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 ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦

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Nasträlya
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Message(#) Sujet: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Sam 2 Sep - 9:02




Un nouveau départ


Aursïnn leva son verre au peuple de la forêt, aux accords qu’ils avaient passés ensemble afin de protéger leur civilisation, à leur future entente, à leurs futurs projets. Rilver se tenait à ses côtés, choisis par Ohibaan pour sa succession, il représentait aujourd’hui tous les Fils et les Filles. Il regardait ses enfants avec bienveillance, ces guerriers qui avaient survécu au cataclysme et à la guerre, ces enfants orphelins de leurs parents biologiques, ces mères qui savaient leur bambin en osmose avec l’Équilibre… Il avait devant lui un peuple qui s’était relevé de la destruction d’une bonne partie d’entre eux. Un mois avait suffi pour construire un nouveau départ, aidé des Maïnes et des Huilines, ils avaient bâtis un endroit qui continuerait de prospérer même après sa mort. Une alliance qui pouvait rivaliser avec n’importe qu’elle civilisation, avec Tadryon. Si le Tsunamie avait ravagé la côte, elle avait aussi permis de trouver un endroit merveilleux qui pouvait tous les accueillir et qui, surement, les avait attendus.  « Je lève mon verre à ce peuple rescapé des eaux, à cette civilisation forte de leur affinité envers la faune et la flore. » Elle porta le regard sur les Fils d’Ohibaan. « Vous êtes les bienvenus au sein du Bassin Sinaën et au sein de la Fédération de Jade. Que notre alliance perdure et que jamais elle ne se brise. » Elle fut acclamée et les mets apportés purent être entamés.

La place était emplie de couleur et de cette Lumière Verte éclatantes. Les Maïnes s’étaient habillés pour l’occasion, les paupières peintes en or, les cils décorés de plumes ou encore des fleurs entrelacées dans les cheveux, tandis que les Huilines étaient restés avec leurs habits de Marrin, fait de cuir sombre, de cuivre et de métal. Les Fils d’Ohibaan étaient quant à eux peu nombreux, les moins nombreux et habillé des armures de leur peuple. Ils avaient fait une avancée spectaculaire en très peu de temps, certain avaient encore du mal à accepter que leur civilisation puisse accepter le métal et la technologie, même si non nocive pour leur environnement. Il fallait cependant avancer, apprendre à se prémunir de cette technologie bleue qui avait bien failli les décimer et qui, surement, n’hésiteront pas à chasser les derniers de leur espèce s’ils ne les dépassaient pas.

La main d’Ariny se posa sur l’épaule d’Ohibaan. « Félicitation pour ton Ascension. » Il souffla, se tournant vers elle. « Pourquoi n’es-tu pas heureux ? » « Il est parti, Ariny. On ne sait même pas s’il a réellement rejoint l’Équilibre, mais nous célébrons tout de même son Shemtri… Un Shemtri peut être égaré ou encore inexistant. Il m’a choisi via son Dernier Devoir, il a bafoué nos croyances en fuyant. » Il se tourna vers le peuple, et elle se posta près de lui.  « C’est certes une Ascension très spéciale, mais je ne pense pas qu’il est réellement fui. Il l’a écrit lui-même, il pense avoir mené notre civilisation à sa perte et souhaites s’isoler afin que l’Insoumise l’emporte… moi je crois que la perte de certains d’entre nous était le prix à payer pour trouver cet endroit. C’est la Nature qui a décidé, il n’y est pour rien. » Un long silence s’installa, jusqu’à ce qu’Ohibaan prenne la parole. « Tu crois qu’il est allé au Désert Pourpre ? » « Je pense. » Murmura-t-elle, attristée de savoir que jamais son Shemtri ne rejoindra le Champ du Repos. « Oublie-le. Il n’est plus Ohibaan, il fera bientôt partie d’un Tout, nous devons oublier ce qu’il a été parce qu’il sera toute autre chose dans quelque temps. » Sur ces mots, elle s’avança dans la foule, disparaissant petit à petit de sa vue. Le peuple avait pour la plupart accepté la disparition de l’ancien Ohibaan, accueillant Rilver à bras ouverts, qui mieux qu’un ancien Värsha pouvait protéger ce peuple ? Ohibaan fit mine de sourire aux peuples, il posa sa mains sur la tête des enfants qui jouaient, riait aux plaisanteries de ses guerriers, goutait au mets et aux liqueurs, mais il ressentait en lui un grand vide, comme celui d’un enfant ayant brutalement perdu un être cher, comme celui d’un orphelin qui devait accepter que le peuple était sa famille et non qu’elle reposait que sur un seul être.  

“Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité.”
- Paul Eluard


Déroulement


Bienvenue dans ce Rp Multijoueur d'après Évent'  

Notre peuple subit de grand changement, donc je vais vous expliquer ce qui s'est passé et ce que cela implique:

• Ohibaan est partie quelques jours après que les bateaux du clan Maldäl soit allé cherché les Fils d'Ohibaan afin de les sécurisés au sein du Bassin. Personne ne sait où il est allée mais on dit l'avoir aperçu aux sein de la ville des bannis du Désert Pourpre. Il a laissé son Dernier Devoir où il mettait Rilver comme successeur.
• L'Ascenssion de Rilver se fit rapidement et ne se fit pas dans les règles, en réalité, il fut voté à l'unanimité mais aucune fête ni préparation ne fut faites. Il partie directement se lié aux deux cheffes des deux civilisations et les alliances furent faites pour intégrés la Fédérations de Jade.
• Les trois peuple se sont mis à la construction du village. Le petit nombre de la civilisation permis de le finir rapidement, mais les jardins restent encore sans cultures, même si les boutures sont plantées et les graines sont semées. Ils seront opérationnels après 1 mois IRL.

Maintenant la fête où vous vous trouvez:
• Elle célèbre la construction du village qui est dorénavant terminé et l'entré officiel dans la Fédération de Jade.

La Fédération de Jade, qu'est ce que ça signifie ?
• C'est très simple, la Fédération c'est dire que les trois peuples sont des Fils d'Ohibaan, mais aussi des Maïnes et des Huilines. Même si vous êtes trois peuples distinct avec des cultures différentes, la Fédération permet de faire un seul et unique peuple. D'ailleurs, vous êtes tous liés, si un peuple tombe, vous tomberez avec lui  

Dead Line : 31/10/2017

Gains


• 250 pierres bleue pour la participation

2 messages: Liqueur folle: fiole d'un mélange qui, lors d'une coupure ou après être bu, permet les mêmes symptômes que lorsqu'on est ivre OU 1 pt d'attribut
4 messages: Substance inflammable: mise sur son arme, elle permet d'enflammer des flèches ou une partie de votre arme, il vous suffit simplement de la frotter contre une Pierre Séraphique OU 2 pts d'attributs






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Anaya Luzissa
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Lun 4 Sep - 10:49

La musique résonnait dans mes oreilles, et je savais que c'était le commencement de la grande fête. Voilà que cela faisait plusieurs temps que nous étions à livre ici, dans un nouveau territoire, dans une nouvelle ville. Notre Hameau avait complètement disparu de la surface de la terre avec la montée des eaux et de la guerre contre les Traites. Tout avait disparu, nos maisons, certaines personnes que nous aimions beaucoup, nos armes, nos cultures, de notre vie en gros. Mon visage afficha un sourire triste et mes yeux commencèrent à s'embrumer. Les premières larmes allèrent couler sur mon visage. Je n'avais pas complètement oublié notre première maison, mais je me disais que La Nature nous avait donné une chance pour nous rétablir ailleurs et avec de nouvelles personnes. Alors que la montée des eaux avait fait rage, un bateau venant d'un peuple lointain, nous avait récupérer pour partir de cette zone ravagée par la nature.

Depuis ce moment, beaucoup de choses s'étaient passées et cela m'avait beaucoup plu. Rilver était devenue notre nouveau Ohibaan, notre nouveau protecteur face à cette nouvelle vie que nous avions eu soudainement. Je savais que grâce à elle, nous pourrions survivre à toutes épreuves, à toutes choses même les plus graves. Mais j'avais quand même une pensée pour notre Ancien Ohibaan, qui avait disparu peu de temps après le remorquage de notre peuple. Disparu... Simplement disparu ... Je me repris rapidement, car je ne devais pas être triste, ou déprimée par cette absence si soudaine et incomprise pour ma part. Aujourd'hui était un jour de fête pour tous, nous avions trouvé un nouveau toit avec deux autres tribus. Nous avions travaillé ensemble pour construire une nouvelle ville et savoir vivre ensemble. Nous étions tous différents.

