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 Carmen Neutram -terminé-

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Carmen Neutram
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♦ Inscrit le ♦ : 15/07/2017




Message(#) Sujet: Carmen Neutram -terminé- Sam 15 Juil - 21:04

♦ Carmen Neutram ♦

 
IDENTITE

Nom: Neutram
  ♦ Prénom: Carmen
  ♦ Sexe:
  ♦ Age: 26 ans
  ♦ Affiliation: Spectre.
ATTRIBUTS

Force: 4
  ♦ Agilité: 10
  ♦ Constitution: 8
  ♦ Perception: 6
 
COMPETENCES

Arts Martiaux - ⚫⚪⚪⚪⚪
  ♦ Herboristerie - ⚪⚪⚪⚪⚪
  ♦ Médecine - ⚪⚪⚪⚪⚪
  ♦ Armes Blanches - ⚪⚪⚪⚪⚪
Charisme - ⚫⚫⚪⚪⚪
  ♦ Marchandage - ⚪⚪⚪⚪⚪
  ♦ Survie - ⚫⚪⚪⚪⚪
  ♦ Le Mirage - ⚫⚫⚪⚪⚪


 
INVENTAIRE

Armes

 
♦ Aucune

 
Equipements

 
♦ Rien.

 
Autres

 
♦ Rien.


 
PHYSIONOMIE



Carmen est une jeune femme âgée de 26 ans avec, vous l'aurez remarqué, un trait physique fort particulier. Sa peau est gris-bleutée suite à la longue exposition à un gaz riche en argent, entraînant une maladie incurable connue sous le nom d'Argyrisme. Cette maladie n'a rien de très dangereux si ce n'est de progressivement colorer votre peau sous des teints gris voire bleutés et d'occasionnelles migraines pour notre spécimen. Les conditions de cette -très- longue exposition au gaz résulte d'une large partie de la vie de Carmen que nous ne développerons pas ici. Sa peau prendra de plus en plus cette teinte bleuâtre jusqu'à sa mort, en espérant qu'elle ne surgisse pas trop tôt.

Il va sans dire que cette différence a déjà fait l'objet de discriminations ou d'inconfort, aussi vous verrez rarement Carmen le visage complètement découvert. Elle a pour habitude de le cacher sous une capuche afin de profiter de son ombre portée et ainsi éviter de trop porter l'attention sur elle. Le problème étant qu'elle a une fâcheuse tendance à l'indiscrétion lorsqu'il s'agit d'échange verbal, mais passons. Cette capuche provient d'une demi cape simple et noire avec un vague motif décoratif sur ses bordures. Son ampleur ne dépasse pas ses poignets, vous laissant perplexe quant à ce que cette cape pourrait bien cacher hormis de charmants atours. Les possessions de notre jeune amie sont moindres mais elle détient tout de même de rudimentaires vêtements sombres. Un pantalon en toile ni trop ample ni trop cintré pour permettre une marche sans fatigue, des bottes sanglées quelque peu usées par cette dernière et une chemise dans les mêmes tons. Le tout rendant une silhouette élancée et lugubre d'où Carmen tire son étrange charme.

Si par chance il vous arrive d'apercevoir le visage fin de Carmen vous vous rendrez vite compte qu'il s'accompagne d'une longue et lisse chevelure noire bleutée qu'elle laisse rarement libre. Ses traits sont marqués par l'anxiété mais de longues années de pratique lui ont apprit à les manier avec dextérité, si bien qu'il vous sera souvent difficile de déterminer si elle vous porte une quelconque affection ou de l'indifférence totale. Vous pourrez toutefois dénoter une attitude quelque peu hautaine du à une force de caractère non négligeable. Si la survie est le maître mot de nos jours, sachez que votre pire ennemi n'est pas forcément celui qui en veut à votre vie mais plutôt celui qui la garde. Deux pièces dorées viennent briser les tons froids de cette jeune spectre lui offrant une hétérochromie fascinante dont un bleu imperceptible vient orner quelques rares fibres autour de la rétine. Ne vous y trompez pas car ce regard pourrait transpercer votre vigilance si tant est que vous arriviez à le soutenir. Il a fallu fuir bon nombre de superstitieux mais heureusement les mots et le calme froid peuvent faire preuve de bons amis en cas d'inquiétudes.
Des sourcils fins et un nez droit aideront à donner de la matière pour les airs graves autant que pour la malice. Celle ci sera surtout développée par le large panel d'inclinaisons que sa bouche pourra lui offrir. On dénotera cependant une certaine spécialité pour le sourire narquois et un léger penchant pour l'arrogance, le plus souvent marqué par un demi sourire.

Ne possédant pas un physique des plus imposants, les pas de Carmen sont dansants facilitant l'exposition de son agilité plus que de son manque de force physique. L'effort ne lui est pas étranger mais il va sans dire que le peu qu'elle essaiera de forcer ne vacillera pas d'un pouce. Ce n'est pas faute d'avoir essayé à maintes reprises d'enfoncer une porte lors de courses poursuites, mais le contournement, l'escalade ou le crochetage se sont avérés être des moyens nettement plus efficaces pour surmonter un tel obstacle. Son langage corporel vous laissera entendre qu'il vaut mieux y placer de la confiance plutôt que de la violence, bien que certaines distances sont gardées grâce à une arrogance latente.

Vous devinerez sans doute que ses formes sont avantageuse si vous avez l’œil pour les déceler sous sa demi cape, cependant, pour des raisons d'intimité et de préservation de ma santé je ne puis vous en dire davantage. Sachez seulement qu'il serait fort mal avisé de sous-estimer la dame car il existe plus d'un geste pour vous tordre les articulations et autres parties du corps. Je ne vous souhaite donc pas la malheureuse expérience de ne pas faire de ses menaces une sérieuse considération.



 
PSYCHOLOGIE




 Ce n'est pas que les bons sentiments aient quitté son être, mais la compassion et la culpabilité ne sont pas le fort de Carmen. Rassurez vous cependant, ses capacités de compréhensions ne sont pas en reste et elle saura vous prêtez main forte si le cœur lui en dit. Il est clair pour elle que tous les êtres sont égaux face à la mort, et que celle ci survienne maintenant ou demain ne changera rien à votre triste sort. Cela vous fait déjà un point commun avec la dame, mais ne vous fourvoyez pas non plus sur ses intentions. Carmen n'est pas de nature très serviable, elle est à vrai dire même désagréable. Ses tendances aux phrases bien senties ou aux analyses rapide pouvant appuyer là où ça fait mal en font une compagnie difficile. Oh bien sûr elle sait charmer son entourage et se faire apprécier des bonnes personnes, mais il est rare que sa sympathie vienne sans intérêts. C'est simple : il y a elle, et les autres. Les autres peuvent être de charmante compagnie, appréciable, voire même intéressantes mais vous resterez tout de même un autre satané être humain. Et les humains sont si … Fatigants. Elle se sait être l'une de leur spécimen et sera d'accord avec dieu sait ce que vous lui reprocheriez à ce sujet mais la différence est que cela l’indifférera. Comment pourriez vous lui reprocher d'être ce qu'elle est ? C'est d'une absurdité sans borne vous répondra t elle. Car malgré le fait qu'elle comprenne très bien les codes sociaux et les gestes de même nature, elle ne les approuve pas pour autant. A moins que ceux ci ne lui servent, elle en reviendra plutôt à son naturel flegme. En effet, reprochez lui donc quelque chose mais elle vous regardera certainement d'un air désabusé qui traduirait une pensée telle ; *oui, et quel est le rapport ?*

Pour ceux qui ne serait pas familier avec l'humour de logique formelle en voici un court exemple :
« Madame la voyante aurais je un garçon ou une fille ? » « oui ». Je vous laisse un temps de réflexion et je m'en retourne à la tentative de vous présenter cette douce, quoique venimeuse, créature.

