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 Teagan Ehle [ Terminé ]

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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Teagan Ehle [ Terminé ] Jeu 6 Juil - 9:46

♦ TEAGAN EHLE ♦

IDENTITE

Nom: EHLE
Prénom: Teagan
Sexe: Féminin
Age: 27 ans.
Affiliation: Tadryon.
ATTRIBUTS

Force: 8
Agilité: 8
Constitution: 7
Perception: 8
COMPETENCES

Arts Martiaux - ⚫⚫⚪⚪⚪
Herboristerie - ⚪⚪⚪⚪⚪
Médecine - ⚪⚪⚪⚪⚪
Armes Laser - ⚪⚪⚪⚪⚪
Charisme - ⚪⚪⚪⚪⚪
Marchandage - ⚫⚪⚪⚪⚪
Survie - ⚫⚪⚪⚪⚪
Exosquelette - ⚫⚪⚪⚪⚪


INVENTAIRE

ARMES

♦ P-2 Nixe
♦ Aucune arme secondaire.

EQUIPEMENTS

♦ Imperméable

AUTRES

♦ Elixir.


PHYSIONOMIE


- Tu reviens me voir demain ?

Teagan se tourna vers l'homme qui partageait sa couche ce soir là. Un conscrit lui aussi, avec qui elle avait prit contact voilà deux semaines pour obtenir divers biens à proposer aux Récupérateurs. Il était gentil, malgré sa rudesse aux premiers abords. Coucher avec lui ne lui avait pas semblé une mauvaise idée la première fois. Cette nuit là non plus.
Elle glissa l'une de ses mèches derrière son oreille. Une mèche brune, tirant parfois sur l'auburn, lui arrivant à peine à l'épaule, glissée derrière une oreille percée au lobe ainsi qu'au cartilage. Elle ne semblait pas réfléchir, toutefois elle ne répondit pas immédiatement. Ses yeux aux prunelles noisettes étaient plongés dans le vide, signe évident que ses pensées étaient ailleurs. Les regarder avait toujours été un formidable moyen de deviner ce à quoi elle songeait. Traîtres, ils s'illuminaient à la moindre joie, s'assombrissaient à la moindre contrariété.

- T' ?

Elle cligna des yeux, esquissa un sourire. Elle avait les lèvres charnues, masquant des dents blanches mais imparfaites.

- Je verrais.

Il sembla se satisfaire de cette réponse. Sans doute y était-il habitué: ce n'était pas lui qui décidait. En guise de réaction, le conscrit vint déposer un baiser sur l'épaule dénudée de la Varoc. Tout comme son visage, mais en moindre mesure, celle ci était clairsemée de tâches brunes. Si l'on descendait un peu les yeux, on pouvait déceler la trace d'une cicatrice fine sur son bras, dans le sens de la largeur. Elle en avait une autre sous l'oeil gauche, puis une troisième, plus importante, au niveau du bas ventre, un peu sur la droite. Cette dernière, il la devinait plus qu'il ne la voyait. Teagan, après leur échange, s'était allongée sur le ventre, redressée uniquement sur ses coudes pour le regarder. Il savait pourtant. Depuis une semaine, il avait eu le temps d'apprendre à connaître ce corps, ses courbes et ses secrets. Il les appréciait d'ailleurs, pourtant il savait pertinemment que ce ne serait pas le cas de tous les hommes. Teagan, malgré qu'elle puisse avoir un petit quelque chose à elle, ne remplissait pas tous les critères de beauté recherchés par certains mâles. Loin d'être fine, elle avait des rondeurs, acceptées depuis bien longtemps, à défaut d'avoir pu s'en séparer. Une constitution qui n'était pas pour elle, dira-t-on. Toutefois, ceci n'avait rien d'excessif, et l'on pouvait assez vite remarquer une certaine musculature, entretenue dans son objectif de toujours savoir se défendre. De taille moyenne, elle avait un visage expressif, trop même si on l'écoutait. Un regard déterminé et une force de caractère qu'il appréciait. D'autres le trouveraient insupportable.

- Mais là, j'vais devoir y aller.

