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 Duality ▬ Eleanore Serdtse

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Eleanore Serdtse
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Message(#) Sujet: Duality ▬ Eleanore Serdtse Dim 9 Juil - 9:31

♦ ELEANORE BELLADONNA SERDTSE ♦

IDENTITE

Nom: Serdtse ( Belladonna )
Prénom: Eleanore
Sexe: F
Age: 37
Affiliation: Tadryon.
ATTRIBUTS

Force: 7
Agilité: 2
Constitution: 1
Perception: 15
COMPETENCES

Arts Martiaux - ⚪⚪⚪⚪⚪
Herboristerie - ⚪⚪⚪⚪⚪
Médecine - ⚫⚫⚫⚪⚪
Armes Laser - ⚪⚪⚪⚪⚪
Charisme - ⚫⚫⚪⚪⚪
Marchandage - ⚪⚪⚪⚪⚪
Survie - ⚪⚪⚪⚪⚪
Exosquelette - ⚪⚪⚪⚪⚪


INVENTAIRE

ARMES

♦ Rien.

EQUIPEMENTS

♦ Rien.

AUTRES

♦ Rien.


PHYSIONOMIE

On peut dire que je suis plutôt jolie, bien qu’assez banale. Je me suis toujours confondue dans la masse, et les rares fois où je m’en suis extirpée on me trouvait mignonne. Vous savez, des cheveux noirs comme j’ai, c’est commun. Ils sont noirs comme le ramage des corbeaux, enfin je pense. Dans les anciens livres de contes c’est ce qui était écrit. Maman disait que j’avais les plus beaux cheveux du monde, c’est pour ça qu’elle ne voulait pas les couper. D’ailleurs je les coupe toujours pas à cause de ça, même si je devrais peut-être faire quelque chose un jour. Mais j’arrive pas vraiment à m’y résoudre.
Après j’ai un visage banal, une bouche charnue et banale, un corps banal, des formes comme il faut, un petit gabarit. La dernière fois que je me suis mesurée je faisais peut-être un mètre soixante-deux ou trois. Enfin, c’est pas très important.
La seule chose qui fait que je sors de l’ordinaire, je crois, ce sont mes yeux. Ils sont très bleus, même, vraiment bleus, et il parait qu’on s’y perd.


PSYCHOLOGIE

Je crois que c’est compliqué de parler de soi.  Et puis de toute façon on ne peut jamais vraiment se connaitre, et les autres ne le peuvent pas non plus. Mais il parait qu’on me dit que je suis une fille bien, une fille intelligente et qui ne fait pas trop de vague. Des fois oui, je l’ouvre un peu, mais bien vite je me tais. Je n’aime pas trop débattre avec ceux que je considère comme des idiots. J’ai trop peur qu’ils ne comprennent pas, et puis je n’aime pas perdre mon temps. Alors souvent je dis rien, je me contente d’observer. Il parait que j’ai l’œil. Je pense que c’est une bonne chose. J’aurais peut-être pu devenir photographe, ou quelque chose dans ce genre, mais les parents n’auraient pas voulu. Voyez-vous, l’art ce n’est pas sérieux, surtout pendant les temps qui courent.
Les gens ne me connaissent pas, et je n’ai pas très envie qu’ils sachent qui je suis. Alors je me contente de leur balancer l’image d'une fille modèle que je me suis construite. Je dois pas trop sortir de l’ordinaire, sinon je sais pas, je crois qu’il m’arrivera des bricoles.
La seule personne qui sait qui je suis c’est l’autre, le mari. Il sait ce qui bouillonne en moi. Je sais pas pourquoi je le laisse voir ça, mais c’est comme si c’était… naturel, ou un truc comme ça. Puis y’a ce truc qui gratte au creux de mon ventre, ça fait mal. J’ai jamais vu de médecin pour ça, mais les rares fois où j’en ai questionné « pour un ami » on m’a dit que c’était « dans la tête ».


