Partagez | 
 

 Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jezebel Aberline
avatar
♦ Messages ♦ : 224
♦ Inscrit le ♦ : 09/08/2017




Message(#) Sujet: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Dim 20 Aoû - 1:53

Jezebel
Fran
Mission
Un monde qui bascule

Inventaire
♦️ Armes : Épée droite et Couteau à Cran

Mission:
 

Jezebel soupirait pendant qu’elle observe l’étendue verdoyante de la plaine. La chaleur de l’Elysium serait bien plus réconfortante que le froid glacial du Harân. Même si elle n’avait rien à redire sur sa toute première mission, qui l’avait guidé au cœur glacé du Mont Harân et de toutes les péripéties qui s’y étaient produites, elle ne regrettait pas la caresse du soleil sur son visage. Pendant un instant, elle fermait les yeux, rêvassant sur l’odeur sauvage que lui apporte le vent. Encore une fois, le regard sauvage d’Aemi revenait la hanter  et la nostalgie s’empara de son âme. Tout en se détournant de la steppe sauvage, elle chassa les pensées fugaces du corps de la fille d’Ohibaan. L’heure n’était pas aux pensées salaces, mais au travail. Son regard bleuté se glissait immédiatement sur le groupe qu’elle avait rejoint pour ce raid. Le tout était un ''simple'' raid sur un groupe de bandits qui avaient trouvé refuge dans ses steppes. Il fallait à tout pris récupérer la technologie et les informations qu’ils avaient découverte. Instinctivement, la spectre ajustait les ceintures de ses armes, s’assurant qu’ils tenaient bien en place. Tout en se rapprochant, son attention était attirée par une rouquine qui s’occupait de son côté. Étrangement, elle ressentit une certaine attirance envers elle, non pas qu’elle ressentait un désir sexuel, mais elle avait envie d’être proche d’elle durant le raid. Elle se doutait que c’était surement dû à la faible ressemblance qu’il y avait entre elle et Aemi. Toutes deux dégageaient cette sauvagerie agile, la longue chevelure rousse en bataille et l’expression fougueuse de son regard faisaient presque sourire Jez.

Autre que ceci, il n’y avait rien d’autre qui reliait les deux femmes. Celle qui se trouvait devant elle, était visiblement plus jeune qu’elle, à moins que son apparence encore un peu enfantine ne soit que trompeuse. Tout le monde ici présent semblait être capable de se défendre et portait un équipement plus détaillés que le leurs. Jez réalisait qu’elle semblait être l’une des rares – avec la rouquine – qui sortaient un peu du lot pour leur équipement basique. Étaient-elles toutes deux des Simulacres ? Il y avait de fortes chances en remarquant les autres qui dégageaient une assurance plus présente qu’elles. Non pas qu’elle doutait des compétences de la rouquine, elle n’avait aucun droit de le faire, tout le monde devait bien passer quelque part et elle en faisait tout autant partie. Se rapprochant d’elle, elle décidait de vouloir faire un peu plus connaissance. ‘’ Salut, Je m’appelle Jezebel et toi ? ‘’ La blonde n’était faite pour les conversations, du moins elle ne savait pas comment s’y prendre et elle continua donc de parler. ‘’ Ta première mission ? C’est ma deuxième… Mais elle est bien différente de ma première…’’

Après avoir un peu parlé, elle se taisait, jetant son regard au loin dans une expression désintéressée de la situation, mais en fait elle attendait les réponses de sa compagne. Il se pouvait même que la rouquine soit entendue parler d’elle, mais Jezebel en doutait un peu, elles semblaient avoir plusieurs années de différence. De nature solitaire, Jez n’avait jamais pris la peine de se lier ou même de prendre le temps de faire connaissance avec quelqu’un. Il était assez rare que quelqu’un l’intéresse tout court. Alors quand elle avait réalisé que la gamine attisait quelque peu sa curiosité, elle avait simplement sauté sur l'occasion de pratiquer son parler avec quelqu’un. Il était visible comme de l’eau de roche que la blonde n’était habituée à ce genre d’action, mais elle faisait tout de même l’effort, parce qu’elle voulait apprendre. ‘’ Tu es… un peu nerveuse ? ‘’ Demandait-elle en ramenant son attention sur le vert forestier des yeux de la gamine. Pendant ce temps, autour d’elles le groupe s’activait avec les derniers préparatifs.


635 mots


Note:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t512-jezebel-aberline-spectre#536
Fran Superbia
avatar
♦ Messages ♦ : 219
♦ Inscrit le ♦ : 28/06/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Dim 20 Aoû - 13:32

Inventaire:
 
Si elle devait donner une couleur au mont Harân, ce serait le blanc. Le blanc de la neige qui se prélasse au soleil sur les pentes de la montagne, scintillant de plaisir sous la caresse du char d'Apollon. Le blanc des fourrures et peaux de bêtes qui enserrent les corps du groupe d'intervention. Si le froid des hauteurs ne risque pas de les suivre jusque dans les Steppes, il n'est que peu de Spectres qui ignorent à quelle vitesse il peut réduire un homme au silence. Probablement parce que ceux qui l'ignorent finissent en tas d'os gelés, scintillants au milieu des flocons de neige.
La progression est rapide, et l'absence de nuages permet de descendre sans problèmes les versants gelés du toît du Monde. Arrivés à l'entrée des Steppes, le groupe s'arrête. Une halte pour se reposer, se changer, prendre la formation de voyage adéquate... Alors que le groupe se débarrasse de ses fourrures, le vent vient accueillir les Spectres, ammenant avec lui les odeurs fraîches et ingénues de la flore d'Elysium. C'est peut-être la cinquième ou sixième fois que France sent ce vent venir lui chatouiller les narines, et à chaque fois, ça ne rate pas! Le sentiment d'être arrivé à l'endroit le plus beau que la Nature a décidé de rendre mortellement dangereux arrache systématiquement un sourire à la demoiselle.
L'expression attendrie de la rouquine ne dura pas. Vérifier ses armes, réajuster les ceintures, ranger les fourrures dans les sacs, mettre les capes légères plus adaptées au climat doux des Steppes...Stylet...Epée... ceinture... On est bons. Habituée à y descendre, et à la survie en général, la simulacre effectue ces gestes rapidement, en vérifiant toutes les sangles deux fois avant de passer à autre chose. C'est en quelque sorte un rituel de concentration, pour elle. Sortie de la relative sécurité de l'Alcôve, ayant touché terre au pied du colosse qui l'abrite en son sein, Fran ne peut plus se permettre d'être inattentive. D'autant qu'elle garde encore un mauvais souvenir de la dernière rafle technologique à laquelle elle a participé.Les nomades des Steppes n'apprécient apparemment que moyennement de se faire périodiquement découper pour un butin durement gagné.

Relevant les yeux, notre protagoniste remarque deux joyaux bleus. Les éclairs qu'ils renferment semblent se diriger droit vers la rouquine, chose rare! Si France a quelques signes distinctifs, elle est assez discrète pour que les regards ne s'attardent pas sur.... Oh, elle s'approche! Ca ressemble à s'y méprendre à un début de discussion ça, non? Et si!
"-France, enchantée!" la réponse de la rousse est succincte, et semble presque faite pour clore le débat. En même temps, elle était concentrée, déjà prête à adopter le rôle de reconnaissance qu'elle avait au dernier raid, alors forcément... Voilà la blonde qui revient à la charge. Maintenant que Fran daigne accorder son attention à son interlocutrice, quelques détails lui apparaissent.
Déjà, malgré un ton et un vocabulaire plutôt détendu, l'expression froide de la jeune femme, particulièrement ses yeux, qui ont l'air de regarder France comme on observe le ciel à travers une glace, marque la rousse. Maladresse sociale, ou déformation professionnelle? On ne sait jamais, avec les Spectres... Au moins, les bleus ont la décence de ne pas cacher leur fanatisme... En plus, vu l'équipement basique de la demoiselle, elle aussi est une simulacre. Pourtant, Jezebel a l'air un peu plus vieille que France. En tout cas, elle a l'air d'une femme, pas d'une enfant encore gênée d'entrer dans la chambre des plaisirs. Chambre des plaisirs où elle ne refuserait pas de croiser le fer avec elle, d'ailleurs! Mais là n'est pas la question.