Elle s'était redressée, repoussant le drap au bout du lit. Dos à l'homme, il ne lui fallu pas longtemps pour enfiler un ensemble de sous vêtements sombres, puis un jean abîmé, noir. Elle ne revint vers lui que pour attraper son débardeur, qui s'était retrouvé vers sa tête. Lorsqu'elle se pencha, il pu apercevoir à nouveau le médaillon qu'elle gardait éternellement autour du cou. A propos celui ci, il n'avait toujours pas obtenu d'explications. Elle ne lui en donnerai aucune.
Teagan enfila au dessus de son haut un sweat à capuche anciennement bordeaux, puis une veste. Comme de nombreux autres, elle s'habillait avec ce qu'elle récupérait, sans s'ennuyer de toute forme de luxe.

- J'espère te revoir demain.

Elle ne répondit rien. Enfila ses chaussures, puis sortit.



PSYCHOLOGIE




- Arrête de tirer cette tête Teagan. Tu pourras pas toujours tout avoir dans la vie.

La brune serrait les dents, fatiguée d'entendre sans arrêt les mêmes réprimandes, ces maximes héritées d'elle ne savait quelle génération qui l'avaient bercée depuis son enfance. Mais plus que d'être lassée, elle demeurait en colère. Les bras croisés sur sa poitrine, les sourcils froncés, ses yeux lançaient des éclairs. Elle fixait sans ciller le mur devant elle, plongée dans un mutisme particulier de ses coups de gueule. Sa mère, debout à ses côtés, insista, saisissant son menton entre ses doigts pour la contraindre à la regarder. Il n'était pas difficile de deviner de qui Teagan tenait son caractère.

- Tu vas devoir faire de nombreux efforts si tu veux un jour atteindre tes objectifs. Remballer ta fierté serait un bon début si tu veux mon avis. Mais ce ne sera pas le seul travail sur toi qu'il te faudra mener.

La jeune femme soutenait le regard dur de sa génitrice. Venimeuse, peut-être aussi provocatrice, elle la poussa à continuer.

- Vas y, fais moi part de ta sagesse ?

Dix ans plus tôt, une telle répartie lui aura valu une gifle. Mais elle était grande maintenant. Il ne s'agissait plus d'un caprice d'enfant, et les punitions n'allaient plus de paire. Malgré son apparent manque de volonté, elle était attentive aux conseils de sa mère et, une fois son sang refroidi, songerait de façon sérieuse à un moyen pour les mettre en pratique.
La femme qui la dominait de sa hauteur la relâcha. A son tour elle croisa les bras. Son visage était dur, déterminé, semblable à celui de sa fille. C'était là la confrontation entre deux esprits au caractère fort. Pourtant, toutes deux savaient que la plus âgée gagnerai, comme toujours.

- Tu es une fille intelligente T. Intelligente et débrouillarde. Tu as tes qualités, mais si tu ne fais pas attention, ceux ci pourraient vite se changer en d'importants défauts. Tu es curieuse de tout, tu aimes à parler aux autres, à apprendre à connaître les hommes, mais surtout ton environnement. Fais attention à ne pas te mettre en danger pour autant. Dis moi, combien de fois es-tu sortie la nuit, cette semaine ?

La jeune femme ne répondit pas, lui donnant justement raison.

- Je ne sais pas si c'est une chance ou du talent, mais tu as toujours réussit à esquiver les principaux problèmes. Mais à force de les chercher, j'ai peur qu'un jour, tu y sois confrontée. Le souci est d'autant plus important que tu es trop sûre de toi. Tu es méfiante certes, mais pas toujours assez. Tu réfléchis, sait faire marcher ton cerveau certes, mais tu n'es pas capable de te retenir de sauter sur une occasion pour avoir le dernier mot. Un jour, ça t'attirera des ennuis. Apprends à te taire, à te soumettre quand il le faut, à respect les ordres. Même si les autres ont tord, si c'est toi qui peut en pâtir, fermes là. Tu m'as bien comprise ?

Il fallu quelques secondes pour que la plus jeune hoche la tête. En réponse, la seconde finit par laisser échapper un soupir. Il lui était plus difficile qu'elle ne le croyait d'accepter de laisser partir son enfant. De s'en séparer, peut-être de ne jamais la revoir. Mais celle-ci avait fait un choix : quitter Varosha, s'élever de ce rang de Conscrit. Ne pas avoir la même vie que ses parents toute sa vie. Elle y était déterminée. Et il serait égoïste de lui refuser ce rêve. Simplement douloureux.
La plus vieille se radoucit finalement, transformant ses réprimandes en conseils.

- Fais attention à ce qu'ils ne te changent pas .. Reste ma fille, généreuse, prête à aider les autres, sans rancune ni amertume. Fait face aux épreuves avec la même détermination que tu mets dans ce regard quand tu es énervée, mets y autant de force … Montres que tu en vaux le coup. Que tu mérites cette place autant qu'une fille de Nobles.

Sa main glissa sur la joue de sa fille, caressant sa peau mouchetée. Tout comme son enfant, elle ne pleurerait pas, pas face à elle. Mais son cœur se serrait à l'idée de ce départ proche. Elle allait lui manquer.



HISTOIRE



Elle cligna des yeux, le temps de s'habituer à la pénombre. La petite pièce était plongée dans l'obscurité, à peine éclairée par quelques bougies. Celles ci, plutôt que de faire profiter de leurs lueurs, projetaient d'immenses ombres sur les murs, parfois dansantes lorsqu'un courant d'air faisait vaciller les flammes.
Ses pupilles finirent par se familiariser avec le décor. Cet endroit, elle commençait à le connaître, mais de nouveaux objets ne cessaient de s'amasser sans cesse. Tant au sol que sur les multiples étagères, ceux ci constituaient autant d'obstacles que la jeune femme ne pouvait passer à l'aveuglette.
Elle finit par faire quelques pas, lentement, jusqu'à apercevoir une silhouette familière dessinée par l'éclat d'une chandelle.

- J'ai trouvé ce que tu m'avais demandé.

L'homme releva la tête, se tournant vers elle. Il avait une partie du visage dissimulé sous une capuche, l'autre marquée par une longue cicatrice, stigmate de conflits passés dans les rues de Varosha. Rapidement, son visage se durcit, semblant s'inquiéter.

- Qu'est ce que tu fais ici Teagan ? Il fait nuit. Tu aurais du rester chez toi.

Un sourire étira les lèvres de la brune. Elle s'approcha, s'assit devant lui.

- Je t'avais donné ma parole. Avant le dix-huit. Il me reste quarante huit minutes. Tiens.

Elle lui tendit la sacoche qu'elle portait en bandoulière depuis son arrivée. Le mouvement fit tinter les fioles qu'elle contenait. L'homme y jeta un coup d'oeil, et malgré la pénombre, sembla savoir exactement de quoi il s'agissait.

- Je n'ai pu prendre que ça. Le reste est parti aux Récupérateurs. Fais en bon usage. Même si je sais pas à quoi ça va te servir.

- C'est mon affaire.

L'homme reposa la sacoche, se tournant cette fois pleinement vers elle.

- Mais toi, il faut que tu arrêtes de faire ça.

- Ça quoi ?

- Ça. C'est pas uniquement dangereux, c'est stupide. J'comprends que tu veuilles aller à Tadryon, mais c'est pas une raison pour accepter toutes les missions qu'on te propose, d'autant plus quand c'est en pleine nuit, dans la rue, ou même à l'extérieur. La chance va finir par tourner. Marchander est une chose, faire du transport des dites marchandises aussi. Mais te les procurer toi même ou les détourner .. Faut que tu arrêtes. Tu peux pas jouer deux rôles à la fois. Soit tu aides les Récupérateurs, soit tu tires profits de tes contacts pour t'enrichir et entrer grâce aux Passeurs. Pas les deux. Ton père a déjà payé pour ce genre de bêtise.