Cette logique formelle vous aidera beaucoup pour comprendre le vrai sens des phrases de Carmen. Elle n'utilise jamais un mot au hasard à moins de manquer de connaissance sur les sujets que vous pourriez aborder. Je ne vous cache pas qu'il est rare que cela se produise car elle aura tendance à deviner ce que vous ne lui dites pas et vous soutirer ce que vous oubliez. Bien sûr Carmen n'est pas infaillible mais elle sait si bien rebondir sur toutes situations qu'il serait fâcheux de vous la mettre à dos. Ne vous en faites pas ; « ce n'est pas vous, c'est elle ».
Nous ne pouvons pas dire que Carmen soit de nature antipathique mais il faut bien lui reconnaître une très agaçante manie de ne démontrer que peu d'intérêt pour les choses. Et pourtant ! Il est bon nombres de choses qui intéresse Carmen, et parmi elles la psychologie humaine et sa propension à échouer lamentablement. Ce n'est pas par moquerie que ces intérêts soient si pessimistes, ou le sont ils ? c'est simplement que la chose est si improbable qu'elle en devient fascinante. En règle générale, toutes les choses improbables lui paraîtront fascinantes, et il existe beaucoup de choses absurdes dans les comportements humains. Voilà votre point d'accroche ! Ce n'est pas qu'elle vous ignore, c'est qu'elle n'a pas encore noté de complexité chez vous. Allez y exposez vous qui sait ce qui pourrait vous arriver …  … Oui, certes, c'est exactement là où je voulais en venir, effectivement évitez cela. C'est bien la seule façon d'obtenir sa sympathie mais c'est aussi dangereux de le faire si l'on connaît son penchant pour les remarques incisives.

Toutefois, Carmen sait aussi se taire et parfois vous regretterez que son silence soit si lourd. En revanche pour qu'un tel traitement vous soit fait c'est que vous l'auriez sérieusement échauffée, ou bien qu'elle réfléchisse à une manière de vous répondre qui vous soit aussi désagréable que possible Bien sûr tout en conservant une courtoisie d'apparat et/ou une utilité sous-jacente, plus que la gratuité du moins.

Le concept de confiance a été détruit chez cette personne dès l'enfance. A vrai dire, chez qui reste t il encore une once de confiance en autrui aujourd'hui ? Ce n'était déjà pas monnaie courante dans l'ancien temps, en période de survie comme c'est le cas à présent cela revient à chercher de l'or dans des viscères animales. Loin de moi l'idée de faire un procès d'intention, lorsqu'il s'agit de Carmen le regard des autres est celui de la peur de l'inconnu ou bien celui de l'intérêt charnel. Autant dire qu'elle sait à quoi s'attendre. Vous la surprendriez en faisant acte de clémence ou de bonté envers elle car « cela n'aurait pas de sens ».

Elle n'est pas du genre à cacher ses pensées, et cela lui fait défaut, mais pas dans le sens où l'on se l'imaginerai. L'affaire ici est complexe et dépends directement de votre définition de ce qu'est l'honnêteté.
En cela je pourrais vous dire que Carmen est la personne la plus honnête et la plus intègre que vous croiserez. Mais je pense que votre code moral vous arrêtera sur ces paroles et vous fera douter de ma propre honnêteté. Laissons là ces suppositions et allons plus avant. Carmen sait garder secret bon nombre de choses et décide souvent de vous confronter à une vérité déformée, juste pour voir votre réaction. De ce fait, ses paroles seraient mal-honnêtes pas ses intentions, car elle finirait par vous le dire : « ce que je dis importe peu, c'est la manière dont vous y répondez qui devrait vous préoccuper ». Carmen ne veut pas vous mentir, mais elle sait qu'il n'y a pas d'autres moyens de vous arracher votre honnêteté. Et ce comportement part du principe simple mais tordu en pratique selon lequel votre vérité est plus importante que la sienne. Après tout, peu importe qui elle est, elle pourrait être n'importe qui et c'est précisément la raison pour laquelle cela devrait vous préoccuper. Elle répondra à toutes vos questions, mais peu lui en demande et si vous aviez la chance de toucher un point sensible ou bien de déceler une part de vérité spectrale chez elle, le sujet serait détourné, ou dans le meilleur des cas, vous verriez vos propres dires retournés contre vous. Tout ceci la dispensant bien sûr de vous répondre. Cela étant, elle répond à beaucoup plus de questions sur elle même que d'autres n'oserait le faire sur leur propre personne. Le malin saurait en faire bon usage, l'imprudent en paiera les frais.

Note à ces messieurs, si Carmen vous fait du charme, elle vous ment ou vous sous-estime. Elle n'est attirée que par la gente féminine et ne souhaite pas plus que cela partager son intimité avec ses congénères masculins, bien qu'elle leur trouve quelque fois des atours élégants. Pour le bien de certaines missions ces limites sont repoussées mais jamais très loin, Carmen supporte bien des choses mais rarement une main aventureuse qu'elle aurait tôt fait de retourner.

Comme les mauvais côtés ne sont jamais sans opposés il y a quand même des avantages à côtoyer cette singulière personne. Carmen fait preuve d'un sens stratégique particulier et sait régler bon nombre de problèmes. Il n'existe pas de problèmes sans solution, chose incroyable mais vraie L'optimisme peut faire partie des qualités de la dame. Dans les cas les plus restrictifs, trouver une voie vers la conciliation sera certainement ce qu'elle cherchera à faire.
Bref, si d'aventure vous auriez la place d'ennemi, cela pourrait changer après quelques propositions ou requalification des faits. Ne soyez pas si fermés à la nouveauté, on ne sait jamais vous pourriez y trouver votre compte, ou votre perte ….



 
HISTOIRE



Tout aurait été d'une grande simplicité si les origines de Carmen n'étaient pas si brumeuses. A vrai dire, elle même ignore ce qu'il en est réellement et le fait qu'elle n'y attache pas une attention particulière n'arrange pas la potentielle découverte de tels faits. Mais n'est pas le cas pour le lecteur quasi omniscient que vous êtes, ainsi ces fameux faits vous seront présentés ici même. Je ne saurais donc vous cacher plus longtemps que notre jeune amie est originaire de Tadryon au sein même de ces murs tant convoités, issue d'un couple des plus étranges.
La question de la légitimité est le fer de lance de tous les malheurs familiaux Tadryen mais nous sommes encore loin du compte en ce qui concerne notre tristement nommée Neutram. Il s'agit tout d'abord de l'identité de son père, un lointain héritier des Dionis qui tient à son sang dilué comme à de l'or liquide. On vous précisera notamment que cet attachement est vain puisque sa place au sain de cette éminente famille n'est qu'en vingt-troisième position de tout poste honorifique. Et quand bien même, cette famille est si nimbée de mystère -et l'histoire qui va suivre ne fera pas exception à cette réputation- qu'il n'en tirerait pas une infime fraction de reconnaissance. Un destin bien fade que sa future fille aura tôt fait de rendre bien plus amer.

Le père de Carmen était un membre des Essences, sa présence à Tadryon relevait de l'infiltration afin de déterminer si les rumeurs concernant une nouvelle technologie Tadryenne était bien réelle. Si tel était le cas, il devrait se rapprocher des forces armées Tadryenne participant aux tests et trouver un moyen de freiner les recherches, ceci in fine pour permettre à Spectre d'en comprendre davantage et de la copier avant son aboutissement. Ce fut le fruit de six mois de justifications administratives pour prouver une prétendue citoyenneté, huit autres pour se faire progressivement oublier et enfin quatre pour suivre une formation classique en tant que conscrit. Le moyen le plus rapide et le plus efficace pour entrer dans le corps armé de Tadryon sans devoir montrer un trop grand nombre de papiers. Mais ce que n'avait pas prévu l'essence infiltrée c'est la rencontre avec une certaine Judith. Cette dernière était une citoyenne participant à la vie au sein des murs notamment en servant rations et fournitures aux soldats de l'armée Tadryenne. Il ne leur fallut pas longtemps pour développer une toute autre arme nommée amour.
Cette arme a la très grande particularité d'être contagieuse, de prendre souche dans n'importe quelle civilisation et entre n'importe quel membre de celles ci. Mais l'un de ses critères de propagation est celui qui va nous intéresser le plus ici car il est à l'origine de la misérable vie de Carmen. La mission s'éternisait bien que les rumeurs aient été en partie vraies. Il y avait bien une nouvelle façon de modifier les armes plasma, mais elle n'était pas encore stable et ne risquait pas de l'être car les ressources données à ce secteur n'était pas suffisantes pour faire sensiblement avancer les recherches. Le temps en revanche favorisera ces démarches, et comme nous ne manquons pas d'ennemis, le temps lui aussi en fait partie. Car c'est ce même temps qui aidera l'essence à accomplir sa mission, mais aussi celui qui la mettra en péril.
Plus l'amour prenait de l'ampleur dans ce qui forma bientôt un couple, plus la situation devenait difficilement explicable aux commanditaires de cette mission. Mais le pire arriva au moment de la fameuse annonce ; Judith était enceinte.

