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 Un peu d'aide ? [Compagnon Teagan]

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Message(#) Sujet: Un peu d'aide ? [Compagnon Teagan] Lun 31 Juil - 15:50

Un peu d'aide?
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La pluie est tombée toute la nuit, les peaux nous ont protégé, comme toujours. Ce matin-là, le Hameau se réveille dans la fraîcheur de l’aube. Je me suis levée très tôt, comme à mon habitude afin de me balader, à la recherche de quelque chose à faire ou d’une information intéressante, d’une rumeur, d’un secret. Evidemment, je me suis préparée longuement chez moi ; l’ancienne cabane de mes parents. Cheveux bien apprêtés, parfaits, les vêtements de peau parfaitement ajustés, parfaits, le sourire aux lèvres, parfait. Je suis prête pour une nouvelle journée, face aux autres. Avec tous ces gens ridicules, ces vieux fatigués, ces jeunes heureux, ces adultes occupés. Quelques personnes seulement errent çà et là sur les troncs et au sol. Je me balade, je salue calmement des passants, je discute quelques instants avec une dame âgée qui passait par là, elle m’offre un peu de fromage. Je continue ma route. Le temps passe, le soleil se lève, à moitié caché par les quelques nuages qui trainent encore dans le ciel, les derniers de la pluie passée.

Bientôt, la vie commence à grouiller, les gamins courent et escaladent les branches, les mamans les surveillent, certains vont s’atteler aux tâches nécessaires au bon fonctionnement du Hameau. Aujourd’hui, malgré mes nombreuses demandes, personne n’a besoin de moi. Je n’ai personne pour passer du temps avec moi et rien pour m’afficher. Une journée bien trop calme et reposante, donc. Je ne peux pas simplement me balader toute la journée, sans aucune raison, errant parmi les fils et filles. Je dois trouver une occupation, et cela avant que le soleil ne soit haut dans le ciel. Je réfléchis. Pas d’anniversaire, pas de décès, pas de naissance. Une vie tristement normale. Il n’y a même pas une petite attaque, même pas une petite disparition. Rien.

Après quelques minutes de recherche, finalement, une idée germe dans mon esprit en regardant ces enfants qui s’ennuient sur la grande terrasse. Les enfants ici, aiment encore bien passer du temps avec moi, je les aide et les amuse, quand il le faut. Je sais qu’ils seront enthousiasmés par mon idée. Il y a toujours quoi faire, dans le hameau, il suffit simplement de bien chercher. Je m’approche donc d’eux. Ils doivent avoir entre six et dix ans. Ils sont cinq et me regardent approcher. Je leur décoche un sourire plein d’énergie, après avoir jeté un bref coup d’œil aux alentours. Nous ne sommes pas seuls, c’est bien. Je peux même apercevoir deux trois personnes me regarder passer, peut-être à cause de ma beauté sans pareille, ou parce qu’ils savent que lorsque je suis dans les parages, il se passe toujours quelque chose d’intéressant. « Bonjour, je vois que vous vous ennuyez un peu ! » Ils hochent la tête, certains somnolant sur les planches, d’autres observant le ciel. « Vous n’avez dont rien à apprendre ? » Je sais qu’aujourd’hui, et surtout si tôt ce matin, il n’y a personne pour les occuper ou leur faire la leçon.  « Non, il n’y a rien à faire ici ! La pluie est encore fraiche en bas, on ne peut même pas descendre ! » Le plus âgé a bien raison. La pluie ne s’est pas arrêtée il y a très longtemps, il serait imprudent pour des gamins non protégés de s’aventurer en bas. « Si vous m’accompagniez, et que nous faisions le tour du Hameau pour s’assurer que rien n’a été endommagé ?» Je croise les mains dans mon dos, légèrement penchée en avant pour leur parler à une hauteur plus raisonnable.

Evidemment, il est quasiment certain, si pas sûr, que d’autres s’en sont déjà occupés plus tôt. Ou que cela sera fait, ou que chacun s’est occupé de sa propre habitation. Mais eux ne pensent pas ainsi. Ils se lèvent, certainement enthousiastes de partir à la chasse aux dommages et donc mélanger service et divertissement. Je joins les mains devant moi, un air satisfait sur mon visage harmonieux. « Bien ! Je savais que cela vous plairait ! » Ils se mettent presque tous autour de moi, ils parlent entre eux, ils débattent même déjà sur l’endroit qu’ils vérifieraient ou sur les coins plus vulnérables de telles ou telles maisons, y allant chacun de leurs petits commentaires. « Allons allons ! L’important est de s’assurer que tout est sécurisé et en bon état, il n’y a nul besoin d’en faire un concours, nous devons coopérer.» Je m’assure de parler assez fort pour que toutes les personnes présentes autour de nous m’entendent bien. Regardez-moi, comme je prends des initiatives, comme je sais gérer les foules et inculquer des valeurs de famille à ces gamins. Ne suis-je pas merveilleuse ? Ne suis-je pas digne d’un titre plus haut ? Bien sûr que oui, je le suis, bon sang. Qu’attendez-vous pour me nommer Varsäl ?

Il n’a pas fallu beaucoup de temps ou de préparation pour que les cinq enfants ne se soient dispersés dans le Hameau. De mon côté, je me suis contentée de recruter d’autres personnes visiblement inoccupées à la tâche, afin que d’autres personnes puissent remarquer mon manège et voir à quel point je suis une bonne personne. Un peu plus loin dans le Hameau, je croise une jeune femme, visiblement plus âgée que moi. Elle n’a pas vraiment l’air occupée non plus. Je regarde autour de moi, j’ai toujours un public, comme à chaque fois. Je m’approche donc de cette blonde. Il me semble déjà l’avoir vue plusieurs fois, elle ne rechigne pas aux tâches, je le sais. Elle acceptera. Après cela, je pourrais moi-même aller faire un tour pour chercher quelques points faibles, sur ma maison, uniquement. Puis j’irai voir les autres, si tout se passe bien. Ensuite, je rassemblerai les enfants ainsi que les plus âgés que j’ai pu recruter pour faire un compte rendu. Avec un peu de chances, je pourrais ensuite aller moi-même montrer les points faibles aux responsables. Cela fait beaucoup de positifs pour moi, et peu pour les autres. Mais qu’ils se rassurent ! Je les nommerai dans mon initiative, je ne suis pas si bête non plus. « Bonjour, je cherche des gens motivés pour chercher des dommages qui auraient pu être causés par la pluie de cette nuit. Que dirais-tu de m’accompagner ? Cela aiderait bien du monde ! »

En fait, cela n’aiderait pas grand monde, car les chances pour que cela arrive sont particulièrement pauvres. Mais je ne pouvais envisager qu’elle refuse, comme les autres. S’occuper, même pour rien, sous couvert et sous l’intérêt général est monnaie commune aussi, surtout pour les enfants. Au moins, on aidait, même si il s’agit de soigner une personne en parfaite soirée, cela part d’une bonne intention, alors tout va bien. « Et si tu veux même, tu peux surveiller les enfants qui le font, on ne sait jamais qu’ils fassent des bêtises. Tu connais les enfants ! Ils sont ainsi, il ne faut leur en vouloir.» Je parle toujours assez fort pour que tout le monde m’entende. Cela peut paraître bizarre, mais tout le monde pense simplement que je parle fort naturellement. Après tout, je le fais tout le temps. Sauf que je suis chez moi. Mais chez moi, je suis seule. Ma voix est enthousiaste, joyeuse, enjôleuse, tout comme mon sourire, même si ma posture droite et mon menton haut laisse comprendre que je me pavane et m’affiche légèrement. Heureusement, peu sont ceux qui prennent la peine de réfléchir ainsi, ils pensent simplement que je suis jolie et serviable.
Evidemment que je le suis. Je suis parfaite.


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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: Un peu d'aide ? [Compagnon Teagan] Mar 1 Aoû - 20:07

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La pluie n’avait cessé de tomber, toute la nuit. Fine, mais brûlante pour quiconque ne songeait pas à s’en protéger. Tu l’avais entendue durant des heures, goûter lentement sur la peau de garge étendue au dessus de ta tête. Chaque son égrenait les secondes que tu passais sans dormir, titillait ton esprit fatigué minute après minute jusqu’à devenir insupportable. Au début, il ne s’agissait que d’un murmure doux, une berceuse que tu utilisais pour t’endormir lorsque tu étais plus petite. Mais lentement, la mélodie trouva écho sur une feuille, puis sur une autre. Elle rebondit sur la peau protectrice de l’abri de ton voisin, ricocha sur une planche de bois, résonna dans les branches, avant de se répercuter sur l’ensemble du feuillage qui vous masquait du sol. Inlassablement. Parfois, la note provenait d’un source plus éloignée, alors que d’autres étaient émises juste au dessus de ta tête. L’alternance d’intensités sonores s’ajouta à ton agacement. Ton sommeil, auquel tu avais malgré tout eu droit pendant cinq heures, refusait de te revenir et tu avais désormais la sensation qu’il ne te regagnerait jamais.
Las de te tourner et retourner sur ta couche, tu finis par te redresser. L’irritation ressentie à la suite de ton impatience avait changé ta fatigue en une nouvelle énergie que tu ne pouvais pas cumuler. Tu avais besoin de la dépenser, occuper tes mains tout en occupant ton esprit, dans l’espoir de pouvoir refermer les yeux à nouveau avant le réveil du hameau. Alors tu enfilas quelques vêtements puis tu quittas ton abri.

Il faisait encore sombre, mais peu importait. Tu n’avais besoin que de la lumière de la lune, filtrée par la couche de feuille qui vous protégeait des agressions du ciel, et de la douce lueur azurée des pierres séraphiques pour avancer. Tes pas étaient assurés sur les planches de bois glissantes. Tes mains protégées savaient où se rattraper en cas de déséquilibre, mais tu aurais très bien pu les garder jointes dans ton dos. Tu avais appris depuis longtemps à ne plus chanceler. La vie dans les arbres avait ses avantages, et celle-ci vous offrait par exemple un entraînement physique dès votre plus jeune âge. Plus qu’une résistance acquise par votre évolution, l’agilité et la souplesse étaient travaillés dès lors que vous arriviez à marcher.
Tu commenças par te diriger vers la salle commune. Une immense installation autour d’un tronc qui ne l’était pas moins, aménagée pour que tous les fils et filles d’Ohibaan puissent se retrouver. Ton objectif n’était pourtant pas là. Tu continuas ton chemin, traversant une passerelle pour rejoindre la place du Pendillier. Celle ci aussi, tu la traversas, saluas un sylvain qui n’avait pas besoin d’autant d’heures de sommeil que les autres, mais ne t’arrêtas pas. Tu avais besoin de calme et de tranquillité. En aucun cas, de discuter.

Ta route se poursuivit longtemps.Tu peinais à te trouver un endroit où t’arrêter pour t’occuper, et même si le flot, jusque là continu, de la pluie avait soudainement cessé, l’idée de rentrer pour dormir t’étais passée. Tu en profitas plutôt pour redécouvrir la forêt en éveil, ses plantes qui s’ouvraient lentement sous la caresse du soleil levant, ses petits animaux qui profitaient de l’aube pour gambader avant de devoir retrouver le refuge des souterrains.
Après avoir parcouru une boucle, tu te retrouvas de nouveau face au village haut perché. Celui ci avait prit vie en ton absence. Les enfants avaient été les premiers réveillés, vite suivis par les adultes. Certains savouraient encore le calme relatif tout en déjeunant tandis que d’autres s’étaient déjà mis à travailler. Toi aussi, tu avais plusieurs activités de prévue dans la journée. Tu préférais la chasse, mais tu n’avais pu te porter volontaire que pour une après midi de pêche. La viande commençait à manquer. Pour patienter, tu avais prévu de participer à quelques autres tâches. Aider au tannage des peaux, ce qui te prendrais déjà plusieurs heures, et avant cela, prendre soin de tes armes.

C’est assise à même la branche, un peu en retrait, que tu t’étais installée pour aiguiser ton poignard. C’est assise, un peu en retrait, que l’on vient te déranger.
Tu levas les yeux sur une fille d’Ohibaan. Blonde, mince, des joues de bébé mais la tête fièrement redressée d’une femme fière. Elle parlait fort pour te proposer des broutilles. Tu serras imperceptiblement les dents. Tu sentais sur toi le regards des fils, attirés par le timbre de voix de l’importune. Tu n’arrivais pas encore à savoir si elle avait une déformation des cordes vocales, ou si elle cherchait à captiver un auditoire indiscret. Tu détestais que l’on attire l’attention sur toi de cette manière, d’autant plus pour si peu. La proposition de la femme était idiote, tout juste bonne à occuper des enfants, mais certainement pas à te faire perdre ton temps. Tu avais passé plus de deux heures sous la pluie. Celle ci était bien trop fine pour provoquer le moindre dégât. Et dans le cas où il y en aurait eu, cela aurait du être remarqué bien plus tôt, car provenant d’un orage plus violent sévissant plusieurs semaines plus tôt.  Alors .. Ca “ aiderait bien du monde “ ? Tu aurais pu rire si tu n’étais pas contrariée. Au lieu de cela, tu baissas les yeux sur ton croc courbé, le glissant une nouvelle fois la pierre pour l’affûter, peu soucieuse par l’idée que la jeune femme puisse se vexer d’être ainsi ignorée. Pour certains, il n’en fallait pas beaucoup. Le fait de simplement reporter son attention sur autre chose, lui donnant ostensiblement plus d’importance qu’à l’interlocuteur, suffisait à donner un coup à l’ego.
Tu t’en fichais bien.

   
▬ Je ne suis pas intéressée.

Tu avais un ton froid, sans être méchant. Ton but n’était pas de te mettre tout le monde à dos. Cela dit, tu appréciais que l’on respecte ton désir de solitude. Cette femme n’en avait visiblement rien à faire, mais tu préférais éviter les excès de méchanceté sans avoir tenté d’éviter le pire.
Priant pour qu’elle te laisse tranquille, tu ne lui jetas pas d’autre regard et vérifia du bout du pouce que ta lame était suffisamment aiguisée.



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Message(#) Sujet: Re: Un peu d'aide ? [Compagnon Teagan] Lun 21 Aoû - 22:11

Un peu d'aide?
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Elle n’est pas intéressée qu’elle dit ! Elle ne l’est pas ! Mais pourquoi ne joue-t-elle pas le jeu que tout le monde joue pour passer le temps plutôt long, surtout sans équipement et lors d’une saison plutôt pluvieuse ? Voilà une bien ennuyante personne pour me résister. D’autant plus qu’elle me répond bien froidement. Je pense qu’elle veut la paix. Mais aujourd’hui, je ne suis pas d’humeur à laisser tranquille les gens. Nous avons un public, peut-être peu visible au premier abord, mais il est présent, dans les maisons, les passants, les paresseux. Je ne peux pas me laisser abattre comme un vulgaire enfant, et partir la queue entre les jambes ! Voyons voyons, j’ai ma réputation à tenir. De plus, cela me fera perdre du temps, peut-être les enfants viendront nous interrompre, et je pourrais partir fièrement, la tête haute, me targuant d’avoir mieux à faire. Faisons plutôt cela. Je sens bien qu’elle désire que je la laisse tranquille pour faire on ne sait quoi. Sûrement une demoiselle mystérieuse qui garde de terribles secrets pour elle, qui regarde l’horizon d’un air pensif et qui fait la gueule parce que ça fait cool. Les gens comme ça me font rire. Je perds doucement mon sourire et j’écarquille légèrement les yeux, une de mes mains graciles se placent sur ma joue, pour accentuer quelque peu mon expression d’étonnement.« Vous n’êtes pas intéressée par le fait d’aider le Hameau ? Hé bien excusez-moi, je ne pensais pas vraiment cela possible !» Sarcastique ? Non, pas du tout. En tout cas, personne ne peut savoir que je mens. En fait, je mens très bien, je mens par habitude, sans exagérer les émotions, avec une pointe d’étonnement dans la voix, voire de tristesse. J’ai peut-être un peu l’air niaise, mais je ne m’arrête pas là. « Enfin, si, je connais quelques flemmards dans le Hameau, mais je pensais que tu n’en faisais pas partie. » Un léger soupir s’échappe de ma bouche alors que je détourne les yeux. Je parle un peu moins fort, je dois quand même avoir l’air déçue. Tout le monde ne doit pas m’entendre, mais on doit me voir, et cela me suffit. J’ai capté l’attention de certains. Le mieux ? Maintenant, quand quelqu’un passera, il ne saura pas la situation. Il pensera uniquement que cette jeune femme devant moi a refusé d’aider le hameau, sans savoir qu’il s’agissait d’une tâche d’enfant. Ils ne verront que le présent. Ils n’entendront que la suite. Et ça, c’est le meilleur, le public d’après.

Je me réjouis de voir sa réaction. Une petite prise de bec, ça fait du bien. Si je perds ? J’apprendrai, et je n’en sortirai pas moins bête, mon intention est louable dans un sens. Si je gagne, je serais d’autant plus remarquée par les autres, plus respectée et peut-être plus connue. Que du bonheur ! Il faut expérimenter pour savoir négocier, améliorer sa rhétorique. Et voilà comment faire : plaidoyer. Convaincre. Argumenter. Avoir le dernier mot. Mon final est déjà prévu, je n’ai plus qu’à meubler suffisamment jusqu’à l’arrivée d’un des gamins. J’ai toujours quelques répliques dans ma poche. Je regarde la jeune femme droit dans les yeux, plantée fièrement devant elle, jouant ma parfaite comédie, celle qui ne s’arrête jamais. Jouant Evelinn, en fait. J’espère pouvoir tenir.
Bien sur que je vais tenir, je suis si parfaite. Cette demoiselle est aussi un stéréotype que moi. Elle ne peut pas vraiment gagner. Elle va sûrement me dire mes quatre vérités. M’expliquer que tout cela est futile et tout juste assez bon pour occuper les enfants. Que je suis parfaitement au courant et que je cherche maintenant à la décrédibiliser et à me faire remarquer. Elle va soit se lever pour m’intimider, soit partir. Bien sûr, je vais devoir penser à une contre-attaque. Mais je dois attendre de voir ce qu’il se passe. Rien n’est plus amusant que de supputer sur les réactions d’autrui. Que va-t-il se passer ? Je n’en sais rien, j’espère être surprise, au fond. J’espère vraiment. Rien de plus amusant que de se confronter à l’inconnu. Je pourrais étendre mes connaissances sur les gens, basées sur leur physique et leurs premières paroles.
Je t’attends, donc, demoiselle. Eblouis moi, je n’attends que cela.