La jeune femme poussa un soupir las, fatiguée d'entendre ces mêmes paroles à chacune de ses visites. Au début, se rappeler ainsi de son père était blessant. Mais c'était devenu habituel. Il avait été le premier à tenter de corrompre les Passeurs, mais pas pour lui : pour elle. Pendant un temps, elle avait donc prit la responsabilité de l'accident. Puis ... Elle avait reprit le flambeau.

- Ecoutes. J'suis assez grande, je sais ce que je fais, et puis je crois que ce sera bientôt bon. On étudie mon dossier. Tu as fait beaucoup pour moi. Tu t'es occupé de moi quand ma mère était malade, tu l'as aidé, tu m'as appris un bon nombre de choses, j'te devais bien ces services. Mais tu es le dernier pour qui je le fais, et ce sera peut-être la dernière fois. Si je rentre, je sais pas si je te reverrais un jour.

- Et ta mère justement ? Elle dit quoi ?

- A ton avis ? Elle voudrais que je reste auprès d'elle, mais elle sait que le mieux serait que je rentre. Mais … S'il te plait, ne lui dit pas, pour .. Tout ce que j'ai fait. Elle ne comprendrai pas, et elle s'inquiéterait. Tout ce qui compte, c'est que j'arrive à Tadryon, que je sorte de l'Académie, que je trouve ma voie.

- Toujours les mêmes objectifs alors ?

Cette fois ci, la brune sourit pleinement. Elle souffla sur une mèche qui tombait sur son nez, laissant apercevoir deux pupilles brunes, emplies de rêves et d'espoirs.

- Oui. La mécanique, la robotique. Ou … Imagine moi, si j'arrive à avoir l'un de ces exosquelettes … !

- Tu ne veux rien apprendre d'autre ?

Son visage se transforma, prenant une expression outrée, puis très vite, à la fois déterminée et malicieuse.

- Je croyais que tu me connaissais mieux que ça Ash'. Je veux tout apprendre. Peut-être même que je finirais par choisir une voie tout à fait différente, qui sait ?

L'homme ouvrit la bouche pour répondre, mais fut coupé par une alarme discrète. Il était temps de mettre fin à cet échange. Il glissa son bras dans son dos pour l'attirer à lui dans une étreinte courte, mais puissante. Il lui fit part de son inquiétude, de son amour, des espoirs qu'il mettait en elle, tout cela dans un simple geste.

- Fais attention à toi, T. J'te connais. Tu y arriveras, aies confiance en toi.




HRP

Pseudo:Teagan ira très bien ^^
Comment avez-vous découvert le forum ? Recherche d'un fow, de partenaire en partenaire, j'ai fini ici ^^
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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: Teagan Ehle [ Terminé ] Ven 28 Juil - 1:48

♦ COMPAGNONS ♦


IDENTITE

Nom: Dvärn
Prénom: Heldwige
Sexe: Féminin
Age: 24 ans

Niveau: I
Affiliation: Fils d'Ohibaan.

ATTRIBUTS

Force: 9
Agilité: 9
Constitution: 7
Perception: 7

COMPETENCES

Arts Martiaux - ⚫⚪⚪⚪⚪
Herboristerie - ⚪⚪⚪⚪⚪
Médecine - ⚪⚪⚪⚪⚪
Charisme - ⚪⚪⚪⚪⚪
Marchandage - ⚪⚪⚪⚪⚪
Survie - ⚫⚪⚪⚪⚪

Armes Naturelles - ⚫⚫⚪⚪⚪
Zoologie - ⚫⚫⚪⚪⚪

| + |

Armes

♦ Lance Trois crocs
♦ Crocs Courbés ( secondaires )

Equipements

♦ Masque Carapace
♦ Armure Commune

Autres

♦ Venin paralysant.