Vous n'avez que peu de solutions pour éviter un drame familial à Tadryon, dans ces conditions il vous sera vivement recommandé de former un « couple légitime » aux yeux de la juridiction compétente. L'héritier Dionis du s'y soumettre afin de ne pas se retrouver dans la fâcheuse situation où il devrait expliquer aux membre du Spectre qu'il avait mêlé ne serait ce qu'une infime partie de sa noblesse à une vulgaire citoyenne, Tadryenne de surcroît. La naissance d'un tel enfant resta donc secrète pour spectre, du moins c'est ce qu'il s'évertua à faire et il finit par s'en convaincre à défaut d'y croire. Elle fut également officialisée à Tadryon pour ne pas créer de vagues. Une situation qui fut l'origine de plusieurs crises d'angoisses passées sous silence pour l'héritier qui manquait à chaque instant le statut d'Iscariote. Seule sa mission l'en empêchait pour tout dire.

La nouvelle née Carmen vécu donc une enfance classique. C'était une enfant plutôt souriante et toujours très -trop- curieuse. Ce qui lui attira des partenaires dans le « crime » autant que d'ennuis. Parmi ses partenaires de jeu les plus fidèles se trouvait une certaine Sharon Leonheart. Une jeune Tadryenne prometteuse, fascinée par tous types de mécanique. Si ce n'était pas Carmen qui l'emmenait repeindre les devantures d'honnêtes artisans c'était Sharon qui la conduisait dans des situations toutes aussi farfelues. Toutefois, il était récurrent que Sharon vienne à la rescousse des plus faibles, Carmen lui reprochait souvent de vouloir jouer les « héroïnes des contes pour enfants ». Bien sûr Sharon ne manquait pas de lui rappeler qu'il n'y avait rien de mal à cela puisqu'elles étaient d'abord des enfants, et que Carmen faisait parti de ces « faibles ». Ce genre de désaccord finissaient souvent par un soupir frustré de Carmen, n'ayant pas réussi à trouver l'argument ultime. Puis elles retournaient à leurs distractions, comme par exemple se cacher sur les toits et attendre que Judith vienne les y chercher fatiguée de devoir toujours les gronder sur les risques que cela pouvait représenter.

Les années passèrent et le père de Carmen n'allait pas tarder à être rappelé à l'alcôve. Il avait déjà allongé son séjour prétextant de nouvelles missions dont il pouvait se charger, de nouveaux assauts auxquels il devait participer, de nouvelles découvertes et le ralentissement de cette fameuse nouvelle technologie. Il devait néanmoins s'assurer de la destruction d'un ouvrage faisant l'objet de suspicions. Il s'agissait d'un prototype unique pour un nouveau modèle de Banshee le problème étant que sa destruction ne pourrait bien évidemment pas passer inaperçu. Il lui fallait un plan, et par dessus tout un alibi. Le prototype devait être transité entre deux bâtiments différents pour un assemblage complet, et c'était le moment rêvé pour frapper. Si la destruction complète était impossible, la destruction d'un de ces deux composants suffirait à faire échouer les tests pendant encore bien des mois.
Ce que n'avait pas prévu l'essence c'est que sa fille alors âgée de 14 ans l'observait déjà depuis 4 heures dans son minuscule « bureau », au dessus de sa tête cachée dans un compartiment situé en hauteur. Ce même genre de compartiment qui vous sert généralement de fourre tout non loin de la trappe d'un grenier.

Ce qui suivit la surprise de son père fut la colère. Il attrapa la jeune fille par le col et la jeta brutalement au sol exigeant des réponses quant à son comportement. Non seulement elle avait désobéi à l'unique règle inflexible qui était de ne JAMAIS entrer dans son espace, et peut être à plusieurs reprises, mais en plus elle venait potentiellement de découvrir la véritable fonction de son père et les plans de son attaque. Le déduire n'était pas évident, mais Carmen n'était pas n'importe quelle jeune fille, elle était sa fille. Malgré le fait qu'elle ne comprenait pas tout et n'avait pas conscience de l'existence des spectre même ici, elle avait bien comprit que son père n'était pas celui qu'il prétendait être et participait à quelque chose qui était loin d'être dans les intérêts de Tadryon. D'abord effrayée par la colère de son père Carmen eut un très vif coup de sang. Elle ignorait ce qui pouvait se produire mais ses idées firent très rapidement le tour dans sa tête afin de se sortir d'une situation dont elle ignorait les possibles issues. Et parmi celles ci l'une d'entre elle lui glaçait le sang.
Elle se releva en reculant par terre tout en levant fébrilement la paume de sa main vers son père :
« Papa, et si on faisait s'écrouler le mur du bâtiment 18 dessus ? »

De toutes les excuses et justifications possibles que Carmen pouvait bien lui donner, la solution à ses plans était de loin la plus inattendue. Pour réponse la jeune fille n'eut qu'un père figé les yeux dans le vide pendant quelques secondes avant de la serrer dans ses bras empli d'une certaine fierté bien que la colère latente le fasse serrer un peu trop fort. Tout devenait clair dans la tête du traître, certes sa fille avait du fouiller ou fureter et faire des déductions hasardeuses mais elle n'avait pas tort. Il n'était pas infaisable avec les moyens dont il disposait lui de faire s'effondrer ce fameux mur. Le problème allait être la discrétion de la mise en place mais cela restait possible. Oh il s'en suivrait un bon capharnaüm, des soldats surexcités et de possibles dégâts supplémentaires : que demande le peuple ?

*représentant d'un syndicat inexistant* « Et bien de l'eau chaude et la possibilité d'un ascenseur social plus opérant. Avec moins de lois restrictives et de flicage si poss-AYEUUH !!! »

Il restait peu de temps avant l'événement mais ce fut préparé à temps. Carmen fut tenue au silence et à une surveillance particulière qui l'empêcha de sortir durant ces semaines restantes. Elle avait du potentiel et son père comptait bien le développer. Il emmena donc sa fille observer son idée mise en œuvre.
Le résultat fut chaotique et remplit ses objectifs, mais la vision d'horreur qui s'en suivit remplit Carmen d'un mutisme presque pesant. Elle regardait les flammes, les gens, les cris, les pleurs, le plasma et la débandade générale, mais un élément avait retenu son attention plus que de mesure. Son amie Sharon était là à courir vers les décombres essayant de dégager avec l'aide d'autres adultes  des corps, ou peut être des survivants ? Un autre pan commençait à s'effondrer et la fumée empêchait de réellement comprendre ce qui se passait mais ce qui suivit fut inévitable. Un large pan du mur chuta sur les premiers secours dont Sharon faisait partie.
*Cette imbécile qu'est-ce qu'elle fout là ?!*

Je me permet une petite interlude pour vous rassurer, ou pas, sur le fait que : C'est exact, Carmen n'a jamais été une enfant normale et a un sérieux problème avec le social. Si ce n'était pas clair de prime abord vous avez un exemple ici de son rapport au bien et au mal. En vous souhaitant ne jamais la croiser, reprenons ;

Carmen n'eut jamais le loisir de connaître le sort de son amie bien, que la mort était le plus probable, car son père l'emmena exécuter la suite du plan, c'est à dire partir rapidement de leur point de vue.

Pendant plus de deux semaines Carmen ne pu prononcer un seul mot. Elle n'avait jamais tué une seule personne, pourtant un bon nombre de personnes lui devait leur mort. A vrai dire, encore aujourd'hui elle n'a jamais tué quelqu'un directement ou volontairement. Mais ce n'est pas ça qui enfermait Carmen dans le mutisme. Ce qui l'avait profondément bouleversée c'est qu'elle avait potentiellement tué sa seule amie par oubli, elle aurait du y penser ! Elle aurait du prévoir que des gens comme elles essaieraient d'aider, et qu'elle aurait pu s'y trouver. Bien que la vision était horrible, la mort était quelque chose que Carmen avait accepté depuis longtemps suite aux nombreuses fois où elle s'était retrouvée au dessus du vide sur les toits, c'était une possibilité envisageable peu importe comment vous mourriez … La seule sensation d'échec à prévoir quelque chose d'évident lui était insupportable, mais que la conséquence se fasse directement sur sa vie alors qu'elle ne l'avait pas prise en compte non plus lui semblait impardonnable. Une leçon de vie qu'elle ne manquera pas de se rappeler, elle est l'égale de ses cibles.

En parlant d'imprévus, il y a un ordre que son père ne s'attendait pas à recevoir : la meurtre de sa femme et de sa fille illégitime.
Finalement, on s'était servit de lui, mais c'était le traitement fait à ceux qui croyaient pouvoir se servir de spectre. Un sacrifice lui était demandé en échange de conserver son statut d'essence et de ne pas le déchoir à celui d'Iscariote. Sa mort, ou celles de ce qui fut une erreur de parcours. Je ne m'étendrait pas sur les épanchements tragiques que cet ordre entraîna dans l'esprit alors tourmenté du membre faisant défaut à spectre. Cela se soldat tristement par l'assassinat sanglant de Judith mais il ne pu se résoudre à tuer sa fille. Il décida de rentrer à l'alcôve et de laisser le corps d'une autre enfant à la place. Son père est donc techniquement l'auteur de deux infanticides mais seul un sera découvert, tout un art. Il confia bien sûr sa fille à une caste qui ne posera pas de problèmes et lui donna le nom de « Neutram ». Signifiant un nom neutre et indifférent, qui ne sera pas celui de sa mère ou de son père, la rendant anonyme et oubliée, suffisamment pour qu'on ne remonte jamais jusqu'à son père. C'était la dernière fois que Carmen vit son père, et elle ne su jamais qui il était réellement ni si son dernier méfait fut un jour découvert. Son seul héritage, c'est ce triste nom.

La caste dans laquelle Carmen fut placée était celle des tatoueurs et on eut tôt fait de s'occuper de celle qui était alors présentée comme l'orpheline Neutram. Elle suivit l'éducation de tout enfant de son âge au sein de l'alcôve et apprit à tatouer selon les coutumes. La préparation des ancres étaient tout un travail à part, bien qu'elle ait toujours eut du mal à se rappeler du nom de toutes les fleurs qu'il était possible d'utiliser pour de telles préparations.
Ce style de vie lui plaisait relativement, mais ce qu'elle n'aimait pas c'était les allers retours qu'on lui demandait quotidiennement de faire pour aller chercher un composant nécessaire à la fabrication d'une ancre de couleur. Une couleur que cette histoire ne manquera pas de nous imprimer en tête pendant un sacré moment.

En effet, il fallait qu'elle aille en dehors de l'alcôve, dans cette grotte où les émanations de gaz l'empoisonnait petit à petit. On l'y envoyait car c'est celle qui arrivait à ramener le plus du liquide demandé, un très bon agent liant, qui siégeait en ces lieux sans en renverser en toussant les bronches remplies. Carmen pouvait remercier ses oubliés parents du corps qu'il leur avaient offert. Le gaz avait vraiment mauvais goût en bouche, mais il était supportable. Elle ramenait donc plusieurs fioles par semaines et avait finit par faire le service pour à peu près toute la caste, toutes proportions gardées bien évidemment. Ces journées étaient bien remplies, entre ça, les commandes régulières, et l'entraînement au tatouage sur divers objets et type de cuir. Souvent pendant les fleuraisons on leur demandait des travaux spéciaux et les années passèrent, les habitudes aussi et son teint de peau prenait progressivement la teinte qu'elle a aujourd'hui. On l'affubla bien sûr de certains surnoms, mais l'ambiance fraternelle de l'alcôve aidait bien entendu à régler la majeure partie des problèmes. D'autant plus qu'elle avait à son actif une ou deux œuvres bien exécutées et réussies. On lui félicitait notamment son grand sens du rituel qui entourait l'acte du tatouage lui même.
On ne la rejetait pas nécessairement, néanmoins elle apprit bien vite à éviter les places publiques et à cacher son visage. Elle se rassurait en se disant que les charmantes personnes des chambres des plaisirs lui trouvait un certain charme avec cette couleur. Il y en avait un qui lui plaisait bien mais elle du le repousser à plusieurs reprises sans méchanceté. Ce n'est pas qu'il s'y prenait mal, mais Néréïde était bien meilleure en ce domaine que lui. Elle finit par se trouver ici un bon ami. Un ami qui, au fil des discussions, lui mit une idée en tête et finit par réveiller toute sa curiosité.

« Et si tu aidais spectre ? »

Après tout, le monde extérieur était tout de même intriguant, il y avait forcément plus que ce maudit lac souterrain où elle venait extraire ce poison. Au fur et à mesure, Carmen gagna une soif de savoir qui ne la quitta plus.
Il fallait qu'elle y jette un œil, on a qu'une vie, et la mort arrive toujours bien assez tôt.

 


 
HRP

Pseudo: Cross, Crossover, Roxy ...
  ♦ Comment avez-vous découvert le forum ? Par mon amie dont la fiche de personnage ne devrait pas tarder.
  ♦ Code: Validé ♫


© Dysnomie

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http://dysnomie.forumactif.com/t450-carmen-neutram-termine#4497
Carmen Neutram
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Message(#) Sujet: Re: Carmen Neutram -terminé- Dim 16 Juil - 7:53

♦ COMPAGNONS ♦


IDENTITE

Nom: Arbaan
Prénom: Nathaniel
Sexe:
Age: 28 ans

Niveau: I
Affiliation: Spectre.

ATTRIBUTS

Force: 6
Agilité: 10
Constitution: 5
Perception: 4

COMPETENCES

Arts Martiaux - ⚪⚪⚪⚪⚪
Herboristerie - ⚪⚪⚪⚪⚪
Médecine - ⚪⚪⚪⚪⚪
Charisme - ⚫⚪⚪⚪⚪
Marchandage - ⚪⚪⚪⚪⚪
Survie - ⚫⚪⚪⚪⚪

Armes Blanches - ⚫⚫⚫⚪⚪
Le Mirage - ⚪⚪⚪⚪⚪

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Armes

♦ Lame de cérémonie
♦ Stylet de manche

Equipements

♦ Rien.

Autres

♦ Rien.

PHYSIONOMIE



Des cheveux blonds  mi-longs viennent décorer le visage souriant de Nathaniel. Ses yeux espiègles sont d'un marron clair, proche de celui du bois lasuré, se mariant parfaitement avec son teint légèrement hâlé, le tout surmonté de deux sourcils fins et effilés. Deux anneaux dorés ornent son oreille gauche, souvent cachés par ses cheveux. Sa jovialité ne fait aucun doute puisqu'il a rarement un air sérieux sur le visage. Bien que son corps soit élancé, Nath' possède un corps plutôt athlétique, visiblement taillé par l'effort quotidien. Un tatouage est visible sur sa joue gauche remontant jusqu'au côté de son arcade, il s'agit de trois courbes noires gravées lors du passage à l'âge adulte après avoir passé les trois épreuves imposées par son précepteur. Une petite marque de fierté mais aussi de filiation spirituelle, Nathaniel n'étant pas sanguis de son précepteur, bien que ce dernier l'ait toujours traité comme son fils.

Lorsqu'il est de sortie, Nathaniel porte une capuche ornée d'un morceau de crâne d'Aquila, son bec légèrement fendu sur le côté droit. Le tissu est fin et déchiré par endroit, la capuche se terminant en une cape visiblement usée. Signe de victoire lorsque son groupe accompagné de leur précepteur avaient chassé cette créature, rien n'avait été laissé pour compte, des plumes à la viande en passant par les serres, tout avait son utilité. Nathaniel avait gardé le crâne de la bête en souvenir et l'avait ainsi fixée, se faisant surnommer « l'Aquila fêlé » depuis lors. Un adjectif qui ne plaît qu'à moitié à l'intéressé, mais son avis n'a pas d'importance sur le sujet. En dessous de ce léger tissu se trouve un haut en cuir souple, idéal pour les longues sorties mais rien d'extraordinaire, il tient bien au corps et est parfaitement utile dans l'effort, en revanche tout objet tranchant aura tôt fait de le déchirer. Deux ceintures de cuir viennent tenir la taille de notre jeune ami, laissant tomber les pans de ce haut au col déployé le long de ses jambes.

De longues cuissardes se saisissent de ses jambes, l'aidant à courir sur d'assez longue distances. Robustes et souples à la fois, Nathaniel ne pouvait espérer mieux pour se déplacer sur les chemins arpentant le mont. Elles disposent en outre d'une rudimentaire protection, de très fines plaques de fer disposées par ses soins, travaillant à la forge le reste de son temps. Il s'agit là plus d'apparat que de réelle protection, l’esbroufe étant l'une des activités préférées de notre compagnon. Ses gants profitent du même artisanat et lui permettent même d'y cacher un stylet de manche qu'il logera soigneusement dans son gant droit. La lame de cérémonie arborant fièrement sa taille sur le côté droit, car Nathaniel est gaucher. Ce qui lui donne un avantage lors des entraînements, faire face à un gaucher alors que vous tenez votre arme dans la main droite peut s'avérer un peu déroutant.

Au sein de l'alcôve Nathaniel dispose d'un accoutrement un peu plus conventionnel, une chemise en lin aux quelques ficelles au niveau du torse, assez ample, les manches coupées à mi chemin avant le coude. Les ceintures retrouvent leur utilité en tenant cette chemise, en dessous se trouvant un pantalon en toile sali par le travail. Nath' coiffera ses cheveux de deux tresses attachées à l'arrière du crâne, évitant des mèches agaçantes devant les yeux lors de ses différentes tâches. Sa voix suave peut en agacer certains mais c'est un timbre qui le caractérise et le trahis bien souvent, généralement, vous l'entendez avant de l'apercevoir car son rire voyage volontiers au gré du vent.

PSYCHOLOGIE



De nature joviale, Nathaniel n'est jamais en reste d'une petite boutade ou d'une réplique qui aura soit le don de vous détendre ou bien de vouloir effacer ce joli sourire de son visage. Tout dépend du tempérament de ses congénères, néanmoins Nath' est très apprécié au sein de l'alcôve, toujours prêt à rendre service il ne s'ennuie jamais. Il a bien sûr du travail aux forges mais sa bonté n'a d'égale que son insouciance. Toujours guilleret rien ne semble impossible à ses côtés, la prudence n'est pas son fort mais il a toujours eut bon instinct. A défaut, il applique les conseils et mises en garde de ses précepteurs, cela lui ayant évité bien des ennuis il ne compte pas arrêter cette bonne habitude. C'est notamment pourquoi il passe son temps à sermonner vivement Carmen lorsqu'il la voit revenir avec des bleus ou des histoires périlleuses. Il adore cette fille mais elle se met dans des situations si compliquées que parfois il aimerait juste pouvoir lui lancer une poêle sur le coin du nez, il doute néanmoins que cela soit efficace dans l'apprentissage de cette dernière face à la prudence. Qui était il après tout pour la juger en ce domaine ? Son imprudence ne prenait pas place dans les même termes, mais il est fort mal loti pour en parler lui aussi, l'Aquila fêlé se targue néanmoins d'être moins à craindre que son amie sur la question, on ne sait dire si cela est positif ou non. Nathaniel est notamment du genre à penser que la vie est trop courte pour ne pas en profiter, il ajoutera cependant qu'en profiter à outrance revient à la manquer. La modération ne lui est pas plus difficile à tenir que ses pairs, en revanche son exubérance a tendance à fatiguer la patience de certains. Heureusement, Nathaniel jouit de la réputation du plaisantin, si vous vous sentez triste vous pouvez définitivement compter sur lui pour vous remonter le moral. Très soucieux du moral de ses pairs, Nathaniel hait par dessus tout les rabat-joie. C'est à se demander comment Carmen et lui en sont arrivés à s'apprécier autant, il semble que leur malice respective aient trouvé une résonance qui ne les a jamais quittés depuis.

Lorsque le loisir lui permet, Nathaniel s'exerce à un instrument semblable au violon, quatre corde se frottent à un archer de fortune et le voilà dansant volontiers dans un rythme enjoué. Bien que ces moments soient rares ses amis connaissent les bienfaits de ces morceaux après une dure journée de labeur. Farceur, il s'était une fois amusé à chanter un morceau de sa composition à l'un de ses compagnons de chasse alors qu'ils étaient revenus dans l'alcôve. Tout le groupe avait pu apprécier la fameuse légende de Terrance qui s'en allait satisfaire ses besoins dans une congère qui avait soudain prit vie, la chanson continuait sur sa fuite précipitée face à un Hitam mécontent.
Nathaniel est assez extraverti mais n'est jamais vraiment prit au sérieux de par sa réputation. Personne ne nie en revanche son étonnante facilité à distraire les plus bougons. Mais être le fanfaron de service ne suffisait pas à satisfaire Nathaniel, il entretenait le désir de faire partie des groupes d'interventions de spectre. L'aventure et le frisson, quoi de plus excitant ? Toujours aussi insouciant il se rassurait en se disant qu'il saurait toujours se défendre, c'est pourquoi Nathaniel n'a pas arrêté son entraînement quand bien même son rite de passage avait été terminé. On peut encore le trouver dans les cercles d'entraînements de temps en temps, imitant les novices dans de petites moqueries sans réelle méchanceté avant de les aider à son tour, échangeant techniques et conseils. Même un novice a quelque chose à vous apprendre, parfois, un coup de coude dans la mâchoire suffit à vous le rappeler.

Le jeune forgeron apprécie les esprits fins autant que les simplets, à ses yeux les deux peuvent avoir des qualités profitable à la communauté. * Il n'y a rien de mal dans la bêtise si elle est naïve * pense-t-il. Une pensée qui est souvent discutée avec Carmen, il regrette qu'elle soit si amère envers ses congénères et voudrait qu'elle voit les choses comme il les voit : pas si terrible que ça. Nathaniel a une bonne influence sur Carmen car il est le moteur de ses pensées optimistes, et il sait avec une certaine dextérité les lui insuffler, ce qui fait de lui un ami en or.
En parlant d'or, Nath' est incapable de tenir le compte de ses gemmes. Il vient souvent à court d'objet à échanger et Carmen a finit par intervenir lorsqu'il avait commencé à parier plus de séances aux chambres des plaisirs qu'il ne pouvait être humainement possible d'assumer, étant donné son emploi du temps. Surtout quand l'insolent avait eut l'audace de parier des séances l'impliquant elle aussi sans qu'elle n'en soit avertie avant. Il va sans dire que lorsque Carmen a commencé à recevoir des prétendants désireux de confirmer cette entente, Nathaniel avait tôt fait de la supplier de ne pas l'écorcher vif. Le concept de bienséance est un domaine encore assez étranger pour Nathaniel mais ce dernier a fait de sensibles efforts au fil du temps. Il est maintenant capable de faire attention à ne pas provoquer en duel amical chaque personne qu'il croise, une activité fort sympathique mais parfois peu adaptée au couturier du coin qui n'avait rien demandé à personne.

Ses penchants pour la rigolade l'aident à garder des relations amicales et détendues, cependant Nathaniel n'hésitera pas à sortir les crocs si d'aventure on venait à le menacer. Une personne qui garde le sourire aussi bien cache forcément une colère dormante, la réveiller revient à jeter des pierres sur un rakuen : courrez et jetez ce qui pourrait vous ralentir.


HISTOIRE



Les trois lignes

Le cercle des pierre apprenait bien des choses à Nathaniel, mais son instructeur avait une manière bien à lui de transmettre son savoir. Lorsqu'il jugea son élève prêt à passer à l'âge adulte, il défia Nathaniel de franchir les trois lignes blanches. L'idée était simple, Nath' devait franchir trois lignes, trois marques aux défis bien particuliers que son précepteur avaient laissées au sol par une craie. Il ne s'agissait que de simples marques mais chacune représentaient une épreuve qu'il lui fallait passer avec des instructions bien précises.

La première était la marque de l'endurance : Nathaniel devait, avant de la franchir, porter et desservir dix-huit seaux d'eau à tous les étages d'habitations, ce en une après midi. Peu importe la manière dont il le faisait et à quelle vitesse, il lui fallait seulement les déposer en temps et en heure au centre de chaque place commune. On lui imposait en revanche une solide branche en bois avec aux extrémités deux larges seaux d'eau remplis, deux par service. Bien sûr il ne fallait pas en verser une goutte. Au total, neuf tours devraient être effectués dans les différents étages pour achever cette épreuve, une demie journée n'était pas de trop compte tenu de la longueur des couloirs et de l'espace disséminé que constituait les habitations et les différents étages. Le couloir menant aux habitations les plus basses était assez étroit, Nathaniel devrait donc s'assurer qu'il ne gêne pas le passage des uns, tout en portant un œil attentif à l'eau versée. Les étages différaient selon les types d'habitations et les petites places communes étaient donc souvent disparates, certaines en début d'étage, d'autre à l'autre bout. Cette eau servait de supplément pour laver le linge, il s'agissait là d'un idée de son précepteur, maître Belter, pour mêler l'épreuve à l'utile. Il existait bien sûr des puits, mais ce service restait apprécié tout autant qu'il apprenait l'importance des services rendus à la communauté au jeune spectre. Son maître savait la tendance à la fanfaronnade de son élève, aussi il grava en lui le sens de l'entraide au détriment de la farce. Cet enseignement avait eut un effet bénéfique sur le comportement de Nathaniel, mais il n'effaça pas complètement son côté farceur, « et tant mieux » penseront certains.

Il fallu cinq jours d'essais infructueux à Nathaniel pour qu'il commence à planifier son timing et le meilleur chemin pour un maximum d'efficacité. Il avait raté trois fois l'épreuve en ayant renversé de l'eau, ce qui annule l'épreuve pour toute une journée. Les deux autres jours Nathaniel avait apprit à réduire sa vitesse et améliorer son équilibre pour ne rien renverser même passivement. Le sixième jour il prit du repos et commença à se remémorer les différents passages empruntables, ainsi que les horaires d'affluence. Le septième jour il s'entraîna à faire à pieds ledit trajet, calculant son timing sans poids et sans courir, puis il ajouta la course. Le huitième jour, Nathaniel reprit donc son épreuve.

- Le plus dur, c'est tout ce qu'il y a eut avant.

Il s'était encouragé de ces quelques paroles avant de reprendre l'exercice qu'il comptait bien achever cette fois ci. Il lui fallut six heures de concentration et de rigueur pour ordonner autant à sa tête qu'à son corps de suivre son plan et de desservir ces maudits sceaux. Certains s'étaient mit à l'encourager au deuxième étage, à force de le voir passer ainsi. Epuisé il se rendit devant la première marque et fit un pas devant elle. Maître Belter félicita son jeune élève en le congédiant au repos et en faisant la demande de tatouer la première ligne de cette épreuve sur ce dernier. Nathaniel choisi de se faire tatouer ces marques sur le visage, il considérait ces défis très sérieusement et ne voulait en aucun cas les oublier. La première ligne vint alors orner son arcade, c'est à cette occasion qu'il fit la rencontre de Carmen, puisque c'est elle même qui les lui a gravées successivement. Elle était alors âgée de quinze ans et apprenait encore à graver la peau, Nathaniel fut la première personne qu'elle tatouait pour de vrai.

La deuxième marque représentait la confiance. La maturité devait être physique, intellectuelle, mais aussi affective. Nathaniel passerait à l'âge adulte lorsqu'il se sera montré digne de confiance, cette ligne présentait donc une défi particulier dans sa simplicité.

- Tu pourras passer cette ligne quand tu te seras montré digne de confiance, tu as trois jours.

C'est là la seule consigne que Nathaniel reçu, et il fallait bien avouer que son air hagard trahissait un possible échec.

- Mais … Qu'est-ce que je suis supposé faire ?

- ...

Comprenant qu'il n'obtiendrait pas plus de réponses Nathaniel fut laissé seul devant la ligne au sol. Il s'était assit devant elle cherchant une faille dans ce qui semblait être une énigme mais rien ne faisait vraiment foi. Il avait trois jours pour franchir cette ligne mais il ignorait comment, la franchir maintenant serait trahir la confiance de son maître, cette idée fut donc rapidement exclue. Nathaniel était resté plusieurs heures devant cette ligne à réfléchir les yeux dans le vide, visiblement frustré de ne trouver aucune solutions sûres. Il était revenu le lendemain de bonne heure tentant de comprendre ce que son précepteur voulait lui faire entendre par cet exercice. Rien n'y faisait, Nathaniel tenta bien de respecter la volonté de son précepteur quoi qu'elle puisse être mais les épreuves en tant que telles étaient marquées par le franchissement de cette ligne. Toute cette frustration tenait du paradoxe, mais la peur d'échouer faisait reculer Nathaniel à chaque fois qu'il se tenta à traverser la ligne de confiance.
C'est dans la nuit qui annonçait le troisième jour que Nathaniel trouva la solution, partagé entre le doute d'un possible échec et une tentative finale qui pourrait bien s'avérer être juste. Nathaniel en était venu à cette conclusion :

- Si l'épreuve est faite pour moi, alors la seule personne à qui je dois me montrer digne de confiance, c'est moi même. … Je hais ce mec.

Il avait marmonné ces dires alors qu'il se releva dans une douleur ténue engendré par la tétanie de ses membres après autant d'heures passées à méditer. Avec un brin de mécontentement, Nathaniel franchit tout de même la deuxième ligne blanche. Une fois traversée, il était sûr de lui, cela ne pouvait qu'être cela. Il était deux heures du matin aussi son précepteur n'était pas là pour le voir, Nathaniel était donc parti chercher sa petite cape en guise de couverture et s'était allongé au sol, de l'autre côté de la deuxième ligne. Il y tenait fermement, l'envie d'exprimer toute sa frustration auprès de son précepteur lui passa, le sommeil favorisant un relatif calme ainsi que l'acceptation de passer par une telle épreuve. Elle faisait partie du jeu autant que de l'apprentissage, sa frustration était le résultat attendu et il ne devait donc pas s'en plaindre. Cela ne l'empêcha pas cependant dans les années qui suivirent à cracher sur cette maudite épreuve bien que le sourire lui venait aux lèvres à chaque fois qu'il la ressassait.

Maître Belter avait réveillé son élève et lui tendit la main avec un franc sourire, cette épreuve était l'une des plus dure parmi son panel d'exercice, et il était heureux de voir que Nathaniel s'en était sorti. Une deuxième courbe fut tatouée, celle ci descendant de sa joue vers le coin de ses lèvres. Une autre heure passée avec Carmen, Nath' était repassé la voir peu de temps après et ils finirent par discuter un peu plus. La jeune tatoueuse appréciait que le futur adulte accomplit lui raconte ses épreuves, ce qui lui donnait une concentration et un sérieux appliqué lorsque Nathaniel venait se faire graver son succès.

La troisième et dernière marque requérait directement la participation de son instructeur. Pour la franchir, Nathaniel se rendit compte avec surprise qu'il devait se mesurer à un jeu de stratégie contre son précepteur lui même. Le jeu se composait d'un plateau de huit cases sur huit. Des pierres noires et blanches constituaient les pions, ils en avaient chacun sept répartis en quinconce, le bord droit de la table ayant donc une ouverture pour chacun des joueurs. En tour par tour, les adversaires devaient tenter de pousser les pièces ennemies hors du jeu, le premier arrivé à 4 pièces sorties gagnait la partie. Les pièces ne peuvent avancer, reculer ou se déplacer sur les côtés que d'une case. En revanche, plus on rassemblait de lignes de pierres, plus on pouvait effectuer de déplacements correspondant au nombre de pièces précédent celle qui constituait la tête de la ligne, le sens important peu. Attention en revanche à votre compte exact de pièces dans votre ligne, car la pièce en tête de file doit absolument faire le même nombre de cases dans toutes les directions (sauf bien sûr reculer dans la ligne) car si vous avez le malheur d'avoir mal compté, votre pièce pourrait tout aussi bien se retrouver en dehors de la table. On pouvait pousser une pièce ennemie en tombant exactement dessus, la direction dans laquelle cette pièce est poussée dépend de la volonté du joueur actif durant le tour et du nombre des cases parcourues par la pièce mangeuse moins deux. Si par exemple, une pièce lancée depuis une ligne de trois avance donc de trois cases et tombe pile sur une pièce ennemie, la pièce ennemie ne reculera que d'une case dans la direction choisie par l'attaquant. Il va sans dire que si vous attaquez avec une ligne de deux il ne se produira aucun effet. Attaquer avec un pion seul n'aura aucun effet également, on ne peut dépasser la valeur minimale de zéro.
A vous de jouer.

Au départ, les adversaires commencent à regrouper leur pièces afin de constituer une formation adéquate à leur style de jeu.
Nathaniel ne connaissant pas les aptitudes de son précepteur mais les jaugeant en assez bonne hauteur, il opta pour une formation défensive qu'il forma en cinq tours. Son adversaire débuta le jeu agressivement et ne rassembla que deux pièces en trois tours. Chaque tour supplémentaire que Nathaniel passait à se préparer, maître Belter le passait à avancer ses pions -en apparence inutile puisque seulement constitué d'une ligne de deux pour l'instant- jusqu'à atteindre une espace d'une case entre ses deux pions et la formation de Nathaniel.
Le jeu prit du temps et la stratégie des deux pions à valeur nulle déroutait Nathaniel. Il ne pouvait pas reculer, mais il ne pouvait pas avancer non plus de peur d'éclater sa formation. Au bout de quelques tours Nathaniel avait perdu trois pièces. Il se trouvait donc en infériorité numérique, ce qui réduisait drastiquement son champ d'action. C'est alors que Nathaniel tenta le tout pour le tout, la faille dans la stratégie de son adversaire c'est que ses lignes n'avaient pas besoin d'être conséquente pour fonctionner, elles étaient simplement multiples. Il fallait donc que Nath' constitue une seule ligne avec ce qu'il lui restait, il forcerait ainsi les petites formations à se démanteler d'elles mêmes. Le problème serait de créer cette ligne sans qu'elle soit brisée.
Il n'avait que trois colonnes d'espace avant d'atteindre le bord, Nathaniel avait donc prévu un coup sur cinq tours, il suffisait simplement que son adversaire l'agresse jusqu'à ce qu'il soit acculé sur la deuxième colonne. Tout ne se passa pas comme prévu, car le précepteur avait compris son stratagème au bout du troisième tour, et il recula les pièces vers l'intérieur de la table. Cela rallongeais les temps d'actions de Nathaniel mais il parvint tout de même à sortir deux pièces ennemies. L'élève tenta donc de distraire son précepteur afin de réaliser une feinte, il avait juste besoin de le distraire pour qu'il ne pense pas au dernier mouvement qu'il avait exécuté. L'assurance que portait son adversaire serait sa chute :

- Belter, je crois que vous avez perdu.

Son maître leva les yeux vers lui avec un sourire amusé aux lèvres, ce petit tournois se faisait en deux parties gagnantes, et il ne pensait pas que son élève parviendrait à gagner la première partie. Ce qui fut sa grande surprise au bout des quatre prochain tours.
La deuxième manche fut plus ardue, ayant apprit de ses erreurs le précepteur Belter n'allait pas laisser Nathaniel jouer aussi défensif. La troisième partie, celle qui déterminerait le succès ou non de Nathaniel dura bien plus longtemps. Chaque coup était soigneusement calculé, Nath' avait tenté le diable et cela avait payé, il avait copié les trois premiers mouvements de son maîtres en début de jeu pour le forcer à stagner sur une formation hybride. Les deux prochains tours qui différaient avec le jeu de son maître lui permirent de former une sorte de triangle, permettant donc une attaque maximale au centre et des contre attaques dans les diagonales. La position avait dominé le terrain trop tôt et Belter se retrouva à perdre bien vite trois pièces avant qu'il n'ait pu réagir et sauver les meubles. Il pouvait faire durer la partie sur encore cinq bon tours mais il était trop tard, une de ses pièce finirait par se retrouvées sacrifiées, il déclara donc forfait. Le jeune spectre n'en cru pas ses oreilles, une main ouverte lui était tendue alors que Belter le tira de l'autre côté de la ligne tout en le félicitant.

La troisième lignes alla donc marquer son visage à jamais. Depuis lors, il repassait souvent voir Carmen, l'aider dans certaines de ses affaires, tentant de la convaincre de participer à ses entraînements. Peut être un jour accepterait elle, il semble que ce que lui prodiguait le cercle des pierre lui suffisait amplement et elle aimait son temps seule. Nathaniel quant à lui devint un habitué des chambres du plaisir, et passait donc son temps libre en charmante compagnie, on l'y trouvait surtout les jeudis soirs, allez savoir ... De temps à autres il y jouait quelques airs, travaillant quelques petits morceau dans un calme relatif. Il se complaisait dans cette ambiance et cela l'aidait paradoxalement à réfléchir, il n'y participait pas systématiquement. Son regard porté vers le mobilier ou dans le vide, le violon à la main n'ayant que pour accompagnement les ''chants'' de ses messieurs et dames.

La fleuraison de Carmen

Les liens qu'entretenaient Carmen depuis le tatouage de Nathaniel stagnait à l'état de quelques échanges ou services rendus. Nathaniel trouvait cette étrange personne tout a fait charmante bien qu'il ne s'y soit pas entiché, si un esprit aussi insouciant que le sien en était capable. Il souhaitait simplement se rapprocher d'elle, après tout on la disait orpheline, elle venait de l'extérieure c'était une repêchée devenue sœur des spectre à son tour. Voilà un an et quelque que Carmen avait rejoint l'alcôve mais elle n'était pas totalement intégrée, en effet elle avait eut ses seize années et l'idée de sa fleuraison germait dans l'esprit de la communauté, l'arbre n'allait pas tarder à fleurir et on présentera toutes les jeunes filles prêtes à participer à cette cérémonie. Elle deviendra une réelle sœur des spectre après cet événement et elle était en âge, voire même en retard, pour célébrer ce moment particulier dans la vie d'une femme à l'alcôve.

Nathaniel était ravi de participer à l'événement, c'était une tradition et un honneur que de servir ce jour là. Il imaginait déjà cette entêtée de Carmen avec son air réservé tenter de marcher dans ces vêtements d'apparats blancs aux côtés des autres jeunes filles, le rire lui venait rien que d'y penser. Il ne s'attendait pas en revanche à voir la couleuvre s'approcher de lui en pleine manutention pour lui demander de lui parler, en privé.
Sur l'instant Nath' ne savait que faire mais en ce jour il ne pouvait de toutes façons rien lui refuser. Il était juste surpris qu'elle vienne vers lui, d'ordinaire il était celui qui la rejoignait pour discuter, jamais l'inverse. A l'abri des regards et oreilles indiscret, Carmen le conduisit d'une sorte de cavité derrière la place commune. Un endroit en retrait d'où un petit filon d'eau coulait le long de la roche.

- C'est au sujet de la nuit des roses.

- Vraiment ? Moi qui pensait que tu allais me vendre des substances étranges dans un coin sombre ...

- … Très drôle Nath'. Tu ne t'améliore pas avec le temps on dirait.

- C'est donc ça ta technique de séduction ? Bigre ! Il te faudra beaucoup de séances aux chambres.

Nathaniel comprenait bien que ce qui motivait Carmen ressortait plus de la conformité que de l'envie, mais il était tout de même frustré de voir qu'elle n'agissait envers lui que par intérêt. Il était certes habitué à sa froideur et sa distance, mais elle avait un sacré toupet de venir ainsi lui faire cette demande en ces termes. Heureusement qu'il la trouvait à son goût. Carmen eut un rictus, elle était gênée. Bien qu'elle savait que cette décision n'était pas obligatoire, vu sa situation il serait de bon ton de se choisir un ou une partenaire pour la nuit des roses. Ce n'était pas le genre de questions auxquelles elle était habituée et Nathaniel reconnaissait en son amie un stress rare. Il se reprit avec plus de douceur :

- Ecoute Carmen, j'accepte. Je serais idiot de refuser mais très honnêtement, si tu ne le désires vraiment pas nous allons tous les deux le regretter.