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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: Un peu d'aide ? [Compagnon Teagan] Mer 23 Aoû - 19:17

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Tu y avais cru.Tu avais eu ce minuscule espoir, une infime petit étincelle optimiste, qui avait chatouillée ton ventre. Tu l’avais maintenue très faible, ne l’alimentant d’aucune pensée encourageante, parce que tu t’attendais à ce qu’elle soit détruite en une parole. Et ca n’avait pas manqué. La sylvaine aux cheveux coupés courts avait insisté, et de quelques mots, avait étouffé la flamme vacillante.Tu n’eus même pas envie de souffler ta lassitude lorsque tu l’entendis ouvrir la bouche et inspirer imperceptiblement pour ne pas manquer d’air lors de sa nouvelle logorrhée, mais plutôt de serrer les dents d’agacement. Ce sentiment ne persista pas longtemps. L’inopportune ne te faisait aucune demande, elle n’appuyait pas ses propos d’arguments solides, n’était même pas polie. Elle était fourbe, et de sa voix nasillarde que tu trouvais déjà insupportable, elle tentait de te faire réagir par la culpabilité. Te prendre par les sentiments était certainement la chose la plus stupide à faire avec toi. Tu détestais par dessus tout agir par pitié, et trouvais insidieuse une femme qui employait de tels moyens pour parvenir à ses fins. Prendre conscience de cette mesquinerie t’amusa quelques peu, et un rictus sardonique marqua ton visage tourné vers ton arme à peine quelques secondes. La commissure de tes lèvres se souleva légèrement tandis que tu laissais échapper par tes narines un soufflement ironique. Tu pris ensuite un étrange plaisir à l’écouter débiter toutes les idioties qui lui passaient par la tête dans l’espoir de te faire changer d’avis, curieuse de voir jusqu’où son imagination la porterait.
Tu trouvais la situation presque comique, mais en dehors de ce demi sourire que tu avais eu, tu gardais ton sérieux. Ce n’était pas assez drôle pour te mettre de bonne humeur, juste assez pathétique pour t’arracher une esquisse dans ton malheur. La verarshä jouait une curieuse scène à tes dépends, ses sous-entendus sans fondement et sa voix exagéremment aigue en signe de déception en étaient tout autant de gestes théâtraux. Ainsi, elle ne cessait d’attirer des regards que tu ne supportais pas. Tu avais l’étrange sensation qu’une main inconnue t’avais tirée soudainement sur un promontoir duquel se jouait une scène soit disant divertissante dans l’optique de te faire participer à cette représentation. Tout autour de toi, tous les spectateurs retenaient leur souffle, priant de tout leur être que tu déciderais d’incarner le rôle que l’on t’avais soudainement attribué plutôt que de le piétiner sans aucun respect pour le travail des autres acteurs. Pourtant, tous savaient que tu n’aimais pas ce genre de jeu des apparences, et l’idée de le leur faire comprendre une nouvelle fois ne te tira pas même un frisson de culpabilité.

Tu finis alors par te tourner une micro seconde, le temps de croiser son regard azuré, puis de t’en détourner à nouveau dans un comportement volontairement insolent. A nouveau, tu l’ignorais, visuellement parlant, tandis que tu n’employais que les mots, et non le langage de ton corps, pour t’exprimer. Ni gestes brusques, ni excès de colère. Tu ne te levas pas pour te montrer davantage menaçante, ni ne t’enfuis pas pour simplement mettre fin à cette confrontation. Tu restais assise, presque nonchalante, certaine d’avoir le dernier mot. Tu laissais dégager cette assurance de façon encore discrète, naturelle dans ton cas, dans une preuve tout à fait sincère de ta domination sur cette femme à propos de ce différent. Car tu la savais en tord. Même si la blonde s’évertuait à requérir l’attention des sylvains pour les rallier certainement à sa cause, tu savais toute parole bien sentie bien plus efficace qu’un visage excessivement marqué par une déception malvenue. Aussi avais-tu vite compris qu’il serait inutile de garder le silence ou d’éviter la moindre explication sinon quoi tu risquais de lui donner raison. Et même si tu n’étais pas décidée à te lancer dans une joute orale en public, tu brûlais davantage d’envie chaque seconde qui passait de remettre cette envahisseuse à sa place. Aussi, d’un ton encore calme mais pourtant aussi sec que froid, tu lui répondis, tes yeux cobalts toujours fixés sur la lame que tu finissais d’aiguiser.

- Je pense qu’il serait judicieux de ne pas insulter quiconque de fainéant lorsque son propre comportement est à revoir. Après tout, accaparer son temps à des vérifications inutiles demande bien moins d’effort que de participer aux activités du hameau, et je pourrais justement croire que tu t’y consacres dans le seul et unique but d’éviter les corvées les moins agréables.

Tu relevas la tête un instant, silence, et fixas droit devant toi, comme plongée dans tes pensées. Tu ne repris la parole que quelques secondes plus tard.

- Et d’ailleurs, ne serait-ce pas encore plus mal à propos d’émettre de telles conjectures lorsque l’on pousse justement quelqu’un à cesser son labeur et reproduire le même schéma que soi ?

Tes yeux glissèrent sur le visage poupin de l’inopportune, un sourcil légérement arqué dans une question qui aurait pu sembler authentique si celle ci n’était pas rhétorique. Puis tu te raffermis, laissant sur tes traits un masque qui n’avait rien de théâtral, mais qui s’avérait simplement l’expression de tes émotions actuelles. Dure, sévère, implacable.

- Ne comptes pas sur moi pour tes fantaisies. Va-t-en.

Déjà, tu te reportais sur ta lame. Cette fois ci, te détourner d’elle avait un unique but : mettre fin à cette discussion.


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Message(#) Sujet: Re: Un peu d'aide ? [Compagnon Teagan] Jeu 24 Aoû - 11:52

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Finalement, mon adversaire du jour choisit l’option de la décrédibilisation. Elle m’accusa de faire cela pour éviter les corvées les plus difficiles. Je dus abandonner ma déception. J’étais réellement déçue, je ne devais pas le montrer. Comment ça ? Tout le monde dans ce fichu hameau sait que je me tue à la tâche tous les jours ! Je suis vexée. Visiblement tout le monde ne s’intéresse pas à moi. Mon visage de l’extérieur exprime la douceur, un léger sourire orne mes lèvres.

Je dois dire qu’elle est plutôt douée. Elle ne cherche pas le contact de regard ; je n’ai aperçu le sien qu’une fraction de secondes. Elle n’a pas l’air d’aimer les regards sur elle, ou mes petites scènes quotidiennes. Malheureusement pour elle, je ne suis pas du genre à abandonner, d’autant plus qu’elle a utilisé de piètres arguments que n’importe qui pourra nier en l’interrogeant. Hé oui, mademoiselle, je dois être la dernière personne à refuser une corvée. Problème ici est qu’il était tôt et qu’en raison de mes capacités, je n’ai rien de mieux à faire.
Je n’ai rien de mieux à faire que de l’emmerder, surtout, en attendant le retour des enfants.
Ces enfants qui ne devraient plus trop tarder, je l’espère. Mais en attendant, ma stratégie est déjà toute faite. Jouons la carte de la curieuse légèrement innocente. Je croise les bras. « Et donc affûter une lame est un labeur si important et conséquent que cela? Mes excuses, je ne le savais pas, je n’y connais pas grand-chose... » Je n’y connais vraiment rien en armes. Du coup, pour le moment, c’est une réelle question. Je prends un léger air concerné. Tout dans la mesure, je laisse l’attention se détourner un peu de nous. Je parle un peu moins fort. Je lui fais une énorme fleur. Je suis quand même si gentille dans ma perfection.
Oui, je me suis excusée, mais cela ne veut clairement pas dire que je lui donne raison ou qu’elle a gagné, oh non. S’excuser permet également de se faire bien voir, comme le pardon, reconnaître ses presque fautes, ou des bêtises quand il le faut est primordial, autant que d’avoir raison. Elle ne gagnera cependant pas la situation.

Elle veut que je m’en aille ? Très bien. Je m’accroupis donc près d’elle, les bras sur les genoux, le regard sur la lame. « Que vas-tu en faire ? Chasser ? Tu as de quoi braver la foret humide? » Oui, j’en pose des questions. Et non, je n’ai pas répondu à ses attaques. Nul besoin de le faire, personne ne peut croire en cela. Puis, j’ai encore quelques plans en réserve. Je ne sais comme elle va réagir, avec énervement et lassitude sans doute. Que je m’approche soudainement d’elle, dans son espace vital, l’assaillant de questions lui fera certainement cet effet-là. Normal. D’ailleurs, c’est tout à fait mon désir, qu’elle perde patience. Les gens mesurés sont toujours des bombes à retardement. Et je ne suis pas là pour les désamorcer, mais plutôt l’inverse : la colère fait toujours perdre les arguments. Et là, la victoire sera facile. Je n’aurais plus qu’à retourner la situation à mon avantage.

Quelques passants nous regardent avec perplexité. Effectivement, cette blondasse à l’air ronchon, avec la rayonnante Evelinn ? Voilà qui est bien un étrange tableau. Et ils ont raison ! Mais aussi tord. Je m’approche de tout le monde, et surtout d’ailleurs de ces gens qui mettent un point d’orgue à être seul, à être silencieux, à refuser les interactions sociales. Ils ne sont rien de plus que des timides cherchant de l’attention. Ils veulent qu’on s’intéresse à eux. Ils veulent qu’on les poursuive, qu’on veuille creuser plus profond pour les découvrir, qu’on soit un peu plus motivé et qu’on veuille vraiment les connaître, au-delà de leur apparence peu avenante.
En soit, ils veulent des choses vraies, mais ils se sentent obligés de tout rendre sombre et dramatique. C’est un mode de vie que j’aurais pu adopter, et que j’ai adopté même un court moment lors du début de mon adolescence. J’ai vite compris que la popularité ne s’acquiert pas ainsi, qu’un négociateur ne peut se permettre d’attendre qu’on vienne à lui et d’être mystérieux, oh non.
Alors sois heureuse, la blonde, je te prête attention, n’est-ce pas ce que tu recherches ? Tu attends de voir si en me repoussant, je reviens vers toi. Et oui, je reviens, avec mon air curieux, vaguement joyeux, en abandonnant légèrement le spectacle. Je me mets à parler, pour remplir le silence. « C’est vrai que je te vois mal t’occuper à ne rien faire. J’imagine donc que cette lame va te servir prochainement ? Qu’as-tu prévu plus tard ? Des corvées je suppose, comme la plupart, comme moi. C’est normal aussi ! Il est encore tôt, mais les tâches ne devraient plus tarder. » Bon, il y a des pics cachés et des réponses sous-entendues. Mais le ton est celui de la banale discussion entre des connaissances, mes yeux sont rivés sur sa lame. Je reste bien proche d’elle. Elle ne se débarrassera pas de moi aussi facilement, malheureusement pour elle. Les jeux sociaux sont mes préférés. Puis je ne dis que des vérités. Les corvées sont généralement distribuées après les derniers petits déjeuners. Dans peu de temps, certes, mais pas encore maintenant. Certains doivent cuisiner, nourrir une famille entière, contrairement à moi qui mange peu et principalement cru ou séché. On ne m’a d’ailleurs jamais appris à cuisiner, ou je n’ai jamais voulu, je ne me souviens plus vraiment. « On peut faire une corvée ensemble, pourquoi pas? » L’ultime demande. Celle qui sous entend que je vais être sur son dos toute la journée. Que je vais pouvoir l’importuner encore et encore, jusqu’à ce qu’elle perde patience.
Et oui, je peux être assez téméraire pour faire ça. Puis, je sais réaliser efficacement mes corvées, entretenir mon image et gagner un jeu social en même temps.


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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: Un peu d'aide ? [Compagnon Teagan] Jeu 24 Aoû - 16:06

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Un Peu d'Aide ?

   
Feat Evelinn Baamuth

   


Prévisible. Beaucoup trop prévisible. Tu avais planifié son attaque avant même d’avoir finit de parler. Si tu l’avais voulu, tu aurais même pu lui expliquer la raison de ton occupation actuelle immédiatement pour éviter qu’elle ne gâche sa salive à te le demander stupidement. Mais pour garder plusieurs cartes entre tes doigts, autant que pour te confirmer que tu avais toujours le dessus sur elle, tu n’avais pas voulu la devancer sur de trop nombreux points. Que l’on te sous-estime t’étais toujours favorable et cela te permettait autant de surprendre que de désarçonner quiconque insistait trop. Cependant, tu n’en tirais qu’une petite fierté, aisément occultée par l’agacement qui ne cessait de monter en toi. Tu ne comprenais pas ce qui motivait cette gamine à te chercher de la sorte des noises, ni pourquoi est-ce qu’elle s’était mit dans la tête d’autant insister pour te joindre à sa cause. Etait-ce un pari, lancé par les plus peureux, qu’elle avait osé relever pour montrer ce qu’elle valait ? Pensait-elle qu’à te défier ainsi, elle y gagnerait le respect des autres Verärshas ? Du moins leur attention ? Tu avais la sensation que tout ne tournait qu’autour de cette idée là. Sa façon de parler, de se tenir, ses tournures de phrase, son hyprocrisie et ses niaiseries en tout genre. Tout était planifié pour concentrer sur vous les regards curieux des fils d’Ohibaan. Quiconque s’approchait, même en étant concentré à sa propre tâche, se voyait alerté par les exclamation de la blonde. Tu voyais du coin de l’oeil des silhouettes ralentir pour vous regarder, tandis que d’autres, plus polies, ne laissaient traîner que des oreilles indiscrètes. Etait-ce un moyen pour elle de se hisser à une nouvelle hauteur, de gagner en popularité ? Ou une façon de te ridiculiser ? Trouvait-elle ça drôle ? On allait bien voir laquelle des deux rirait en dernier. Tu te fichais bien du regard des autres te concernant, mais tu n’étais pas certaine qu’il en soit de même pour l’inopportune blonde. Que l’estime que pouvaient lui porter les sylvains se perde s’avérerait être pour elle un véritable désastre, tu en mettrais ta main à couper. Et plus elle parlait, plus tu sentais en toi le désir brûlant de lui retourner la monnaie de sa pièce.
Cependant, tu étais étrangement calme aujourd’hui. Maîtresse de toi, tu gardais la tête froide et savais calmer d’une inspiration profonde mais discrète la colère qui montait en toi. Une telle patience te surprenait, d’autant plus que celle-ci aurait dû s’étioler depuis des heures, à cause de ton sommeil manquant. Peut-être était ce la pluie, bruyante et gênante, qui avait finit par étouffer ton sentiment de révolte. Te battre jusqu’à l’aube contre la nature malheureuse avait finit par engourdir ton esprit, le rendre plus docile. Ton impulsivité bridée par la fatigue, tant physique que morale, avait certainement sauvé la sylvaine. Tu aurais sinon sauté depuis longtemps sur tes pieds pour lui exprimer de façon bien plus claire à quel point elle t’emmerdait. Elle avait gagné un peu de répit, mais à force d’insister, la douche qu’elle risquait de se prendre pourrait s’avérer bien plus violente que prévue.