"-C'est ma troisième mission, et mon deuxième raid. Tu as entendu parler du groupe parti à douze et revenus à cinq? C'était nous! La couverture de l'informateur était corrompue... Bref! Ta première mission, elle ressemblait à quoi?"
Jamais, oh grand jamais elle ne l'admettra, mais la présence de Jezebel rassure un peu France. Non pas qu'elle se sente en sécurité à côté de la blonde, non, et la rousse a même assez confiance en ses capacités de combat. Du moins, contre des êtres humains. Mais le fait de voir une autre simulacre dans ce groupe lui prouve deux choses: les novices peuvent survivre à plus d'une mission avec le groupe d'intervention, et elle n'a pas l'air attaquée du bulbe, donc les gens sain d'esprits aussi aiment le front. Et si France n'a pas l'habitude d'être sociable, elle n'est pas non plus du genre à remballer quelqu'un qui engage une discussion.
Une nouvelle question arrête ses réflexions. Un mauvais point pour la blonde, on arrête pas les réflexions de France. Bref. Nerveuse? Un sourire doux-amer soulève le coin droit des lèvres de la rousse.
"Bien sûr! Qui n'est pas nerveux avant un raid? Mais regarde un peu ça les joyaux vert forêt indiquent d'un mouvement l'étendue vert clair qui se présente à perte de vue, au Nord et à l'Ouest. On peut bien risquer un peu sa vie si c'est pour passer deux jours dans cette maudite prairie... Et puis je ne sais pas pour toi, mais je deviendrai folle à moisir toute ma vie dans l'Alcôve"

France continue à parler, le regard toujours rivé vers l'horizon. Une lueur fougueuse s'est éveillée dans ses yeux, et son sourire sarcastique est désormais celui d'un carnivore à qui l'on aurait présenté une belle biche bien dodue! La rouquine s'est bien gardé de le dire, mais la rage du combat lui manque. Depuis l'attaque des bleus sur la forêt d'Hanaamu, Fran subit un manque d'action grandissant. D'autant que s'entraîner jusqu'à l'épuisement, à l'épée ou aux charmes, d'ailleurs, n'arrive pas à lui donner cette sensation grisante de lutter pour la vie -ou la mort, en l'occurence.

Le groupe se met en route, et les deux Simulacres sont placées juste derrière la tête de file. Encore la place des novices, hein? Qu'à cela ne tienne. La file de Spectres s'enfonce dans les Steppes d'Elysium. Chacun a sa main sur le manche de son épée, de son cimeterre, de son arc... Les animaux et grands fauves ne devraient pas les approcher, ils évitent les grands groupes tant que l'on empiète pas sur leur territoire, mais mieux vaut prévenir que guérir. Puisque c'est calme, autant discuter un peu. A condition de commencer par la mission.

"J'ai presque aucune info sur le raid. Tu sais ce qu'on est censé faire, à part attaquer des nomades?"
1140 mots environ
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t404-france-superbia
Jezebel Aberline
avatar
♦ Messages ♦ : 224
♦ Inscrit le ♦ : 09/08/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Dim 20 Aoû - 22:25

Jezebel
Fran
Mission
Un monde qui bascule

Inventaire
Armes : Épée droite et Couteau à Cran

Elle avait participé à cette mission. Si elle en avait entendu parler . Pratiquement toute la nouvelle jeunesse en avait entendu parler. Une mission ‘’facile’’ qui a viré au cauchemar et donc plus de la moitié de l’équipe était morte. Elle observait la gamine avec un peu plus de respect et d’attention qu’elle ne lui avait offerte plutôt. ‘’ Dure de la manquer… ‘’ Cette nouvelle avait été comme de l’huile sur le feu et c’était très rapidement propagé au travers les plus jeunes. C’était une bonne chose de voir que même les moins expérimentés pouvaient arriver à faire des miracles. La lueur d’intérêts de son regard s’éteignait quelques secondes plus tard, et elle porte au loin son regard, la steppe était tellement envoutante. Une puissante envie de revoir le regard rouge d’Aemi la frappe de plein fouet et elle décide enfin de s’occuper sur autre chose. Elle était tout de même surprise que la gamine, France lui demande des nouvelles de sa propre mission. D’ordinaire les gens ne s’intéressaient pas à ceci… À moins que ce ne soit elle est mal interprétée la chose.

‘’Plutôt bien, j’ai dû infiltrer un groupe de militaires Tadryon pour les suivre dans une expédition dans les Mont Haran. C’était une mission scientifique ou on devait retrouver et/ou confirmer la présence d’une nouvelle plante sur le plateau des séracs… Disons que sa na par été aussi populaire que toi, mais que ç’a été tout autant mouvementés, les créatures du coin sont venues nous souhaiter la bienvenue…’’ Terminait-elle sur le même ton. Le ton de sa voix ne semblait pas bouger, presque toujours égale et très calme de la situation. Il était clair, qu’il manquait quelque chose à la jeune femme, que des neurones avaient grillée et qu’elle ne semblait plus ressentir réellement les émotions ou encore le sens du danger. Fanatique ou non, elle semblait loin d’être dérangé par les expériences qui l’avaient menée ici. La nervosité ne faisait pas réellement partie de sa personne, être mal à l’aise et/ou être inexpérimenté dans le domaine, touchait plus à sa personne. Alors, oui elle était mal à l’aise à faire la conversation, mais elle faisait des efforts.

Un nouveau silence s’étire, mais il est de courte durée quand la rousse s’exclame devant la beauté sauvage des steppes. Jezebel se tournait complètement vers l’étendue sauvage, glissant son regard bleu électrique sur l’herbe qui danse sous le vent chaud. Une nouvelle fois, le vent porte à leurs narines les effluves de la sauvagerie même du lieu. Jezebel soupire d’aise et semble devenir plus à l’aise et l’expression de son visage semble se détendre sous un agréable souvenir. France avait raison, c’était à couper le souffle. ‘’ Tu as raison… c’est magnifique… ‘’ Elle garde le silence un instant et laisse échapper un faible rire devant la fin de la phrase de la rouquine. ‘’ La liberté a toujours son prix tandis que l’emprisonnement est gratuit… ‘’ La petite n’avait pas tort, mais en même temps Jezebel ne faisait qu'effleurer le désir de liberté. Elle ne le réaliserait que bien plus tard. ‘’ Faire une sortie de temps en temps pour se dégourdir et changer d’air est toujours bien. ‘’ Déclarait-elle en approuvant France.

Après ce tirage, la blonde garde le silence, profitant simplement du moment avant qu’elle ne se fasse interpeller par le restant du groupe pour commencer l’expédition. Tout juste derrière la tête de file. Elles étaient placées entre quatre personnes expérimentées, ainsi elles seraient bien encadrées si la mission dérapait. Ce n’était pas fou comme idée et au moins, elle se retrouvait avec quelqu’un qu’elle connaissait un peu et avec qui elle était un minimale à l’aise. Quand France lui demandait des informations sur la mission, elle tourne légèrement la tête vers elle. ‘’ Des infos sur la mission ? Humm… À la base c’est un raid normal, on doit récupérer dès la technique que les bandits auraient mis la main dessus. Il y aurait également la possibilité qu’il est mis la main sur des informations sensibles sur les spectres et il y a la possibilité qu’il détienne l’un des nôtres, mais il y a eu aucune confirmation. ‘’ Elle se taisait un instant, réfléchissant à d'autres informations qui pourrait être utile, cependant rien ne lui venait en tête et son attention finit par être attirer par la flore de la steppe.



728 Mots


Note:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t512-jezebel-aberline-spectre#536
Fran Superbia
avatar
♦ Messages ♦ : 219
♦ Inscrit le ♦ : 28/06/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Mar 22 Aoû - 23:22

Inventaire:
 


Oh joie, oh douceur, quelle félicité de se voir être admirée! La réponse de Jezebel est plus douce que la meilleure des bénédictions, des anciens comme des nouveaux dieux! Par Qilin, même si ce n'est pas son intention, la blonde flatte l’ego de France, qui s'en délecte avec pudeur, candeur, et en chœur! La rouquine, comme à son habitude, ne laisse pas apparaître sur son visage le reflet du ricanement satisfait et guttural que son âme exprime. Est-ce grâce à ses capacités qu'elle a pu en réchapper, contrairement à certains de ses compagnons? Si peu! Elle le sait, la chance a décidé de son destin bien plus que ses aptitudes au combat, m'enfin quand même! France en a maintenant le cœur net, son ascension peut commencer avec une première mission pareille.
Une voix lointaine, atténuée, fatiguée, semble protester au fond de l'esprit de la simulacre. "Il ne faut pas, des vies se sont éteintes! Celles de nos pairs, de nos frères!" Balivernes! Tu ne te mettras pas en travers du chemin vers le triomphe de son Altesse Sérénissime France Agathe Superbia! Mais trêve -hélas!- d’auto congratulation. Le moment de gloire dûment savouré, il est temps de s'informer. France écoute donc avec beaucoup d'attention le résumé de la mission effectuée par Jez'. Non pas que notre mégalo préférée -ou la mienne, en tous cas- soit très concernée par le destin de la blonde aux yeux de glace, loin de là. France espère glaner des informations que les hautes sphères de Spectre n'ont pas jugé utiles de transmettre à la chair à canon. Car soyons réaliste, ce n'est pas le Phantasme qui irait mettre une cape en peau de bête pour aller passer son couteau sous la gorge des autochtones. Il sait pas ce qu'il rate, ce fou.

Et l'information intéressante vient à France comme les jouvencelles à un certain simulacre aux cheveux de feu dans la confusion de la chambre des plaisirs... Au moment où la comparaison apparaît dans l'esprit de Fran, elle ne peut réprimer une légère grimace de dégoût. Comment ce type, qui que ce soit, osait se faire un nom dans l'Alcôve ET porter la même couleur de cheveux qu'elle? Révoltant.
Plus important, France apprit de Jezebel que Tadryon s'aventurait désormais jusque sur les flancs du mont Harân dans leurs explorations "scientifiques". Ils font à peine l'effort de masquer leurs envies expansionnistes, ceux-là.
"-Ils lancent des expéditions jusqu'aux pieds de l'Alcôve? Quelle bonne nouvelle..."