Au début, il était bien compliqué de se faire comprendre, nous n'avions pas la même culture, pas la même technologie et la même façon de se comprendre. C'était bien compliqué, je devais l'avouer mais avec le temps, nous avions pu nous comprendre et travailler main dans la main. J'étais fière de ce que nous étions devenus, mais il restait tellement de choses à réaliser encore. Je souris et je décidais de profiter de la fête. Je pris un verre pour me rafraichir et de manger quelque chose tout en profiter des gens qui dansaient et qui riraient. Puis, je regardais autour de moi pour repérer quelque personne que je connaissais.

De plus, j'essayais des liens avec les deux autres peuples : Les Maïnes et Les Huilines. Les deux peuples étaient différents : l'un aimait beaucoup la Nature et donc la protection de la faune et de la flore et l'autre aimait le métal et l'océan. Ils pouvaient nous apprendre des tas de choses, je devais absolument tout connaitre d'eux. La musique et l'environnement étaient magnifiques et incroyable. Je n'avais rien entendu et vu d'aussi beau. Je souriais et je décidais de rejoindre les danseurs pour m'amuser et profiter de la vie.

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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Ven 8 Sep - 18:06

Heldwige Dvärn

   
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Tes doigts se resserèrent sur ceux de ta soeur. Sa minuscule petite main enfermée dans ta paume te tirait dans la foule sans que tu n’aies ni le courage, ni la raison de t’y opposer. La fillette avançait vite, vive et agile au milieu de ces silhouettes perdues dans leurs pensées, perdues dans leurs pas. Elle savait esquiver les danseurs maladroits, les enfants joueurs et les couples rendus aveugles et indifférents par amour. Sa taille et sa fâcheuse manie de se faufiler partout la rendait experte dans cet art, et te tirer derrière elle ne semblait pas la gêner outre mesure. Pourtant toi, tu n’avais pas la même aisance à te mouvoir. Tu devais faire attention à ne pas desserrer tes doigts sous les bousculades pour ne pas la perdre, tout en encaissant coup de pieds sur coups de coudes. Certains chocs te tirèrent un grognement mauvais, qui très vite, se muèrent en une violente frustration. Ta cécité t’handicapait et cette faiblesse t’énervait toujours plus.
Tu gardais depuis ce jour la rancoeur de cette infâme injustice en toi, incapable de l’exorciser. Chacune de tes paroles était devenue amère, même si le plus souvent, tu étais plongée dans un mutisme sourd, riche de toute la fureur que tu cherchais à dissimuler au fond de toi. Tu en étais venu à détester la terre entière, unie dans la douleur et bienheureuse dans son malheur. Tous ces sylvains dont le choix avait été de venir en aide aux Tadryens méritaient pire sort que toi, et pourtant tu avais été celle suppliciée par la faune pour tes actes. Et tu ne pouvais rien y faire pour changer ça. Refuser leurs soins t’assurerait de perdre la vue et de ce fait, te rendait redevable à ceux là même dont le comportement était injustifiable. Incomprise mais dépendante, tu ne pouvais te résoudre ni à exprimer ce que tu ressentais, ni à t’éloigner pour avoir un certain recul sur les évènements. Les expéditions t’étaient déconseillées du fait de la fragilité de tes yeux et l’inconnu te l’interdisait tout simplement. Sortir seule et à demi aveugle dans un environnement qui t’étais tout à fait étranger était suicidaire, tu le savais. Mais rester cloitrée dans un village que tu ne voyais que derrière un voile te rendait folle. Tu avais la sensation qu’à la moindre embûche, tous les regards se dirigeaient sur toi. Dès lors que ton pied se prenait dans un galet ou une racine, à l’instant où tu percutais un étranger arrivé par l’un de tes trop nombreux angles morts, ou simplement quand tu étais incapable de reconnaître qui te parlait. La sensation d’attirer l’attention, d’être pointée du doigt t’étais insupportable
Les premiers jours à Hlodalana avaient été un véritable enfer. Le bandeau qui recouvrait à ce moment tes deux yeux te plongeait dans une obscurité permanente. Toi qui prenait tant plaisir à observer ton environnement et découvrir la faune avait du vivre avec l’excitation de tout ton entourage face à ces nouvelles merveilles sans jamais pouvoir en profiter par toi-même. Maintenant que l’oeil gauche était en partie rétabli, tu voyais, mais mal. Sensible à la lumière, tu avais aussi de façon irrégulière des étincelles sombres qui parcouraient ta vision, ou l’oeil larmoyant. Cette fête t’assurait encore de nombreuses souffrances tant les détails qui t’apparaissaient étaient nombreux, mais là non plus, tu n’avais pas eu le choix. Celebrián avait insisté pour que tu accompagnes ta cadette, la surveilles.

- Sëater, ralentis !

Ta voix était sèche, peut-être un peu trop. Tu la sentis se raidir et décelais dans son regard une expression peinée. Elle était impatiente de rejoindre la fête, d’y aller avec toi. Elle aurait mieux fait de porter son dévolu sur Denethor. Tu n’étais pas d’humeur joueuse. Tu soupiras, consciente de ton irritabilité, puis la lâcha. Tu serais mieux toute seule, et elle pourrait s’amuser sans avoir à supporter ta colère interminable.

- Tu devrais aller t’amuser avec les autres. Ne fais pas de bêtises.

Elle hésita, puis fit demi-tour. Elle savait qu’il était inutile de discuter avec toi, sous peine de se prendre une douche froide assez rapidement. La fillette prenait plaisir à faire perdre la tête à sa mère, mais il était impossible de faire de même avec toi.
Tu la suivis de l’oeil un instant, avant de te redresser. Tu n’avais pas envie de rester ici, au milieu de ces trois peuples alliés en liesse, mais tu avais fait une promesse. Tu t’éloignas, au moins pour être à l’écart. Cette fête donnée en l’honneur de ce nouveau village était légitime. Vous aviez tout perdu. Plonger vos racines dans une nouvelle terre luxuriante était une belle promesse d’avenir. Mais tu n’arrivais pas à partager leur joie. Tu n’avais pas encore eu l’occasion de véritablement te rendre compte de la valeur de cette offrande.

Tes pas te menèrent en périphérie de la place, où tu posas ton séant sur une roche plate qui devait servir de banc. D’ici, tu avais un bon aperçu de la fête, enfin le meilleur que tu aurais pu avoir, et pouvait aisément surveiller la petite Dvärn rousse. Tout en regardant la silhouette encore trouble que tu lui associais, tu portas à tes lèvres la liqueur que tu avais prise sur l’une des larges tables en t’éloignant. Le goût était agréable, mais tu ne cherchas pas de quoi celle-ci était faite. Tu avais délaissé ta curiosité à des jours meilleurs depuis le jour du cataclysme, de même que ta bonne humeur. Et une nouvelle fois, tu ressassais cet évènement en en regrettant le dénouement. Celui-ci te gâchait une fête à laquelle tu avais pourtant l’habitude de participer. Même si la majorité du temps tu restais à l’écart des sylvains, tu aimais ces soirées martelées par les pas des danseurs et les lueurs chatoyantes des pierres et des flammes. Les chants, les danses, ces mouvements et ces voix tous exécutés, tous prononcés en coeur. En ces rares instants, tu te sentais unie aux autres, au point même de remettre en question la légitimité de tes doutes habituels. Tes doigts se liaient à ceux de ton voisin, l’accompagnant dans des danses folles dont tu oubliais les pas au soleil levant. Tes cordes vocales prononçaient enfin des notes agréables, riches d’émotions, parfois un peu rouillées, parfois mélodieuses, se mêlant toujours au timbre des meilleurs et des pires chanteurs.

Aujourd’hui, ta gorge était sèche et ton corps fatigué. Tu fermas un moment les yeux. Songer au temps passé ajoutait à ton amertume, et tu fus tentée de te redresser pour t’en aller.



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Jezebel Aberline
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Sam 9 Sep - 18:00



Aemy laisse un nouveau grognement s’étirer de sa gorge. La grande femme était épuisée et en colère des derniers évènements. Comment les choses avaient-ils aussi rapidement dérapé ? Cette guerre avec les bleus avait été un désastre, il y avait eu tellement de morts et de perte humaine. La fille d’Ohibaan ruminait intérieurement, elle n’avait rien pu faire et cette seule idée la rendait en colère. Elle avait tout juste assez de force pour sa protégée elle-même… C’est avec la rage au ventre qu’elle avait été guidée jusqu’ici dans le bassin Sinaën. Même si le lieu était à couper le souffle et que la ville lumière portait très bien son nom. Toute cette beauté ne semblait pas être capable d’atteindre et d’apaiser le cœur de la belle sauvage. Aemy passait une main dans ses cheveux en bataille avant d’attraper une quelconque caisse qui se trouvait à porter et la transférer au bon endroit. Elle ne faisait pas ceci par bonté ou état d’âme, mais plutôt par besoin de s’occuper le corps et l’esprit ou oublier un temps.