PHYSIONOMIE


<< Tu as les yeux de ta mère, mais tu tiens tes tâches de rousseurs de ton père. >>
Un visage parsemé d'éclaboussures brunes, parfois rousses au soleil. Le front, le nez, les joues. Tu as de la chance qu'elles soient en moindre quantité sur le reste de ton corps. De magnifiques iris bleues, claires comme l'eau d'une source, pigmentées de pars et d'autres de tâches cobalt. Tu aurais un visage séduisant si ton regard n'était pas si souvent dur, sévère et impartial. Les sourcils trop souvent froncés, ils sont l'une des preuves de tes émotions changeantes. La menace, la colère, au mieux l'indifférence sont les expressions qui semblent marquer le plus souvent tes traits, choses qui gâche un tableau qui aurait pu être plus sympathique. Il est rare de te voir sourire. De loin, parfois, lors d'un instant d'égarement où tu oublies de prêter attention à ce qui t'entoure, alors que tu restes toute émerveillée devant un Enoe paisible, on peut apercevoir fugacement une part de douceur, dissimulée au fond de toi, d'ordinaire inaccessible. Tes rapports courtois peuvent te tirer une esquisse, mais je dois être l'un des quelques élus qui ai pu en obtenir un autre, plus sincère.


Tu as des cheveux longs, là aussi comme ta mère. Blonds, très clairs à nouveau. Ceux ci t'arriveront au creux des reins d'ici quelques mois si tu ne les coupes pas d'ici là. Attachés le plus souvent, ils peuvent laisser apercevoir une partie d'un important tatouage. Celui ci, partant de ta nuque, glisse sur ton épaule. Comme un encrier renversé, il descend tant sur ton bras que sur ton flanc droits, jusque ta hanche. Ainsi, il relie force, volonté, ignorance, et bientôt, lorsqu'il sera prolongé sur ta jambe, le désir. Un autre demeure sur ton front, fluorescent.
Marquer ton corps ne fut pas une chose effrayante. D'autres s'en étaient chargés avant toi, laissant, après un affrontement douloureux, d'éternelles cicatrices sur ta cuisse.

Le reste de ton corps est nu de toute stigmates, uniquement parsemé de quelques nouvelles tâches de rousseurs. Elancé, il montre un entrainement régulier et une bonne condition, à l'instar de tout autre fils d'Ohibaan. Suffisamment musclé pour tenir correctement ta lance d'os, mais tout particulièrement pour grimper aux arbres, il arbore encore quelques faiblesses. Un bras moins forts que l'autre par exemple.

Blessure de guerre [Perception] : Devrait-elle croire à une punition divine ? La nature se serait-elle troublée de la violence d'Heldwige envers les tadryens ? Certainement, car celle-ci ne tarda pas à la punir pour son acte en retournant sa propre force contre elle. La future zoologiste, en remontant vers la cime des arbres, n'eu pas le temps d'éviter la dernière nuée d'oiseau fuyant le cataclysme. La serre de l'un d'eux lui griffa le visage, abîmant sévèrement son oeil droit et partiellement le gauche. Ceci ne laissera pas d'importantes cicatrices sur sa peau, mais sa vision mettra un moment à se rétablir. Les yeux rouges, douloureux, larmoyants, le droit sera impossible à ouvrir pendant un moment puis en partie aveugle ensuite, tandis que le gauche lui offrira tout d'abord une vision assez floue avant de se rétablir après quelques jours. Ceci, tout comme le comportement de son peuple lors du tsunami ajouteront à sa paranoïa : se sentant déjà peu à sa place, voir qu'elle serait la seule à respecter - selon elle - les valeurs de survie des fils d'Ohibaan amplifieront ses doutes, la rendant plus méfiante.

PSYCHOLOGIE


Tu n'es décidément pas facile à vivre. Toujours à n'en faire qu'à ta tête, en dépit des recommandations des autres, ou de leurs inquiétudes. Depuis que tu es toute petite, je le vois. Têtue, pour ne pas dire obstinée, tu poursuis tes objectifs sans jamais te retourner. Je me souviens encore de toi, ta première année dans les Terres Immaculées à peine écoulée. Un papillon s'était posé sur ton nez alors que tu jouais dehors, t'arrachant un éclat de rire. Lorsqu'il avait pris son envol, tu t'étais immédiatement lancé à sa poursuite, émerveillée par ses battements d'ailes. Tu avais commencé sur tes deux jambes, malgré un terrain peu enclin à ce genre de course. Chutant, te relevant, puis retombant, tu n'avais pas mis plus d'une minute à comprendre que tu irais plus vite en t'aidant de tes mains. Et peu importait ta peau que tu avais déjà égratignée, rien ne te faisais t'arrêter. J'avais du te garder dans mes bras pendant presque trois heures pour t'empêcher de t'enfuir, car peu importait que je te replace auprès de ton frère, tu repartais toujours à la suite de l'insecte, insouciante et déterminée à t'amuser avec lui.
Aujourd'hui, tu n'as pas tellement changée. Aussi peu préoccupée par tes pairs, tu préfères encore la compagnie de la faune à celle de ton peuple, qui te fascine. Je l'ai vite compris, même si je ne puis pas en dire autant de Célébrián et Trohir. Je ne te qualifierais pas d'égoïste, mais plutôt de solitaire. Curieux, alors que l'on t'as appris depuis toute petite l'importance de la Famille au sein des fils d'Ohibaan. Comme quoi une éducation inculquée depuis la naissance peut ne rien changer à un caractère enraciné profondément dans un être. Tu as compris l'importance de l'entraide, tu es toujours la première volontaire pour proposer tes services ou participer à une mission, mais tu n'en recherches pas davantage. Tes contacts avec les autres se limitent au strict nécessaire, à ce que l'on exige de toi si bien que j'ai la sensation que tout ceci n'est qu'une façade, un reflet dans une eau calme qui ne renvois que ce que chacun s'attend à voir. Mais dès lors que quelqu'un ose en perturber la quiétude, cette eau se trouble, défigurée par des ondes qui, petit à petit, risqueraient de devenir d'immenses vagues, capables de tout détruire.
Tu as un caractère fort, impétueux, impulsif, certains diront même lunatique. Nombreux se plaignent de ne pas savoir t'aborder. C'est certainement ce que tu espères, te connaissant. Il est difficile de savoir si tu vas réagir au quart de tour, ou simplement ignorer quelqu'un. Frapper, ou venir en aide.
Imprévisible. Déterminée. Solitaire. Débrouillarde. Curieuse. Je dirai que c'est ce qui te qualifie le mieux.



HISTOIRE


Voilà vingt-quatre ans que tu es venue au monde. Petite, un peu frêle, tu ressemblais à n'importe quel bébé. Un nouveau né braillant et chouinant à toute heure du jour et de la nuit, créature puante aux grands yeux bleus, parfois calme, parfois invivable. Tes parents t'avaient longtemps désirée, ils t'aimaient malgré ce que tu leur faisais subir. Des nuits raccourcies, des hurlements à en briser les vitres, une saleté perpétuelle et un désordre sans nom. Ils te choyaient, peu importait la difficulté qu'ils avaient à s'occuper de leur premier enfant.
Il y eu les doutes bien sûr. S'y prenaient-ils correctement ? Allais-tu correctement te développer ? Grandir sans problèmes ? Aurais-tu la vie qu'ils souhaitaient ? Tous deux rêvaient de réussite et de grandeur. Un service militaire longtemps préparé auprès de ton paternel, un apprentissage facilité à l'Académie, si jamais tu héritais du cerveau de ta mère. Le débat demeurait sur la voie que tu choisirais. L'un était persuadée que tu préférerais l'ingénierie ou la biologie, le second espérais que tu suivrais ses pas, engoncée dans une armature métallique, à la tête d'une armée suspendue à tes lèvres, exécutant le moindre de tes ordres. Il était nécessaire que tu serves corps et âme ta patrie, tout comme eux. Ils avaient de bons espoirs pour toi. Tu étais une enfant solide, et tu avais échappé à beaucoup de ces maladies infantiles craintes par les adultes. Tu avais dû naître sous une bonne étoile, et ils trouvaient cela prometteur.
Ils se trompaient.