Si elle n'a pas particulièrement peur de voir deux ou trois exos en bas de la montagne, Fran n'apprécie pas l'idée de voir Tadryon fouiller ainsi les recoins du Monde. Elle a vu, jadis, la paranoïa qui gangrène les relations de la "haute société" chez les bleus. D'un peu trop près, d'ailleurs. Et si elle est loin d'être généralisée, cette peur -ou plutôt, ce soupçon de voir une organisation furtive à l'oeuvre dans la politique mondiale pourrait pousser les raids à chercher, trouver, puis attaquer le Spectre. Enfin, pour l'instant, ils sont déjà bien occupés à taper sur les Fils d'Ohibaan.

Alors que la progression du groupe continue, Jezebel peut contempler la majesté des Steppes. Et être d'accord avec France, mais ça, c'est logique, puisqu'elle ne dit que des choses censées. Le prix de la liberté, hein? Balivernes. Les pleutres et les hédonistes choisissent peut-être la sécurité d'un canapé luxueux, qu'ils tâchent de vin et de fluides corporels dans leurs orgies, mais ils savent qu'ils n'ont aucun réel pouvoir. A leur mort, on leur fera un joli tableau dans un hall d'honneur, les livres d'Histoire mentionneront leur nom, mais ils ne marqueront ni la terre, ni les corps... Ils vivront, ou plutôt auront l'illusion de vivre pleinement dans leur prison de richesses, puis tomberont en poussière au même endroit qu'ils sont nés, ont procréé et déféqué. Quel programme!

Ne souhaitant pas se perdre encore une fois dans ses pensées, la rouquine reprend la discussion avec sa camarade simulacre. Il est grand temps de demander plus de détails sur la mission. Et... France comprend pourquoi on l'a jetée dehors avec son équipement sans prendre le temps de lui expliquer quoi que ce soit. Des informations sensibles? Ouais, juste l'existence même du Spectre en tant qu'organisme tentaculaire contrôlant, falsifiant et dérivant l'information comme les moyens physiques des autres factions afin d'assurer un contrôle ferme mais invisible sur ces dernières. Rien de méchant, le genre d'anecdotes qu'on sort pour faire patienter les invités entre le plat et le dessert, en somme! France continue à scruter aux alentours, ne voulant pas se faire surprendre par une attaque, mais ces nouveaux éléments l'inquiètent.

"Parfait... Ça veut donc dire que les ennemis connaissent peut-être notre façon d'opérer. Ça pue l'embuscade."

Rapidement, le groupe de tête retrouve la piste des nomades qu'ils devaient assaillir. Trois caravanes, il est donc impossible de savoir combien sont les ennemis. Génial. Le chef de l'expédition décide de rassembler tout le monde et prend la parole.

"-Bon, ils ont trois caravanes, et nous sommes neuf. On va être en infériorité numérique, c'est sûr. Il faut qu'on les rattrape avant la nuit et qu'on les attaque pendant qu'ils se préparent à bivouaquer. Si on se fait voir avant de pouvoir faire beaucoup de dégâts, nous devrons nous replier. Et si vous trouvez le prisonnier, libérez-le ou tranchez-lui la gorge. Compris?"

Et ils ont un prisonnier, c'est confirmé. Bon, au moins, tout le monde est au courant qu'ils s'apprêtent à se jeter dans la gueule du loup. Le groupe continue donc sur le sentier, plus aux aguets qu'auparavant. Au bout de quelques centaines de mètres, la tête de file remarque un sillon dans l'herbe haute des Steppes, partant du sentier. Les traces des caravanes, elles, continuaient tranquillement sur le chemin de terre. Quelqu'un a pris une position avancée pour voir venir les Spectres? Quelle délicate attention!
Rapidement, il fait signe à ses camarades de la chose, et les rouges se dispersent dans l'herbe touffue, pour encercler la pauvre chose qui a eu le malheur de vouloir les attendre.
1060 mots environ
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t404-france-superbia
Carmen Neutram
avatar
♦ Messages ♦ : 56
♦ Inscrit le ♦ : 16/07/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Mar 29 Aoû - 20:16

♦ Un monde qui bascule ♦


Inventaire de mission:
 


Elle aurait du se taire, cette fois ci bien plus que d'accoutumée. Avoir la langue bien pendue est une chose, défier l'autorité d'un précepteur en pleine démonstration en est une autre. En effet Carmen avait fait siffler sa langue fourchue une fois de trop, une sensation de chaleur au bord des pommettes aurait du l'avertir qu'elle allait trop loin. Elle était en entraînement de combat à mains nues avec leur précepteur, ce dernier était connue pour ses conseils avisés aussi bien que ses démonstrations convaincantes. On avait conseillé à Carmen d'améliorer ses aptitudes en la matière, faire partie des songes exige un minimum qu'elle n'avait pas. Bien sûr elle avait apprit aux côtés de cette homme quelques techniques d'immobilisations ou de parades, rien de bien offensif mais la jeune spectre s'en contentait. Ce jour là, alors que le groupe s'affairait à s'exercer aux mouvements que leur apprenait le patient instructeur, Carmen se retrouva plaquée au sol par son partenaire. Son bras gauche était savamment bloqué sur le sol, un main enserrait son poignet alors que le bras auquel elle appartenait était passé sous son aisselle, qu'elle se débatte dans un sens ou dans l'autre elle ne pouvait faire usage efficacement de cette partie du corps. Carmen était certes agile mais la technique avait surpassé sa vitesse autant que sa grâce, le rapport de force étant dans ce cas précis écrasant. S'il y avait une chose qu'adorait faire Nathaniel, c'était énerver Carmen. Ces deux là étaient comme larrons en foire mais pour une fois qu'il pouvait se permettre un regard supérieur avec celle ci, il ne s'en priva pas.
Pour unique remarque de sa frustration, Carmen réussit à garder de la respiration pour faire ce qu'elle savait faire de mieux, être une vipère :

- Une langue aiguisée vaut mieux qu'un poing fermé.

La poussière qu'elle mordait n'était pas de cet avis, mais Carmen n'était pas encore prête à ravaler sa fierté. Nathaniel eut un léger rire et lui serra un peu plus la jambe qu'il avait emprisonné avec la sienne, peut être réalisera - t -elle qu'elle avait déjà perdu. Cela étant, cette affirmation n'était pas passée dans l'oreille d'un sourd, l'entraîneur s'approcha d'eux avec un sourire vainqueur ;

- Miss Neutram, encore une fois les faits ne vous aident pas.

Ce n'était pas la première fois qu'il faisait une remarque désobligeante à la couleuvre azurée, notamment parce qu'elle n'aidait pas sa cause. Bien sûr il lui avait déjà fait des exercices supplémentaires en guise de punition lors de certains de ses écarts, mais au bout de quelques semaines elle reprenaient ses mauvaises habitudes. Si aujourd'hui encore elle se montrait indisciplinée il lui réserverait une surprise qu'elle ne risquait pas d'oublier de si tôt. Et bien sûr cela ne manqua pas, comme il l'avait prévu. Ha, ces malins qui croient que jouer les forte-tête suffira.

----------------

La voilà embarquée dans une mission d'intervention dite simple. Un petit groupe avait été jugé suffisant pour s'occuper de l'opération digne de coupe-jarrets. Voler certaines pièces à d'autres voleurs semble t il, avec en bonus un porté disparu. A ce sujet la mention de cet individu n'était pas claire, on ne savait si le groupe spectre avaient affaire à un traître ou un capturé. L'hypothèse la plus probable était la capture puisque le groupe recherché étaient apparemment en possession de quelques informations concernant spectre, et si l'on demande à un si petit groupe de s'en occuper c'est que la valeur de l'information autant que de la vie de cette personne n'était pas un risque majeur.
Lors de la séance où elle fit acte d'insolence, la spectre azurée s'était vue menacée d'une punition bien mystérieuse, quelque chose qui s'inscrivait sur la durée et dont les conditions restaient inconnues jusqu’à lors. Alors qu'elle s'échinait à redessiner une lettrine particulièrement barbante, une main s'était posée sur l'épaule de Carmen. La fermeté avec laquelle les doigts s'étaient resserrés lui indiquaient de ne pas essayer de jouer les malignes encore une fois. Lorsque sa tête se retourna vers l'intrus le visage de la jeune spectre blêmit, autant que faire se peut dans sa condition. Celui qui mènerait cette mission n'était autre que l'instructeur. Chose promise, chose due. Carmen n'eut le temps que de prendre sa modeste cape et sa ceinture à laquelle était encore attachée un petit sac contenant encore une fiole d'encre.

Le chef d'expédition comptait bien apprendre une leçon à Carmen. Elle avait certes raison lorsqu'elle affirmait que des mots affûtés faisaient parti de l’apanage des dirigeants, mais un dirigeant ne peut rien seul et il en va de même pour les plus fins stratèges. Ainsi apprendrait elle à respecter l'enseignement qu'elle reçoit à l'alcôve, car l'entraînement physique ne réside pas seulement dans les chambres du plaisir bien qu'elle en soit friande. Il lui donna l'ordre de le suivre sans faire d'histoires ou bien elle servirait d'appât.