La rousse n’avait pas chaumé depuis son arrivée au bassin. En un rien de temps, elle avait parcouru la ville verte dans le but de la découvrir et de l’appréhender. La technique verte était particulière. Loin d’effrayer la rousse, elle ressentait quand même une certaine crainte à son encontre tout en étant fascinée par ce qu’avait fait ce peuple. Les jours qui avaient suivi son arrivée ici, elle avait parcouru les différentes allées et bassins qui occupaient la ville. Une nouvelle fois, elle avait été fascinée par ce qu’ils avaient fait avec les différentes allées. Chacune d’entre elles apportait la connaissance sur les animaux et Aemy était tout particulièrement tombée amoureuse de l’allée des Purius. Ensuite, il y avait eu les deux bassins qui, -sans être particulièrement été dans les goûts d’Aemy- avaient été tout de même intéressants. Aemy avait encore beaucoup à voir, les laboratoires avaient piqué sa curiosité, tout comme les différentes sections E1, V1 et M. Elle savait qu’il lui restait beaucoup à apprendre et à découvrir.

La sauvageonne levait enfin les yeux vers les gens qui fêtaient et son cœur se serrait. Il était vrai qu’elle avait envie de décompresser, d’oublier un instant l’horreur de cette guerre qui leur était littéralement tombé dessus, les bleus avaient frappé fort et n’avaient pas manqué leur coup. Encore aujourd’hui, elle se réveillait en sursaut, l’esprit en feu et les entrailles en bouilli. Les cauchemars de ce moment la hantaient encore et il lui arrivait parfois de se réveiller en pleine nuit en sueur à deux doigts de crier. Quand ce moment-là arrivait, elle avait une pensée pour sa belle. Elle se demandait bien ce qu’il était devenu de Jezebel, avait-elle bien avancé ? À quoi avait-elle maintenant l’air ? Son apparence physique devait avoir changé, mais elle ne pouvait que garder l’image de cette jeune gamine. Cette seule pensée apaisa son esprit, elle avait si hâte de retrouver ce qui lui appartenait.

Ce sont les cris joyeux d’enfants qui la tirent de ses réflexions. Levant ses yeux rouges sur le petit groupe, elle réalise à quel point les enfants peuvent être innocents. Beaucoup d’entre eux avaient perdu leurs parents, leur maison et tout ce qui faisait ce qu’il était et pourtant, beaucoup gardaient la tête haute. Ses mains se crispaient avec rage sur la caisse et elle s’empresse de la déposer avec les autres. Les enfants couraient dans tous les sens et malgré l’air féroce de la rousse, ils ne semblaient pas affecter par ses émotions. Un peu apaisée par leur innocence, elle les observe un temps. Leurs émotions joyeuses sont presque contagieuses et elle sent plus calme. Elle fermait les yeux un instant, écoutant leurs cris de joie s’élever dans l’air de la ville. C’est seulement à cet instant qu’elle réalisait l’atmosphère plus légère et festive. Durant ses réflexions, les enfants se mirent à courir partout autour, allant jusqu’à tourner autour d’elle en laissant échapper des cris de joie. Elle ne savait pas à quoi il jouait et elle s’en foutait, mais au moins ils étaient une belle distraction.

C’est au même moment qu’une petite fille trébuchait tout juste devant elle. Dans un rapide mouvement, la fille d’Ohibaan rattrapait la gamine et la vision frappait en plein cœur la femme. L’enfant avait une longue chevelure blonde qui brillait au soleil et quand leurs yeux se croisèrent, le bleu ciel électrique très pétillant lui donna un long frisson dans le dos. Pendant une fraction de seconde, l’image de Jezebel s’imposait de lui-même dans son esprit et un doux sourire s’étire sur ses lèvres pulpeuses. ‘’ Tu devrais faire plus attention petite chose… ‘’ Ronronne-t-elle doucement. Le regard de la gamine s’illumine et elle sourit à son tour, laissant un grand rire cristallin s’élever dans l’air. ‘’ Pardon ma’am, je serais plus attentive. '’ Après l’avoir relevé, la gamine lui sourit toujours avant de lui demander. ‘’ Vous allez venir à la fête . ‘’ Son regard était tellement pétillant qu’Aemy ne pouvait parler. Elle hochait pourtant négativement la tête et la petite affichait une expression presque outrée. Elle attrapait l’une des mains d’Aemy et la tirait dans une direction. ‘’ Mais il ne faut pas manquer ceci ! Moi et mes amis nous y allons, alors venez avec nous. ‘’ Les enfants riaient un peu, s’élançant dans la direction de la fête en encourageant Aemy qui se laissa guider par le bout du nez par la gamine. Ainsi entourée, elle se sentait bien, peut-être que cette fête serait une belle distraction et qu’elle pourrait oublier le temps d’un instant.


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Calvin
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Sam 9 Sep - 22:47

Fernïs

Nul doute que leur miraculeuse survie était rentrée dans l'Histoire. La sentence de la Nature résonnait dans sa tête telle une mère trop sévère envers son enfant capricieux. Beaucoup interprétaient cette inondation comme une mise en garde extrême de leur Mère, comme elle l'avait toujours fait. Mais le facteur décisif dans la réflexion de Fernïs était Tadryon. Ces hérétiques avaient apporté la colère des cieux avec eux, à force de se terrer sous un dôme artificiel et provocateur ; s'ils n'étaient pas eux-mêmes parvenu à détruire leur Hameau, les dégâts n'en restaient pas moins irréversibles. Une fois de plus, le Fils d'Ohibaan se retrouva forcé de suivre les pas de sa famille pour s'exiler et rejoindre un nouveau foyer. L'incessante errance à Varosha lui revenait en tête et lui causait un mal aussi douloureux que les blessures subis lors de la tempête.

Un brin acerbe, le Skähylde porta le maigre récipient à ses lèvres et suçota le rebord gorgé par le breuvage. La Maïne portait un toast en leur honneur, ce qui ne manqua pas d'attirer les regards sur les quelques Fils présents. Plusieurs inquisiteurs semblaient intéressants selon le jugement préalable de Fernïs mais il se garda bien de conduire quelles qu'expériences que ce soit pour aujourd'hui. Il préféra se renfrogner auprès de ses frères et sœurs. S'acoquiner avec le peuple des Lumières et celui des Machines risquait d'être aussi éprouvant que fastidieux, mais les Maïnes gagnaient déjà un bon point en la seule présence d'Akïna Dëmann, gérante des Fripperies dont Fernïs aurait du mal à ne pas y jeter un œil moins de deux fois par semaine.

Debout parmi plusieurs convives, le Fils faillit renverser son verre lorsqu'une ribambelle de garnements lui effleura la toge, l'une de têtes blondes s'y emmêla d'ailleurs les pieds et tomba à l'avant. Fort heureusement pour son corps encore en pleine croissance, il chuta en direction de Fernïs qui put le réceptionner tant bien que mal, quelques millilitres de sa boisson se frayèrent un chemin en dehors du récipient. Le trentenaire posa un genou à terre pour se mettre à sa hauteur et le braquer de ce regard impartial.
" Garde les yeux bien ouverts. " Davantage effrayé par le ton guère chaleureux de l'homme qu'éclairé par son conseil bien avisé, le garçon retourna se fondre dans la masse enfantine sans se retourner. En se relevant, le regard de Fernïs s'égara sur un banc plus loin, où s'était recueillie l'une des siens. Pour avoir connu – ou du moins, avoir subi – le caractère bien trempée de la jeune femme par le passé, l'avidité de l'ex-Varoc se raviva quelque peu. Il était au fait de son état, mais le contact ne fut jamais rétabli depuis le début des massacres de Tadryens, à la lisière de la cité fantôme. Il suivit ainsi le propre conseil qu'il avait inculqué plus tôt et se rapprocha de la jeune Dvärn. Sans un mot prononcé, et de sa main libre, il saisit le menton de la guerrière pour le relever, cependant toujours avec la délicatesse dont il était capable avec ses doigts longs et fins. Ses prunelles dorées se fixèrent sur l'œil dévoilé, le bleuté ayant à première vue retrouvé quelques éclats. " Tu es trop tendue, ne sollicite pas tes muscles en vain. Ce simple toucher au visage lui permettait de ressentir les réflexes mentaux de son sujet, tandis que sa vue périphérique repérait les changements de posture de son être. La guérison physique était en bonne voie, bien qu'il ne pût encore s'exprimer sur le second œil tant qu'il ne souhaitait pas paraître trop intrusif. Néanmoins, ce qui préoccupait d'autant plus son esprit d'instigateur demeurait les plaies qu'on ne voyait pas à l'œil nu. Libre à toi de me mépriser à présent. Dit-il en relâchant sa douce emprise, avant de se détourner pour s'assoir à ses côtés, l'attention visuelle cette fois portée sur la foule plus loin. Sache toutefois que je me préoccupe de nous tous. Une pause entrecoupée d'une légère gorgée. As-tu consulté auprès de l'Hospice Elzeä ? " Ou se cantonnait-elle au Refuge de leur nouveau hameau, Vëtanie. C'était un simple test, pour appréhender ses propres opinions sur leur nouvelle condition.