HISTOIRE

Je ne sais pas vraiment ce que je fais ici. Entre ces murs, à l’abri de… Vous savez, de l’autre côté. Je ne suis jamais sortie, je suis toujours restée là, vous savez, dans la ville. Il parait que j’ai de la chance, que je suis née au bon endroit. Oui, il parait. Fille de deux médecins, il parait que c’est plus facile de vivre dans ce monde hostile. J’ai été une privilégiée avant même que je puisse crier pour la première fois. Beaucoup ici m’ont envié. Mais vous savez, je suis comme vous, je ne change pas beaucoup. Moi aussi je dois commencer tout en bas de l’échelle. Peut-être avec quelques facilités, mais au final, non, je ne change pas beaucoup. J’ai mes forces et mes faiblesses, mes peurs et mes désirs, mes douleurs et mes joies. Comme vous, les autres. La seule différence c’est que je me sens loin de vous. Y’a quelque chose qui cloche. Quand je regarde la masse, elle est uniforme, les mêmes couleurs, les yeux baissés. Y’a un truc qui ne va pas, c’est tellement étrange. On dirait des robots qui marchent tous dans le même sens.

De bons soldats.

• • •


J’ai un père et une mère. Et je suis née de cette union. Je ne sais pas vraiment s’il se sont aimé un jour, mais ils avaient le même travail et il fallait donner une descendance. Alors voilà, James Belladonna et Aurore Klein se sont mariés pour former le couple de médecins Monsieur et Madame Belladonna. C’est classique, rien de fantastique.
Leur but dans la vie c’était de devenir noble, se faire un nom, du moins se faire une bonne place au milieu de la société de Tadryon. Et ils n'ont pas réussi ensemble en pratiquant quelques fantastiques techniques médicales sur des patients mal en point. Dommage, ça aurait pu marcher. Mais ils étaient tout de même fiers d'eux !

Pour fêter ça il a fallu qu’ils pondent un gosse. Fallait pouvoir perpétrer l’histoire, pour eux, l’avenir de leur enfant était déjà tout planifié, rien à réfléchir. Je n’étais pas encore née que mon chemin était déjà tout tracé. C’est vraiment triste quand j’y repense.

Enfin bon, neuf mois plus tard je criais pour la première fois.

Eleanore Belladonna.

• • •


Je me souviens, ou du moins je crois me souvenir d’une fois quand j’avais cinq ou six ans et que maman n’avait pas trouvé de nounou pour me garder après l’Académie. Je suis donc restée avec papa à son cabinet, et je jouais dans son bureau, dans le coin réservé aux enfants. De toute façon je n’avais pas le droit d’aller autre part. Je me souviens que je voulais mettre de la couleur sur ses papiers tout gris, mais il ne voulait pas. Maintenant je sais pourquoi. Et je fais pareil. Sauf sur les dossiers des enfants. Des fois je dessine des fleurs, des petits animaux. Je trouve ça mieux. Plus humain.

Enfin bon, je me souviens de ce jour où un petit garçon et ses parents sont entrés dans le bureau de papa. Celui-là je l’avais jamais vu. Il était un petit peu plus vieux que moi, il avait l’air malade avec son visage tout pâle. Je l’ai regardé longtemps ce petit garçon, et je crois même qu’il a fait pareil pour moi.
Finalement ses parents lui ont dit qu’ils devaient discuter sérieusement avec papa, alors il est venu se posé à côté de moi, et j’ai continué à le regarder. Enfin, on a continué à se regarder. Il avait les yeux bleus. Mais pas le bleu de tout le monde, non, un joli bleu. Dans les vieux livres de contes, je me souviens que le ciel était décrit comme un grand et beau drap bleu, vous voyez, quelque chose de splendide. Je me souviens de ces yeux comme ça. Ils rayonnaient au milieu de ce visage pâle.
Tout ce que j’ai pu dire à ce garçon c’est, « T’as l’air malade. M’approches pas. Tu vas me contaminer. », et je me suis détournée de lui, pour jouer avec des cubes. Avec lui, je me sentais bizarre. Il avait l’air bizarre. J’avais comme l’impression que si je le touchais, j’allais avoir une décharge électrique et qu’il allait tout casser à l’intérieur de mon petit corps d’enfant.