Carmen écoutait depuis un moment déjà les différentes conversations des recrues et initiés, elle en tira les précédentes conclusions concernant la mission. Ses yeux dorés analysaient le petit groupe qu'ils formaient, il y avait de jolies têtes parmi eux elle devait le reconnaître. Plus ils s'enfonçaient dans les steppes d'Elysium plus les visages s'illuminaient, le sien devenait de plus en plus lugubres. Elle avait été emmenée ici de force, n'aimait pas les steppes, et bien qu'elle restait non loin du chef des troupes elle ne lui lançait que des regard noirs contenus dans une grande frustration. Se faire sermonner de la sorte lui passera pour sûr l'envie de se plaindre durant les six prochains mois. Carmen gardait en elle un certain stress, elle avait bien sûr confiance en ses collègues mais elle n'aimait qu'à moitié l'idée d'être embarquée dans une mission de contact sans armes. Sortir seule et non armé était plus prudent en ces conditions qu'au milieu de ce joyeux groupe de combattants.

La voix du leader s'éleva dans un bref récapitulatif de la situation. Les yeux de Carmen s'écarquillèrent, non seulement elle venait d'apprendre que la mission sensée se dérouler sans accrocs partait du mauvais pieds du fait de leur sous-nombre, mais en plus il l'avait volontairement exclue du compte. Neuf combattants, et non dix. Toutes proportion gardées, Carmen ne pouvait résolument pas être comptée parmi ces pairs. Elle se jura intérieurement de prouver une quelconque utilité à son supérieur, elle avait certes eut tort sur bien des points mais elle refusait d'être un poids. Cela, le meneur le savait, et il ne manqua pas d'envoyer un regard strict mêlé à un certain défi. Elle devait écouter ses ordres à la lettre ou bien elle risquerait nettement plus que d'y laisser un membre. Le groupe suivit la piste et prit le parti d'encercler l'un de leur cible.

Personne n'était dupe, il s'agissait d'un piège. Où sont les autres ? La spectre azurée s'était rapprochée silencieusement de deux autres simulacres, l'une rousse, l'autre blonde. Elle jurerait avoir déjà vu la plus jeune quelque part, son visage lui semblait familier, ainsi que son enthousiasme. Les yeux glacés de la plus grande lui donnèrent un frisson le long de sa nuque, elle avait un charme certain mais la situation rappela à l'ordre la bleutée. Elle chuchota à l'attention des intéressées :

- Il sait que nous sommes là, regardez le.

En effet, L'homme ne tarda pas à joindre ses doigts sur les commissures de sa bouche avant de siffler un grand coup.


1232
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t450-carmen-neutram-termine#4497
Jezebel Aberline
avatar
♦ Messages ♦ : 224
♦ Inscrit le ♦ : 09/08/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Jeu 31 Aoû - 16:33

Jezebel
Fran
Carmen
Un monde qui bascule.

Inventaire
Armes : Épée droite et Couteau à Cran

Jezebel soupire intérieurement. L’ennemi serait plus nombreux sur un terrain aléatoire. Un terrain qu’elle ne connaissait pas encore et ceci la rendait quelque peu mal à l’aise. Elle avait –bien sûre- entendu parler de la steppe, elle avait même pris la peine de se renseigner un peu sur le lieu et ses habitants dans l’une des librairies. Il ne fallait pas non plus oublier que la steppe était un lieu reconnu pour ces prédateurs. Malgré tout, c’était un lieu rempli de beauté qui marquerait à jamais l’esprit de la blonde. En silence, Jezebel écoute le chef de l’expédition. Avait-elle bien entendu ? Neuf personnes ? Mais si elle ne se trompait pas, il était dix personnes. Elle tournait rapidement la tête, comptant rapidement le nombre de personnes pour arriver au compte de dix. Son regard croise celui de la dixième personne, une grande noire aux lèvres plantureuses. Son regard d’or brillait d’une colère noire et pourtant Jezebel la trouva magnifique. Cependant, la première pensée qui lui traversa l’esprit était ''cette femme n’est pas à sa place.’’ Non pas qu’elle ne la voyait pas sur le champ de combat, mais elle l’imaginait bien mieux autour d’une table de politique, mais en même temps, tout le monde pouvait surprendre et l’apparence s'était montrée plus d’une fois trompeuse. Toujours inexpressive, elle tournait la tête vers l’avant, rapportant son attention sur le chef.

Fran n’avait pas tort, tout ceci puait l’embuscade. Un air pensif se dessinait doucement sur son visage pendant que son pouce caressait amoureusement la poignée de son épée droite. Il y avait trois convois remplis de bandit, de marchandise et d’un prisonnier spectre. La vie ou la mort, ainsi donc la vie de ce personnage n’était pas des plus importantes, mais l’information qu’il détenait était assez importante pour lui retirer la vie. Alors, l’information devait venir de leur propre rang, sinon il aurait demandé qu'on le ramène en vie. Seulement, ce prisonnier avait fait une grosse erreur, il avait été découvert et ceci était problématique. S’il avait été découvert une première fois, il pouvait très bien être découvert à nouveau et pour simplement ceci, Jezebel pensait qu’il ou elle devait mourir.

Tout comme France, elle était impatiente de se mettre en mouvement et de faire un peu travailler. Quand ils reprirent la route ils finirent rapidement par repérer un ennemi. Tout comme Fran, Jezebel hoche doucement la tête. Cet homme, espion, éclaireur, quel que soit le nom qu’on lui donnait dans le moment présent n’était que la cerise sur le gâteau. Le problème était, qu’il manquait le plus important, le gâteau en lui-même. À son tour, Jez scrute le terrain à la recherche des ennemis, mais étrangement son regard ne trouve rien. Les herbes hautes pouvaient se révéler être une très bonne cachette, toutefois il y avait autre chose. L’ennemi avait-il pris la peine de préparer le terrain en les attendant ? Leur prisonnier avait-il parlé de leur technique ? Elle grommelle intérieurement, tout ceci sentait la pourriture et ils couraient droits dedans. Cette seule pensée l’énervait, allait-il vraiment sauter dans la gueule du loup ? Est-ce que c’était une quelconque mission suicidée donc elle n’avait pas été mise au courant ? Elle repensait à Hana, jamais son précepteur ne lui aurait fait ceci… Du moins elle l’espérait.

Elle n’a même pas la chance de confirmer sa pensée que l’autre demoiselle aux yeux d’or pointe du doigt l’homme. Le sifflement retentit fortement dans l’air, vibrant un instant avant de laisser quelques secondes de silence. Tout le monde s'était figé sous le son puis comme s’ils n’avaient été qu’un seul et même être, les bandits bondirent, sortant de partout à la fois. S’il croyait avoir encerclé l’ennemi, il s’était trompé et c’était eux qui s’étaient laissé encercler. Les rugissements de guerre résonnèrent dans l’air pendant que Jezebel tirait son épée de son fourreau pour se mettre en garde. Son autre main libre venait attraper le couteau à cran qui dormait et ramenait la lame vers l’intérieur de son bras, lame pointée vers le coude dans une position défensive. Elle laissait un sifflement s’échapper de ses lèvres pincées puis soufflait. ‘’ C’est le moment de montrer de quoi on est capable… Rester proche l’une des autres. ‘’

Au même instant, elle faisait un pas puis deux à l’avant de leur trio pour venir intercepter un kamikaze trop confiant. Même si son visage n’exprimait toujours rien, intérieurement son cœur battait la chamade. Il était vrai qu’elle avait ''souvent" combattu au corps-à-corps, avec son père ou sa mère adoptive. Il y avait également eu les quelques combats au mont Harân, mais combattre des animaux était différent de ces humains. Surtout que ces humains s'y désiraient ardemment lui faire la peau. Son regard froid plongeait dans celui du jeune homme qui perdit un peu de sa confiance. Malgré son manque d’expérience, il y avait quelque chose chez Jezebel qui avait toujours mis les autres mal à l’aise et c’était ce regard tantôt aussi froid d’une tempête hivernal tantôt aussi expression que ceux d’un poisson mort. Au même moment, elle levait l’épée droite pour bloquer le coup de hache qui lui aurait fracassé le crâne. Une seconde de plus et elle serait morte, elle avait été beaucoup trop lente à la détente. Elle ne pouvait pas se permettre de faire des erreurs, par ici et pas maintenant. Elle souffle sous l’effort puis repousse l’homme avant de venir frapper l’air au niveau du visage avec son couteau. L’homme reculait un peu, surprit qu’elle soit une seconde lame et frappe à nouveau. Elle esquive son coup, faisant un pas glissé de côté comme le lui avait montré Hana et se retrouve tout juste à côté de lui.