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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Dim 10 Sep - 12:53

Heldwige Dvärn

   
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Tu étais ailleurs. Coupée de ton environnement, tu avais préféré aux rires et aux chants de la place fleurie la rage et la violence d’un jardin intérieur dévasté. La peine et le chaos y régnaient en maîtres incontestés, apportés par des flots violents et des éclairs azurés tombés de toutes part. Avec rage et regret, tu constatais les dégâts causés par les éléments et la technologie. La nature s’était retournée contre vous, mais aussi contre elle-même, inondant ses plantes fragiles et noyant sa faune fidèle. Tu comparais sans mal l’éden flétrit en toi à la forêt détruite où tu vivais. Sans avoir vu l’état de destruction du hameau, tu imaginais sans peine le ravage que vous découvririez en y retournant. Les planches brisées, les huttes effondrées, les échelles survivantes malmenées par le vent, la salle commune haute et fière, rendue inaccessible par des passerelles démolies, le foyer éternellement vide. Tous vos biens, vos armes, vos sculptures, détruits, emportés par les éléments. Le reste du bois peinant à se remettre du sinistre et pataugeant pendant encore un moment dans une eau boueuse, néfaste pour son développement. Les troncs renversés, les larges fleurs fanées, les carcasses de mammifères attaquées par les dracoras ou les irvam, puis laissées aux insectes nécrophages. Tout un écosystème presque mort, oublié par des sylvains lâches et opportunistes dont le choix s’était porté sur un nouvel environnement, sauvegardé mais dépendant, plutôt que sur la reconstruction d’une terre qui leur appartenait jadis. Mais que pouvais-tu y faire ?

Un mouvement te tira soudainement de tes sombres pensées. Un geste délicat mais malvenu qui te contraignit à redresser la tête. Tout ton corps s’était déjà raidit, hérissé par un contact aussi inattendu qu’indésirable avant même que tu n’aies fini de relever le menton. Tu avais eu un mouvement de recul instinctif qui ne te permit pas de te dégager, les sourcils froncés tant par méfiance que d'incompréhension. Personne ne t’approchait de cette manière et ce manque de respect et d’intimité t’étaient déplaisants. D’autant plus que l’homme à l’origine de cet acte te demeura un court instant inconnu. Il fallu quelques secondes pour que ton oeil s’adapte à cette ombre soudaine qui masquait en partie le visage de Fernïs et reconnaisse ses traits. Sa voix quant à elle, t’étais davantage familière, et ce fut elle qui te mit en premier sur la voie. Calme, mesurée, te prodiguant d’habituels conseils que tu qualifiais aisément d'indésirables. Celui-ci était particulièrement bien choisi cette fois, mais plutôt que de te faire rire, l’ironie de cette situation te rembrunit encore davantage. Il était curieux qu’un homme si sage soit uniquement capable de te rendre responsable d’une tension qu’il avait lui même provoqué. Une petite voix tout aussi sage mais tout aussi désagréable te fit bien remarquer que le sujet était ailleurs, mais ta mauvaise humeur donnait lieu à une mauvaise volonté tout à fait puérile qui cédait volontier au mépris plutôt qu’à une profonde remise en cause.
Sa répartie suivante, tout à fait en adéquation avec cette dernière pensée te fit grincer des dents. Etait-ce sa capacité de déduction qui t’agaçait, ou de prendre conscience que tu étais à l’instant terriblement prévisible ? Ce doute t’empêcha de réagir immédiatement, et une fois le sylvain assis, tu n’eu d’autres choix que de supporter sa présence.

Fernïs faisait parti des rares personnes avec qui tu avais vraiment du mal. Son comportement paternel te semblait aussi désagréable qu’incompréhensible, et comme de nombreuses choses qui t’échappaient dès lors que tu touchais au caractère humain, tu te braquais et rejetais avec force ce tempérament. Comme il venait à l’instant de le rappeler, le Skähylde se préoccupait de tous, et semblait percer à jour chacun d’entre vous. Détestant tout d’abord que l’on te mette si aisément à nue, tu avais également l’opportunité de te reprendre tous tes défauts en pleine figure dès lors qu’il te faisait une remarque. Chose d’autant plus déppréciable que par le ton employé, tu avais la sensation de n’être qu’une adolescente capricieuse et égoïste dont le comportement enfantin lassait sans pour autant troubler la sagesse des anciens. Et comme toute gamine fière et obstinée qui se respectait, tu refusais d’écouter. Cet entêtement était d’autant plus marquant que tu ne trouvais aucune justification à cette soudaine attention que tu reçevais. Celle ci te semblait injustifiée et de ce fait, inutile. Et pourtant, tout ce que le Verashär disait avait bien plus de force que tout ce que tu avais pu entendre auparavant.
Tu t’attendais à ce que ce schéma se reproduise une nouvelle fois désormais qu’il était assis à tes côtés, enclin à entamer une discussion que tu souhaitais en rien.

Tu inspiras profondément et discrètement, t’efforçant de mettre en place les plus solides barrières possibles dans ton esprit. L’homme commençait doucement, curieux et tranquille. Parler de la pluie et du beau temps aurait été assez mal choisi. Autant parler de toi et de tes yeux, ça te manquait.

- J’imagine que c’est là bas que j’ai été amené à notre arrivée. Donc oui.

Tu fixais la foule, à la recherche de la tignasse rousse de ta soeur. En réalité, ton attention était davantage portée sur le trentenaire à ta droite que sur les sons qui se répercutaient sur les paroies de pierres et les surfaces de métal.


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Gotor Rozlëon
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Lun 18 Sep - 19:54

Ni la lueur ni les effusions sonores d'une joie nouvelle ne semblaient l'atteindre. Il observait chacun, à l'écart, de ses yeux fatigués. Ce n'était pas de la lassitude, ni tout à fait de la tristesse qui l'habitait. Il était simplement éreinté, physiquement et mentalement. Les sons de l'exode difficile des siens lui revenaient régulièrement, petites traces mnésiques encodées au plus profond de son cerveau qui surgissaient par flashs à peine reconstitués. Les cris. C'était les cris, qui bourdonnaient dans ses oreilles, qui revenaient en boucle comme autant de cassettes aux bandes emmêlées. Il avait un peu de mal, ce soir, à les discerner du tohu-bohu ambiant.

Il ne revoyait rien. Tout était passé trop vite pour qu'il en ait gardé une image fixe. Il n'avait gardé que celle du Hammeau, avant son départ. Il n'avait qu'entendu le reste. Les ordres hurlés depuis l'avant du convoi qui avaient ruisselé jusqu'à lui d'homme effrayé en femme paniquée. Le ronron tumultueux de l'eau qui avait tout ravagé sur son passage, armée de la rage puissante de l'Insoumise. Le dernier appel de ceux qu'elle emportait d'un coup sec, les gargarismes hurlant des noyé, les pleurs incontrôlés des sauvés. Et puis le calme. Le clapotis régulier de l'eau, celle-là même qui les avait détruits. Il avait tout entendu. Et n'avait presque rien fait. Si ce n'est survivre.

Il n'avait pas quitté sa mère depuis son arrivée dans le bassin. Pas d'une semelle. Régression d'un gamin pas fini qu'on avait arraché à son monde pour le propulser dans un autre. Ils avaient participé aux tâches communes ensembles. La construction du nouveau village lui avait permis de recueillir auprès du reste de la communauté des informations détaillées. Sur le front, le sauvetage, le départ d'Ohibaan, l'Ascension, cette Fédération... Certains pleuraient, encore, d'autres se prenaient à parti – un tel accusé d'avoir aidé un Traitre, celui-ci d'avoir fui comme un lâche. Les récits des Värshas rajoutaient des cris, des fractures, des complaintes à celles et ceux qui vrillaient déjà ses tympans. Il ne parlait pas. Sous ses foulards, il se mordait l'intérieur d'une joue. La honte l'habitait. La honte de celui qui n'avait rien pu faire, rien su faire, rien voulu faire d'autre que de sauver sa peau... ? Était-il si insignifiant que ça ? Méritait-il de faire parti de ce Tout ?