Vous savez, les enfants sont cruels.

• • •


J’ai toujours été bonne à l’Académie. Toujours première de la classe, ou presque. Quand ça n’arrivait pas, je savais que je décevais papa et maman. J’ai jamais trouvé ça bien méchant d’être à zéro virgule zéro un point de la perfection, mais pour eux c’était comme une seconde fin du monde. Vous vous rendez compte ? Qu’est-ce que diraient les voisins en apprenant ça ? La fille Belladonna est indigne… Non, bien sûr que non. En vrai personne en a rien à faire. Enfin je crois. De toute façon c’est du passé.

Comme papa et maman le voulaient, je me suis intéressée aux sciences. Heureusement pour eux, j’ai toujours aimé ça, le corps humain, la vie… la mort, tout ça, tous ces mécanismes. J’ai toujours trouvé ça fascinant de voir comment la vie se construisait. Je trouve ça dingue.
Alors j’ai toujours travaillé dur pour être la meilleure. J’ai donné presque tout mon temps, à quelques exceptions près, vous voyez les soirées entre potes, enfin, ce qu’on pense être nos potes.
Par contre j’ai jamais était une flèche quand il s’agissait d’utiliser une arme ou un exosquelette. Ça j’aimais pas trop, je trouvais, et je trouve toujours ça froid. Juste des fils qui fonctionnent entre eux, qui miment la vie.

• • •


Je me rappelle que des fois je retombais sur le garçon malade aux beaux yeux au détour d’un couloir de l’Académie. Après plusieurs années j’ai découvert comment il s’appelait : Léonid Serdtse. Je n’aimais pas son prénom ni son nom, ça me dégoutait. Ça sonnait bizarre. En fait, ce mec me dégoutait. Il avait un air qui me revenait pas, alors je me sentais obligée de lui lancer des piques quand je le croisais, « Hey, c’est le malade. », alors que techniquement papa était le meilleure et avait dû faire le nécessaire pour que ce gars le soit pas. Mais c’était toujours comme ça, pas de « bonjour », pas de « ça va », pas de « merci ». On se regardait, on faisait un combat de regard, voir qui flancherait avant l’autre. Des fois c’était lui, d’autres fois c’était moi. On aimait pas rester sur un échec, alors on recommençait dès que possible. Toujours sans un mot. Et si on avait pas le temps, c’était des horreurs qu’on laissait retentir dans nos gorges de gosses, « Je crois qu’on t’as mal soigné… Il reste un truc sur ton visage… Ah non, c’est toi. T’es juste moche. ».

Je crois qu’on s’est jamais dit nos noms directement, ni nos âges, ni nos numéros de chambre, ni rien de tout ça. Je sais plus vraiment comment on a fait pour se connaitre sans se parler.

• • •


Nos jeux d’enfants cruels entre Serdtse et moi ont duré jusqu’à ce que je puisse atteindre l’âge de quatorze ans.  A partir de là je n’ai plus eu de nouvelles de lui. Peut-être qu’il était mort après tout, vu qu’il avait été malade ? Mais non, je n’arrivais pas à me résoudre à cette idée, et puis aussi j’avais comme un pincement au cœur de ne plus le croiser dans les couloirs. C’était bizarre. En fait, tout était bizarre avec ce mec. Et ça m’agaçait. Je pensais tout le temps à lui, et ouais, je ne me l’avouais pas vraiment à ce moment-là, mais voir sa sale gueule de mec qui me revient pas, ça me faisait quelque chose… il me manquait.
Mais bon, ça ne m’a pas vraiment empêchée d’exceller dans les pratiques scientifiques. Les professeurs étaient toujours très fiers de moi, j’avais les meilleures de notes de mon groupe. Une enfant modèle tout ce qu’il y a de plus classique.