Tu finis par relever les yeux. Tu empêchas ce souffle énervé de quitter tes lèvres et posas sur elle un regard que tu préféras faire mi agacé, mi abasourdi, plutôt que en colère. A jouer l’innocente, elle trahissait son idiotie et cela lui faisait perdre encore davantage de crédit. Tu n’avais même pas besoin de trouver une parade pour la contrer, elle fonçait droit dans le mur de son propre gré. Tu avais l’impression de rappeler une énième fois à un enfant étourdi ou peu attentif les principes de bases de certains arts : l’écriture, la lecture, la cuisine ou le maniement des armes. Les règles classiques que tous considéraient comme acquis, même sans que l’on ai eu besoin de les leur expliquer, mais que eux, ne parvenaient pas à assimiler malgré des heures passées à y réfléchir. Et toi, tu n’étais pas très patiente, avec les enfants. D’autant plus quand ils y mettaient de la mauvaise volonté. Tu redressas la lame que tu avais entre les doigts, jouant distraitement avec pour la mettre en évidence tandis que tu lui répondais. Evidemment, la tonalité de ta voix se fit plus sèche, presque railleuse, mais toujours soutenue par ce fort agacement que tu tentais tant bien que mal de dissimuler.

- Tu as déjà essayé de tanner une peau avec une lame émoussée ?

A nouveau, tu fis mine de réfléchir, avant de reprendre un ton acerbe, avec une touche de colère à la fin de ta prise de parole.

- Non bien sûr … Tu participes à de nombreuses corvées, mais tu te sers toujours des lames mises à ta disposition ..Tu ne sais pas ce que c’est d’en prendre soin pour que ton travail soit facilité, tout le monde le fait pour toi. … Essais un jour, de te débrouiller par tes propres moyen, et tu sauras à quel point c’est un “ labeur si important “.

La fin de ta phrase était plus rude. Tu finis par ranger le couteau puis par te redresser, la dominant de quelques centimètres. Tu étais plus grande qu’elle, plus forte aussi. Plus large d’épaule, plus large de hanches. Elle avait encore une corpulence d’enfant, alors que tu avais la silhouette d’une sylvaine pleinement entraînée, pour ne pas dire d’une guerrière.
Tu laissais tes doigts agiles continuer de jouer avec le manche d’un second couteau, avant de lui tendre, le regard sévère et impartial.

- Occupes toi de celui ci. Ce sera plus productif que ta vaine recherche de dégâts. Et puis si tu ne veux pas … Saches que la prochaine fois que tu te retrouves avec le tannage comme corvée, je ne manquerais pas de m’assurer de la qualité du couteau que tu utiliseras.

Tu lui collas l’arme dans les mains avant d’avoir de réponse, puis tu t’éloignas. La blonde ne semblait pas se lasser de te coller et tu n’allais pas patienter jusqu’à la prochaine averse qu’elle décide elle même de partir. Autant t’éloigner, et t’arranger pour qu’elle ne bouge pas.

- Othar ? Tu peux t’occuper de lui apprendre comment aiguiser son couteau correctement ? Elle a l’air d’avoir des difficultés avec ce genre de labeur. J’ai d’autres choses à faire moi.

Le garçon que tu venais d’accoster opina et immédiatement, avala sa dernière bouchée et s’approcha de la Verärshar pour lui enseigner ce nouvel art. Maintenant qu’elle avait le fils d’Ohibaan dans les pattes, tu avais tout le loisir de lui échapper, chose que tu n’hésitas pas à faire. D’ailleurs … Ton absence de commentaire à sa dernière proposition était evidemment un “ Non “ en grandes lettres. Tu refusais de faire la moindre corvée avec elle, et ta fuite en était une nouvelle démonstration.

Tu profitas de ce répit pour rejoindre d’autres sylvains, à plusieurs branches de là. Le travail ne devait pas commencer avant plusieurs dizaines de minutes, mais il y en avait toujours un ou dos de plus motivés que d’autres pour se lancer plus tôt. Tu les rejoignis, décidée à te consacrer à une activité physique pour éviter de discuter d’autres bavards ennuyants.




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