Il écouta la Maïne, sans quitter sa mère d'un iota. Il resta interdit un moment devant son discours, comme si une idée soudaine venait de le percuter de plein fouet. S'il était encore là, s'il ne faisait pas partie des Shemtri qu'on célébrait ce soir là, s'il était un rescapé – comme il venait de l'entendre – n'était-ce pas pour une raison ? La Mère fondatrice lui offrait peut être enfin une chance de s'élever, de ne plus seulement laisser faire. Dix huit ans d'apprentissage, d'écoute pour ne rien faire, l'équilibre semblait inexistant. Il parcourut l'assemblée du regard une nouvelle fois. Il faisait abstraction des enfants qui couraient, des Maines, de leurs couleurs criardes et des Huilines pour se concentrer sur les siens. Tout était à reconstruire. Il était à reconstruire aussi.

Sa mère tira sur sa manche. Il releva la tête. Cette fois-ci, il ne l'entendit pas. Il la vit simplement sourire. Une risette naïve, simple, lumineuse. Sincère. La première image, sans doute, qu'il garderait en mémoire après l'exode. Ses lèvres bougeaient mais il ne l'entendait pas. Il n'entendait plus les cris, plus les rumeurs, les ondées, les pleurs. Il comprit qu'elle voulait danser, simplement. Il se leva, sans la quitter des yeux, et se laissa entraîner au milieu de cette foule compacte. Chaque œil qui le regardait semblait l'accabler, le ramener inexorablement à sa condition de presque rien au sein de l'immense Tout. Mais il lui suffisait de tourner la tête pour voir. Voir un futur pour ne plus entendre le passé. Voir un futur Gotor, fils d'Ohibaan sauvé des eaux par l'Insoumise pour devenir quelqu'un.
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Jezebel Aberline
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Mar 19 Sep - 18:27



Aemy suivait docilement la petite blonde aux yeux électriques. Ensemble, elles traversaient la foule dansante et grouillante de vie. Ensemble, Aemy revivaient un peu, commençant à peine à gravir le trou dans lequel elle était tombée depuis le cataclysme. La zoologiste est trop calme aux yeux de certains. Celle qui a été partiellement élevée par les prédateurs du hameau, semble calme et apaisée par la présence de l'enfant, ce qui en inquiète quelques-uns. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette petite fille est surement plus en sécurité qu'elle ne la jamais était due à cette ressemblance frappante avec sa promisse. L'impatience de la revoir se fait beaucoup plus frappante et elle réalise que malgré la peine qui entoure son cœur, son envie de la retrouver se fait encore plus pressante. Toutefois, une pensée vient salir le tableau ; Jezebel était-elle toujours en vie ? La zoologiste passe sa main libre sur son visage, étirant un peu ses traits déjà bien fatigués par tout ceci. Le sommeil l'avait quelque peu déserté avec les derniers événements. Ces vêtements étaient fatigués, ses armes encore intactes, mais ils avaient besoin d'un bon nettoyage. Si moindrement on décide de l'observer un peu, on peut remarque les tribaux qui marquent sa chair au niveau des poignets et de ses chevilles. Ils sont partiellement cachés par les bracelets qu'elle porte, mais certains ont été perdus et les peaux ont été fatiguées par tout, dévoilant un peu de son triste héritage.

La rousse attire bien entendue quelques petits regards surprit des siens, mais personne ne fait rien. La gamine finit par la mener non loin de la piste de danse et toujours souriante, lui intime –silencieusement en lui tirant sur la main- de s'asseoir à même le sol. Dans un soupir fatigué, Aemy se laisse tout de même faire et prend place. Déjà la gamine s'active –avec l'aide des autres enfants- à défaire les billes et les stresses de ses cheveux pour en faire d'autres. La tête tirée dans tous les sens par les fillettes qui avaient un plaisir fou à jouer dans ses cheveux, - laissant parfois un grognement s'étirer de sa gorge – elle laissait son regard vagabonde sur la foule grouillante. Intérieurement, elle ne comprenait pas pourquoi et comment ils pouvaient faire la fête. D'une certaine manière, elle était dégoutée de tout ceci. Comme un animal blessé, elle n'avait qu'une envie et c'était celle de la vengeance. Elle savait que c'était assez difficile de se venger de leur ennemi, mais c'était quand même un sentiment présent. Mais comment c'est gens pouvaient-il trouver la force de joyeusement fêter leurs morts ? Ce concept lui était toujours étrange, ne devaient-ils pas plutôt reprendre leurs forces pour mieux attaquer ? Ou même trouver des manières stratégiques de combattre leur ennemi ? Sans qu'elle ne le réalise, ses poings se refermaient et ses ongles pénétraient sa chair. Elle était tellement en colère, qu'elle ne ressentait même plus la douleur.

‘' Ma'am, tout va bien ? ‘' La petite voix enfantine la sort de sa pensée rageuse. Son visage avait commencé à se déformer et à offrir une de ses habituelles expressions sauvages. Plusieurs enfants avaient reculé sous son air mauvais et l'aura animal qu'elle dégageait et pourtant la petite blonde l'observait tranquillement. Aemy plonge les yeux dans l'océan bleu et si noie un instant. Certaine personne avait remarqués le changement d'attitude de la rousse et ils étaient devenus nerveuses face à la situation. Lentement, Aemy approche sa main sur son fin visage de la fillette et le caresse très délicatement. ‘' Ça va mieux petite chose… ‘' Souffle-t-elle très bas. Son expression facile se détend et elle retrouve un certain calme. La gamine sourit et reprend son travail en chantonnant joyeusement. Tranquillement, les autres enfants reviennent en force dans sa chevelure et la sauvage remarque enfin les adultes qui s'étaient rapprochés d'eux. Visiblement, elle les mettait mal à l'aise. Un fin sourire carnassier s'étire au coin de ses lèvres avant de mourir rapidement. Son regard venait de repérer une tête blonde platine. Tel un prédateur qui avait repéré une proie qui l'intéressait, son regard se fixait sur lui sans la moindre gêne.

Elle avait très rarement vu cette couleur et même si la gamine avait des cheveux pâles, elle avait attiré Aemy à cause de son grand regard vivant, mais lui avait la couleur presque exacte de Jezebel. Décidément, elle avait droit à bien des surprises. Il était beaucoup mieux qu'elle trouve une cible –ou quelque chose- qui piquait sa curiosité qu'elle rumine intérieurement. Pendant un instant, elle l'étudiait, l'observant, non plutôt le dévorant du regard comme si elle cherchait à l'approprier. Immédiatement, elle voyait qu'il était fatigué, surement dans un état fragile comme n'importe quelle personne ici ne présente. Le fait de ne pas pouvoir voir complètement son visage l'ennuyait et elle maudit ses foulards. L'expression de ses yeux semblait aussi morte que ceux de Jezebel et elle eut immédiatement envie de l'approcher pour en connaitre la raison.

Lentement, elle finissait par se lever, laissant quelque petite plainte des enfants s'étirer et déjà certains parents rappelles leurs enfants à leur côté. Tout en étirant son corps, l'aura de prédateur revient doucement, enveloppant le corps agile de la chasseuse et une lueur déterminée danse au fond de son regard sanguin. Elle caressait une dernière fois la tête de la petite blonde, ignorant la faible plainte de la gamine et s'élançait dans la foule dansante. Elle se frayait lentement un chemin au travers la foule pour se rapprocher de lui. Pas une seule fois elle le quittait du regard, se faufilant et disparaissant agilement entre les personnes pour se rapprocher toujours silencieusement de lui. Elle savait pourquoi elle était attirée par lui, il dégageait la même fragilité qu'avait dégagée Jezebel à leur toute première rencontre et ce regard à l'expression si similaire, mais pour l'heure, elle s'était mise en chasse et rien ne pourrait arrêter sa curiosité.



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Gotor Rozlëon
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Mer 20 Sep - 20:42

À gauche. À droite. Un râle, un soupir, une main agitée rapidement. Rien à faire. Sous l'impulsion des pas précis de sa mère, qui suivaient la mélodie comme s'ils avaient peur qu'elle ne s'enfuie pour ne jamais revenir, ses mèches de cheveux venaient embêter tour à tour ses tempes, ses yeux, son front. Mal retenues par son chignon desserré, elles flottaient à l'air libre sans jamais laisser tranquille son visage. Ses rapides mouvements de tête ne lui offraient qu'un court répit. Comment faisaient-ils, tous ces Maïnes impeccablement coiffés, pour ne jamais connaître de telles mésaventures capillaires ? Il ne disait rien mais sa mère devinait aisément son exaspération. Elle souriait. Et quand la musique leur offrit un peu de répit, elle porta une main à ses foulards pour les retirer l'espace d'un instant. Elle voulait le voir sourire, lui aussi. Il dû s'y résoudre, rapidement, mais sincèrement, avant de replonger son menton dans ses madras colorés.

La musique reprit. Une étreinte. Sa tête sur son épaule. Régression, à nouveau. Bercé par le rythme lancinant d'une mélodie traînante, il se laissa aller à une observation somnambule des lieux. Avait-il déjà vraiment pris le temps de se faire à son nouvel environnement ? Tout y était si beau. Cru. Une peinture à l'huile verte sur une toile couleur crépuscule. Avec des petites gouttes. Jaunes. Bleues. Violettes. Elles bougent, lentement, en rythme. Elles tracent des cercles, des petits, des grands. Il y en a des grandes, des petites, des immobiles aussi, assises sur un banc, sur une branche ou à l'estrade. Plus loin, il doit y avoir la mer, une vaste étendue en nuances de bleu gris. Rouge. Le reste dansait toujours, figé sans vraiment l'être. Rouge. Encore. Puis un nouveau pas, le reste de la peinture. Rouge.

Comme les danseurs d'une petit boîte à musique, sa mère et lui tournaient sur eux-mêmes régulièrement. À chaque fois que c'était au tour de ses yeux à lui de poser les yeux à l'est, il voyait cette crinière rouge chambouler la peinture. Elle n'était rien, d'abord, à peine une petite tâche sur la ligne de fuite. Puis à chaque nouveau tour sur lui même, il la voyait se rapprocher. La tâche devint un point, le point, un cercle, le cercle, un rond. Puis sous le rond il devina d'un coup un corps. Celui d'une fille d'Ohibaan, assurément. Trop simple – il ne voyait dans cette affirmation aucune connotation péjorative – trop animal pour être celui d'un Maïne ou d'un Huilines. Ce qu'il ne s'expliquait pas, en revanche, c'était cette désagréable sensation que ce corps s'approchait du sien et du sien seulement. Il garda sa mère contre lui.

La musique cessa. Il n'y avait plus rien à entendre que le brouhaha ambiant. Des cris d'enfants surexcités ou frustrés de devoir déjà rentrer. Des discussions bruyantes – souvent les plus inintéressantes – d'autres plus discrètes – les plus intéressantes, à coup sur – d'autres à peine murmurées. La foule compacte commençait à se disperser lentement. On retournait s'assoir, former de petits groupes selon les affinités. Sa mère lui fut volée par une connaissance trop bavarde qui l'entraîna au loin, elle aussi. Il se retrouva là, au beau milieu de sa peinture qui s'était soudainement figée. Il n'y avait plus que deux grosses gouttes d'acrylique face à face. Une jaune. Une rouge. Il n'était pas à l'aise et rien ne lui permettait de le cacher. Il remonta ses foulards d'un geste précis.

Regards croisés. Furtifs. C'était presque animal. On aurait pu les entendre grogner. Elle n'avait rien contre lui. Son Shetra et le sien n'était pas si différent. Ils étaient de la même pâte. Du même tronc. Mais il se dégageait d'elle cette bestialité qu'il ne savait comment interpréter. Elle ne lui était pas tout à fait étrangère, bien qu'il eut été incapable de l'identifier avec précision. Il avait du la voir, la croiser, sans jamais la remarquer. Apparemment, elle, elle venait de le remarquer. Il hésita à tourner les talons pour fuir ce regard qui l'incommodait. Mais il resta sur place, les mains dans les poches. Vraisemblablement, il allait devoir parler. Mauvaise nouvelle.
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Madii
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Jeu 21 Sep - 17:54

Hors RP:
 

Me voilà ici parmi eux. Moi, Madii Fille d'Ohibaan, j'étais munie de mes armes soigneusement nettoyées et habillées de mes plus beaux habits de combat pour faire honneur, mes cheveux en queue de cheval pour libérer mon visage et mon faux sourire aux lèvres. J'étais là dans mon petit coin à tout regarder, scruter ce qui était autour de moi, les peuples maintenant unis en un seul, les décorations, le son. Tant de personnes, tant de personnes différentes, tant de choses qui se bousculent dans ma tête. Et je suis là, à regarder.
C'était étrange de me voir plantée là à ne rien faire, pour une fille qui aimait bouger en temps normal, être active. En fait, au fond, je me sentais un peu perdue, larguée, pour une fois, je ne me sentais plus trop à ma place. Peut-être qu'il me faudrait du temps pour m'habituer à tout cela, à ce qui s'était passé chez nous, chez eux, chez tout le monde, mais bon, c'était ainsi, tout le monde était touché par ce dur moment.

Alors que je soupir, mes yeux se posent lentement sur chacune des têtes, histoire de retrouver ceux que je connais déjà, mes frères et Soeurs. Et ensuite, pour me familiariser avec les autres, les petits "nouveaux". C'était mieux que de les ignorer ou les éviter. Mais je me rends bien compte, que c'était un peu trop en un coup, et que de toute façon, je ne les côtoierai sûrement jamais.
Je voulais bien moi aller leur parlée, mais je ne sais pas, cela me bloquait, jee n'osait aller pour l'instant vers eux de peur de me faire remballée ou critiquée, même si ce n'est pas dans nos habitudes de faire cela, j'avais peur, peur de ne pas être à la hauteur. Dans un haussement d'épaules, je mets mon arc à mon épaule et me dirige vers le buffet en retirant ma queue-de-cheval pour me sentir plus à l'aise, le regardant ensuite en sentant peu à peu mon ventre se faire entendre devant la nourriture fraîchement présentée.

"-Miam miam! Nourriture, bientôt tu seras dans mon bidon! Une fois que je vous aurais manger tout rond!"

Dis je à moi-même en gloussant un peu avant de me servir un peu sans hésitation, tout en piquant quelques morceaux aux passages pour manger discrètement maintenant. Et là je souris en allant me mettre dans un endroit libre pour m'installer et manger en regardant l'ambiance des lieux, la nourriture, ça me, faisait du bien en moment de doute, chose-miracle. Ils semblaient profités du moment, se réjouir en quelque sorte, même si une certaine tristesse planait dans l'air.
Moi je n'étais pas trop excité non plus pour aller me joindre à eux, pas dans mon assiette pour parler à qui que ce soit, de toute façon, qui voudrait me parler?.
Doucement, je finis mon petit repas et me colle contre un mur en croisant les bras, la tête vers le sol. J'allais me le cacher, j'attendais quand même que tout se finisse pour enfin aller dans mon petit chez moi. Mon nouveau petit chez moi et me faufiler dans mon lit ou alors, à regarder le ciel en songeant tout en, préparant mes habits et objets.

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Jezebel Aberline
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Sam 23 Sep - 17:50



Intérieurement, Aemy jubilait. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas ressenti une telle impression, une telle envie de possédée quelque chose, de faire sien ce qui ne l’était pas. Ce jeune homme avait su réveiller une étincelle qui à enflammer toute partie de son corps. Pendant qu’elle marchait vers lui, rôdant comme un prédateur qui avait repéré une jolie proie, elle sent l’adrénaline couler à flots dans ses veines. Elle ne comprend pas pourquoi cette simple action le mets dans tous ses états, pourquoi le simple fait de voir cette couleur lui faisait tourner autant la tête. Elle laisse échapper un faible grognement, chassant d’un revers de main invisible les questions. Elle ne voulait pas des questions, elle voulait des faits et des actions et pour le moment, elle désirait tout savoir de lui. Pendant qu’il dansait avec cette femme, était-elle sa compagne ? Non, elle semblait trop vieille et la manière qu’elle le tenait contre elle faisait trop maternelle. Elle écarte immédiatement l’idée de l’amante, une amante n’est pas aussi maternelle. Tout chez cette femme la faisait penser à une tendre mère qui chérissait en silence son fils, le couvant de sa personne pour le protéger, mais le protéger de quoi ?

Une fois qu’elle réalisait –ou croyait- que cette femme n’était rien de plus que le gène maternel, la rousse la chassait de son esprit pour se concentrer sur lui. Son regard rouge s’active à mémoriser les traits visibles du visage qu’elle croit encore un peu juvénile. Les fenêtres de son âme cherchent inlassablement à trouver les siens et à y plonger sans la moindre gêne. Son regard qui brillait d’une sauvagerie sans bornes détail le corps caché par les vêtements amples, un corps qu’elle devine encore frapper de l’enfance et pourtant tout ceci ne la dérangeait pas. Au contraire, tout comme avec sa première rencontre avec Jezebel, elle désirait plus que n’importe quoi possédée ce petit corps fragile. Cette seule idée en vient à la faire douter de son amour pour la belle blonde, mais réalisait bien vite que l’amour qu’elle ressentait pour la gamine de l’époque était bien différent de maintenant. Ce n’était pas de l’avoir qu’elle ressentait, mais un besoin plus bestial de possédé quelque chose dans l’immédiat.

Elle laissait une nouvelle fois un grognement s’échapper de son corps. Elle savait que la musique touchait à sa fin et pourtant, ceci ne l’effraye pas. Elle les observe tourner sur eux-mêmes, offrir un pas de danse lent et confortable. Un léger sourire carnassier s’étire sur ses lèvres quand la musique diminue puis s’arrête. Son regard c’est enfin accrocher au sien et tout en continuant d’avancer jusqu’à lui, elle l’observe, non plutôt le dévore du regard. Sans même qu’elle est le temps de faire quelque chose, la femme s’en va, tiré par une tierce personne puis il est seul là. Il lui offre l’image d’un petit lapin, figé par la peur ou l’inconfort. Puis il n’y a plus qu’eux sur la piste, presque tous ont quitté pour se reposer, discuter entre eux ou même encore profiter du buffet pendant cette pause bien méritée. Sans la moindre peur ou même gêne, elle vient se planter devant lui, à peine une distance respectable d’un avant-bras.

La rousse n’avait jamais été réputée pour avoir un sens du ''respect" sur la bulle personnelle. Non pas qu’elle avait tendance à coller tout ce qui bougeait, mais cette notion semblait tout simplement absente chez elle. Elle l’observait, le dévorant de son regard curieux et sauvage et pourtant, elle ne prononce aucun mot. Lui non plus d’ailleurs. De ce qu’elle peut voir, maintenant qu’elle est toute proche, sont que ses traits sont délicats, ses yeux vident de vie au ton brun. En ce moment, même si elle dégagea toujours cette animosité sauvage, elle semble calme et détendue. Sans le quitter des yeux, elle tend doucement la main vers son visage. Son pas vers les foulards dont elle a envie d’arracher, mais plutôt vers les nattes blondes platine qui encadre son visage. Elle joue avec cette dernière une instante, appréciant la texture ainsi que l’odeur qui s’en dégageait. Elle avait terriblement envie d’y plonger les doigts, de l’agripper en pleine main et de la ternir fermement, il lui fallut faire un effort de volonté pour ne pas se laisser tenter. Pourquoi se retenait-elle autant ? Avait-elle peur de l’effrayer ? L’expression de son visage se crispait un instant avant de se détendre à nouveau.

‘’ Cette couleur… me fascine tellement… ‘’ Murmure-t-elle suavement. Elle plonge à nouveau les yeux dans les siens avec un puissant désir de dévorer son être. Elle attrapait une seconde nattes, les yeux mi-clos tel un prédateur faussement endormi, puis souffle dans un nouveau murmure : ‘‘ Pourquoi te caches-tu sous des vêtements trop amples ? Qu’a tu as caché petite chose ? ‘’ Elle voulait tout savoir de lui, en connaître le moindre secret. Elle voulait simplement le mettre à nu devant elle pour que le mystère de sa personne s'évapore tout comme l'intérêt qu'elle lui porte.



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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Dim 24 Sep - 21:04

Il n'était pas plus doué avec les animaux qu'il ne l'était avec les hommes. Il avait avec eux la même distance pudique, le même respect craintif, le même éloignement imposé. Elle, c'était autre chose. Son enveloppe était humaine, aucun doute. Mais tout dans ses gestes, sa façon de se déplacer, d'humer l'air, de s'approcher silencieusement, tout transpirait l'animalité. Et ce qu'il commençait à comprendre lentement, alors que leurs yeux ne se quittaient plus, c'est qu'il n'était probablement pas du bon côté de la chaîne alimentaire pour ce prédateur-ci. Problèmes multiples. Il n'avait jamais tissé de lien avec des Fils ou des Filles de son âge. Il n'avait jamais, non plus, été la cible des désirs de qui que ce soit. Pas à sa connaissance, en tout cas. Problèmes. Contact physique établi.

Un simple mouvement de tête, assez vif pour faire sauter la mèche de ses cheveux des doigts étrangers, et le voilà de nouveau dans sa bulle. Avant qu'elle ne recommence à l'éclater en y prenant, semble-t-il, un malin plaisir. Il porta une main à son visage pour faire glisser ses foulards autour de son cou. Sa bouche s'ouvrit, à peine, resta figée, longtemps, avant qu'il ne se décide à prendre la parole, calmement.

- Retire tes mains, tu as déjà assez de cheveux comme ça, non ?

Ce n'était pas une pic, pas du sarcasme – il n'avait pas le niveau social requis pour ce genre de pratique – mais un simple constat. Il avait vu, lui aussi, l'épaisse crinière de sa voisine et, comme un mathématicien devant un problème, avait simplement donné une réponse. Elle avait apparemment été attiré par la couleur de ses cheveux. Ah, que ne lui avait-elle pas valu de regards déplacés, insistants, perforants, cette couleur ! Cependant, jamais personne ne l'avait directement évoquée avec lui. Drôle d'entrée en matière.

Le monde revenait peu à peu peupler l'immense espace qui les avait isolés l'espace de quelques minutes. Les premières notes de musique revenaient chatouiller leurs oreilles. Alors que tout le monde reprenaient de simples mouvements de ronde ou des pas plus complexes, eux continuaient de se jauger, parfaitement immobiles. Boîte à musique au sein de laquelle les figurines seraient cassés.

Il essayait de mettre ses quelques connaissances du monde animal en pratique. Après tout, les Fils et les Filles n'étaient que de grandes bêtes, avec un Shetra pas si différents des autres. Il savait qu'il ne quitterait pas les griffes d'un prédateur en se débattant, ni même en essayant de fuir. Il ne pouvait qu'essayer de détourner son attention. À la mention de ses vêtements trop larges, il se contenta de rétorquer :

- Je ne cache rien d'autre que mon corps. Tu as probablement plus à cacher que moi, sous ces bracelets.

Il avait remarqué, alors qu'elle s'était emparé d'une de ses mèches de cheveux, que son poignet était marqué de tatouages fluorescents. Elle ne pourrait jamais complètement les dissimuler. Ce n'était pas une simple question, c'était une porte de sortie, un échappatoire. Avec un peu de chance, elle serait distraite, au moins un instant, et cesserait de vouloir le dévorer. Il n'y croyait pas vraiment, mais il semblait avoir de moins en moins le choix. Il s'était perdu dans son regard, rapidement. Il n'était pas effrayé, étonnamment. Curieux, peut être ? Sa mère avait disparu derrière la foule compacte qui s'était à nouveau amassée autour d'eux. Quelques Maïnes, sans doute, devaient rire, se souffler quelques mots bas en les voyant, ces deux sauvages, se jauger. Ils ne bougeaient pas, toujours pas. Mais quelque part, ils dansaient. Leur chorégraphie de la rencontre.
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Jezebel Aberline
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Mar 3 Oct - 15:19



Le sourire carnassier de la rousse s’étire davantage, offrant un effet plus lumineux à son regard rouge. Cependant, la pointe d’agressivité qu’on y lisait est remplacée par quelque chose de plus moqueur. Ses doigts ont donné l’effet de vouloir se resserrer telles des serres après les quelques mèches, mais une part plus humaine et curieuse adoucit l’action, laissant les fils argentés glisser entre eux. La curiosité y était également pour quelque chose, elle voulait en savoir plus sur lui et cette attitude plus mordante qu’il avait démontrée tout depuis le début. Une petite voix à l’intérieur de sa tête lui soufflait que cet être peut se retrouver plus intéressant que simplement être qu’une belle parue. Il était passé de trophée à possibilité de connaissance. Le mouvement qu’il offrait par la suite, dévoilant la partie manquante de son visage ne passa pas inaperçu aux yeux de rouge et son regard s’activait immédiatement à mémoriser la partie manquante. Son visage était plutôt fin, voir un peu trop mince, mais il avait un petit quelque chose de charmant. Les tatouages attirèrent encore plus son attention et une envie soudaine d’en découvrir la signification lui tirailla l’esprit. La repartie du jeune homme la fit sourire et son regard revient vers le sien. ‘’ Effectivement, mais ma couleur n’est pas aussi attirante que la tienne. ‘’ Lui déclare-t-elle.

Sans plus, elle ramène le bras vers elle, le laissant retomber le long de son corps tendu. La discussion ne serait pas facile, tous deux semblaient avoir des difficultés avec cette partie. Cependant, Aemy se fichait pas mal des parlementés, elle était plutôt intéressée par bien d’autre moyen. Il n’y avait pas seulement les paroles qui permettaient de connaître une personne. Le fait que son compagnon ce mette sur la défensive ne faisait d’accentuer l’intérêt qu’elle lui portait. Elle restait silencieuse un instant, l’observant se dandiner comme un gamin prit en flagrant délié. Visiblement, il était aussi à l’aise qu’elle avec la discussion, mais ceci ne la dérangeait pas, elle en était même heureuse. Il aurait été assez déplaisant de tomber sur quelqu’un qui avait la langue aiguisée d’un serpent et l’esprit vif du renard. Elle n’aurait pas tenu une seule minute, mais la situation n’était pas ainsi.

Tandis que la musique reprenait sa place de maitre et que le pas de danse recommençait à former des couples, elle se rapprochait d’un tout petit pas vers lui. Tel un animal curieux, elle essayait de se faire une idée de ce qui se trouvait sous ces vêtements. À la mention de se cacher ses bracelets, son sourire s’élargir quelque peu et une lueur maligne attise son regard au ton sanguin. Elle secoue ses poignets, laissant entendre les billes aux matériaux différents frapper l’un contre l’autre. Dans un geste lent, elle lève l’un de ses poings vers lui et le lui tend. Une petite lueur de défi prend forme au fond de son regard et son sourire devient amusé pendant qu’elle demande tout bas. ‘’ Tu as envie de voir . ‘’ Elle n’était pas intimidée par ses paroles, seulement surprise qu’il n’est pas encore pris la fuite devant elle. Dans ce simple geste, elle essayait de l’amadouer en lui tendant sous sa main avec la paume vers le haut dans un geste de sans défense.


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Haniya Sothog
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Mer 4 Oct - 7:43

Les dernières semaines avaient été particulièrement mouvementées pour les Fils d'Ohibaan mais ce n'était pas forcément pour déplaire à Haniya. Bien sûr, elle aurait préféré que la guerre ne se soit pas déroulée et encore moins le tremblement de terre mais il fallait faire avec ce qui était arrivé. La jeune femme avait une sorte de principe, la vie c'est comme courir. Si tu regardes en arrière, dans le meilleur des cas, tu te manges un arbre, dans le pire des cas, quelque chose te mange.

Depuis leur sauvetage de l'inondation, la fille d'Ohibaan se consacre à participer à la vie de son peuple. Elle avait passé un peu de temps à donner un coup de main pour la construction de leur village et à s’entraîner pour pouvoir devenir, un jour, une Varsha. Son corps avait été meurtri par les efforts physiques mais ça ne l'avait pas arrêtée pour autant. Elle était toujours la même jeune femme incapable de se poser très longtemps.

C'est un trait de caractère dont elle n'hésitait pas à user lors de la célébration. Elle s'y était rendue pour faire la fête. De la nourriture, des boissons, de la musique et des jeunes, peu  importe leur peuple, elle ne demandait pas mieux. Alors que les festivités battaient leur plein, elle courrait dans tous les sens aussi bien entre les danseurs que dans les allées aux alentours. Si on lui demandait à quoi ça lui servait de courir, elle n'aurait pu répondre mais elle le faisait avec les autres alors c'était drôle.

S'amuser n'était pas la seule raison de sa venue, la curiosité en faisait également partie. Elle était auprès des Maïnes et des Huilines, leurs nouveaux alliés. Bien qu'ils ne formaient qu'une seule et même fédération, ils avaient tous des cultures différentes et ça intéressait la demoiselle. De temps en temps, entre deux courses folles, elle se laissait dériver parmi la foule, essayant de capter des conversations des ces gens si bien habillés. Elle ne comprenait pas forcément grand chose mais c'était justement l'intérêt, trouver de nouvelles choses à comprendre. Lorsqu'elle n'arrivait pas à attendre ce qu'il se disait, elle se trouvait une raison d'approcher. Généralement, elle prenait des boissons ou de la nourriture qu'elle allait proposer aux gens qu'elle voulait espionner gentiment puis elle restait à coté, comme si de rien était. Elle finissait souvent par se faire chasser en douceur et elle repartait courir avec les autres jeunes.

Pour l'heure, Haniya vient de se ravitailler. La bouche pleine, elle se glisse dans la foule comme un courant d'air. C'est un jeu pour elle qui s'imagine sur un champ de bataille et chaque personne est un ennemi, si elle est touchée, elle est morte. Et ça arrive quelques fois. Même si sa silhouette fine lui permet de se faufiler là où d'autres auraient échoué, elle se prend de temps en temps un coup de fesse qui lui rappelle qu'elle n'est pas aussi agile qu'elle veut bien se le dire.

Alors qu'elle quitte son arène imaginaire, quelque chose attire son regard dans un coin isolé. Il y a une fille de son peuple qui ne bouge pas. Pourquoi ne fait-elle pas la fête comme les autres? Elle devrait être en train de danser voire mieux, courir avec eux. Agilement, elle se dirige vers elle sans la moindre discrétion. Sa trajectoire est aussi rectiligne que les obstacles le lui permettent et son regard est braqué sur la non-fétarde. En arrivant à proximité, elle lui tend son verre.

Tu en veux? Pourquoi tu restes toute seule? Viens avec nous, il y a des Huilines et des Maïnes avec nous.

Sans vraiment attendre de réponse, Haniya commence à prendre la main de la jeune fille pour l'emmener.
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Gotor Rozlëon
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Message(#) Sujet: Re: ♦ La Grande Célébration | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan ♦ Dim 8 Oct - 18:24

Il posa le regard sur la main tendue sans même pencher la tête. Un simple coup d'oeil, d'abord. Comme s'il se refusait à céder à la curiosité qui commençait pourtant à le démanger. Un autre. Simple. Un regard, juste. Il ne vit d'abord que des billes de bois et des tresses végétales nouées autour d'un poignet qui semblait trop fin pour porter tant de choses. Les bijoux s'entrechoquaient quand un danseur malhabile ou un garçonnet venait à bousculer les deux immobiles. Ils ressemblaient en tous points aux quelques parures qui habillaient de temps à autres les cheveux de Gotor. Non pas que les méthodes d'artisanat offraient aux Fils et aux Filles des possibilités infinies, mais ceux-ci avaient été travaillés avec un soin et une attention toute particulière. Ils ressemblaient aux bijoux de sa mère.

Il releva la tête, s'étant sans doute perdu plus de temps qu'il ne voudrait l'admettre dans l'analyse de ce poignet tendu. En passant une main à son menton, il s'aperçut qu'il n'avait toujours pas remonté ses foulards. D'un geste vif, il attrape ces derniers mais se résolut finalement à ne pas dissimuler son visage tout de suite. Alors qu'il porta à nouveau son attention au poignet de sa voisine, il remarqua enfin les marques brillantes dissimulées derrière les babioles analysées. Elles dansaient, entrecoupées d'un bracelet, se reformaient sur une parcelle de peau dévoilée avant de retourner finir leurs arabesques sous une bille boisée. Magnifiques.

Il n'eut pas de mouvement de recul. Sa main poussa le poignet de sa voisine pour lui intimer l'ordre de retourner le long de son corps. Il savait, comme tout ses congénères, que les marques fluorescentes faisaient généralement office d'avertissement. Il ne savait pas de quoi il devait exactement se méfier. Même une rapide analyse de ses souvenirs de lui permit pas de retrouver la moindre information glanée au sein du reste de la communauté à propos de cette jeune femme. Il ne la connaissait pas. Et il aurait sans doute été préférable qu'il ne cherche pas à le faire.

Mais ce qui émanait d'elle l'intriguait. Un subtile mélange de crainte – de l'inconnu dans sa globalité plus que de sa personnification actuelle – de curiosité et de retenu. Il ne savait pas pourquoi elle l'avait abordé, ni pourquoi elle s'obstinait à vouloir le faire parler. Mais il savait en revanche qu'elle dénotait avec toutes les rencontres qu'il avait pu faire jusqu'alors. Il ne pouvait s'empêcher de voir, dans ce caractère animal, vif, acerbe, qu'un reflet inversé du sien. Quand lui taisait ses craintes de peur d'attirer l'attention, elle semblait faire tout le contraire.

Aussi restaient-ils là, ces deux animaux maladroits, à se jauger, à se sentir, à se tourner autour pour mieux juger du potentiel intérêt – ou du potentiel danger, pensa Gotor un instant – qu'ils représentaient l'un pour l'autre. Il sembla hésiter un moment – rapide coup d'oeil jeté vers sa mère, qu'il avait peine à retrouver au milieu de cette foule compacte – puis reprit la parole, tout bas. Au diable la convenance, il voulait savoir.

- Pourquoi es-tu marquée de la sorte ? Demanda-t-il de sa voix caverneuse, monocorde et ronde. Ce ne sont pas les marques les plus répandues.

Il aurait pu tourner autour du pot des heures, il savait que cela ne l'aurait mené nul part. Il ne voyait plus cette conversation via le prisme de l'attaque/défense comme c'était le cas il y a encore quelques minutes, mais il avait compris que son interlocutrice préfèrerait une conversation directe à du blabla de piètre qualité.
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