Puis finalement j’ai appris que Sedtse était en train de faire son service militaire. Sans rien me dire, sans me prévenir. Enfin, après, pourquoi il me l’aurait dit ?

Et je lui en ai voulu…

• • •


Au bout de deux ans on m’a sorti des cours de l’Académie en me disant que je devais un an de service militaire à la nation.
Entre temps j’avais presque réussi à oublier ce garçon malade, ce Serdtse. Mais l’appel du service m’a comme foutu une grande claque dans la gueule. Y’a pleins de trucs qui me sont revenus à l’esprit à ce moment-là. Des trucs sympas, et des trucs moins sympas, mais y’avait toujours ces sales yeux bleus au milieu d’un visage pâle. Et ce visage, il se moquait de moi.
J’étais pas particulièrement enchantée de sortir de l’hôpital où j’aidais les infirmières, et des salles de cours où j’apprenais comment les muscles fonctionnaient. Mais j’étais obligée, alors je l’ai fait. Avec beaucoup de mauvaise foi, ce qui a déplu à mes parents, mais je l’ai fait. Je pensais juste au fait qu’après je pourrais exercer le métier que je voulais, et peut-être même fuir la cage dorée que papa et maman avaient construite pour moi.

Et puis peut-être revoir l’autre ?

• • •


Après un service militaire fastidieux, j’ai rangé mes armes et je suis retournée donner un coup de main à l’hôpital et reprendre des cours pour devenir médecin. Y’avait vraiment que là que je me sentais bien. On me disait toujours que j’avais la fibre avec les patients, qu’avec quelques mots j’arrivais à les guérir un peu. Je n’y ai jamais cru, et je n’y croirai jamais. Moi j’ai toujours marché main dans la main avec la science, et dans ces mots il n’y avait rien de scientifique. Mais je souriais, ça leur faisait plaisir. Et j’aime bien faire plaisir, enfin, je crois.

• • •


J’étais enfin rentrée dans la vie active avec le traditionnel métro-boulot-dodo. Mais des fois je cassais un peu la routine. Vous savez, la routine et moi, au final ça n’a jamais bien marché. Ça m’angoisse, ça me crispe, ça me stresse. J’ai comme l’impression de mourir avec cette fichue routine. Alors bien vite, j’avais trouvé des solutions, comme une dose d’adrénaline, j’ai découvert le milieu de la nuit, les bars, tout ça, avec ce que je considérais comme mes potes. J’avais la vingtaine, je vivais bien, j’avais pas de quoi me plaindre. Une vie réussite, ou quelque chose comme ça, du moins presque.

Puis un soir le ciel a décidé de me tomber dessus, ou du moins me retomber dessus. Je l’aurais reconnu parmi mille autres. C’était lui, vous savez, le petit garçon aux yeux couleur ciel et à la peau pâle. Mais il avait bien changé le bougre. Il avait plus l’air malade, non, par contre il avait l’air fatigué.

Entre mes côtes, enfermé dans ma cage thoracique, mon cœur a arrêté de battre quelques secondes je crois. Je ne voyais que lui. J’étais en colère, j’étais triste, j’étais joyeuse. Enfin, je sais plus vraiment. Mais moi je le voyais, et lui ne me voyais pas. Alors je sais pas pourquoi mais ça m’a mise vraiment en rogne. Mon cœur s’est remis à battre, plus fort cette fois, et je me suis élancée dans la foule festive pour le rejoindre. Mais il me voyait toujours pas. Je suis sûre qu’il faisait exprès. Alors quand j’étais assez proche j’ai attrapé son bras et j’ai serré fort. J’aurais peut-être pas dû, mais enfin j’ai pu avoir son attention, enfin je pouvais détailler le fond de ses yeux bleus, « Hey. T’as l’air fatigué. », j'ai dit l'air un peu énervée. J'aurais pas dû, je sais.

Je sais pas s’il m’a reconnu tout de suite.
En tout cas, c’était la première fois que je le touchais… Finalement, il ne m’a pas contaminé.