Pendant qu’il poussait un cri de surprise, elle vient planter la lame de son couteau à cran dans son flan. Elle vise entre les côtes, mais malheureusement elle frappe l’un des os avant de glisser sur ce dernier et se frayer un douloureux chemin entre. La lame de l’acier bien aiguisée se faufile avec un peu de difficulté dans la chair pour venir enfin percer un poumon. L’homme pousse un grognement de douleur, la repoussant en lui donnant un puissant coup de coude au visage et elle recule, le nez ensanglanté. Étrangement, malgré la grimace qui s’affiche un instant sur son visage de marbre, son visage n’exprime rapidement plus rien et son regard s’illumine d’une lueur de survie féroce. Tout en regardant l’homme, elle vient essuyer le sang du revers de sa manche puis se remet en position. Elle sait qu’il ne vivra pas longtemps, pas avec un poumon percé, mais elle n’a pas le temps de s’en occuper que son attention est attirée par le cri de rage féminin. Une grande noire s’élance sur elle, une lueur colérique dans l’œil et équipée de deux couteaux. La noire siffle de rage pendant qu’elle s’élance sur elle lame tendue. Jezebel esquive du mieux qu’elle le peut les premières attaques, mais malheureusement pour elle, elle n’était pas une maitresse dans l’art de l’esquive.

Même si plusieurs d’entre eux ont fait mouche, ceci n’empêche pas que d’autres l’ont effleurés et ont laissés du sang couler. Une éraflure ou même deux n’avait rien de bien grave, cependant si Jezebel continuait simplement à esquiver, elle finirait recouverte de petites blessures de ce genre. Au moins, l’autre avait finit par mourir étouffé dans son propre sang. Cette seule pensée la réconforte un peu, les enseignements d’Hana avaient porté ces fruits. Jezebel réalisait qu’il y avait tellement de rage chez cette femme qu’elle laissait plusieurs opportunités ou même des ouvertures dans sa posture. L’émotion rendait-il aussi fragile la race humaine ? Pourquoi cette femme était-elle autant en colère ? Plusieurs questions de ce genre vinrent taquiner son esprit et dans une manœuvre désespérée, la femme se jetait encore une fois sur elle. Elle est surprises et déstabilisée par cette action, Jezebel et la belle noire roulent au sol et la grande noire la plaque au sol. Elle levait les bras vers le ciel, prête à frapper au cœur même de la blonde, mais il y a un instant de flottement. La noire se fige puis baisse enfin la tête vers son abdomen où Jezebel y a planté ses deux armes. Toutes deux s’observent une fraction de seconde avant que la femme ne pousse un autre cri entrecoupé de sangs. Elle abaisse ces armes dans un dernier espoir. Jezebel à tout juste le temps de se tasser un peu, mais les lames mord une nouvelle fois sa chair, l’une au niveau de son oreille et l’autre de son épaule. Elle grogne sous la douleur, jamais elle n’aurait cru que la morsure de l’acier pouvait faire aussi mal. Le corps de la femme tombe brusquement contre elle et elle ressent contre sa poitrine les derniers battements de cœur de la femme, puis son dernier soupiré se glisse à ses oreilles.

C’est au tour de Jez de soupirer pendant qu’elle repousse le corps sur le côté. Complètement barbouiller de sang, en partie le sien et celui de ses ennemis, elle se redresse en jetant un coup d’œil autour d’elle pour voir l’étendue du combat et prêt à aller donner un coup de main à quelqu’un.



1536 Mots


Note:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t512-jezebel-aberline-spectre#536
Fran Superbia
avatar
♦ Messages ♦ : 219
♦ Inscrit le ♦ : 28/06/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Ven 1 Sep - 16:22

Inventaire:
 
Il siffle, le con! Il siffle, une fois encerclé par ses ennemis, pour appeler ses compatriotes embusqués. Comme quoi, une mission suicide peut en cacher une autre. Venu d'une des Essences confirmées, un trait scintillant, effilé vient ouvrir la gorge du malheureux appât. Un couteau de lancer? Efficace! Alors que le sifflement d'alerte du nomade, dans un gargouillis aussi humide qu'écoeurant, meurt, comme pour accompagner de vie à trépas l'homme qui l'émet, France se rappelle qu'elle n'a pas vraiment le loisir de s'extasier. Soudain, les Spectres sont encerclés. Super, des nouveaux jouets! Jez' rappelle aux deux jeunes femmes -deux? Ah, oui, la bleutée est à côté de Fran- qu'il est temps de faire couler l'or rouge... Pour seule réponse, la blonde obtient un sourire carnassier logé confortablement sur les lèvres pâles de la rousse, et une attaque à la hache, servie accompagnée de son cri de guerre. Classique, prévisible, et puissant.

Pendant que la simulacre aux yeux bleus vend chèrement sa peau, celle aux prunelles vertes ne perd pas son temps. Assaillie par deux opposants, France évite l'épée du premier, et passe le fil de la sienne derrière le genou du pauvre guerrier. A genoux et poussant un cri mêlé de douleur, de rage et de panique, il n'a pas le temps d'espérer survivre que la rouquine lui taille un sourire sur la pomme d'Adam. Malheureusement pour France, elle n'a aucune chance d'éviter complètement la lame recourbée de son camarade. D'un bond en arrière pressé, elle réussit à réduire les dégâts. Un long trait rouge apparaît en travers de sa chemise, au beau milieu de la poitrine. Le trait devient tâche, assombrit la chemise de la belle, dessine des larmes carmin qui s'en vont mourir contre le baudrier de son arme. Chacune des respirations rapides et contrôlées de la rousse font un mal de chien. La plaie n'est pas profonde, elle le sait. Ou elle l'espère, en tous cas, sans quoi elle ne restera pas debout longtemps. Justement, voilà monsieur cimeterre qui revient à la charge.

France resserre la poigne de son épée, et repart à la charge, chassant la douleur d'un cri de rage grisant. Le sang achève de faire coller à sa peau son vêtement souillé, chaque foulée semble prendre plaisir à rouvrir un tout petit peu l'entaille qu'elle a au buste, les sons de métaux qui s'entrechoquent, de hurlements qui s'éteignent, de vies qui se mesurent à la ferveur de leurs détenteurs et détentrices, tous les stimuli environnant réveillent les sens de Fran, quel pied! Il n'y a plus que cet instant, le combat, la lutte pour survivre, la moindre erreur est douloureuse et fatale, se battre sans réfléchir une condamnation. Malgré que tout son corps lui crie d'arrêter, de tourner les talons et de fuir en de grandes enjambées graciles, la rousse fond vers son ennemi. Elle détourne une botte de côté avec le plat de sa lame, se décale pour voir devant elle le flanc offert, charnu et juteux de son adversaire. La lame droite y taille une plaie profonde, incapacitante mais pas mortelle. Alors que le nomade souffre du contrecoup de cette attaque, Fran évite tant bien que mal un coup d'estoc issu d'une rapière rouillée. Sa propriétaire, brune, fine, ressemble à une danseuse. Elle est jeune, très jeune. Trop pour être ici, dans un coupe-gorge, la lame à la main. Oui, la fillette est bien mieux ainsi, l'épée de Fran dans la poitrine, juste entre les côtes. Les enfants sur un champ de bataille, ça fait désordre. Autant l'éliminer rapidement!
France tombe avec la fillette, le genou enfoncé dans son estomac, l'épée décorant son juvénile poumon gauche de deux nouveaux orifices. Puis, elle retire son arme du corps agonisant de la jeune danseuse, se retourne juste à temps pour parer un nouvel assaut de super-cimeterre. Cette attaque lui fait perdre son épée. Merde. Le temps semble ralentir. La rouquine dégaine son stylet, aussi vite qu'elle le peut. Mais c'est trop tard, le coup est déjà armé, la lame courbe prête à s'abattre sur elle, la défigurer. Quoiqu'une méchante balafre au visage sera le cadet de ses soucis quand le cimeterre quittera son crâne en emportant un bout de sa cervelle. Et soudain, une pointe blanche, issue tout droit de la justice divine, vient faire écho à la couleur crème des dents de son assaillant, se pose sans protestation possible comme une nouvelle langue pour le pauvre homme. Le sang gicle, le hurlement de rage du nomade blessé se transforme en gargouillis d'une quelconque diva de bas étage, et la vie de France ne quitte pas son corps. Jamais elle n'aura été aussi contente de voir quelqu'un tuer sauvagement une autre personne devant elle.

"-Merci, je me voyais déjà coupée en deux!" Sans attendre de réponse, la simulacre ramasse son épée et s'apprête à repartir dans la mêlée, qui est maintenant un amas confus de cris, d'ordres et d'hémoglobine. Au milieu des arabesques sanglants et des cris d'animaux énervés, cependant, perce une voix "-Gardez-en un vivant! JE VEUX UN PRISONNIER" Intéressant! Fran pourra peut-être enfin assister aux interrogatoires des Spectres...

