient précurseurs de nombreux pillards, ne respectant en rien les vestiges d'une vie calme et respectueuse.

Nohaam eut un frisson, avant d'avoir des crampes dans les bras, changea de position ses biens, avant de repartir suivre le troupeau égaré, qui s'enfonçait dans la forêt qui avait été leur mère nourricière pendant si longtemps. Le chagrin était lourd et se sentait dans l'air au même titre que l'humidité. Ses pas étaient maladroits dans la terre généreusement arrosée, une de ses bottes s'embourba, son pantalon ajouta quelques taches à son tableau de chasse. Les enfants n'avaient pas le cœur à l'ouvrage, le voyage fatiguait le corps et l'esprit.

Eimiral regardait son fils revenir à sa hauteur dans le cortège avant qu'elle aussi, esquisse une sévère amertume dans ses traits. Le visage fermé, le cœur lourd, le brouhaha environnant alimenté du bruit des vaguelettes créées par les flaques naissantes, le cortège partageait une nouvelle épreuve qui semblait fortifier les liens que chaque hère de la colonie possédait déjà. Ils étaient tristes, erraient en quête d'un salut qui n'était qu'à son stade d'hypothèse, Nohaam ne faisait pas exception.

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Anaya Luzissa
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Sam 1 Juil - 21:26

Inventaire:
 

Le temps était venu pour nous. Peinture, plume, armures et armes avaient été mis à disposition de tous les guerriers, pour toutes les personnes qui voulaient au front pour combattre l'ennemi. Quelques semaines auparavant, j'avais essayé d'empêcher un groupe d'insurgé de partir en guerre contre l'ennemi. Mais j'avais échoué dans cette mission. Je plongeais mes doigts dans les pots de peintures fraîches, de couleur rouge, vert, marrons ainsi que noirs afin de me les étaler sur le visage et mon corps. Il n'hésitait pas à m'en mettre partout sur mon corps, il fallait que je me fonde dans la nature, que je ne fasse plus qu'un avec elle. Elle était tout pour nous, elle était notre vie et il fallait que nous défendions ce que nous étions réellement. Mon visage était sans expression, mes yeux étaient prêt pour la guerre.

La seule inquiétude que j'avais dans ma tête, était le sang. J'avais eu du mal à m'habituer du sang qui coulait sur le corps des ennemis ou non. A cause de cela, j'avais du mal à dormir, des cauchemars venaient jouer avec mes nerfs. Serais-je prête pour le combat d'aujourd'hui ? Serais-je vraiment prête à ôter la vie d'une personne même ennemi ? Aurais-je la capacité de protéger mon peuple ? La réponse sera pour aujourd'hui dans tous les cas, je trouverais la réponse sur le champ de bataille. Je pris mon arc et ma bombe. J'étais prête pour le combat. Je sortis de ma tente avec mon arc pour prendre part à l'attaque. Nous devions marcher doucement dans la forêt pour les trouver.

Alors que je sortais de la tente, les Fils et Filles d'Ohibaan coururent partout pour se dépêcher de partir d'ici et trouver un refuge mieux pour eux. Les cris, les hurlement des enfants me firent mal au cœur, les hommes qui quittèrent leur femme en pleure. Mon cœur se serra fermement. Je ne voulais pas qu'il meurt, je ne pouvais pas qu'il parte au combat. Une larme coula de mon visage et je serrais plus fort mon arc avant de partir dans la forêt. Au loin, je vis Nohaam résigné de partir... J'avais l'impression qu'il était comme moi. Je m'approchais de lui rapidement pour lui adresser un petit mot avant de nous séparer pour quelque temps: " Nohaam, fais attention à toi d'accord ?"

Je lui souris doucement de le laisser pour partir au front. Je rejoignis le groupe dans la forêt mais les grenades avaient déjà jaillit autour de nous. Il fallait faire attention à ne pas respirer ce gaz. Je n'avais pas de masques, je n'avais rien ! " La prochaine fois, j'irais me fabriquer de l'équipement ..." Je grognais un peu avant de rejoindre un Varsha :" Bonjour Varsha Natahm" Je le saluais calmement et avec respect avant de poser des questions :" Monsieur, que devons-nous faire ?" - " Ils sont en supériorité numérique, il va falloir faire attention à eux. Leur arme sont redoutables ainsi que les armures. Il faudra les enlever pour les tuer. Anaya, nous espérons que la Nature sera avec nous aujourd'hui." L'homme pria rapidement avec quelques murmures, je fis de même. "Je demande Humblement l'aide de mon mère à tous, de nous protéger, de nous aider grâce à la forêt et les animaux. Que la Nature nous garde et nous protège en ce jour chaotique."

Varsha Natahm me tapota l'épaule pour me rassurer. Je montais alors à l'arbre pour décocher des flèches sur les ennemis en surnombre. Une fois dans l'arbre, je commençais à décocher des flèches, et surtout je regardais autour de moi, si je n'avais pas des amis qui ne se faisaient pas attaquer ! Alors que je regardais mes amis d'en haut, quelques mètres plus loin, je remarquais quelque chose qui nous serait bien utile ... Je descendis rapidement de mon arme pour aller cueillir des fleurs aussi dangereuse que belle :" Allez venez là mes petites ... Seater ..." Je fis attention avec ces fleurs toxiques mais que j'allais enduire avec mes flèches. Je pris mon petit sac en cuir et je les cueillais doucement pour ne pas m'en mettre sur la peau. Mais je me rendis compte que ce n'était pas très bien, donc je pris une souche vieille d'un arbre mort pour les prendre avec moi. " Très bien !" Je les pris et je remontais dans l'arbre doucement avec les Seater.

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Adam
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Jeu 6 Juil - 3:58

+
« Priez vos dieux autant que vous le souhaitez, ce ne sont pas eux qui vous sauveront aujourd’hui. » Ses octaves moururent au travers du vacarme, que provoquèrent les bombes en vomissant des nuages d’une acre et opaque fumée. Adam recula, échappant à l’apoplexie promise par la chape de brume qui avançait dans la sylve, préférant lorgner la plèbe étonnée des conscrits qui lâchait quelques exclamations désemparées. Une rouquine s’agrippa aux branchages d’un arbre, s’élevant vers sa cime en s’appropriant quelques fleurs indicibles. Le noble contourna les méandres de la vapeur, cherchant une ouverture pour abreuver son insatiable frénésie combattive. Un quidam échappa à l’emprise de la tourmente et se dressa face à lui, tel un belluaire dans l’arène. Les lippes de l’éphèbe frémirent, tandis qu’il affirmait sa prise sur la lame composée d’os qui trônait entre ses phalanges. Une pression dans l’air. Un trouble. L’hère s’élança avec l’aisance d’un combattant aguerri, se tordant comme un félin pour éviter le tir maladroit du soldat engoncé dans son armure. Pas à pas, il approchait de sa victime, comme un bourreau savourant l’heure de la sentence. Le tadryen jeta ses dernières forces, imprimées de sa farouche volonté de vivre, dans la bataille, mais la lutte était vaine. Encore sonné par les effets latents des émanations, il échoua dans sa tentative de saisir son exécuteur, et lâcha un borborygme écœurant lorsque le fer mordit sa trachée.

La fragrance ferreuse du sang exhala dans l’air, tandis que glissait le casque du défait, révélant le faciès blafard d’un homme tout juste sorti de l’enfance. Sous ses lèvres diaphanes perlaient les gouttes cinabres de son flux vital, ses yeux s’étant vus ôter leur dernière lueur de vie. « Tu comptes cueillir des fleurs toute la journée ou utiliser ton arc, pour apprendre à viser ? » La tessiture d’Adam portait loin et sa diatribe était adressée à la sylvaine qui se terrait dans les arbres. La fumée commençait à se dissiper, dessinant les silhouettes bien trop nombreuses des conscrits qui devenaient peu à peu menaçantes. D’un revers de manche, le noble chassa la sudation qui suintait de son front, ses doigts dansèrent habilement sur la garde de son arme. Il s’impatientait.

Ils apparurent alors. Deux tadryens, émergeant des reliquats du brouillard, leurs fusils serraient dans leurs mains gantées. Il ne les avait pas vus arriver. Le tir le percuta de plein fouet. L’inattention ne pardonnait pas en temps de guerre, pas plus qu’un ego outrancier. L’impact avait atteint son épaule gauche, déchirant ses atours, mais n’entamant pas suffisamment sa chair pour le contraindre au repli. Feignant la paralysie, Adam patienta jusqu’à ce que ses proies soient suffisamment proches de lui et il se releva d’un bond. L’acier percuta la technologie, évitant au destinataire du coup un funeste destin. L’éphèbe se faufila sous la garde du second assaillant, mais ne put esquiver le poing assuré de son comparse. Le souffle coupé, il tomba à genoux en lâchant sa précieuse lame. La mort peut être abrupte lorsque nous n’y sommes pas préparés. Un geste, une maladresse et le monde s’écroule en même temps que nos certitudes. Le noble exhalait ses derniers soupirs, résigné à achever son voyage en cet instant. Mais la faucheuse ne vint pas.

Une flèche percuta l’un des deux conscrits, détournant leur attention un éphémère moment. Le Spectre n’attendrait pas sa fin. Saisissant sa chance, il ramassa l’objet de ses vilénies et l’abattit avec une ineffable brutalité sur la nuque du tadryen. L’estafilade ouvrit une brèche béante chez sa victime, qui s’effondra comme un pantin au sol. Dans sa fougue vengeresse, le simulacre fondit sur le compagnon ahuri du récent cadavre, le poussant à terre d’un pied véhément. Sous le poids de son carcan, le soldat déchu bascula en arrière, s’ôtant toute chance de se relever rapidement. Le conquérant s’avança jusqu’au vaincu, posant son soulier sur sa carcasse métallique. Du bout de sa lame, il le libéra de l’écrin de son casque, défiant les prunelles smaragdines et affolées du jouvenceau défait. « Nous attendions des combattants et nous nous retrouvons avec la racaille de Varosha. Achever un chien boiteux, c’est faire preuve de pitié. Et si je te laissais agoniser ? » Un sardonique sourire se peignit sur les lippes du simulacre, qui parcourut le faciès apeuré de l’apprenti soldat du bout de son épée, en chatouillant son cou d’un arc de cercle déstructuré. « Heureusement pour toi, je suis magnanime. » D’un geste, la lame perfora le conscrit devenu exuvie. La mort revêt un caractère bien capricieux lorsqu’elle sert les nobles appétences d’un esthète fallacieux.

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Sigfrëli
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Sam 8 Juil - 15:37

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« S’ils nous arrivent quoique ce soit, veillez sur chacun de vous mes enfants. Restez unis et solidaires. » La séparation était difficile. Les embrassades eurent lieu et commencèrent avec les plus jeunes sœurs. Mäggrit et Bapti serrèrent chacun à leur tour leurs filles. Le grand groupe se composait, prêt à partir. Seuls les deux parents et Belegn, l’unique frère, n’investiraient pas la marche en direction de l’Hlodalana. Des peintures de guerre couvraient leur visage, masquant les traits humains pour se fondre dans la faune et la flore. La pluie battait son plein sur les cuirs des Fils d’Ohibaan, ce qui ne les empêchaient pas de se dire au revoir, ni de pleurer la scission familiale. Sigfrëli fut la dernière qu’ils saluèrent. Mäggrit prit dans ses bras l’aînée, la bloquant contre lui, lui embrassant le front. Puis vint sa mère, plus petite qu’elle. Elle lui glissa quelques mots doux avant de se retirer. Et enfin Belegn qui sourit à sa sœur, lui donnant une accolade étranglée. « Tu ne vas pas me manquer, petite sœur. » - « Tu ne vas pas me manquer non plus, mini choüm. » - « Oui tête de galyr. Si la Faiseuse le veut, nous nous ne manquerons pas. » Ils rirent une dernière fois et se séparèrent à contrecœur, l’esprit attendri et les yeux rougies.

Carlis disparut avec un groupe annexe pour protéger la Horde qui se déplaçait dans la forêt. Sigfrëli, quant à elle, rejoignit une femme enceinte, veillant sur son état, lance à la main pour aider dans la démarche, tandis que Melæ et Orani aidaient un doyen dans l'avancée pénible. Le sol fangeux empêchait l’empressement et exigeait de la force, ce que tous n’avaient pas forcément. De dos, la guérisseuse ne reconnaissait pas grand monde ; elle savait, parmi ses proches, qui étaient partis à la guerre face aux hommes de métal. A l’inverse, elle ignorait ceux qui étaient restés, hormis ses sœurs.

Elle ne se retourna pas quand ils quittèrent définitivement le Hameau, ne sachant pas si elle le reverrait un jour. Elle redressa le sac sur son dos qui avait tendance à se balancer un peu trop sur ses hanches. Elle le maintint d’une main gauche jusqu'à pouvoir le redresser correctement. Enfin, elle reporta son attention sur Clarah, la femme enceinte. Le havresac contenait le strict nécessaire pour survivre à des futures journées de privation. Elle avait pris également soin de garder avec elle une fiole de sève d’Orani que sa mère avait pasteurisé pour que le contenant ne périme pas dans les jours qui suivraient leur début de périple.

La forêt accueillait une nouvelle fois en son sein des réfugiés d’un temps de guerre accablés sous la pluie. Les plus vieux des Verärshars avaient cet air nostalgique, ils paraissaient plus brisés que les jeunes gens. Les Värsals et certains Nasumirans ayant intégrés la sécurité de la troupe déclenchaient de temps en temps certains pièges qu’ils avaient eux-mêmes créé afin de garantir la tranquillité précaire des émigrés. Sigfrëli fut surprise par des éclaboussures, un des pièges venait de se refermer comme la gueule d’un Hanaamu à quelques mètres d’eux. Le Varsäl qui l’avait activé était accroupi sur une branche d’arbre et descendit aussitôt. L’aînée des Granpa fit une petite halte sous le pétale d’une grande fleur pour remettre correctement la chute de cuir sur le ventre de la femme. Elle défit son sac, posa sa lance contre la tige et proposa à sa voisine d’intégrer le peu qu’elle possédait dans le barda que Sigfrëli portait déjà.

La pluie protégeait d’une certaine façon le groupe des spores matures des plantes toxiques car les sores alors chargés d’eau étaient alourdis, rendant impossible l’envol avec ce vent qui baladait le voile de certains vêtements. En se remettant en marche, la guérisseuse vit la silhouette de sa sœur qui se déplaçait dans les branchages jusqu’à s’arrêter sur une branche menue d’un arbre voisin. Sigfrëli reporta son attention sur le chemin et sur les personnes qui composaient le corps des Fils d’Ohibaan. Des enfants commençaient à se gratter le visage, peu habitués à l’acidité de l’eau. « Ne vous grattez pas. Cela pourrait s’infecter. » Elle rangea maladroitement la chevelure d’un enfant dans sa capuche et tira le vêtement d’un coup sec sur sa tête. Elle fit la même chose pour un second et un troisième. Si elle n’était pas mère, Sigfrëli se sentait tout comme. Elle était autant responsable d’eux que de la femme enceinte. Leurs proches étaient au front. Solidaires ils devaient l'être pour assurer la survie des Fils d’Ohibaan.

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Anaya Luzissa
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Dim 9 Juil - 20:36

Les Seaters étaient des plantes extrêmement rares dans tous les cas, c'était une chance que j'avais trouvé un pied de cette fleur hautement toxique. Je souris car je sentais que la victoire était bientôt pour nous. Le problème était que nous devions obliger les soldats à enlever leur exo-squelette pour que la fleur pénètre dans la peau et les empoisonnent. Alors que je terminais la cueillette, une voix me hurla dessus, que ce n'était pas le moment de faire la cueillette mais de viser les ennemis. Je lâchais un grondement et je n'eus pas le temps de voir son visage donc je décidais de monter dans l'arbre avec mes fleurs pour le repérer : " Pour ta gouverne, ces fleurs sont toxiques et je compte bien les utiliser pour tuer tous nos ennemis, c'est une véritable opportunité que nous avons là ! Cesse de me critique et fais ton boulot. Tu ne mérites pas mon respect ..." Je le regardais d'une manière hautaine car je savais ce que je faisais ici et quelle était mon devoir en ce jour.

Alors que cet homme combattait, j'étais en train d'écraser les fleurs dans la souche d'arbre pour qu'elle devienne poudre. Je devais faire cela avec douceur, je ne le faisais pas avec mes mains, mais avec des feuilles grandes et imperméables pour que cela n'entre pas en contact avec ma peau. En même temps que je broyais les fleurs, l'homme tuait plusieurs ennemis d'un seul coup, il était vraiment fort, j'étais assez impressionnée, pour le moment. Quant à moi, je continuais à broyer les fleurs en poudre pour les enduire sur mes flèches. Perchée sur mon arbre, je voyais bien les ennemis, et mes alliées. Certains fils d'Ohibaan avaient réussi à l'enlever leur casque et parfois leur armure de métal. Je devais en profiter pour tirer les flèches empoissonnées. Je me dépêchais de finir cette poudre, avant de tremper mes flèches dedans, je devais faire attention à ma peau lorsque je visais. Je tendis mon arc fortement avec la première vague de flèche avant de crier : "Chaud devant!". Je lâchais ma première flèche sur ma première victime non loin de moi.

La flèche effleura le visage du destructeur de métal. Le poison allait bientôt agir. Je souris. Je continue mon jet de flèche sur les ennemis qui n'avaient plus de casques sur leur tête. Mes flèches commencèrent à partir, sans que j'ai de stocks. Les flèches partaient tellement vite que je devais en trouver de nouvelles. Je n'avais pas pensé à en faire un paquet. Du haut de mon arbre, les ennemis que j'avais touché, commencèrent à sentir les effets du poison. J'avais réalisé mon but, les hommes tombèrent comme des mouches. Je descendis de l'arbre pour me trouver un autre coin pour décocher des flèches, mais surtout que je devais en trouver de nouvelles pour continuer de me battre fièrement. Quant à l'homme, il était toujours au fond, je ne le voyais presque plus maintenant. J'essayais de trouver des hommes pour m'indiquer des stocks d'armes, mais il était compliqué de les trouver maintenant. Je devais faire attention à moi.

Soudain, un grondement lourd et sourd vint vers nous ! Merde les animaux sauvages arrivaient. Impossible de prévoir ces âmes vivantes ... Seuls les Zoologistes de haut niveau pouvaient les éviter et de les fuir. J'étais une zoologiste mais de faible niveau, je ne pouvais rien faire pour les éviter. "Il faut fuir ! Partez !" J'essayais de les prévenir mais personne ne m'entendait ! Je décidais de partir dans la seconde couronne pour éviter des problèmes et de me faire tuer par ses animaux hostiles. Je pris avec moi la poudre des fleurs et mes flèches restantes. Je décidais de prendre des ennemis pour les emmener dans la seconde couronne. Je lançais quelques cailloux sur les exo-squelette en agitant les bras fortement : " OUH OUH OUH, venez par ici !" Je leur souris avant de partir en courant en direction de la seconde couronne. Je devais faire attention où j'allais à cause des territoires des animaux sauvages comme les Malana. Très dangereux ces bêtes. Alors que j'avais pu me trouver un abri de fortune, je pus enduire mes flèches de la poudre avant de les tirer. Mais le problème était vraiment les exo-squelette... Hum je devais aller au corps à corps, c'était la solution. De plus, les autres fils d'Ohibaan étaient restés dans la première couronne, donc j'étais seule pour l'instant. Ce n'était pas forcément bon signe pour moi !

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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Lun 10 Juil - 17:31




Profanation


Ses muscles tremblèrent  sous l’impact de sa lame Séraphique sur le crâne d’un Tadryen. Son regard se perdait sur ses soldats, montant par la suite sur les hautes branches des arbres afin de contempler le champ de bataille qu’il avait mis en place avec son peuple. « C’est maintenant que tu arrives, Anaya ? » Les deux Fils d’Ohibaan étaient dans son dos, mais il sentait déjà les muscles du Värsha se crisper. Rilver se retourna dans un calme apparent, jugeant du regard les deux impertinents. Malgré la peinture censée le camoufler, son identité était reconnaissable. « Tu aurais  dû être là dès le début de l’attaque. Tu aurais dû savoir les stratégies mises en place et ton rôle dans celle-ci. » Il ne rajouta rien, tournant la tête vers son homme. Son regard était perçant, le guerrier savait qu’il aurait dû sermonner Anaya pour son retard et son oublie, non lui répondre comme si de rien n’était. Il passa près d’eux sans un mot, rejoignant ses combattants.

La bataille battait son plein, mais quelque chose perturbait certains animaux qui se mirent tout bonnement à hérisser leurs poils, certains Varazas hurlant à la mort. Une odeur, une présence que nous  redoutions faisait son apparition, du moins, passait proche des combats. Attiré par le bruit, l’Hanaamu errait dans les arbres, arpentant les branches en attendant qu’un ou plusieurs se perdent au sein de son immense territoire. La formation des bêtes était alors rompue, les Zoologistes ayant du mal à les tenir en position d’attaque. La lumière des lasers et le son assourdissant de la bataille ramenaient également une faune sauvage que l’on discernait mal des animaux dressés, seuls les Zoologistes pouvaient s’apercevoir d’une bête qui n’était pas les leurs.  « FAUNE ! » cria alors l’un deux, tandis que l’avertissement se répété au sein de la troupe des Fils d’Ohibaan. Le message était clair, si nous devions prendre déjà garde à ceux qui se trouvaient dressés, nous devions encore plus faire attention à ne pas nous laisser leurrer par la faune sauvage qui s’y mêlait.




Inventaire:
 

Camouflée, j’avais été emportée par l’adrénaline de cette guerre à l’instant même où nous avions tous ouvert nos yeux. Mon masque d’os me protégeant des émanations des bombes, je mettais ainsi aventuré dans la fumé afin d’ôter certaine partie de l’armure ennemie pour y créer des brèches, facilitant leur mise à mort. J’avais vu nos adversaires mordre la poussière, certaines de mes connaissances tomber au combat, l’abdomen ou les membres perforés par les lasers. Mes pupilles ne cessaient de grandir et de rétrécir, tant les rayons bleus illuminaient l’endroit, brulant la végétation environnante. La pluie, de plus en plus forte, éteignait doucement les flammes qui lentement léchaient tout ce qu’elles touchaient, mais certains feux prirent plus d’ampleur que d’autres, rendant la scène encore plus chaotique. Lorsque les bêtes se mirent à réagir à la présence de l’Hanaamu, mon regard se perdit dans les branchages. Il était là, quelque part, et tous les dangers de cette forêt étaient à présent réunis. Les bêtes affluaient, camoufler par les nôtres, les Mälanas étant dérangé par l’agitation et la présence des Soldats Rouges tantôt n’y avait rien arrangé. Leurs attaques étaient ainsi désorganisées, déranger dans leur tranquillité, loin de leur propre groupe. Certains se battaient même entre eux, conscients des différences de clan, des membres qui avaient tous été réunis au même endroit. Tandis qu’un me prit en chasse, je m’éloignais des bruits de laser, m’enfonçant dans la forêt. Je savais que le Mälana était une bête robuste qui pouvait atteindre une vitesse que je ne tiendrai pas. Courant ainsi vers un arbre, je donnais l’impact afin de me retourner et d’enfoncer ma lance dans sa gueule, ses griffes venant me lacérer l’épaule, déchirant mon armure et ma chair.  Instinctivement, je plaquais ma main, lâchant ma lance, la pluie s’engouffrant dans ma plaie. Une masse noire bougea doucement dans les branchages, lente, puissante, certaine de son ascendance sur les autres créatures. Mes yeux se fermèrent instinctivement, mais la bête commença déjà son ascension en direction du second groupe. Peut-être allait-elle s’arrêter avant, peut être allait-elle changé de direction, mais sa course se faisait de plus en plus vite, faisant plier certaines branches sous son poids. Avant qu’elle disparaisse, je la pris en chasse. L’espoir d’avertir les autres était un espoir vain, surtout dans mon état, mais rien ne pouvait faire taire la Foi d’un Fils. Aren, chevauchant son Sïhana, me prit dans ses bras en pleine course. « L’Hanaamu ! » fis-je en plissant le visage, ma main ensanglantée. « Je sais. » Il saisit les reines, m’entourant de ses bras. « Pourquoi il va par là-bas ? » Il posa un bref instant son regard sur moi avant de regarder droit devant. « Appuie sur ta plaie Nasträlya. » Il donna un coup à la bête qui accéléra la cadence. « Je ne sais pas pourquoi elle est partie si soudainement. Certains anciens lui donnent une grande intelligence… si c’est le cas, il a sans doute compris qu’il y avait moins de combattants là-bas. Je ne sais pas. » « Il les aurait croisés en entendant tout ce bruit… » « Surement. » La bête changea alors brièvement de  direction, disparaissant de notre vision, mais Aren ne la pourchassa pas, préférant rejoindre le grand exode des Fils.

Nous remontâmes ainsi la formation du peuple qui partait vers Hlodalana. Aren s’arrêta ainsi brièvement devant Sigfrëli, me déposant. « Occupe-toi d’elle. » Lança-t-il avant de reprendre sa course. Quelques minutes suffirent avant que la peur et la fascination ne se saisissent de tous les Fils. Silencieusement, les branchages se mirent à frétiller. Pourtant, rien n’indiquait la présence d’un quelconque animal. Un Fils d’Ohibaan, arme en main, s’approcha doucement de la source d’inquiétude et se fit simplement happer et déchiqueter en deux par un ennemi qui s’offrait maintenant à nous : un Sälish prêt à tout pour défendre son nid.



Déroulement

Bonjour  

Je vais faire assez vite parce que je n'ai pas trop le temps  

Au front:
- les animaux domestiqués sont perturbé jusqu'à ce que l'Hanaamu disparaisse.
- La faune sauvage se mêlent aux animaux domestiqués.

L'Exode:
- L'Hanaamu se dirige vers vous, vous êtes mis au courant parce qu'Aren le dit à lavant du convois et que la nouvelle se repend dans celui-ci.
- Vous subissez une attaque de Sälish, parce que son nid est proche.

Pour les PNJ's, voici leur répartition:

Au front:
- Rilver
- Ohibaan ( je rappel qu'il boite depuis sa tentative d'assassinat, il est donc très bien entouré par les Värashas.)
- Aryni
- Nilera
- Ervor
- Marasa
- Llensi

Dans le convois:
- Aren
- Valvosa
- Fothyna
- Linäy
- Eldrasea

Rappel: toutes les descriptions des PNJ's sont dans le descriptif du village et dans l'introduction de votre faction.

/!\ Je m'occuperai de faire apparaître l'Hanaamu - s'il apparaît - donc personne ne me le met dans ses écrits ♥️  





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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Mar 11 Juil - 21:33

Salomé
Inventaire
Armes ♦ Lame osseuse ♦ Couteau à cran
Autres ♦ Outre en Peau

Je les voyais ramener les blessés déjà, j'avais un minimum d'empathie pour eux. Ils étaient pour certains à peine en âge de tenir une arme. Le front était éparpillé, je voyais certains de nous, infiltrés dans leurs rangs, je priais pour ne par rencontrer l'homme qui m'avait mis à mal il y a de ça quelques semaines. Si je portais avec moi une épée d'os, c'était pour faire diversion, nous avions tous pris avec nous de quoi nous fondre dans les rangs, mon visage était recouvert de pigments noirs et verts, le tout me rendait quasiment invisible si je fermais les yeux mais je les gardais ouverts, observant les giclées de sangs prendre place en face de moi.

J'étais entrée dans une sorte de folie sanguinaire, où tout cela me paraissait tellement normal, tellement facile, alors qu'au final je n'avais jamais porté le coup de grâce à un opposant, cela venait de changer, l'homme de la ville en face de moi, trop blessé déjà par les salves de flèches agonisait devant moi. Je n'avais pas eu un mot pour lui avant de lui asséner un coup qui trancha sa gorge sans difficulté. Le sang giclait jusque dans ma bouche, le goût ferrugineux de ce dernier me fit cracher à grands coups de raclements de gorges.

Si autour de moi certains se disputaient, d'autres simulacres faisaient des remarques, je ne me focalisais plus que sur une seule chose, survivre. L'air était lourd, la transpiration et la lymphe chassaient presque l'oxygène. J'enviais ceux qui tranchaient plus de gorges que moi, je jalousais les plus forts d'entre nous. Même de voir au loin la garde personnelle du grand manitou de la forêt me rendait folle. Je me devais d'être à la hauteur, de moi aussi pourfendre comme le plus fin des assassins.

Mais la réalité était bien autre. Je ne faisais que d'achever les quelques malheureux déjà agonisants, déjà tremblotants et appelant à l'aide leur génitrice. Certains demandaient une pitié que je n'avais pas, je n'avais même pas les mots, ni même l'envie de leur parler, ils n'étaient plus rien, bien avant que leur soit portée la blessure létale. Plus loin, les animaux s'agitaient, certains piétinaient leurs jadis maîtres, d'autres bêtes énormes venaient à se joindre au chaos général.

D'un coup, la grande monture d'un des dompteurs de la forêt se mit à faire volte-face, agité par le vacarme ambiant. Il se dirigeait droit sur la ligne de front où un de mes frères était, je ne connaissais que de vue le garçon et la bête venait par son flanc, écrasant souches et cadavres comme s'ils n'étaient que de vulgaires insectes. La bête de somme était lente au moins, je pris le temps de me mettre en travers de son chemin, lame vers l'avant. Elle eut un réflexe salvateur, changeant de direction au dernier moment. Le simulacre à côté de moi était passé à côté d'un piétinement en bonne et due forme. Je pris enfin la parole pour lui notifier mon exploit. J'exaltais : « Tu me remercieras une prochaine fois ! »

L'ambiance était pour moi à la fête, j'étais dans mon élément, enfin mes pulsions pouvaient faire surface, personne ne me jugerait ici, pas sur le lieu où sonnait le glas de la mort. Les fumées étaient alors encore denses, quelques soldats masqués passaient outre le gaz paralysant, l'un d'eux se mit à fondre sur moi, courant arme à la main et tirant comme un forcené. Une des balles finit par atteindre ma jambe, la douleur ne fut pas instantanée, je courrais encore vers lui, l'épée dans ma main directrice. Le bruit de l'os contre le métal résonna dans tout mon corps, à ce moment la douleur se manifesta. Je tressaillais un peu avant de lui asséner un dernier coup. Suffisant pour lui faire tomber son fusil, et le mettre au sol. Je l'insultais comme jamais je n'avais juré auparavant, faisant exploser toute ma rage, toute ma condescendance sur celui sur lequel j'avais eu gain de cause. Cette première véritable victoire me fit presque oublier ma douleur, je redoublais d'effort pour me retirer de la ligne de front avant de tenter de compresser ma jambe du mieux que je pouvais pour éviter une trop grande hémorragie.

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© Adam

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Adam
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Ven 14 Juil - 0:41


La bête avait surgi impunément, s’érigeant en maîtresse des lieux, vociférant et galopant dans sa direction. Il ne l’avait pas entendue arriver, ne l’avait pas anticipée. Sa survie, il ne la devait qu’à la muse de Spectre, éprise d’un courage qu’il lui octroya aisément. D’un bref signe de tête, il la remercia, avant de poursuivre son office, semant la mort et le chaos, comme un faucheur réclamant les âmes des mortels. Les tadryens gagnaient du terrain, quoique la tribu sylvaine fasse. Leurs corps plaqués de métal avançaient progressivement, pointant leurs indicibles armes laser devant eux. Les parangons de la Promise faisaient fis des téméraires qui tentaient vainement de décimer leurs rangs, abattant ces mutants qu’ils exécraient sans une once de regret. Adam souffrait de sa blessure, tenant également son flan gauche, encore meurtri des affrontements du passé. Bien que combattant chevronné, il ne tiendrait guère plus longtemps avec ses stigmates insoignables. Mais la lueur insatiable de sa lubie meurtrière peinait à décliner. Il en voulait plus.

Le noble s’élança de nouveau dans la mêlé, substituant sa douleur au plaisir ineffable que lui procurait le souffle du danger. Sa danse assassine s’entama, balayant un premier torturé, victime du poison distillé par les reliquats du brouillard. L’éphèbe passa sous la garde d’un conscrit, évita le poing vengeur d’un autre, puis mordit la peau dévoilée du dernier du fil de sa lame. Sa respiration s’emballa alors, victime de tous ces gestes qui tordaient son corps. Le triumvirat de Tadryon l’entoura d’un même mouvement, le maudissant en des termes peu affables. L’étau de leur pugnacité se refermait peu à peu sur le condamné, qui lorgnait son sépulcral sort avec dédain. Hurlant comme un dément, troquant sa noble prestance contre celle d’une âme ivre d’une hargne viscérale, le simulacre bondit sur le plus proche de ses bourreaux, le plaquant violemment à terre. Dans l’infime espace qui séparait son carcan d’acier de son écrin facial, il inséra la pointe de son sabre, observant jaillir la mare écarlate de son sang. Un faisceau lumineux lui érafla l’épaule, le tirant prématurément de son allégresse victorieuse. Se relevant avec vélocité, l’éphèbe engagea le combat face au deuxième soldat, qui pointait son fusil vers lui. Ses mains tremblaient, sous la peur qu’engendrait la guerre. Une hésitation que mit à profit le noble pour le contraindre à ployer le genou, d’un virulent coup au flan. Son armature, déjà abîmée par de précédents affrontements, céda sous la violence du coup. Il ne fut pas blessé en profondeur, mais tomba à terre sous le poids de la surprise et de la douleur. Adam se tourna vers le dernier rempart à sa liberté, bien plus grand et massif que ses confrères. Ses phalanges agrippaient une longue arme qui luisait d’un halo azuré. Son calvaire n’était qu’à son exorde. Leurs lames se rencontrèrent, laissant quelques étincelles cobalt éclater dans l’éther. D’un revers, l’illustre masqué écrasa son poing sur la mâchoire du noble, qui percuta le sol dans un bruit mât.

Le monde était flou, inconstant et paré de couleurs insondables. Les sons vibraient dans un bourdonnement cacophonique, se mêlant à un sifflement persistant, qui le rendait irascible. Ses paumes goûtèrent le sol, tentant de soulever sa carcasse devenue trop lourde pour le maintenir debout. Il n’y avait aucune trace de sa précieuse alliée, plus de solution pour se dérober. La main puissante du titan le tira du sol, l’obligeant à faire face à son exécuteur. Les prunelles du noble peinèrent à se ressaisir, se focalisant difficilement sur un point précis. Une onde de souffrance irradia de son ventre, lorsque le tortionnaire abattit sa main close en son centre. Aucun cri ne put franchir ses lippes, seulement le goût ferreux et symptomatique du sang. Un filet carmin s’évada d’une de ses commissures, Adam abdiquait, incapable de terrasser un ennemi qui le surclassait tant. Il voyait l’aura bleutée de son jugement s’approcher, brandie par le bras du porte-étendard de la justice. Ce dernier s’abaissa, rendant sa sentence, tandis que les paupières de vaincu se scellaient.

La lame n’entama jamais sa peau. La mort ne le prit pas. De nouveau. Il s’échoua au sol brutalement, ouvrant ses yeux sur le macabre théâtre. Une indicible créature avait happé le victorieux, dissociant sa tête de son corps avec une inénarrable précision. Blessé et écorché par sa défaite, le simulacre se traîna au sol, rejoignant un arbre pour s’y adosser. Les salves de douleurs de son torse semblaient s’estomper, mais le coup avait ravivé les plaies de ses côtes fêlées. Encore sonné, le noble était incapable de reprendre le combat, ignorant par ailleurs où sa lame s’était égarée. De son front en sueur, perlaient des gouttes écarlates, qu’il chassa d’un revers de manche. Adam déposait les armes, trop fourbu et affecté par sa capitulation face au mastodonte. Douce ironie, que celle d’un bourreau vaincu attendant l’heure de sa mort comme on accueille une vieille amie.

814 mots



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Phèdre
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Sam 15 Juil - 16:43

Inventaire:
 

Insensible à l’atmosphère funeste qui s’emparait du Hameau tout entier, la jeune femme ramassait quelques affaires qui ne lui appartenaient pas en silence. Une tristesse démesurée accablait les visages de ses nouveaux camarades, et si elle sentait une pointe de déception effleurer sa conscience à l’idée de fuir un lieu dont les secrets n’avaient pas eu le temps de s’ouvrir à ses assauts sournois, elle ne partageait en rien leur désespoir. Une mélancolie teintée d’imaginaire Une fois son office accompli, elle se dirigea sans attendre vers le reste du groupe. En ces jours maudits, le bavardage n’était pas de mise. Appelées par un exode que personne ne désirait, de légères perles translucides pâlissaient les joues de ceux qui abandonnaient leur refuge. Les épaules des plus jeunes se secouaient de sanglots à intervalles réguliers. Immobile face à ce spectacle qui aurait déchiré bien des coeurs, la brune ne bougeait pas. La silhouette coulée à ses côtés l’observait d’un air interrogateur, refusant de rompre le voile larmoyant du silence qui enveloppait la colonie. Sa question ne fut qu’un murmure. « Est-ce que tu ne ressens rien ? » En guise de réponse, elle haussa les épaules avec indifférence. En ces sombres circonstances, mentir aurait été une erreur. Un simulacre de sincérité offrait parfois la plus douce des tromperies. « Je suis une nomade, Kälhaem. » Et au jeu de l’errance, Phèdre rêvait mieux que quiconque.

Dépossédé de sa volonté, le convoi prit la route, mu par l’inexorable. Toute lueur d’espoir se ternissait dans les regards, et sans la force incompréhensible qui remuait dans les entrailles de chacun pour retarder le moment où celles-ci se dessécheraient, personne n’aurait eu l’audace de s’aventurer hors de leur berceau sacré. Phèdre entendait les prières autour d’elle, comme un ultime appel à cette Nature que vénérer ne suffisait pas. Sans le masque de chagrin qui assombrissait ses traits enfantins, elle aurait pu en sourire. Où qu’elle se trouve, la beauté ne lui avait jamais été étrangère, et même dans le trépas d’un être cher se dissimulait l’admiration pour ce qui ne pouvait être défié, la certitude que, fatalement, d’un rien naissait un tout. Égarée sur les rivages ébréchés de son propre esprit, elle ne remarqua pas tout de suite la panique qui agitait le troupeau. La promesse de la menace qui, bientôt, ferait de leur chair fatiguée un festin, s’insinuait entre les corps effrayés. La jeune femme savoura le nom de cet animal légendaire dont elle ne savait rien, sinon qu’il provoquait chez les autres une crainte plus profonde encore que la guerre à leurs portes. « Hanaamu. » Seulement, ce fut une toute autre créature qui, dans un accès de violence spectaculaire qui coûta une vie, se présenta à eux.

Des cris de terreur ébranlèrent le groupe. Fatigue et désespoir avaient depuis longtemps emporté le moral des Fils, et qu’une nouvelle malédiction s’abatte sur eux les privait de la lumière chaude et vaine de l’espoir. Phèdre ne broncha pas. Chacun revenait un jour à la poussière, et s’opposer à ce cycle inébranlable ne rendait le passage que plus douloureux. « Il faut à tout prix créer une diversion avant qu’il ne décime nos rangs. » Avec un sang-froid guerrier, Kälhaem prenait les choses en main, bien décidé à ne pas laisser ses semblables à la merci d’une pareille créature, et ils s’élancèrent vers le danger. Le temps qu’ils y parviennent, d’autres volontaires se dressaient face à l’animal déchaîné. « Est-ce qu’il y a des archers, par ici ? Des flèches peuvent le ralentir. » Comme pour accompagner ses paroles, un carreau vola dans les airs. Les yeux de Phèdre se posèrent sur la scène mortelle qui se jouait devant eux. Furieuse, la bête les jaugeait, en attente d’une opportunité pour les faucher d’un seul geste. « Un fumigène pourrait peut-être le distraire ? »  « C’est possible. Mais il faut faire attention au groupe. Si quelqu’un en a un sur lui, n’hésitez pas. » Le Fils fit un pas en avant, prêt à en découdre avec le monstre. Sa compagne lui posa une main sur l’épaule. « Ne va pas te sacrifier inutilement. » Kälhaem attrapa le menton de la menteuse entre ses phalanges striées de cicatrices et lui déposa un baiser sur le front. « J’ai encore des choses à vivre. » Sa peau se teinta de rouge, et il se retourna sans tarder. Exaltée par le tumulte, la brune laissa ses doigts malhabiles glisser le long de son arc pour encocher une flèche, et ses prunelles parme rencontrèrent les iris vitreux du Sälish.
752 mots



Thème de Phèdre.
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Sigfrëli
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Sam 15 Juil - 23:22

Carlis

Inventaire:
 

Mon index tremblait sur la corde de l’arc. La plume d’Irvish de la flèche que je tenais me chatouillait la joue. En ligne de mire, un Sälish dont la gueule ensanglantée et béante crachait les morceaux démembrés d’un voisin, chassant à coup de langue les malheureux qui étaient aventurés près de lui. Les Fils d’Ohibaan s’écartèrent de la créature qui venait de bondir hors de la végétation, très certainement de son nid d’après les échos des rares Zoomïran présents. Je détendis la corde, lâchant subitement la flèche pour attaquer la cible ; le projectile suivit une trajectoire et tomba mollement au sol, loin de la cible. Je décidai de sortir une nouvelle flèche de son carquois et abandonnai l’idée. J’étais installée sur un Géant, un gardien de la forêt et un monde entier me séparait du sol. Mes appuis étaient instables, il fallait que je trouve un autre endroit où la mousse serait plus sèche. Je me relevai, un pas sur la droite de travers me ferait tomber d’une quinzaine de mètres, m’assurant une mort aussi vertigineuse que lente. Quelques Zoologistes me passèrent devant, ébranlant ma posture. Ytole s’arrêta à mon niveau et me rattrapa avant que je ne sois trop déstabilisée, sur la même branche, une liane solide à la main. « Carlis, l’Hanaamu arrive ! » Yeux écarquillés, réponse muette. En bas, le mastodonte d’écailles était attaqué par des Fils d’Ohibaan, qui tentaient de le repousser à bout de flèches portantes et de lances. Ytole regarda le cortège. « Ne descends pas, pas maintenant. » Je devinai la suite de sa pensée ; il fallait le piéger, d’une autre façon. J’empoignai la liane qui l’avait assurée jusqu’ici et à deux, nous nous élançâmes sur un autre arbre où nous nous posâmes, écrasant sans le vouloir quelques chapeaux d’aaramïrs. Nous étions au-dessus du gigantesque reptile, à quelques quinzaine de mètres. Quelques grandes fleurs nous empêchaient d’avoir une vision pleine. J’haussai la tête, genoux posée et sortis l’arc d’os que je bandais. La ligne posée dans le creux de mon doigt abîma la cloque qui se formait, à cause de l’eau de pluie qui s’abattait continuellement sur la forêt. Je lâchai la corde et une nouvelle fois, ce fut un sans succès. Je n’atteignis pas la créature qui attaquait les nôtres. « Tu as tes bombes ? » demanda Ytole qui, d’un geste agile, toucha avec succès le corps spongieux de la bête. Je tâtai ma ceinture, acquiesçant. Une bombe d’Ernolis II trônait, c'était l'unique arme capable d’exploser. Je lui montrai. « Une bombe d’Ernolis II ? » Il décrocha l’objet de la ceinture et me regarda. « Je n’en ai aucune. C’est toujours mieux que rien. Si ça atteint ses orbites, cela l’aveuglera et le fera fuir. » Il lança un regard aux autres Zoomïrans, dont Aren qui chevauchait non sans peine le long félin qui grondait face au géant batracien. Les plus valeureux Fils d’Ohibaan affrontaient désormais la bête, protégeant les pauvres hères à l’arrière. Il fallait agir rapidement. Je saisis la liane. « Prête ? Au plus près, ici nous risquons de le manquer. Le lancer sur les nôtres serait fatal. Que la Nature soit avec toi Carlis. » Aren changea de direction, je l’observai, il longeait à présent la troupe des réfugiés en panique pour s'occuper d'un tout autre Enfant de la Nature, un prédateur qui faisait frémir les plus valeureux. Il ne fallait que personne ne se disperse, au risque d’attirer les autres gardes de la forêt, affamés par l'agitation. Certains se terraient, attendant leur heure. 

Un regard entendu à Ytole, l’arc rangé dans le dos, un pan de cuir utilisé pour éviter de me blesser les mains davantage. J’avais une bonne prise sur la liane, j’étais confiante. Il m’aida dans l’élan. J’agrippais fermement la liane dans ma chute à peine contrôlée, les deux pieds joints, bombe à la ceinture. Je glissais à une allure si rapide qu’il fallait que je cesse, j’allais manquer de leste et de prise. Mes deux pieds serrèrent la liane au plus fort, brûlant la peau là où le cuir était le plus fragile. Cela m’arracha un râle. Je m’y étais mal prise, il aurait fallu que je descende par à-coups. Ytole me regardait toujours mais je le percevais difficilement, la pluie me brûlant le visage si j’osais le relever trop longtemps. Il ne pouvait tirer aucune flèche à cause de ma position, risquant de me blesser. Mes mains tremblaient à cause de la tension. J’en libérerai une, détendant mes doigts figés par la descente. Les pieds solidement serrés, j’osais enfin à prendre la bombe. Elle manqua de me glisser des mains et je la rattrapais in extremis. Mon souffle était irrégulier, ma position me fatiguait et mes gestes étaient malhabiles. Je me penchais d’autant plus à l’horizontal, pour voir la créature envoyée par la Nature qui nous testait dans notre Exode. Il s’agitait, les Fils d’Ohibaan luttant du bout de leurs tridents ou de leurs lances. Malgré tout, le Sälish tenait bon, repoussant les intrus à bout de langue. Il défendait quelque chose qui le forçait à maintenir sa position coûte-que-coûte. Mais nos vies étaient en danger et si la Nature nous le permettait, nous allions devoir forcer le passage. C’était nécessaire, je m’en persuadais. Je dégoupillai la bombe d’Ernolis II et la laissais tomber. Elle tomba sur la tête du Sälish qui ne fut pas surpris par le poids et roula jusqu’au sol. Il y eut une détonation et le projectile explosa, décontenançant le grand Reptile. La substance lui colla les pattes et la gueule, couvrant une petite partie de son abdomen. La pluie n'aiderait pas à solidifier le liquide sur l'instant, ce qui n’était pas le but : le surprendre était largement suffisant. Je n’allais pas tenir ma position plus longtemps, il fallait que je trouve rapidement une autre solution pour descendre.

Mots = 911


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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Lun 17 Juil - 17:21

Salomé
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Je compressais ma jambe comme je pouvais, le sang se répandait entre mes phalanges. Si je souffrais le martyr, j'étais au moins contente d'avoir rendu la pareille à mon agresseur. Son armure, déjà travaillée par les bêtes et les hommes des bois avait bien souffert. Je n'avais plus aucune idée de l'heure qu'il pouvait être, si le soleil luisait encore, si ce n'était pas seulement les explosions et les projectiles qui rendaient le ciel lumineux. Je me dégageais péniblement de la bataille pour rejoindre mon comparse qui avait évité de peu la bête de somme enragée par le conflit. Lui aussi était maculé de sang, beaucoup plus que moi et ma malheureuse jambe qui s'engourdissait. Je finis par le rejoindre, m'accolant au même arbre que lui, mettant mon épaule contre la sienne. Le jeune homme était sanguinolent, ma gourde d'eau encore pleine, j'avalais une petite gorgée pour me rafraîchir. Lui portant ensuite à la bouche l'outre. « J'aurais aimé t'offrir une liqueur, ce sera pour fêter notre victoire une prochaine fois... »

Mes paroles étaient claires, teintées d'une fausse joie que je me faisais, me voyant déjà rejoindre les montagnes enneigées et notre doux havre de paix. La maison me manquait tant en cet instant. Je voulais être chez moi, loin de la torpeur et de la terreur qui agissait ici. Je remis à ma taille mon bien que le jeune homme avait tâché de son hémoglobine avant d'avoir un frisson. Je n'avais pas véritablement envie de boire après que son visage, dégoulinant, eut troublé mon eau. Mais qu'importe, après tout, à cet instant peu de bonnes surprises pouvaient encore nous arriver. Les hommes de la ville avaient, et ce sans aucun doute, l'avantage technologique et militaire avec eux. Quelques sylves relâchaient leurs animaux pour les faire fondre sur la ligne ennemie, beaucoup s'écroulaient sous les premières munitions tirées, d'autres lançaient de nouvelles bombes, trop peu pour endiguer la progression des troupes adverses.

Un homme vint à nous, il semblait important, il appelait un de ses comparses pour venir nous voir. Alors qu'il examinait l'homme à côté de moi, il me jetait quelques regards, sur ma plaie apparente, puis sur mon visage recouvert de suif. Je priais pour que mon camouflage ne soit pas vain mais l'homme ne semblait pas se préoccuper de cela. Il s''approcha de mes yeux et regarda mes pupilles avant de faire la même chose à mon compagnon d'infortune. L'autre soigneur arriva, il ne m'avait pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que ce dénommé Ervor était quelqu'un d'influent. L'autre type lui parlait avec beaucoup de respect. Celui qui m'observait était blond, à ses oreilles, un grand mélange de bric-à-brac produisait un son régulier qui m'hypnotisait presque. Il sortait de sa besace plantes et onguents avant de me mettre un gros bout de tissu autour de la plaie. « Et comme ça, ça te paraît suffisant Ervor ? »

L'autre homme acquiesça avant de me demander des nouvelles, je n'osais pas parler, un sourire et un hochement de tête feraient l'affaire. Lorsqu'ils s'éloignait, rejoignant certains de ses compères, seul le fameux Ervor restait à s'occuper de nous, il passa sa main sur ma jambe entre deux applications de plantes diverses sur les différentes brûlures d'impact que possédait le barbu à mes côtés. Il nous donna quelques conseils que je n'écoutais pas, avant de rejoindre un autre groupe, estropié par la bataille. Certains archers vinrent à se mettre à ses côtés, le protégeant pendant qu'il observait des corps sans vie ou des hommes proches de leur fin.

Je me tournais vers l'homme déboussolé à mes côté pour stipuler notre chance explicitement, lui dire à quel point j'avais eu peu, mais au lieu de phrases grandiloquentes, un simple sourire me vint. Non sans mal, m'appuyant sur l'arbre et enfin sur le pommeau de mon arme, je me relevais enfin, voyant mille étoiles obscurcir ma vue. Il faudrait bientôt rejoindre la sécurité précaire de la forêt, s'enfoncer dans le dédale vert, les hommes en armure avançant à présent de plus en plus sur les dépouilles des animaux sauvages et domptés, des hommes de toutes origines. Je tendais la main à mon frère d'armes, afin que nous ne pourrissions pas ici, dans la crasse et le sang.

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Sigfrëli
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Sam 22 Juil - 14:28

Une marche forcée pour une femme enceinte dont le stade de la grossesse était d’ores et déjà bien avancé n’était pas de tout confort ni de tout repos. La guérisseuse lui avait déjà épargné le poids de son bagage en lui proposant de le porter. Ses reins commençaient à en pâtir, mais elle allait tenir bon. Il le fallait. Les enfants commençaient à se chamailler. Orani et Melae s’entretenaient toujours à l’arrière du groupe, avec le vieillard qui avait des difficultés à avancer. Sigfrëli les chercha et lorsqu’elle les trouva, leur lança un regard entendu, jusqu’à ce qu’une silhouette féline bondisse d’un bosquet. Le pas était silencieux et le gabarit impressionnant. La pluie avait terni son pelage, rendant la créature encore plus invisible dans ce décor pluvieux. Les fils d’Ohibaan, tels que Sigfrëli qui l’avaient vu, s’arrêtèrent car le destrier qui filait comme le vent les frôlait de peu. Il s’arrêta au niveau de la fille de Mäggrit et de la femme enceinte. Elle abandonna d’abord ce qui lui faisait mal au dos au sol d’un geste rapide et leva les bras pour accueillir la Fille d’Ohibaan blessée. « Que se passe-t-il ? Nästralya ? » Aren les laissa aussitôt, reprenant sa course folle. La doctoresse fraîchement promue amena la puînée des Vandollaren sous une grande fleur qui bordait leur route, traînant dans la boue le barda qu’elle se trimballait déjà. Clarah les rejoignit. Sa situation faisait qu’elle n’était d’aucune utilité physique, toutefois, elle pouvait faire preuve de soutien moral. Elle vit le tissu imbibé de sang.  « Montre-moi ça. » demanda Sigfrëli sans patience et qui n'attendit pas pour découvrir la plaie, d’un geste lent mais certain. Quelques entailles avaient abîmé l’épaule de la Verärshar. Elle secoua ses gants pour chasser l’humidité. Le cœur s’emballait. Ce n’était pas une situation à laquelle Sigfrëli avait été confrontée. Jusqu’alors, on ne lui avait pas demandé en pleine marche, sans l’assistance de son père, d’observer les plaies d’un tiers. Elle regarda Nasträlya. Elle ignora si la blessure était profonde, il fallait vérifier. Le sang coulait, la doctoresse dut écarter le reste du vêtement de la main. Elle sortit de son sac maladroitement un tissu qu’elle déchira et le pressa plusieurs fois pour écumer le sang qui coulait. Elles étaient partiellement protégées de la pluie et il restait à l’aînée de Mäggrit quelques chutes de cuir. « Je vais devoir regarder, ne bouge pas. » Elle écarta la chair une fois qu’elle eut de la visibilité en tirant sur la peau à quelques centimètres de l'entaille, pour s’apercevoir de la profondeur de la blessure. 

Les échos que l’Hanaamu rôdait échouèrent rapidement dans les oreilles de la doctoresse. Sigfrëli pesta, elles n’allaient pas pouvoir rester plus longtemps. Ses mains tremblaient. Elle avait à peine eu le temps de sortir une pointe d’os et du fil solide pour recoudre la plaie qu’une attaque d’une créature bien plus dangereuse alors que le fantôme de l’Hanaamu survint. Elle perdit l’aiguille dans la boue à cause de la surprise. Elle chercha en vain, mais quelques secondes sans trouver l’embout blanc l’en dissuadèrent. Des mots très fleuris parvinrent jusqu’à ses lippes, elle jura, posant une main loin d’être doucereuse sur le tissu rouge. Elles n’étaient pas proches de l’attaque, mais la simple présence du Salïsh prouvait bien qu’il était tout à fait possible que d’autres progénitures de la Nature interviennent. « Restons en vie. » Une suggestion bienvenue pour Clarah qui commençait à perdre patience. Elle proposa un morceau de cuir à la petite sœur de Gäben pour protéger la blessure et le calla sous son vêtement, afin qu’il soit maintenu. Elle donna un à-coup, sec, pour le bloquer. « Nous sommes ensemble. »  Elle porta le sac lourd sur son épaule et sa lance. Elle était toujours sous la fleur, leur position dans la forêt leur permettait de voir au loin la langue dangereuse du reptile qui attaquait les Sylves. Elle vit à peine l’ombre au-dessus du géant batracien que quelque chose explosa au sol. D’autres bombes suivirent le premier feu. Le Salïsh leva la tête. Ce n’était pas les mixtures qui lui collaient la peau, ni les lances, qui le firent fuir. Sigfrëli suivit le regard effrayé du Salïsh. L’aînée des Granpa qui était toujours sous les pétales bordant la route eut à peine le temps d’entrevoir le Roi de la Forêt à travers le feuillage et la flore. Le spectre bestial venait de disparaître dans un bruissement, agitant les pétales, éclaboussant de ce fait ceux qui étaient en-dessous. La prêtresse, Valvosa, qui avait eu le temps de voir cet éclair sombre, se mit à prier. D'autres la suivirent, implorant la Nature d'être clémente dans leur exode.

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Phèdre
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Lun 24 Juil - 2:05

Tarik


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Le sifflement furtif d’un laser résonna contre l’oreille du blond. La coupure, fine, à peine visible, emporta au vent quelques gouttes de sang sombre et chaud. Un tir perdu. Sans se préoccuper de la blessure, l’homme se laissa tomber au sol, délaissant une monture agitée. L’animal, qui se démenait depuis quelques instants d’une bien curieuse manière, ne demanda pas son reste et s’engagea vers la Forêt. Tarik ne chercha pas à le retenir. S’il fallait que la lutte ait lieu sans le secours de leurs précieux compagnons, il s’en accommoderait. Seul le soutien de l’Insoumise leur assurerait la victoire, et la rassurante certitude qu’elle leur viendrait en aide au moment opportun lui suffisait. Il ne pensait plus ; il réagissait. Le vacarme emplissait son corps tout entier. Les battements de son coeur se détachaient au rythme de la symphonie guerrière, et, sans la frénésie rageuse qui courait sous sa peau, sans doute se serait-il déjà allongé au milieu des cadavres. Il fallait lutter, pourtant. Pour ses frères et ses sœurs. Il fallait vaincre cet ennemi qui, raz-de-marée défiant, venait fracasser son crâne bleu à leurs portes de bois. Pour l’Équilibre. Il fallait que le sang des Destructeurs offre à la terre son parfum métallique. Pour lui-même.

La surprise avait été leur meilleure alliée. Tant bien que mal, leur stratégie avait porté ses fruits, et s’il avait cru discerner les tambours de la victoire parmi le tumulte insaisissable qui avait suivi, il ne savait plus où était l’avantage. Lui ne se préoccupait pas des autres. À dire vrai, cela ne l’intéressait pas ; l’immonde individu surgi de l’invisible, en revanche, attirait toute son attention. Le Sylve ne laissa pas le temps à son adversaire de prendre le dessus. Du moins le crût-il. D’un geste irréfléchi, il leva son arme au-dessus de sa tête, ne songeant même pas à couvrir ses arrières. La hache s’enfonça dans l’épaule découverte du Tadryen. Une gerbe de sang lui éclaboussa le visage. Malheureusement, l’autre n’était pas resté inactif. Une déflagration brutale effleura le ventre du blond, et cette fois, la précision du tireur lui coupa le souffle. Incapable de lâcher l’objet qui assurait sa survie, ses doigts se refermèrent autour de sa prise fatale. La pression que la lame exerçait sur les os ne serait pas suffisante, il le savait. La douleur, elle, risquait bien de les faucher tous deux, et il n'aurait su dire lequel tomberait en premier. Le miraculeux trépas de son précédent assaillant, cueilli par une attaque imprévue qui n'était par ailleurs pas la sienne, ne se reproduirait pas. La Mère fondatrice ne pouvait se soucier de tous ses protégés. Certains jours, se montrer cruel était une bénédiction.

Le second choc ne vint jamais. Abasourdi, Tarik sentit le canon du Traître effleurer sa cuisse pour se diriger vers le sol. Une seconde, il s’imagina qu’il voulait jouer avec lui et le priver de l’usage de sa cheville pour lui ôter toute possibilité de fuite. Seulement, il n’en fut rien. Le Traître secouait son épaule avec fureur comme pour en dégager un insecte indésirable. Que faisait donc cet imbécile ? Sans chercher à comprendre, il dégagea son arme de la plaie et s’éloigna de quelques pas. L’autre s’agitait en tous sens. Son attitude incohérente semblait plus dangereuse encore que sa froide efficacité. Courbé en deux pour soulager la tension brûlante qui déchirait sa peau, il observa ce curieux manège du coin de l’oeil, ne sachant ce qu’il devait entreprendre ou non. Cela n’avait pas le moindre sens. Lassé de patienter, il garda la position qui le soulageait et approcha. Indécis, il tendit la jambe devant celle de son adversaire. Après une étrange tentative pour éviter la chute, le corps s’effondra. Sans manifester aucune pitié vis-à-vis de cet être profondément perturbé, Tarik laissa sa hache courir le long de sa gorge et acheva le travail. Accablé par sa brûlure, il tomba à genoux à son tour, les poumons dévorés d'air. Sa main crispée contre la plaie rougissait à vue d'oeil. Il fallait qu’il trouve un guérisseur avant que la blessure ne s’infecte et qu'il ne puisse plus se relever. Son regard s’attarda sur le macchabée à ses côtés. « Misérables... » Un léger sourire se dessina sur les lèvres du blond. Qu’importe la souffrance, les Destructeurs succomberaient face à l’Insoumise.
681 mots



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Anaya Luzissa
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Message(#) Sujet: Re: ♦ Profanation ♦ [Évent | RP Multi] Mar 25 Juil - 12:10

Mon coeur battait plus vite que la lumière, je n'arrivais pas à l'arrêter, je n'arrivais pas à le contrôler. En même temps, c'était la première fois que j'étais sur le champ de bataille, c'était la première fois que je tuais autant de personnes. Mais mon corps ne supportait pas tout cela, il avait des spammes, des tremblements. Il n'était pas habitué à ce genre de chose et je pouvais le comprendre, mais ce n'était pas le moment de me faire cela ! Je n'arrivais plus à tenir mon arc ou bien décocher des flèches pour viser. Ce n'était vraiment pas bon ! Je devais me reprendre, mais c'était plus facile à dire qu'à faire, encore une fois. Puis, pour arrêter de trembler une fois pour toute, je décidais de planter ma flèche dans ma cuisse. La douleur monta au cerveau et je grinçais des dents tellement que cela me faisait mal. Cependant, mes tremblements avaient cessée enfin. Je devais revenir dans la première couronne pour reprendre le combat, je ne pouvais pas rester dans cette zone, sans que je me fasse tuer. Et je n'avais pas envie de me faire tuer.

Mais avant de repartir là bas, il fallait bien que je tue ce destructeur de métal qui me barrait la route. Il m'avait suivi jusqu'ici pour me tuer, donc je devais m’embarrasser maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. Je regardais sur le côté pour savoir où se situait cette personne. Elle était en face de moi ... Je devais lui retirer son casque pour lui lancer des flèches ou bien lui lancer une bombe. Je savais bien que cela allait être dangereux et que je pourrais me blesser ... Mais c'était le seul moyen pour le tuer. Je décidais de raser les hautes herbes. Je devais me dépêcher, car je savais qu'elle allait me repérer prochainement.

Soudain, tel un animal sauvage en pleine forêt, je lui sautais dessus. Je m'approchais à sa tête pour la déstabiliser. Le destructeur de métal n'arrêtait pas de me donner des coups de poings dans les côtes mais je résistais autant que je le voulais. Un filet de sang coula de ma bouche avant de couler le long de la gorge. Je n'allais pas tenir longtemps ... J'essayais d'enlever son masque, mais je n'avais pas assez de force, je devais le faire tourner. Quelques secondes plus tard, j'avais réussi et je le jetais au loin. J'étais décidée à l'éliminer quoi qu'il arrive. Je pris une flèche et je l'enfonçais dans le cou de l'ennemi, avec toute la force que je pouvais. Du sang gicla de sa gorge, je pense que j'avais touché l'artère principale, mais je ne pouvais pas le savoir. Je n'avais pas les compétences en médecine pour le savoir.

Je maintenais la pression autour de son torse et je laissais la flèche enfoncée dans le cou avant de l'enlever. Le destructeur de métal resta debout quelques secondes avant de tomber à terre. Je respirais fortement, je respirais de nombreuses fois. Mes côtes me faisaient mal, mes poumons avaient du mal à faire entrer de l'air dans mon corps. Et ma tête tournait dans tous les sens. Je n'étais vraiment pas bien, cependant, j'étais prête à revenir dans la première couronne. Au moment où j'étais retour dans le combat, j'entendis une personne criée : "FAUNE !" Je regardais autour de moi et je remarquais que nos animaux domestiquées étaient vraiment perturbées et des animaux sauvages se mêlaient avec les autres. C'était vraiment dangereux pour nous ! Je n'étais une Zoologiste hors-pair, je devais faire attention, mais c'était plus que compliqué. L'Hanaamu avait disparu et les animaux sauvages s'étaient calmés à peu près.

En plus de combattre les destructeurs de métal, je devais faire attention aux animaux sauvages. Je repartis une fois de plus dans le combat, sur le front avec mon arc. Je grimpais aux arbres aussi vite que je le pouvais. J'étais prête à décocher des flèches, mais j'en avais presque plus ... Mince ! Alors que je regardais autour de moi, je remarquais des animaux sur des branches. Punaise, ils étaient connus pour transmettre des maladies mortels aux Hommes et tuer rapidement les animaux pour se nourrir de leur sang. Il fallait faire très attention à ces bêtes. Tout en décochant des flèches sur les ennemis n'ayant plus leur casque, je surveillais l'arriver des Adaishs et je pourrais même les utiliser pour tuer nos ennemis. Il fallait juste que les Adaishs tombent sur les destructeurs de métal n'ayant pas de casque, pour qu'ils les attaquent. Mais comment faire ?

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