• • •


Pendant quelques semaines ce fut comme avant entre lui et moi. On sortait avec nos amis, on aller se vider la tête, oublier la vie de tous les jours, les semaines trop longues. C’était comme avant, toujours le même genre de discours entre nous, mais en même temps… C’était si différent. On était des adultes, loin, ou presque, des cours de l’Académie. C’était pas nous qui instaurions les sorties, c’était les autres, mais c’était le bon moment pour se croiser. C’était toujours le bon moment pour se croiser.  Oh zut, t’es là toi … Même si on voulait pas se l’avouer, ça nous faisait plaisir. Enfin je crois. En tout cas, moi ça me faisait plaisir.

Puis un jour je crois qu’on a trop bu. Même, beaucoup trop bu. Je ne me souviens pas très bien de ce qu’il s’est passé cette nuit-là, juste qu’il m’a ramené chez lui, après ce ne sont que des souvenirs flous. Je ne sais plus si c’est lui ou moi qui ai franchi le pas, qui ai sauté sur l’autre en premier, en tout cas on s’est bien vite retrouvé tous les deux nus, sur le lit et plus proche que de raison.
Je crois que je n’arrêtais pas de lui dire que je le détestais que c’était le plus odieux personnage que je n’ai jamais rencontré, et qu’il était le plus laid que cette planète ait pu porter sur ses sols… A moins que ça soit le contraire. A moins que ça soit le total contraire. En fait, je ne sais plus vraiment, je crois que ma mémoire me joue des tours. En tout cas cette nuit, elle fut comme nous. Interdite, indélicate, violente, sauvage.

Après la nuit est venu le jour. J’avais mal à la tête et un mal de gorge effroyable. Quand mes yeux se sont ouverts j’ai vu mes bras nus, puis un environnement totalement inconnu. Paniquée je me suis vite redressée pour me retrouver dans une chambre qui ne me disait rien… Et face à moi le Serdtse, sourire aux lèvres, l’air moins fatigué, mais surtout l’air fière de la situation,  « T’es vachement moche au réveil. », dis-je en guise de bonjour. Pas très à l’aise, je me souviens que j’ai essayé de tout faire pour cacher mon trouble, comme cacher mon corps que je savais nu,  « Qu’est-ce… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? », j’ai demandé. Mais je savais très bien ce qu’il s’était passé au milieu de ces draps. Sauf que je voulais pas y croire. Je l’avais jamais fait, et… C’est lui qui m’a eu. J’étais tellement en colère contre lui… Contre moi. Alors tout ce que j’ai réussi finalement à faire c’est de me lever entortillée dans ses maudits draps pour pouvoir aller lui décoller une sacré gifle en l’insultant de tous les noms. « En plus de ça t’es un sale pervers, tu portes rien en bas ! », et en guise de réponse je n’ai eu qu’un silence où il a daigné se couvrir les attributs. Je sais pas pourquoi je me suis essoufflée comme ça, mais dans mes souvenirs il me semble que ça ne lui a pas plus… Et il est venu me couper le souffle.

Vous savez je n’ai pas une très bonne mémoire, surtout de ce jour-là. Je crois que l’alcool faisait encore effet dans mon sang… Et je n’ai pas dit non, je ne l’ai pas repoussé. Non, même, au contraire il me semble bien que je me suis agrippée à lui.

Et puis on a continué… On a recommencé… D’autres fois... Sans l'aide de l'alcool parfois.

• • •


Je pense que c’est l’un des souvenirs qui est le plus précieux pour moi. Mais il ne faut pas que l’autre le sache, je suis certaine que ça lui ferait beaucoup trop plaisir.
C’était il y a plusieurs années. J’ai l’impression que ça fait des lustres que je suis avec Léonid. Quelques temps après nos retrouvailles nous avions décidé de vivre ensemble. C’était plus simple pour nous deux. Pour mieux se droguer… Enfin vous voyez de quoi je parle. Parce que ouais, pour moi c’est une véritable drogue ce type. Je lui dirais jamais, mais je crois qu’il le sait.

Je pense que c’est trois ou quatre ans plus tard, ou peut-être même cinq qu’il était venu me voir à mon bureau à l’hôpital, un soir, alors que j’avais fini toutes mes consultations. Parce que oui entre temps j’avais réussi à faire ma place à l’hosto’. J’étais tellement fatiguée de cette journée, mais j’avais quand même envie de l’écouter, j’avais envie qu’il me parle, en fait j’ai toujours envie de quelque chose venant de lui.
On a parlé de tout et de rien, puis à un moment il a pris ma main et m’a tiré jusqu’au coin des gosses. Papa m’avait filé les vieux jouets de son bureau, ceux avec lesquels j’avais joué quand j’étais gamine. Alors l’autre m’a demandé si je me souvenais de ce que j’avais bien pu dire ici. Sauf que j’ai pas su répondre, j’étais trop fatiguée pour me souvenir. Alors il me semble que j’ai juste secoué la tête et je l’ai regardé dans les yeux. J’ai pas tout compris à ce qu’il a pu me dire, puis tout s’est passé très vite. Il s’est mis à genoux devant moi, puis il a sorti une boîte. Je crois qu’il était pas super à l’aise, et puis moi non plus.

Puis il a prononcé les mots que je redoutais le plus au monde, parce que je savais pertinemment que je n’allais pas pouvoir lui dire non.

Alors je me suis juste accroupie, j’ai pris son visage entre mes mains et je l’ai regardé droit dans les yeux. Vous savez, comme quand on était gosse. Puis finalement, je l’ai embrassé.

Vous savez, on parle pas beaucoup, mais on se comprend parfaitement.

• • •


Après la grande déclaration de mon nouvel époux nous avons dû faire quelques papiers à la bureaucratie pour officialiser l’union. Je me souviens que mes parents ont tout fait pour me dissuader de faire cette « erreur » comme ils disait, mais il fallait que je me fasse une raison : j’aimais Léonid Serdtse, et passer le reste de ma vie sans lui était inimaginable.

Pendant un moment ils n’ont plus voulu me parler, mais je m’en fichais. Puis finalement les humeurs se sont calmées, ils ont bien été obligés de l’accepter. C’est vrai que les réflexions vont de bon train, même quand il est en notre compagnie, mais je fais toujours en sorte que l’on ne l’humilie pas. Il n’y a que moi qui ai droit de faire ça.

Les années sont passées, la vie avec, et finalement il n’y a pas si longtemps nous avons tous les deux était convoqué à l’Académie pour une rééducation.

Vous savez, notre place n’est jamais acquise. Et surtout pas dans une société comme celle-ci.


HRP

Pseudo:Cyanhydrique
Comment avez-vous découvert le forum ? Léonid !
Code: Validé ♫


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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Lun 10 Juil - 19:38

Et voilà ! J'ai terminé ma fiche !
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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Lun 10 Juil - 19:44

Bienvenue Eleanore sur les terres de Dysnomie !

Votre duo est trop cool Kaos 13



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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Mar 11 Juil - 21:46

Je te re-souhaite la bienvenue ♫
Je vais modérer ta fiche ♪

Inventaire

Je te conseillerai d'au moins prendre une arme, tous les Tadryens en ont une et sans ça, tu auras énormément de mal à faire tes premières missions ^^'
Si c'est le fait que tu n'ais pas de points en Armes Laser qui te bloque, ce n'est pas un problème : nous acceptons que vous prenez des armes de niveau I même si vous n'avez aucun point dans cette compétence =)

Pour la partie "Autres", tu ne mets rien, c'est réservé pour les objets que tu acquerras lors de tes futurs achats chez le Marchand.

Histoire
Citation :
Leur but dans la vie c’était de devenir noble, se faire un nom, du moins se faire une bonne place au milieu de la société de Tadryon. Et ils ont réussi ensemble en pratiquant quelques fantastiques techniques médicales sur des patients mal en point. Disons qu’ils ont un peu fait avancer la science, rien de bien fou, mais toujours mieux que rien. En attendant ils ont réussi à ouvrir les portes du quartier noble.

Ce ne sera pas possible que ta famille soit noble. La liste exhaustive des Nobles de Tadryon se trouve ICI et un nouveau nom n'y figurera que lorsqu'un joueur atteindra le niveau IV Noble =)

Citation :
0.01 point de la perfection

Les chiffres sont à écrire en toute lettre ^^

Citation :
Comme papa et maman le voulaient, je me suis spécialisée dans les sciences dans un premier temps, puis dans un second temps il a fallu que j’étudie la médecine.

Si je me réfère au second paragraphe plus loin, cette partie-là concerne Eleanore quand elle avait moins de quatorze ans. Sauf qu'à l'Académie, lors de ton cycle scolaire de Tadryenne-née, tu n'apprends pas ton futur métier, ce sont des cours généraux globalement ; les études spécifiques au métier n'arrivent qu'à partir de l'année de service obligatoire ^^'

Citation :
Mais bon, ça ne m’a pas vraiment empêchée d’exceller en médecine.

Là pareil, Eleanore était encore trop jeune pour entamer la voie de la médecine.

Citation :
Il s’est mis à genoux devant moi, puis il a sorti une boîte. [...] Puis il a prononcé les mots que je redoutais le plus au monde, parce que je savais pertinemment que je n’allais pas pouvoir lui dire non.

Alors ça, ça tombe bien que quelqu'un en fasse enfin référence, je n'y avais jamais pensé auparavant ! En fait, maintenant que tu soulèves la question du mariage en lui-même, j'aimerais que Tadryon ait un déroulement différent de notre classique "à genoux, bagues au doigt". C'est un peuple nouveau, un brin différent du nôtre, je penserai donc à aborder cette partie prochainement dans un sujet de faction ^^
Quoi qu'il en soit, d'ici-là, il faudra supprimer cette partie pour qu'elle ne soit pas en contradiction avec les futures informations que je vous concocterai.

Bonnes corrections ♪


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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Mar 11 Juil - 22:19

Alors, non je ne souhaite pas donner d'arme à ma miss car elle ne l'utilisera JAMAIS. C'est peut-être un petit handicap, mais non, dans un soucis de logique avec le personnage elle n'en possédera jamais ( sauf un couteau peut-être, mais un scalpel ça fait l'affaire ) .

J'ai modifié pour la Noblesse. Je n'avais pas bien compris le document. J'ai modifié aussi au niveau de l'Académie, mais ce n'était pas très clair. Effectivement c'était peu logique, mais comme l'information était floue et le monde est post-apo, j'ai pensé à une accélération. Bref, il n'en reste que c'est modifié :)

Pour ce qui est du mariage, la moindre des choses aurait été de présenter des bases complètes sur ce sujet afin d'éviter ce désagrément, malgré tout est il possible de toujours dire que la demande se passe comme telle, étant donné que c'est privé :) et non-officiel ?
Mais s'il faut vraiment changer, j'attendrai que le travail soit terminé et le sujet disponible.
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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Mar 11 Juil - 23:57

La partie "Équipements", c'est la même chose que pour la partie "Objets". Donc les trousses tu les enlèves, tout simplement =)

Très bien pour l'arme, mais n'oublie pas que Tadryon est une cité militarisée et qu'elle pourra être appelée à tout moment pour une quelconque mission, y compris en dehors des murs. Et de même, tous les Tadryens se voient offrir une arme et un exosquelette (à l'âge adulte ou lors de l'Entrée) ; elle peut très bien leur faire prendre la poussière, mais voilà, elle est censée les avoir encore quelque part.