850 mots environ

HRP: Vous pouvez dire que l'une ou l'autre sauve Fran d'une mort certaine si vous voulez, ya pas de souchi! Et je le veux vraiment ce prisonnier, je m'amuse bien trop pour que ça se finisse maintenant >:D
Edit: J'ai aéré un peu mon pavé, quand même!
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t404-france-superbia
Carmen Neutram
avatar
♦ Messages ♦ : 56
♦ Inscrit le ♦ : 16/07/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Dim 3 Sep - 18:42

♦ ► ♦




En quelques secondes la situation tendue et silencieuse se changea en une débandade meurtrière. Plusieurs individus avaient surgit depuis les herbes et les arbres. Cinq par ici, deux par là, et on pouvait apercevoir un autre groupe descendre la voie de l'autre côté de la clairière. Ils fallait qu'il réagissent ou il serait pris au piège dans la cuvette. Faire face à une ou deux personne était quelque chose que Carmen pouvait tourner à son avantage. Généralement ils se laissent convaincre ou lui laisse le bénéfice du doute, mais tout un groupe armé préparé à l'embuscade ? Impossible.
Les cris de charge donnaient du courage à leurs assaillants, la jeune spectre se baissa instinctivement comme pour éviter de quelconque jets de pierre, voire de flèches. Ses yeux jaunes courraient dans tous les sens à la recherche d'une direction favorable, analysant le terrain en un rapide tour malheureusement pas suffisant pour tirer d'évidentes conclusions. La seule qui s'avérait correcte était qu'il fallait rejoindre un niveau plus haut dans la forêt.

Le bruit du fer qui s'entrechoque rappela Carmen à l'ordre. Sur sa gauche, la combattante aux cheveux blonds avait déjà arrêté un coup, la hache arrêté à quelques centimètres de sa boîte crânienne. Par réflexe Carmen fit un écart et leva les yeux vers les autres membres du groupe. Tous étaient aux prises avec les assaillants, il fallait reconnaître que les spectres savaient réagir vite, mais les bandits étaient plus nombreux. La couleuvre n'était pas faite pour ramper au milieu du champ de bataille, si l'on pouvait appeler le chaos ambiant d'une telle manière. Elle se souvenait de son enfance et de l'explosion meurtrière qu'elle et son père avaient engendré, l'odeur du sang était masqué et on ne voyait pas vraiment les cadavres, du moins ils ressemblaient à de petits haricots grisés par les décombres. Ici les choses étaient différentes, le bruit de la chair qui se romps était tout aussi audible que les les respirations haletantes désireuses de tuer. La mort n'était pas quelque chose d'incompréhensible, en revanche le désir de tuer relevait du mystère pour la simulacre bleue. En effet, bien que certaines personnes pouvaient être particulièrement désagréables, il suffisait de trouver ce qui les motive puis les rediriger, cela marchait le plus souvent. C'est justement ce que voulait prouver son instructeur aujourd'hui, les belles paroles autant que les venimeuses ne peuvent pas toujours gagner face à la force brute. Une juste mesure garantissait la domination, quoique pas nécessairement la victoire.
Les interprétations sont larges et le temps manque à toute personne ici pour y penser. Un flèche avait frôlé le visage de la spectre azurée aussi, dans un coup de sang, elle sauta à la manière d'un chat sur le côté, sa tête se tournant en direction de la personne ayant tiré. Il s'agissait d'un homme à l'épaulière de cuir, il n'en était visiblement pas à sa première flèche.

Des cris de femme retinrent son attention, elle vit la grande blonde aux prises avec une femme visiblement enragée. Elle manquait de discipline et agissait plus par fureur que discernement, cela lui fut fatal. La jeune femme aux yeux glacés repoussa son corps inerte au sol avant de se relever. De l'autre côté la jeune fille rousse avait déjà prit part à un double combat, visiblement dans son élément. Carmen lança un regard à la spectre fraîchement ressortie de cette attaque de la suivre sur le bas côtés. Parmi les sillons se trouvait de quoi contourner les corps afin de se regrouper avec les autres, sa main s'était levée joignant l'index au majeur pour en donner un bref à-coup dans les airs en direction de là où se dirigeait maintenant Carmen. Quelques corps jonchait déjà le sol, Carmen ne savait pas combien il restait de spectre mais il fallait sonner le retrait avant qu'il n'en reste pas assez pour la suite des événements. Dans les cris ambiants Carmen tenta d'avertir leur plus proche compagnons :

- Il faut remonter, ne restez pas là !

Un coup de pieds vînt s'échouer avec lourdeur sur les côtes de Carmen, la faisant brutalement choir au sol. Ses yeux se relevèrent sur un homme barbu de grande stature, visiblement décidé à faire en sorte qu'elle ne se relève pas. Le choc avait coupé son souffle et son corps commença à paniquer pour retrouver l'air qu'il ne semblait pas retrouver de suite. L'azurée rampa sur le côté pour éviter un coup de masse qui avait visé sa tête. Le souffle enfin revenu elle se releva avec peine la douleur encore lancinante sur ses côtes. L'un des membre du groupe avait répondu à l'appelle et assomma l'homme avec le pommeau de son arme avant qu'il ne fracasse le crâne de notre amie. Il lui tendit une main pressée qu'elle prit fébrilement. Une fois relevée il prit les devant afin de rejoindre leur chef lui même occupé à fendre l'air et les foies.
Carmen devait le rejoindre aussi mais elle ne disposait d'aucun moyens de défense, en désespoir de cause elle détacha sa ceinture pour s'en servir de faible rempart contre un futur assaillant. Elle avait enroulé autour de ses mains les deux extrémités ne laissant qu'un espace tendu entre ses deux poings. A vrai dire Carmen cherchait encore comment s'en sortir vivante.

Le sang coulait pendant que le bruit des étouffements suite aux chocs participaient à l'écho ambiant, il y avait quelque chose d'incohérent. Il s'agissait certes de nomades voleurs mais, des enfants, des femmes et des hommes à un niveau de discipline inégal, c'est louche dans une embuscade.
Quoi qu'il en soit, si cette embuscade avait été préparée à l'improviste elle venait d'une personne brillante. Et une telle personne était aussi le cœur de motivation de ses troupes, si on l'abattait lui les combats prendraient vite fin. Si ce n'était pas l'homme qui siffle, il devait s'agir d'un autre, mais lequel.
L'identifier dans le feu de l'action était difficile, surtout lorsqu'une autre flèche vient sévèrement vous érafler de l'omoplate droite jusqu'aux côtes sur la gauche. Le dos de Carmen se cambra et elle étouffa un cri de douleur tant cette dernière était sourde. Cela aurait pu être bien plus grave mais il fallait qu'elle courre à présent. La couleuvre n'avait pas prit le temps de voir où s'était positionné le tireur qu'elle s'était mise à faire de grandes enjambées. Elle fuyait vers la direction que la majorité commençaient maintenant à suivre. Un choc fit chanceler vers l'avant l'épaule droite de la jeune spectre en pleine course mais elle ne s'en préoccupa pas tant son stress lui prenait tout ce qu'elle avait comme concentration pour courir. Une douleur sourde s'y était installée mais un autre problème avait surgit, en face d'elle la jeune fille rousse, plus jeune membre de leur groupe était dans une situation délicate.

Un homme armé d'une lame courbe s'apprêtait à planter son instrument dans le crâne de sa comparse. Carmen du agir dans l'urgence, son poing gauche s'était dé-serré pour laisser pendre la boucle de fer blanc qui ne resta pas longtemps en l'état. La boucle, en forme de triangle acéré, était venu se loger dans les dents de l'assaillant. Geste qui fut suffisamment déstabilisant pour faire manquer sa cible à l'ennemi tout autant que sa tête et ses épaules basculèrent sur le côté, la bouche en sang. Il ne fit pas de vieux os, alors qu'une tierce personne était venue finir le travail, laissant un corps à présent sans vie sur le côté.

Dans l'élan, Carmen avait trébuché vers l'avant, c'est en se relevant que la douleur dans son épaule prit une plus grande intensité. Son regard se tourna vers la droite et elle s'aperçut avec stupeur qu'une flèche était plantée dans son omoplate.Son bras droit tremblait et elle n'osait à présent plus le bouger, sa main gauche tenta fébrilement de se saisir de la flèche mais le courage lui manqua.
Son regard se reporta sur la personne qui venait de réchapper à un avenir funeste, sous le choc Carmen ne pu répondre à ses remerciements qu'un regard absent visiblement inquiet. La voix de leur chef la ramena à l'ordre.

Il leur fallait un otage, c'était bien le moment. Le cadavre à leurs côtés ne servait plus à rien, mais la spectre azurée avait une autre idée en tête, il fallait simplement identifier leur leader. L'abattre était la meilleure solution, mais en faire un prisonnier pourrait s'avérer beaucoup plus rentable. Comment se saisir d'une telle personne en sous nombre, là était la véritable questions. Pour l'instant il fallait qu'ils rejoignent les « hauteurs » afin de garder un avantage tactique vu leur défaut de nombre. Une grimace de douleur s'échouait sur les lèvres de la jeune spectre alors qu'elle reprit la parole en direction de ses partenaires de fortune.

- Il nous faut leur chef, mais on peut tenter de les feinter. … Il s'agit de familles, pas de guerriers. On peut leur faire peur.

La couleuvre avait de la suite dans les idées, mais n'avait ni le temps ni la force de s'expliquer davantage. Il fallait rejoindre leur chef qui avait déjà atteint les deux-cent mètres de distance. Les renforts nomades commenceraient à arriver dans une dizaine de minutes, on pouvait déjà les apercevoir se masser au loin.


1539
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t450-carmen-neutram-termine#4497
Jezebel Aberline
avatar
♦ Messages ♦ : 224
♦ Inscrit le ♦ : 09/08/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Jeu 7 Sep - 20:21

Jezebel
Fran
Carmen
Un monde qui bascule.