Tous deux travaillaient a Tadryon et bien vite, il fallu te confier à d'autres soins pour qu'ils puissent continuer leurs activités. Ce fut cette femme qui prenait soin de toi depuis tes premiers mois, comme d'une demi douzaine d'autre bambins, qui fut la plus suspicieuse.
Quelques semaines plus tôt, une rumeur avait enflammé les corps, répugné les âmes. Des mutants étaient trouvés parmi les citoyens, jeunes le plus souvent. Ce n'était pas la première fois, pourtant cette fois ci, l'abomination fut découverte au sein de la résidence de cette femme. Les premiers soupçonnaient une infiltration volontaire dès le plus jeune âge par les Evolués. Révulsés de découvrir jusqu'où allait leur barbarie, la haine à leur encontre n'en fut que plus forte. Pourtant bien vite, on compris que ces créatures n'étaient que le fruit de l'union de deux Tadryens. On imputa ces créations à des crimes commis plus tôt dans la vie des parents, punissant par la même les familles entières, levant des soupçons que personne ne songeait à démentir, ou à remettre en cause.

Rien n'aurait du t'accuser. Pourtant un jour, un môme tomba malade. Gardé auprès de toi, ainsi que de cinq autre bambins, nombreux tombèrent malade. Même elle, qui s'occupait de vous, qui pourtant aurait du être immunisée, laissa apercevoir quelques symptômes.
Mais toi, rien. Le doute se fit en elle. Le bouche à oreille s'occupa du reste. La situation dégénéra en à peine quelques jours. Tes parents refusaient d'y croire, mais dans leur coeur aussi, l'hésitation s'insinua. Comme un virus, il s'installa lentement, avant de contaminer les autres cellules, jusqu'à infecter l'ensemble de l'organisme.

Que fallait il faire de toi ?

Il fallait fuir. Ta mère en était persuadée, était prête à tout abandonner pour te sauver. Tu demeurais encore sa fille. Ton père lui, ne la suivit que par amour. C'est peu de temps après que tu es arrivé dans le village. On t’accueillit, toi et ta famille Tadryenne. Pourtant, celle ci n’avait pas la sensation d’avoir sa place. Tes parents sentaient le regard des mutants glisser dans leur dos, s'agripper à leurs vêtements. Ces oeillades leur semblaient chargées de ressentiments, de mépris, de haine. Ils ne le supportaient pas, persuadés qu’on ne leur voulait que du mal, que tout comme eux, ce peuple était si obtus que vous ne pouviez vous permettre de les cotoyer sans vous mettre en danger.
Ce malaise était d’autant plus fort pour ton géniteur, qui considérait comme une honte d’avoir rejoint l'ennemi, de lui demander asile et protection, de dépendre de lui alors que toute sa vie, il l'avait consacré à se battre contre ce peuple. Combien de ces vies avait-il détruit ? Combien en avait-il tué ? Et combien en avait-il brisé ? Le sang des sylvains salissait encore son exosquelette, sans qu'il n'en éprouve le moindre remord. C'était plutôt de la satisfaction, ce qui faisait sa fierté, sa raison de vivre à une époque. Il les haïssait.

Avoir suivi ta mère sur ce terrain le détruisit. Par amour il l'avait suivie, mais ces sentiments finirent par s'éroder, consumés par le déshonneur, la culpabilité, cette honte d'avoir tourné le dos à sa patrie pour une gamine qui devait, finalement, être le fruit d'un crime qu'il n'avait pas commis. Il n'avait pu créer ce qu'il détestait tant. Décidé à partir, ce fut la disparition de sa femme, emportée trop rapidement par une maladie, qui le poussa à abandonner l'enfant à une famille de mutants. Il partit sans se retourner, ne te léguant que ses tâches de rousseurs, et de trop vagues souvenirs.

Tu fus recueillie par une famille aimante, qui pourtant, ne parvins jamais à remplacer une mère que tu gardais ancrée en toi. On ne t'avais jamais caché tes origines, et peut-être à cause de cela, tu ne te senti jamais à ta place. Comme si sur toi s'attardaient toujours un regard méfiant, mauvais à l'idée que tu puisses être encore une Tadryenne, une ennemie.
Pourtant, tu avais appris à les haïr, toi aussi. Du plus profond de ton être.






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