Pour le mariage, la moindre des choses serait d'être compréhensif sur le travail monstre que nous avons entamé pour Dysnomie - et qui continue encore. On n'a forcément pas pu penser à toutes les facettes des factions, le forum est en perpétuel évolution en terme de contexte et de données annexes. Si l'information n'était pas présente, il suffisait de venir me poser la question, plutôt que de nous incomber la faute ^^
Ceci étant dit, on peut ramener ça au domaine du privé entre vos personnages, si vous y tenez tant. Mais il faudra garder en tête que ce n'est pas commun à Tadryon.

Je reviendrai lorsque ce sera tout bon ♪


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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Mer 12 Juil - 20:37

J'ai modifié pour équipement. Et j'ai bien lu que les habitants de Tadryon avaient une arme et un exosquelette de base, donc je ne vois pas l'utilité d'autre chose. S'il y a utilisation d'arme, ça sera avec les bases. :)

Si le travail est monstre il faut le faire de A à Z, c'est bête d'aborder le sujet et de le faire qu'à moitié techniquement :), mais oui il peut y avoir des oublies/ des évolutions, mais pas sur des choses basiques. Enfin après c'est ma vision du jeu ^^
J'ai posé la question du mariage, de mémoire. Pour sa possibilité, et il n'y a pas eu de développement donc j'ai pris la chose pour acquise. et excusez-m'en platement. Surtout qu'il y avait déjà un paragraphe sur le mariage.

Pour le reste je crois que tout est ok ? :)
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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Mer 12 Juil - 22:59

Non ce n'est pas comme ça que ça marche. Il n'y a pas de "on a déjà une arme de base, on ne la marque pas dans l'inventaire." Ca ne s'applique pas à l'exosquelette car tout le monde l'a de base, oui, mais les armes elles sont toutes différentes donc on ne sait pas quelle(s) arme(s) tu as. Cette partie, ce n'est pas pour des armes supplémentaires en plus de celle(s) que t'es censé avoir. Les Tadryens n'ont pas tous une arme basique en commun quelque part, il faut se décider dès maintenant de ce que tu as réellement.
Donc c'est soit tu ne marques rien et dans ce cas tu ne pourras pas utiliser d'arme lors de tes missions avant ton premier achat, soit tu les prends.

Sinon, oui, bien sûr... Bref, fini de jouer : les remarques désobligeantes de ce genre n'ont absolument rien à faire sur ta fiche. C'était déjà bien assez déplacé dans ton message précédent, mais là ça suffit. Pour un contexte post-apo' orienté survie, penses-tu vraiment que la notion de mariage méritait d'être peaufiner dans l'immédiat ? Ce n'est pas une "chose basique", d'autres forums de ce type ne l'auraient même pas abordé tant ça n'a quasiment aucun intérêt pour la partie jeu ; à savoir, la survie en terres hostiles. Ca ne plait pas à ta vision du jeu que ce ne soit pas assez complet ? Tant pis, il faudra attendre que l'information arrive. On a décidé de faire ainsi et il faut le respecter. Tu te rendras très vite compte que partir sur de telles bases avec nous te servira beaucoup.


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Eleanore Serdtse
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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Jeu 13 Juil - 0:05

J'avais encore mal compris l'information, j'étais aller voir quelques fiches pour essayer de comprendre ( je ne sais plus laquelle, je répond vite ). Mais soit ceci est une erreur de ma part. Et excusez-m'en.  Kaos 21
Donc ici c'est réglé, il n'y aura pas d'arme ! :) Je pars avec un petit bout de femme en mousse ( et quelques trousses de soin ) voir si elle va survivre en milieu hostile avec son compagnon selon les situations.

Les remarques sont à vocation constructives, et j'en suis désolée si l'écrit a paru froid, ce n'était absolument pas le but.  Kaos 17
Pour répondre à la question, si elle est abordée, elle doit être un minimum complète s'il y a un autre rituel que celui connu par la communauté, il me semble oui. C'est un détail. Comme on ne m'a rien précisé de plus en MP, je pensais à une suite logique. J'en suis désolée.  Kaos 6
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Message(#) Sujet: Re: Duality ▬ Eleanore Serdtse Ven 14 Juil - 13:41



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