Inventaire
Armes : Épée droite et Couteau à Cran

Tout allait beaucoup trop vite. Les cris du combat bourdonnaient aux oreilles de la blonde. L’odeur de la sueur mélangée à celle du sang enivrait les sens de du spectre au point qu’elle avait la crainte de perdre la tête. Son regard électrique se posait sur les visages qui couraient dans la plaine. Beaucoup d’entre eux étaient déformés par la colère et la rage ou encore des traits plus malicieux qui partageaient le plaisir où ils en tiraient et ils n’étaient pas les seuls. Le cœur de la blonde battait la chamade pendant que son cerveau roulait à vive allure. L’observation faisait partie de l’une de ses forces et il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser que si les spectres restaient sur cette pente, ils allaient tous glisser vers les abysses. Jezebel laissait échapper un soupir en esquivant facilement le coup d’une épée droite. Le gamin qui se présentait devant elle, était beaucoup trop jeune pour se trouver ici, il devait frôlent les neuf ans. Les traits de son visage juvénile contrastaient autant que la gamine qui s’était attaquée à la rouquine. Jezebel ne comprenait pas très bien pourquoi envoyer des ‘’soldats'' aussi jeunes dans cette embuscade. À moins que le but de la manœuvre ait été d’amadouer l’ennemi. Avec sa dague, elle bloquait le coup maladroit de l’enfant qui donnait tout ce qu’il avait. La lame était trop longue et trop lourde pour lui. Il devait la tenir à deux mains pour bien l’utiliser et pourtant ce genre d’épée s’utilisait à une main. La situation faisait pitié. Pendant qu’elle posait ses yeux vides d’émotion dans ceux du gamin, elle peut lire facilement la peur, mais également une détermination à la tuer.


Sans plus attendre, elle faisait un pas vers lui, attaquant le gamin sans plus de cérémonie. La lame d’acier vient facilement se planter dans la chair de l’épaule du gamin qui –visiblement- n’avait pas été préparé à une attaque aussi rapide. Son petit cri juvénile vient résonner dans les oreilles de la blonde pendant qu’il échappe maladroitement son arme au sol en se jetant vers l’arrière. Fébrilement, il porte une main à son épaule et elle le voit fondre sous le sang chaud qui découle de la plaie. Graduellement, elle voit l’horreur montrer au visage du gamin pendant que la voix du chef s’élevait pour déclarer qu’il voulait un prisonnier. Jezebel n’attendait pas d’entendre le cri aigu du gamin pour venir abattre son poing fermé sur la mâchoire du gamin et le jeter dans l’inconscience. Parfois, les enfants avaient tendance à voir et entendre des choses qu’ils ne devaient pas. Mais comme l’une de ses compagnes, son cerveau se mit rapidement à mijoter sur l’envergure de l’embuscade. La moitié des gens qui étaient ici étaient des gens inexpérimentés et elle ne soulignait même pas le jeune âge de certain. Et pourtant, ils se débrouillaient assez bien pour les contrer… Une idée folle vient taquiner son esprit pendant quelques secondes et si le prisonnier n’en était pas réellement un.

Les gens avaient rapidement réagi à leur présence et savaient bizarrement comment réagir face à leur groupe. Est-ce que c’était une simple coïncidence ? Étrangement, Jezebel doutait de cette option. Tout en se penchant sur son futur fardeau, elle arrachait l'un des manches du gamin pour en faire un pansement rudimentaire autour de l’épaule ou elle l’avait blessé. Elle attrapait le poids plume de l’enfant et le jetait sur son épaule. C’est à ce moment-là qu’elle croise le regard jaune de la bleue. Elle levait les yeux vers la position qu’elle pointait pour remarquer l’archer qui –justement- là visait. Elle eut tout juste le temps de laisser échapper un avertissement que la flèche quittait son arc en direction de la grande femme. Cette dernière évitait la première flèche et Jezebel tournait la tête vers la rouquine pour la voire prise dans un double duel. La blonde ne prit pas une seconde de plus pour réfléchir pour s’élancer vers la gamine avec son fardeau sur l’épaule. Cependant, sa route était rapidement coupée par un homme à l'allure élancée. Pendant une fraction de seconde, un rictus déformait les lèvres de blonde pendant qu’elle évitait de justesse la lame. Ladite lame sifflait à l’oreille de du spectre avant de revenir à la charge. Elle pliait brusquement les genoux et elle sent l’acier passer proche de sa tête. Elle en profitait pour faire des trois cent soixante sur elle-même et de ‘’lancer’’ son poids mort –l’enfant inconscient- sur l’homme qui le mange de plein fouet.

Son ennemi grogne en attrapant le gamin et est déstabilisé un instant. Ce temps est suffisant pour que Jezebel se lance contre eux et vienne planter sa lame dans le corps de l’homme en frôlant le corps du gamin. Le temps semble se figer pendant que l’homme réalise son erreur et que la vie ne quitte pas son regard. Il avait perdu la sienne en voulant ‘’sauver’’ le gamin. Elle reprenait son fardeau pour voir les deux autres simulacres ensemble et se dépêche d’aller les rejoindre. C’est arrivé près d’elles que Jezebel remarque la flèche qui était plantée dans son épaule. Silencieuse, elle dépose sans cérémonie son otage au sol et pendant que la bleue s’exprime sur ses pensées, Jezebel se glisse dans son dos. ‘’ Tu permets…’’ Souffle-t-elle en posant la main de chaque côté de la flèche. Elle attrapait la tige de bois et sans attendre de réelle réponse, elle venait la casser pour ne laisser qu’un bout de bois dépasser. Elle était loin d’être un médecin, mais Hana lui avait déjà expliqué ce qu’il fallait faire. Bon, elle se souvenait vaguement de l’explication, mais une chose était sure, il ne fallait surtout pas laisser une brise aussi longue, c’était plus encombrant qu’autre chose.

Pendant qu’elle jetait la tige de bois au sol, elle se penche sur le gamin toujours inconscient qui avait le nez cassé dû à son coup de poing. ‘’ J’allais justement dire la même chose. Il y a beaucoup moins de guerriers qu’on pourrait croire. Le gamin est toujours en vie, je me suis dit que ça pourrait être utile, mais il faut rapidement agir. Dans se mêler, c’est assez difficile de voir qui est le chef et surtout, est-ce qu’il est vraiment ici ? Et… Il n’y a pas que ceci… Tout ça c’est étrange, ils sont inexpérimentés au combat, mais ils semblent connaitre nos techniques… Et si… Le prisonnier n’était pas si prisonnier que ceci . ‘’ Terminait-elle doucement en regardant les deux femmes à tour de rôle.


1087 Mots


Note:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t512-jezebel-aberline-spectre#536
Fran Superbia
avatar
♦ Messages ♦ : 219
♦ Inscrit le ♦ : 28/06/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Ven 22 Sep - 12:26

Inventaire:
 

France aime le combat, je crois l'avoir déjà dit mainte fois. Même si la taillade qui lui traverse le buste est douloureuse, même si, elle a fini par s'en apercevoir, les Spectres massacrent des nomades apeurés voulant juste défendre leurs foyers, et même s'ils se contentent de lancer un grand nombre d'hommes, de femmes et même d'enfants, tant qu'ils sont valides, pour mener les rouges à l'épuisement... Cette lutte acharnée, le savoir instinctif que toute capitulation mène à une mort brutale... Par tous les Dieux, soient-ils réels ou fictifs, de l'ancien Monde ou du Nouveau, de Spectre ou de l'Akaheish, France Agathe Superbia ne vit que pour cette sensation! Une parade d'un côté, une botte horizontale de l'autre, une esquive, la belle se faufile, saute, vise les tendons et les endroits où les artères saillent. Frannie, comme à son habitude, ne frappe jamais, JAMAIS pour incapaciter. C'est une tueuse, elle l'a toujours été, l'est, et le sera jusqu'à trouver plus fort qu'elle, ou mourir dans son lit.
Au milieu du fracas indistinct formé par les cris, le fer qui s'entrechoque et le sang qui jaillit, une voix rappelle à la belle qu'ils sont dans une sacrée situation de merde. Aidée par un autre Spectre, elle met fin à la vie d'un goliath en lui tranchant d'abord les ligaments du genou droit, puis la gorge. Adressant un sourire à son compère, France en profite pour lever les yeux. Son teint, déjà pâle, blanchit encore un peu plus. Malgré le sourire psychotique qui déforme les lèvres de la rouquine depuis quelques temps déjà, la vue de dizaines de nomades et d'archer aparaissant à l'horizon réveille chez France son instinct de survie. Il faut non seulement se barrer d'ici, mais le faire en un seul morceau, et avec tout son sang dans son corps. Ca fait beaucoup, beaucoup trop de conditions pour rester en vie. Saleté de corps humain faible et fragile!
Les Spectres partirent donc en quête d'un terrain plus sympathique pour vivre, sous une pluie de flèches n'ayant pas tant pour but d'être précise, mais de réduire leur nombre. France n'a jamais été très bouclier, mais qu'est-ce qu'elle donnerait pour en avoir un, là tout de suite! Sa blessure et la fatigue commencent à faire effet. La rousse sent ses jambes plus lourdes, et sa concentration devient de plus en plus difficile... Un peu de travail en endurance à faire, il semble!