Il tendit sa main vers elle comme pour lui proposer une épaule, elle la refusa poliment et s'assit contre un rebord du mur. Nath' choisit d'en faire autant, il s'était placé à une distance respectueuse et prêtait une oreille attentive.

- Tu as raison, et c'est pour ça que je te le demande à toi. Tu es la personne que je connais le mieux et en qui je peux avoir confiance … Et tu es assez joli garçon.

- Merci. Mais avoue, il y a autre chose tu aurais pu me demander ça n'importe quand, pourquoi maintenant ?

- Tchh … Parce que je ne pourrais pas entrer dans le corps d'espionnage sans ça. Et … J'ai mes raisons, je dois y aller.

- Hmm. Soit. J'arriverais bien à en savoir davantage un jour non ? Après tout nous allons passer la nuit des roses ensemble.

Nathaniel avait obtenu un soupir exaspéré de Carmen, mais elle lui était reconnaissante, à vrai dire elle pensait être rejetée par lui également. Non pas qu'elle ait fait d'autres demandes, mais elle était certaine que les autres n'allaient pas être tentés compte tenu du fait qu'elle restait une étrangère tant que la cérémonie n'était pas enfin accomplie, et que son caractère désagréable n'aide pas sa cause.

Le rituel eut lieu dans les règles de l'art, chacune procédant à ce moment marquant de leur vie. Le genou ployé, la pétale puis l'eau toute la cérémonie s'était passée sans accroc. Nath' était resté admiratif face à cet instant, il y avait toujours un petit groupe de jeune fille tous les ans que leur vêtements dérangeaient, mais cette Carmen … Nathaniel pouvait littéralement lire dans ses pensées alors qu'elle avait le genou au sol, il appréciait ce caractère bien qu'il la trouvait parfois un peu trop taciturne.

Lorsque vint la nuit des roses, Nath' se fit doux et prévenant. Ils avaient d'abord commencé par discuter, décompresser après tous ces efforts, surtout pour lui qui avait participé activement à toutes les activités du rituel. Chaque détails comptait et chaque homme était mis à l'ouvrage pour célébrer ce jour, Nathaniel avait fait le service plus le ramassage des pétales de l'arbre pour le panier qui servirait à bien plus d'une occasion, et bien d'autres tâches encore.
Nathaniel n'osait prendre les devants, ce pour être sûr que Carmen ne se force en aucune façon. Finalement elle ouvrit le col de la chemise de Nathaniel et ce dernier se permit donc de suivre ses mouvements. La nuit qui suivit fut riche en découvertes, mais elle se finit surtout sur une discussion de longues heures partageant un réelle conversation pour une fois.
Depuis cette nuit, Nathaniel s'était fait une amie proche et avait largement conseillé à son amie d'aller voir Néréïde le même soir. Le malin avait compris certaines choses au sujet de Carmen qu'elle même appréhendait à peine, leur relation avait changé suite à cette complicité singulière. Ce souvenir faisait toujours sourire Nathaniel car il se rappelait parfaitement de l'expression de la couleuvre lorsqu'elle fit la rencontre peu vêtue de Néréïde. Il était resté avec elles, les laissant échanger leurs salutations puis discutant avec elles à d'autres moments.

Nathaniel était devenu le plus proche ami de Carmen et il se voyaient souvent aux chambre pour discuter de leurs aventures et autres escapades, leur relation se développant beaucoup plus sur le plan intellectuel que charnel, car leur seule expérience en ce domaine resta en cette nuit des roses.


Le jeune spectre avait décidé il y a peu d'accompagner son amie dans ses sorties périlleuses, la voir revenir ainsi tout comme l'entendre parler de ses escapades piquait sa curiosité et il voulait s'assurer qu'il ne lui arrive rien. C'est pour cette même raison qu'il essayait de convaincre Carmen de suivre plus de cours physique, bien qu'il lui reconnaissait une compétence certaine pour la stratégie. Elle le battait toujours aux jeux des pierres, mais depuis son passage à l'âge adulte, Nathaniel ne se lassait jamais de ce jeu.




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Carmen Neutram
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Message(#) Sujet: Re: Carmen Neutram -terminé- Dim 16 Juil - 18:13

Je me permet un double post pour signifier que j'ia terminé ma fiche.
Merci de votre patience ^^
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Sigfrëli
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Message(#) Sujet: Re: Carmen Neutram -terminé- Dim 16 Juil - 19:58

Bienvenue Carmen ♪ sur Dysnomie !

Kaos 2


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Adam
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Message(#) Sujet: Re: Carmen Neutram -terminé- Lun 17 Juil - 7:38

Bonjour et bienvenue officiellement ♪

Je vais me charger de la modération de ta fiche.

♦ Pour les armes, retire la seconde ligne. Nous n'affichons que les objets présents chez le marchand. Si tu es sûre de ne pas vouloir d'armes, laisse juste 'Rien'.

♦ Les chiffres et les nombres doivent être écrits en toutes lettres ! Forum d'écriture oblige, tout ce qui concerne le rp pur doit avoir la faveur d'une jolie calligraphie ♪

Citation :
Les possessions de notre songe

♦ Je me doute qu'il s'agit là d'un joli effet de style, mais ça crée une confusion avec le rang hiérarchique, ce serait mieux de le modifier pour ne pas confondre un éventuel nouveau lecteur.

♦ Pas de parenthèses durant les écrits, c'est trop typé HRP, ça sort le lecteur du récit et c'est bien dommage vu la qualité de ton écriture. Idem pour ta dernière phrase qui nous ramène en spectateur derrière l'écran !

♦ Pas d'anglicisme comme 'THE', nous sommes sur un forum français. (:

C'est à peu près tout ! Le reste est bon. o/ Elle est charmante cette petite créature bleue, quelle idée saugrenue de repousser les hommes ! Adam pourrait la faire changer d'avis Kaos 16

Tu me changes tout ça et ce sera bon ♪

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Gamaliel Sodélé
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Message(#) Sujet: Re: Carmen Neutram -terminé- Lun 17 Juil - 8:19

Coucou ^^ Kaos 1

Et attention Adam ! Sinon j'appelle Phèdre pour te remettre dans le droit chemin ^^

A très bien Carmen ! Kaos 2



J'ai eu 11.2 à mon bac héhé.
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Carmen Neutram
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Message(#) Sujet: Re: Carmen Neutram -terminé- Lun 17 Juil - 8:31

Rebonjour, no problemo je corrige tout ça ! ^^

♦ Tiens n'avais je pas ajouté "en devenir" avec cela ? Je voulais donner un indice de ses inclinaisons dans l'idée.
Citation :
"Les possessions de notre songe en devenir"
C'est grave docteur ?
Je l'ai tout de même modifié au cas où ! ^^

♦ Pour le "THE" je me voyais mal mettre un L apostrophe xD Mais soit : modifié.

♦ Dommage pour les parenthèses, je trouve qu'elles sont injustement recalées dans la catégorie des outils d'écriture péjoratifs. Les parenthèses ont des droits ! On va faire la marche des parenthèses et le monde sera meill//SBAFF. Mais soit : modifié x)

♦ Mais c'est le but monsieur l'agent ! //SBAFF Modifié ! ^^
dois-je totalement enlever celui ci ? Je ne sais pas si ça entre dans cette catégorie.
Spoiler:
 

L'offre est charmante mais je pense qu'Adam va s'amuser jusqu'à l'instant où sans raisons apparentes Carmen voudra soudainement prendre l'air. Ce n'est pas faute d'avoir essayé avec cet étrange ami dans les chambres.
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Adam
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Message(#) Sujet: Re: Carmen Neutram -terminé- Lun 17 Juil - 8:39

De quoi tu te mêles Gama' Kaos 27

C'est parfait mademoiselle ♪


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Carmen Neutram -terminé-
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