Suivant les recommandations de la jeune femme bleutée, France pressa le pas pour monter la pente. Elle rejoint ainsi Carmen et Jez', qui tient sous le bras un... Ah, un gamin! "-Eh bien, je ne te devinais pas un instinct maternel..." La pique est sûrement de mauvais goût, mais la rousse ne peut pas s'en empêcher. A vrai dire, voir un enfant se faire trimballer au milieu d'un champ de bataille, ça a quelque chose d'incongru qui l'amuse. Cette boutade hors de son esprit, France poursuivit la réflexion de ses comparses.

"-Clairement, ils connaissent nos techniques de pistage et notre façon d'attaquer... Le type qui a donné l'alerte ne s'est même pas caché ou défendu, il était là pour lancer l'assaut et mourir... soudain, Fran repense à la remarque de la simulacre bleutée... Des villageois? Ils n'auraient sûrement pas les méthodes pour faire prisonnier un Spectre entraîné, ou même pour le torturer...-Ok, admettons qu'on a affaire à un traître. Qu'est-ce que les nomades gagnent à le croire, et surtout à l'aider? Ils savent que l'option diplomatique est toujours possible... Et Ils devraient aussi savoir qu'on ira pas massacrer tout un convoi juste parce qu'un infiltré a pas su garder sa bouche fermée..."

La rouquine pousse un soupir frustré. Les deux simulacres ont sûrement raison, une trahison semble bien plus probable qu'un emprisonnement. Non seulement le mystère s'épaissit, mais la mission est loin d'être finie.

"-Bon, il faut le dire au chef du groupe dans tous les cas, et peut-être que l'enfant pourra nous expliquer pourquoi on se fait botter le derrière par des fermiers et des chasseurs inexpérimentés."

Bientôt, les trois simulacres et leur juvénile prisonnier rejoignent le chef du groupe d'intervention. Prenant toujours un peu plus de hauteur, le groupe réussit à se mettre hors de portée des archers ennemis, et les nomades sanguinolents restés au fond de la vallée ne semblent pas décidés à les poursuivre jusqu'à la mort. Ils veulent se regrouper avant de monter tous nous massacrer, quelle décilate attention!
Les trois jeunes femmes expliquent rapidement leurs intentions envers le "prisonnier" au chef de groupe, qui, faute de mieux, accepte d'interroger un enfant.
"-Bon. On a bien dix-quinze minutes avant qu'ils se regroupent et nous sautent sur le derrière, et ils sont placés de sorte à couper notre retraite. France s'accroupit devant l'enfant encore tenu par Jezebel, et lui pince l'oreille sans plus de cérémonie. L'enfant pousse un cri aigu et court, qu'il tente en vain de retenir au fond de sa gorge.-Oh! Tu es réveillé? Parfait. Dis-moi, pourquoi nous avoir tendu un piège comme ça? On a jamais eu l'intention de vous attaquer..."

Quoi, personne n'a jamais menti à un enfant? C'est pourtant tellement, teeellement efficace!

910 mots environ
HRP: Je vous laisse voir ce que nous révèle le gamin! Après, s'il est possible de les nomades n'aient pas la connaissance de Spectre, genre qu'ils nous prennent juste pour des pillards très organisés, comme ça on doit pas tous se les faire...
A vous de voir! Kaos 19
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t404-france-superbia
Carmen Neutram
avatar
♦ Messages ♦ : 56
♦ Inscrit le ♦ : 16/07/2017




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram] Mar 17 Oct - 11:00

♦️♦️




A peine avait elle retrouvé ses esprits que Carmen ressenti très vite le besoin d'exprimer son mécontentement autant que sa douleur par une respiration muette et étouffée. Une très vive douleur s'était déclarée dans son omoplate, due à la sollicitude de l'une de ses camarades. La tige avait été brisée ne laissant que la pointe fichée à travers sa chemise. L'avantage était qu'à présent seul le sang faisait coller ses vêtement contre sa blessure. Une fois le plus intense de la douleur passée, Carmen lança un rictus mêlé de ressentiments et de remerciements. Elle savait pertinemment que l'avertir aurait été une perte de temps et aurait certainement accentué la douleur par anticipation, malgré tout son ego obstruait tout raisonnement clair à ce sujet. La jeune spectre opta toutefois pour un léger hochement de tête alors que sa main gauche, à tâtons, s'approchait fébrilement de la blessure sans vouloir la couvrir. Un pli de douleur et de concentration était venu se loger définitivement entre ses sourcils pour le reste des événements.

La suggestion de la simulacre Aberline faisait sens, qu'il s'agisse d'un leurre ou d'une trahison, les coïncidences étaient trop nombreuses pour être honnêtes. L'enfant inconscient que leur comparse avait neutralisé pouvait se révéler un avantage dans ce qui allait suivre, malheureusement, étant donné la situation, il faudrait un bon coup de bluff pour que le chantage fonctionne.
Plus on est jeune plus on a l'esprit vif dit-on, c'est peut être la raison pour laquelle leur plus jeune partenaire prit les devants sans se démotiver. Un gamin rejoint leur étrange rang ? Ainsi soit il. Carmen emboîta son pas toujours animée par ses rictus de douleur, cette dernière devenait supportable mais toujours présente. Le plus gros de leurs forces commençaient à remonter, l'avantage d'être entraîné est que peu étaient tombés au combat, en revanche on comptait beaucoup de blessés. Etre attaqués en surnombre et par surprise ne laisse pas indemne. Les deux groupes semblaient se retirer laissant entre eux un No man's land qui seraient bientôt brisé par une autre bataille si l'on ne trouvait pas de solutions adéquates.

Leur chef comptait ses rescapés, il semblait inquiet. La solution la plus probable était de sonner la retraite tant qu'il en était encore temps, mais personne n'était dupe tout le monde savait qu'ils ne pouvaient pas rentrer à l'alcôve en laissant un traître divulguer on ne sait quelle information au sujet de Spectre. Qui plus est, le groupe de nomades s'étaient placés en demi lune, faisant partiellement obstacle à leur chemin de retour. Il devenait de plus en plus évident que leur chef était un traître. Son regard se durcit quand il vit le visage de nos trois compagnons, défaits, agacé ou voire excité. La couleuvre azurée préféra rester en retrait avec les autres afin de ne pas avoir à soutenir le regard accusateur de son supérieur. Elle s'imaginait plus de reproche qu'il ne voulait réellement lui en donner, à son humble avis la pauvresse avait eut une leçon bien plus sévère qu'il ne l'aurait cru. Une estafette lui fit le bilan de la situation tandis que la jeune rousse lui amena « l'otage ». Après un traitement digne d'une intimidation sommaire, l'enfant délia sa langue :

- S'il vous plaît me tuez pas ! C'est le tatoué qui nous a dit que vous aviez des gemmes et des provisions dans votre cachette !»

Hormis la mention d'un tatoué, les informations du gamin n'avaient pas de valeur. Par déduction on pouvait comprendre que « le tatoué » était sûrement un Iscariote en devenir et que ledit ornement devait se trouver sur une partie visible du corps. Soit le visage, soit les bras étant donné les équipements repérés et connus des Spectres. Carmen haussa un sourcil à cette idée, elle n'avait pas eut le temps d'apercevoir quelqu'un remplissant de telles conditions, celui qui avait lancé l'alerte n'y correspondait pas non plus. Il devait se cacher dans les renforts qu'elle avait aperçu auparavant. La couleuvre s'avança légèrement pour en faire mention :

- Du coup, se servir de l'enfant comme monnaie d'échange ne servira pas à gr... »

Carmen fut interrompue par la main du précepteur et chef des opérations qui était venue appuyer sur l'épaule blessée. Il la força autant à s'asseoir qu'à se taire. S'adressant maintenant à l'enfant, leur supérieur continua l'interrogatoire :

- Notre cachette est vide, votre chef vous a menti, on pensait que c'était vous les pillards. »

Frustrée, Carmen du se résoudre au silence. Son précepteur avait été plus malin, il donnait de la cohérence aux propos de la jeune spectre rousse, tout en convaincant le jeune otage que leur groupe constituait les seuls habitants du mont. Se faire passer pour le clan nomade des monts leur offrait autant de couverture que de points communs sur lesquels négocier. Il fallait juste semer le doute dans les esprits, et qui mieux qu'un enfant pour le faire ?
Le problème allait être de parvenir à un pourparler. Relâcher l'enfant est une solution, peut être alors ils enverront un négociateur, ou bien peut être que le traître saura les monter contre eux une fois de plus. En tous cas, il était clair qu'il ne leur avait pas tout dit, c'était un traître prudent.


HRP : Navrée pour le temps que j'ai mit, beaucoup de choses se sont produites entre temps ! ^^'
872
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t450-carmen-neutram-termine#4497
Contenu sponsorisé




Message(#) Sujet: Re: Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram]

Revenir en haut Aller en bas
 
Mission - Un monde qui bascule [Fran Superbia & Carmen Neutram]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dysnomie :: Eden :: Les Steppes d'Elysium-
Sauter vers: