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 A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan

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Nasträlya
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Message(#) Sujet: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Sam 18 Nov - 14:16




A vos risques et périls


La Plaine Retentissante s'était tu au moment même où ce corps, encore chaud, avait plié les herbes sous sa chute. Les insectes s'étaient envolés dans un sombre nuage afin d'éviter d'être écrasés ou de se noyer dans ce sang qui, déjà, se répandait. Ses cheveux blonds s'étaient éparpillés autour de son visage, ses yeux cristallins devenant de plus en plus vitreux au fur et à mesure que la lune continuait sa route dans le ciel. Au petit matin, sa chair avait été de majoritairement ôté de son cadavre, les insectes ayant recommencé leur concerto et les Mossï ne se souciant guère du drame qui s'était déroulé hier soir sur leur territoire.

-L'attroupement est de plus en plus grand, les Maïnes et les Huilines tentent de contenir leur population, mais elle est impuissante face à la peur qu'engendre la théâtralisation de la scène de crime. Marassa suivait de près Ohibaan, descendant deux par deux les marches du Labyrinthe.
- La femme est vraisemblablement une membre des Maïnes. Elle n'appartient fort heureusement à aucune Maison, mais la population Maïne accuse l'un des nôtres d'être à l'origine de cette mise en scène. Aryni laissa un court silence avant de reprendre. La jeune femme porte le nom de Lina, elle porte les traces d'une dévoration partielle de son flanc droit et l'une de ses jambes à été arraché, on ne l'a toujours pas retrouvée. Toute sa peau a été lacérée, les différentes profondeurs des griffures portes à croire qu'ils étaient plusieurs, une bête et un homme ou une femme.
- C'est ce qui nous accuse directement ? Lança Ohibaan en parcourant la forêt.
- Tout a fait. Les Maïnes pensent que l'un de nos Zoologistes est responsable.
- Aursïnn et Soyä ?
- Je les ai vus ce matin, elles nous laissent le bénéfice du doute. Elles sont déjà en train de récolter des informations de leur côté, mais elles doivent gérer la crainte et la colère de leur peuple. Nous sommes nouveaux au sein de la Fédération de Jade, même si nous les rendons plus fort de par nos connaissances, nos liens avec la faune et la flore sont parfois perçus d'un mauvais œil. Ils ne sont pas beaucoup à nous mépriser, mais il ne faut pas oublier qu'ils existent. Linäy c'était à son tour rapproché d'Ohibaan.
- Donc nous sommes seuls et nous devons trouver un meurtrier qui, peut-être, ne fait pas partie de notre faction.

Les Plaines Retentissantes avaient été partiellement vidées des personnes les plus curieuses, mais il restait encore bon nombre de citoyens venant de toute part et demandant des réponses à leur hiérarchie. Ohibaan joua des coudes pour se frayer un chemin jusqu'à la scène, s'arrêtant net en la découvrant. Ses bras avaient été sectionnés, créant un halo au-dessus de sa tête et des Elzëas avaient été déposé au centre de ce cercle imparfait. Son visage, quant à lui, avait été soigneusement peint d'un blanc immaculé. Il posa le regard sur Marasa.
- Je veux que vous protégiez le lieu du crime pour aujourd'hui et que vous donniez libre accès à tous ceux qui auront le désir de nous aider dans cette affaire. Je veux qu'un rapport soit fait pour tous ceux qui poseront le pied dans le cercle de protection aujourd'hui, qu'un suivi soit fait tout au long de leur enquête: qu'ont-ils découvert ? qu'en pensent-ils ? qu'ont-ils entendu ? Tout! Il posa alors le regard sur toute la population, parlant d'une voix claire. Tout ceux qui souhaiteront apporter leur aide dans cette affaire, quel que soit votre faction, devrons passé par Marasa qui vous donnera la marche à suivre. Il laissa alors les Värshas prendre place et Marasa prendre la relève, allant quant à lui retrouver les autres responsables des factions.




Déroulement


Bienvenu dans ce rp Multi' un peu spécial  

Premier jour de recherche pour vous! Sachez dès le début que vous n'êtes pas obligé de répondre à l'appel d'Ohibaan pour entrer dans l'intrigue, vous pouvez très bien apprendre ce qu'il y a à savoir d'un PJ qui sera dans votre groupe - si vous décidez d'être en groupe. En somme, vous pouvez prendre part à l'enquête sans participer à ce premier jour de recherche d'indice - et donc prendre l'intrigue même si ça fait deux moi qu'elle est en place. C'est ici moi qui donnera la temporalité de ce rp Multijoueur, en somme, qui vous dira si on est passé au deuxième jour et ce qui s'y passe ce jour suivant =) Ainsi, il n'y a aucune Dead Line, pour la simple et bonne raison que c'est moi qui clôturera le rp grâce à vous!

Si vous demandé à Marasa ce qu'ils savent déjà de la scène de crime, elle vous dira tout ce qui a été dit à Ohibaan au début.   

Détails en plus de la scène de crime :
- Le corps à été tiré vers le bas, là où la jambe a été arraché
- Des traces de sang se trouve sur des herbes hautes, traçant un chemin jusque vers la Forêt Luminescente, jusqu'à ce stopper vers une des chutes d'eau.    

Les indices que vous pouvez trouver:
Si vous possédez plus de 3 en arme Naturelle: vous pouvez certifier que c'est une hache qui a démembrer la jeune femme et que son possesseurs n'est pas très adroit avec celle-ci.
Si vous avez plus de 3 en Zoologie: Vous pouvez certifier que les griffures et les marques de dévoration ne sont pas connu par votre peuple.
Si vous avez plus de 3 en médecine: Vous pouvez certifier que la mort de la jeune femme à été commise par l'animal et que son démembrement à été fait lorsqu'elle était déjà morte.  

Votre mission c'est prendre des indices et les interpréter afin de vous orienter vers un coupable. Vous pouvez aussi écouter la population, suivre les trace de sang, avoir des altercations avec des membres d'autre faction... BREF vous faites ce que vous voulez mais cela doit tourner autours de ce crime. Je vous recommande vivement d'être en groupe parce que certains indices demandent des compétences bien particulière et vous ne pourrez pas les trouver sans, donc plus vous êtes et plus vous trouverez d'indice, mais surtout plus il y aura de cerveau pour trouver le/la/les coupable(s)!


Risques et Bonus

Il faut savoir qu'il va falloir être très discret quant aux questions que vous allez poser, à ce que vous allez faire - comme suivre quelqu'un - et surtout n'accusez pas à tord et à travers. Vous risquez d'avoir une popularité décroissante, d'avoir des problèmes avec les factions et de mettre à mal la votre. Au contraire, si vous vous en sortez bien, vous pourrez voir une popularité grandir et de rendre les Fils d'Ohibaan plus populaire auprès de la Fédération de Jade.


Gains

/!\ Vous devez déclarer en bas de votre premier message ce que vous souhaiteriez comme gains de 2 messages, 4 messages et si vous faites plus de 5 messages. ex: 1 point de force; 1 point en herboristerie etc...

• 250 pierres bleue pour la participation

2 messages: Fumigène d'Éclipse OU 1 pt d'attribut
4 messages:Morsure d'Os OU 2 pts d'attributs
Plus de 5 messages: 3 pts d'attributs OU 1 pt de compétence



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Message(#) Sujet: Re: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Ven 1 Déc - 17:26

Contre toute attente, l'une des premières à s'avancer fut la jeune Ori. Sans assurance, j'avais fait le pas en avant caractéristique des volontaires. Quelques regards furtifs surpris fusèrent, et je ne pouvais les en blâmer : je n'étais vraiment de ceux qui prennent l'initiative. Mon peu d'aisance sociale et mon absence totale de charisme, dans une enquête, ne m'aideraient que très moyennement. Habituel manteau à capuche sur les épaules et visage imparfait ponctué de terre, je m'approchais d'avantage, ne doutant d'être suivie par d'autres. De toute manière, ma petite taille ne m'offrirait que peu le loisir de me démarquer face aux autres téméraires du village.

Si la question du « pourquoi » de mon volontariat s'était effacée de la plupart des lèvres curieuses mais anonymes, je n'y trouvais moi-même que peu d'arguments viables ; pour aider, il me faudrait parler, questionner, et ce n'était pas mon plus grand talent. En réalité, seul le besoin d'une Zoologiste en devenir de redorer le blason des siens m'avait emporté : il n'était pas question que l'art soit remis en question avant même que je n'ai pu moi-même goûter au fruit défendu.

Déglutissant, quelques pas me menèrent face au cadavre mutilé. Sur la scène, son personnage n'avait plus l'air de la femme dépecée, démembrée et dévorée qu'elle était. A mes yeux, je n'y voyais qu'un tas de viande et d'os noyé dans l'herbe humide. Offrant mon dos à la victime, je m'accroupissais pour tenter d'atténuer la nausée naissante, prenant de longues inspirations. Qui qu'avait été l'assassin, qu'il soit homme ou fauve, il tenait plus du monstre que de l'animal.

Si interroger proches et témoins était l'approche classique, ne serait-ce que pour rassembler preuves et indices sur la victime, je ne me sentais que peu à l'aise à l'idée d'en endôsser la responsabilité. A la place, le chemin écarlate m'apportait malgré mon peu d'expérience un certain nombre d'informations tout aussi capitales, accompagné de son lot de questions. Je supposais trois scénarios :

Dans le premier, la bête était amphibie. Après l'assaut, elle s'était reculée dans les chutes.
Une autre possibilité était qu'elle soit aquatique, ait attaqué, laissant par inadvertance - ou par choix - la proie s'échapper.
Enfin, on ne pouvait nier que rien n'aurait empêché le démembreur de tirer le cadavre de l'eau vers les champs.

Dans les trois cas, quelqu'un s'était donné beaucoup de mal pour que cela passe d'un accident à un meurtre, tout en désignant de manière claire et fantasque les Fils d'Ohibaan. Difficile de dire si l'acte en lui-même avait été prémédité ou s'il s'agissait d'improvisation.

Testant mes premières théories, je m'enquis de l'état du chemin sanglant : les herbes étaient-elles plates ? Brisées par endroit ? Le sillon rougeâtre était-il jonché de gouttes, ou avait-on peint des rivières rouges en tirant le corps ? Tant d'indices destinés à comprendre si elle s'était elle-même enfuie, ou avait été disposée là où elle se trouvait alors.

Mon analyse terminée, j'entamais de comprendre les motifs tout en évitant soigneusement d'inspecter le mort, achevant d'apaiser les remontées gastriques qui s'activaient au moindre souvenir de la scène que, bien qu'à deux pas, je prenais un soin tout particulier à ne plus regarder.


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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Dim 14 Jan - 14:42

Inventaire:
 


Les Mossïs égarés s’entassaient autour du cadavre meurtri de la jeune femme, tous capable de prétendre qu’ils pouvaient être une potentielle proie pour ce tueur, que leur vie était en danger, mais chaque Zoologiste pouvait savoir qu’un meurtrier, ou qu’un animal, ne choisissaient pas ses cibles par pur hasard. Je poussai du coude les curieux qui n’étaient là que pour contempler la beauté, ou l’horreur, de la mise en scène. Je savais que je devais participer aux recherches de ce ou ces coupables afin de prouver mon innocence dans toute cette histoire, me montrer aux yeux du monde à tout instant afin que, si un second incident venait à pointer le bout de son nez, je me dédouane de toutes responsabilités. Ma réputation me suivait de près, je savais les regards qui se tournaient vers moi à mon passage dans la foule, je savais que Marasa m’avait à l’œil et qu’elle n’allait pas hésiter à enquêter.

Ce fut arrivé près du corps qu’une Fille d’Ohibaan m’empoigna le bras, stoppant net ma progression. « Nasträlya. » Je restai les yeux rivés sur le cadavre, contemplant de loin les marques de tout son corps, la chair déchirée, coupée, entaillée. « Je suppose que tu n’as rien vu ni entendu et que tu es étrangère à toute cette histoire ? » Je me défis de son emprise. « Tu supposes bien. » Je me tournai vers elle. « Je suis ici pour aider, la faune fait partie d’une de mes compétences, tu te souviens ? » Elle se posta devant moi.  « Tu es ici pour te dédouaner de toutes responsabilités aux yeux de ceux qui pensent encore que la Nature est responsable des meurtres que tu as commis. » Je souris. « La Nature en est responsable, Sylla. As-tu des preuves qui prouveraient qu’une main humaine est à l’origine de leur mort ? » Je me rapprochai d’elle. « C’est parce que je n’en suis pas l’autrice. » Je la dépassai en évitant avec soin de la bousculer, personne ne devait avoir l’impression d’un conflit entre elle et moi.

Je m’accroupis enfin près du corps,  sous l’œil méfiant de Marasa. De ses épaules sectionnées s’était échappée une quantité de sang exorbitante, souillant l’herbe d’où les insectes refusaient à présent de s’aventurer de peur de s’y noyer. Une traînait de sang parcourait le dessus de sa tête, comme si la bête s’était déchaînée sur sa jambe avant de lui soutirer, la traînant sur plusieurs mètres. Je posai les doigts sur les extrémités des plaies, les écartant afin de pouvoir constater de la profondeur de celles-ci. Je connaissais les griffures de l’Homme, l’acharnement dont pouvait faire preuve la nature humaine envers les chairs. Je pouvais certifier que certaines étaient dû à l’un d’entre nous, capable de parole et de pensée, mais les plus grandes entailles m’étaient totalement inconnues. Je laissais les plaies un instant, me tournant vers Ori qui semblait prise dans la scène, son corps ne pouvant regarder un instant de plus. Je me levai, un regard inquisiteur posé sur elle. « A quoi penses-tu ? » Je savais qu’Ori n’avait pas pour habitude de se mêler au sien, quoiqu’elle en pense, si j’avais besoin de quelqu’un en tant qu’alibi afin de me protéger de ma réputation, elle avait besoin de quelqu’un qui serait en mesure d’aller vers les autres afin de récolter des informations. Je laissais un silence, avant de reprendre. « Nous faisons partie des Zoologistes, nous serons forcément impliquer, voire accusés par certains. Nous devrions tous nous serrer les coudes, protéger cette grande Famille. » Je soufflai en me tournant vers le reste de Lina, prénom tantôt récolté par les dires de Marasa à un membre de notre peuple. « Les plaies correspondent à un animal inconnu pour ma part, peut-être Aren en saura un peu plus. Il y a des griffures apparentes de doigts humains, surtout au niveau du haut de la poitrine, comme s’il s’était assis derrière sa tête pour remonter vers son menton. » Je me tournai vers elle. « Il a pris de longues minutes avant d’arriver à sectionner ses bras. De grands coups ont été portés, de haut en bas, parfois sur le côté pour passer entre les os. Je pense que celui-ci a utiliser une hache ou un grand couteau assez lourd pour pouvoir frapper la chair, mais encore une fois, peut-être faudrait-il demander l’avis de quelqu’un de plus compétent. » Je restais un instant silencieuse avant de reprendre la parole. « Je sais que le pigment blanc symbolise la Maison Välina et l’Elzëa la Maison Nïl… mais rien n’indique qu’elle faisait partie d’une Maison, il faudrait se renseigner auprès de Marasa, voir si elle a plus d’information. » Je soufflai, peu sur de l’acceptation d’Ori dans cette enquête, peut-être était elle-même du côté de ceux qui me pensait comme une traîtresse. « Suite à tout ce que j’ai pu te dire, que penses-tu de la coopération que je te propose ? » Elle était en droit de refuser, de peur de suivre celles et ceux qui m’avaient fait confiance auparavant.  

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Message(#) Sujet: Re: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Jeu 8 Fév - 15:09

Elle s'était approchée sans que je ne m'en aperçoive, de son pas de félin furtif habituel qui ne plaisait guère à nos alliés, en particulier en cet instant. Sa question initiale m'eut tant surpris que seule ma fierté m'interdit le sursaut.

A quoi pensais-je ? A peine avais-je le temps de remettre en ordre mes investigations et conclusions personnelles qu'elle enchaînait, sans sembler pouvoir s'arrêter. Elle parlait de l'avenir des zoologistes, écho de mes propres réflexions, quelques minutes plus tôt. Elle avait raison, mais oubliait un point important : la famille ne s'arrêtait pas aux seuls amis des bêtes. M'apprêtant à desceller les lèvres pour répondre, je m'interrompais quant elle poursuivit pour m'offrir l'analyse tirée de sa propre expérience - bien plus complète et juste que celles que je n'aurais pu moi-même formuler, et soudain les morceaux se recollèrent.

Si je n'avais rien contre la violence gratuite - j'en avais été témoin en de bien trop nombreuses occasions -, c'était une toute autre chose que de se l'entendre dicter par quelqu'un. Quelle folie avait pris le bourreau pour achever pareille entreprise ?

Achevant de lister ses constatations, elle se tut, suffisamment longtemps pour que, dans une longue déglutition, je rassemble le courage nécessaire à un semblant de réponse, mais pas assez pour qu'elle ne reprenne avant que tout son ne sorte. Mon pire cauchemar s'imposait : on me proposait de faire équipe. Laissant planer un silence bien plus long qu'exigeait la bienséance, j'amorçais une enième tentative.

« J-Je pensais à ... Enfin - je réponds à ta p-première question », précisais-je avant de poursuivre, inspirant profondément. Sois forte, Ori. « Je pensais que la bête pouvait être amphibie, mais pas seulement : j-je pense que l'auteur s'est fait surprendre par la créature, lui aussi. » M'approchant du cadavre sans le regarder directement, je glissais mes mains sur les traces de griffure au torse, poursuivant mon explication.

« Cela re-ressemble beaucoup à quelqu'un qu'on ... enfin ... qu'on essaie de retenir. Le monstre a attrapé la victime - allongée - par les jambes et l'a tiré, sans doute en direction de l'eau. Le bourreau l'a attrapé par la poitrine, peut-être parce qu'il ne souhaitait pas sa mort, à l'origine, même si j'ignore s'il l'a tué avant ou après l'attaque. »

Me relevant, je mimais un corps qu'on tire au sol à travers les hautes herbes. « Le combat n'a pas duré : les crocs ont eu raison de la chair, et les jambes se sont retrouvées séparées, et elle les a emmené avec elle dans l'eau. » Me frottant le menton, j'observais de loin la scène, imaginant mentalement une silhouette indistincte mimer l'action décrite.

« Si la femme était allongée, et que l'homme ne pouvait prendre appui pour la retenir, alors ... Ils étaient p-proches. Peut ... Peut-être même qu'ils ... Enfin ... » Rouge pivoine, j'évitais à tout prix le regard de quiconque. « Peut-être quelqu'un qui ... Qui ne pouvait accepter qu'on le sache ici, a-a-avec la ... La victime. »

Je soufflais longuement. Je n'étais habituée aux longs discours, encore moins devant quelqu'un. Oh, bien sûr, je m'étais plus qu'entrainée en solitaire - j'étais une régulière au bar des sermons sans témoins -, mais réciter mes élucubrations, que j'estimais fort probablement erronées, se révélait d'un tout autre acabit.

Et, sans m'en apercevoir, j'avais omis de répondre à sa dernière question.

Nombre de mots : 607
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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Ven 23 Fév - 23:06


Je souris aux premières palabres de la Zoologiste. Ses hésitations finissaient d’achever le portrait que nombre d’entre nous s’étaient fait à son sujet. Certains Fils d’Ohibaan étaient ainsi faits, la parole et la relation n’étaient tout bonnement pas faites pour eux ou simplement plus difficiles. Fuyant, il arrivait que certains disparaissent des années avant de revenir dans le clan métamorphosé ou semblable en tout point à celui qui nous avait quittés.  Lorsque son discours fut achevé, je continuai silencieusement à contempler son regard évasif. J’aurais voulu lui dire qu’elle paraissait bien naïve, mais ce qui sortit d’entre mes lèvres fut tout autre : « Peut-être bien. » Son regard était différent du mien, ce qui pouvait nous servir tous deux lors de l’investigation. Un regard innocent, sain et naïf. Il était clair qu’Ori semblait entrevoir quelque chose de beau dans une situation des plus macabres : de l’amour interdit. Cependant, j’avais peine à croire que la bête était venue du bosquet. Je suivis le chemin ensanglanté qui se dirigeait tout droit vers les troncs et les racines sinueuses de la forêt, grâce aux paroles d’Ori, je savais maintenant qu’il allait tout droit vers une zone emplie d’eau, les chutes les plus proches, sûrement. « Il faut absolument que nous allions parler à Aren. » Je restai un instant dans le vague, avant de plonger mon regard dans celui d’Ori. « Viens avec moi, je suis certaine que ton point de vue l’intéressera. »
   
Aren ne m’était pas étranger, sans doute parce qu’il savait très bien ce qui s’était passé dans la forêt, le jour de mes deux sacrifices à la Nature. Les autres diraient que ce n’était rien de moins que des meurtres, mais ils n’entrevoyaient pas la beauté sauvage de la Nature, simplement son côté créatrice et protectrice, parfois cruelle à bien des égards, mais jamais totalement sauvage et prédatrice. J’entrainai Ori avec moi et je savais qu’en le faisant, elle connaîtrait une partie de la relation qui m’unissait à Aren. Il ne l’avait jamais clairement montré aux yeux du monde, mais Aren était intéressé par tous les Zoologistes qui réussissaient à détourner notre Foi, ou du moins, à comprendre les rouages complexes de son essence, celle de la Nature même.

Les chutes faisaient un bruit assourdissant, s’engouffrant dans les tourbillons en contrebas. Quelque pas fut fait avant de tomber face à la porte en bois massif. Avant même que je ne pose la main sur la poignée, on m’attrapa l’avant-bras. « Vous n’êtes pas autorisé à y entrer. » Aädren se posta devant nous, nous barrant la route. « Certaines de nos salles sont en pleine décontamination, quelques Tadryens ont attrapé une maladie qui nous est étrangère. Nous ne voudrions pas qu’elle se propage au village. Puis-je vous aider d’une quelconque manière que ce soit, si elle n’inclut pas d’entrée dans le centre ? » Je croisais mes bras sur ma poitrine. « Nous cherchons Aren. » « Aren… bien sûr. » Je vis son regard dévié des nôtres. « Beaucoup trop de monde le cherche depuis que le corps de la jeune femme a été découvert, je ne peux que répéter ce qu’il m’a dit, en somme, de le laisser respirer et de ne plus lui envoyer la plèbe qui ne connaît rien à la Faune. » Je laissai un court silence. « Dîtes lui que deux Zoologistes le cherchent quand il aura fini de faire croire qu’une infection a lieu au laboratoire. » L’homme sourit. « Ce sera fait. » Avant de rentrer et de nous laisser là, sans plus aucune piste à suivre. Enfin, presque aucune. « Tu sais, le meilleur moyen de savoir quelle proie attire quel prédateur, c’est d’attendre sa seconde victime. » Tout aurait effectivement été plus simple. Je me tournai vers Ori. « Enfin, nous avons encore quelques pistes à suivre et lorsqu’Aren aura fini de détester la "plèbe", il finira par nous retrouver. » J’en étais certaine, simplement parce que deux Zoologistes qui le cherchaient ne pouvaient que piquer sa curiosité… ou toute autre chose de beaucoup moins plaisante.  « Voyons voir, nous pouvons suivre les traînés de sang et pourquoi pas, fouiller le bassin qui semble avoir happé une partie du corps de la femme,  ou bien essayer d’élucider le mystère qui entoure la couronne de bras et de fleurs, en commençant par interroger les membres des Maïnes… peut être ont-ils une histoire, un mythe, autour de ce crime et de sa mise en scène ? »  

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Je ferai intervenir Aren après ♥


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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Sam 24 Fév - 20:27

Heldwige Dvärn
   
A vos Risques & Périls

   

   
Inventaire:
 

- Hel’ ?

Tu perçus l’apostrophe. La voix qui l’avait prononcée était assez rauque et le ton assez puissant pour que la palabre puisse s’élever jusque la cime des plus grands arbres. Pourtant, tu n’y répondis rien. En équilibre sur une branche, tu restais silencieuse et immobile, les yeux rivé sur le spécimen coloré d’un oiseau inédit. Ses plumes grenat mêlées d’écume se soulevaient au rythme de sa parade tandis que de sa gorge résonnait un chant nouveau, doux et agréable. Le mâle, seul juge, demeurait attentif et observateur, installé plus en retrait, encore indécis.
Tu observais avec curiosité et fascination mêlées la danse séductrice de la femelle au bec corail. Depuis trop longtemps tu patientais, bridée par une vision trouble et un environnement étranger. L’inconnu ne t’effrayait pas, il t’envoûtait. Appelée par la voix mélodieuse de la Nature, tu n’avais pu te résoudre très longtemps à suivre les directives médicales, et sans attendre, tu avais filé hors de la cité pour fouler le territoire humide du bassin Sinaën, découvrir la faune exotique d’un monde nouveau, sans accorder le moindre crédit aux avertissement paranoïaques de tes parents inquiets.
Pendant longtemps, tu n’avais pu aller bien loin. Ton unique oeil ne te laissait déceler que de troubles silhouettes, et qu’il s’agisse d’un hère ou d’un chemin, tu peinais à en deviner la forme exacte. Néanmoins chaque semaine, les détails qui te parvenaient s’avéraient plus précis, jusqu’il y a quelques jours, ou tu pu constater une vision certes loin d’être rétablie, mais presque correcte. Tu en avais immédiatement profité.

- Heldwige !

Le caillou envoyé du sol te percuta à l’épaule. Inébranlable, tu aurait été tentée de ne réagir que par un soufflement si un second n’avait pas immédiatement suivi, plus fort, envoyé droit dans la branche. Effrayé d’un rien, l’animal prit peur et dans un cri, cessa toute parade au profit d’une envolée bruyante, réduisant tes efforts à néant et marquant brusquement la fin de ton étude. Tu poussas un grognement et d’un claquement sec, ferma le carnet que tu employais pour tes croquis avant de te tourner vers le fautif.

- T’abuses Denethor ! C’était trop demandé de me laisser tranquille ? Qu’est ce que tu veux ?
- Ils ont trouvé une Maïne morte un peu plus haut dans les Plaines Retentissantes. Ils accusent les Zoologistes, et tu es partie depuis trois jours. Tu ferais bien de rentrer.

Ta colère s’évanouit aussi vite qu’elle s’était imposée, remplacée par une indicible confusion  et une ineffable incompréhension. L’idée même que l’on puisse te reprocher le moindre meurtre était inconcevable, et bon nombre de fils et filles d’Ohibaan avaient, ces derniers temps, davantage de pulsions salvatrices que meurtrières. Qui, et pourquoi se permettait-on de vous reprocher le trépas d’une étrangère ? Il faudrait par ailleurs être bien peu reconnaissant pour s’en prendre aux enfants d’un peuple qui, jusqu’alors, s’était plutôt montré bienveillant à votre encontre.

- C’est pas croyable …

Tu te redressas finalement pour bondir sur une autre branche. De celle-ci, tu parvins à redescendre de quelques mètres avant de pouvoir te laisser agilement choir à même l’herbe humide.

- Que s’est-il passé ?

Le Ianasha haussa les épaules, peu informé.

- Je suis parti quand j’ai entendu la nouvelle, je ne souhaitais pas qu’il t’arrive une connerie. J’en sais pas plus, on verra en passant.

Tu réprimas la vive remarque qui brûlait ta langue, traîtresse de ton indépendance et de cette capacité que que tu avais à te débrouiller par tes propres moyens pour lui choisir plutôt le mouvement. Derrière ton frère, tu le suivis jusque la scène macabre.


La foule qui se bousculait devant le corps avait tout d’irrespectueuse, masse informe aux yeux indiscrets dont seule la soif de ragot ou l’appétence morbide motivait, sans justifier, la présence indésirable. Tu n’étais peut-être pas davantage la bienvenue, mais à être vraisemblablement pointée du doigt, tu tenais à en connaître preuves et motifs.
Tu t’approchas sans te préoccuper de nouveaux chuchotements. Connue tant pour le bandeau qui désormais ceignait ton visage que pour tes sursauts d’humeur insupportables, ton absence injustifiée s’était faite remarquée, ou du moins maintenant qu’elle prenait fin, rappelait ton existence et la dite absence. A moins seulement que tu n’impressionnes par ton courage, une des rares sylvaine à t’approcher du cadavre mutilée de l’inconnue. Tu préféra n’y porter aucune attention.

La blonde avait souffert. Tu n’aurais su dire si c’était imaginer l’intensité de sa douleur qui te rebutait ou l’idée qu’un être ai pu prendre plaisir à mettre ainsi en scène sa mort, mais dans un cas comme dans l’autre, que l’on puisse te penser assez cruelle pour tuer une femme, ou assez perverse pour la présenter ainsi avait quelque chose de répugnant. Tu ne connaissais d’ailleurs personne qui ai pu faire preuve de ce genre de pulsion, une preuve d’ailleurs évidente que ton peuple n’était pas impliqué. Si un fils d’Ohibaan avait de telles appétences, jamais il n’aurait pu satisfaire sa soif sanguinaire sans passer inaperçu. Il aurait dû être démasqué voilà des années. Ce genre de désir ne peut pas rester enfoui.

Tandis que ton frère fixait les Elzëas ternies par la mort, tu te concentras sur le corps incomplet. Tes prunelles cobalt s’attardèrent sur les griffures qu’arborait la Maïne, ses membres tranchés dont les extrémités demeuraient introuvées, la viscosité d’un rouge sombre qui maculait les brins d’herbe et la cascade, plus loin, de laquelle semblait provenir la carcasse inerte. Bien qu’elle se soit vidée d’une majorité de son fluide vital sur place, les traces indiquaient que la mort, ou du moins le crime, avait eu lieu ailleurs. Les simples hurlements auraient pu alerter les insomniaques, ou quelques explorateurs nocturnes. Tu n’étais pas la seule à fuir la ville aux profit d’une faune sauvage.
Denethor te suivit, perdu dans ses pensées, alors que sur le chemin, tu croisas deux autres filles, Zoologistes et enquêtrices à leurs heures perdues.  

- Les Elzëas ont été cueillies ailleurs.
- Pardon ?

Tu relevas la tête, davantage concentrée sur les traces de sang que sur les pétales azur découvertes autour du corps.

- On ne trouve pas d’Elzëas ici, il faut retourner jusqu’aux Sources, tu peux parfois en trouver aux Fardeaux des Feuillus, mais .. Pas ici. Ce n’est pas un crime instinctif, il a du être prémédité.

Tu haussas les épaules. Finalement, que faisais-tu ici ? Ta curiosité avait été satisfaite, personne ne t’avais demandé de débusquer le criminel, et tu te fichais bien que l’on t’accuse du moment qu’aucun ne montait pas la moindre preuve contre toi. Etait-il nécessaire que tu t’impliques ?
Certainement pas. Ceci dit, la bête qui s’en était prise à la Maïne t’était inconnue, et le défi qu’elle représentait faisait vibrer l’une de tes rares cordes sensibles. L’idée de la découvrir était aussi exaltante que celle de la dompter, et participer à l’enquête pourrait t’assurer d’y parvenir plus aisément.
Tu te ravisas et changea d’humeur.

- Tu devrais en parler à Nasträlya et Ori. Elles ont dû commencer avant nous, elles doivent avoir davantage d’informations.

La proposition fut adoptée, et bientôt, concrétisée.

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Message(#) Sujet: Casse Tête à trois temps Ven 2 Mar - 15:16

Équipement:
 
Cela faisait à peine quelques jours que je pouvais sortir et marcher un peu en dehors de la maison où j’avais été cantonné pour qu’on me délivre les soins que mon état exigeait.

Après bien des jours, j’avais en effet été recueilli par une patrouille qui sillonnait encore notre ancien domaine dévasté par le cataclysme qui l’avait ravagé. J’y avais erré pendant presque un mois, la plupart du temps seul mis à part lorsque j’avais rencontré un petit groupe de survivants auxquels je m’étais joint et où j’y avais appris les derniers événements, tant les revers que finalement l’alliance avec nos nouveaux partenaires de la Fédération de Jade ainsi que la création de notre nouveau « chez-nous » où nous nous dirigions pas à pas au milieu d’une désolation végétale et animale.

Mais ce n’est pas les nôtres qui nous trouvèrent en premier, une poignée de Tadryiens nous tomba dessus et notre groupe dépenaillé s’éparpilla pour leur échapper. Je me retrouvais alors isolé à nouveau, mais cette fois avec un objectif et une direction à suivre.

Quand la patrouille me trouva, à bout de force perché dans un arbre pour me préserver de la faune affamée qui rôdait, serrant contre moi le sac de pierre dont je n’avais pu me décider à lâcher, j’étais plus mort que vif. Quand ils me déposèrent sur la paillasse finalement, je refusais de toutes mes forces de la laisser aller tant que j’étais conscient.

On me soigna et on m’interrogea lorsque mes forces me revinrent un peu et je racontais ce qui pour moi était une odyssée dans les grandes lignes, ce qui parut les satisfaire.

Au moins là, ce tatouage sur le front que m’avait fait ma mère alors que nous vivions ensemble pouvait avoir une valeur chez mon peuple. Mon Envol qui devait être de quelques jours s’était prolongé de plusieurs semaines et j’étais toujours vivant et plus aguerri qu’en partant. Plus grand aussi et plus étriqué, quoiqu’avec la nourriture qu’on me servait maintenant, cela ne devrait plus être le cas longtemps.

Je m’approchais de l’attroupement et jouant des coudes, j’arrivais à venir dans les premiers rangs.

Ohibaan et Marasa étaient déjà là, je les identifiais d’autant mieux qu’ils étaient venus à mon chevet pour me poser des questions et c’est au premier à qui j’avais enfin donné mon sac de Pierres.

Il y avait beaucoup de monde, entre autre des Zoologistes confirmés à qui on laissa le soin d’examiner la scène de plus prêt. Les murmures se turent et tous nous essayons de capter les commentaires des uns et des autres.

Mon périple avait eu cet effet sur mes sens que d’un seul regard j’embrassais tout ce qui se voyait jusqu’au moindre détail. Mais la lecture en était difficile. Beaucoup de gens étaient passés ici et avaient piétiné l’endroit, d’autres, sur l’invitation d’Ohibaan et l’acceptation de Marasa s’approchaient du corps et finissaient le travail même s’ils étaient précautionneux.
J’avais envie de donner un coup de main avec mes faibles possibilités, rien que pour les remercier de l’aide qu’ils m’avaient encore une fois apportés, mais je n’osais demander et je fus repoussé plus loin comme beaucoup.

Cependant, je suis têtu plus que la moyenne, ce qui m’a gardé en vie jusqu’ici tout autant que de me desservir en d’autres occasions, bref, je contournais le cordon de sécurité et observais les lieux encore une fois alors que deux femme de mon peuple étaient déjà à l’œuvre. Des Zoologistes ?

Je n’en avais que faire, mon père en était sans aucun doute un et ma mère s’en approchait fort de son vivant. Comment voulez-vous craindre ou détester des gens qui sont parents avec vous et qui ont des aptitudes et des façons que vous avez côtoyées toute votre enfance ?

Un garde voulut me faire décamper à nouveau, mais je le toisais en silence et reprenais mon examen comme si il n’avait rien dit. Je le sentais agacé, mais finalement, il me laissa faire. Ohibaan n’avait-il pas dit que toute aide était la bienvenue ?

C’était un puzzle dont les morceaux étaient jetés à même le sol sans ordre apparent et dans lesquels on venait de donner des coups de pieds par-dessus le marché.

Ma première pensée en voyant les marques sur le corps, enfin ce que j’en voyais et ce qui restait de chairs intactes, fut de me demander quel animal avait pu la mutiler ainsi. Elle semblait avoir été chopée par un Irvam de grande taille au niveau des épaules et criblée de coup de becs alors qu'il essayait de l'enlever, à moins que ce ne soit un Dracora ou plusieurs qui se soient disputés leur proie ?
Un Varaza aurait visé le visage et la gorge, ce qui n’était pas le cas.
A moins qu’Hanaamu ne soit passé par là, ce qui expliquerait l’acharnement à dépecer l’humaine, mais pourquoi n’emporter que la jambe ? A moins que …

La présence de l’eau et la traînée de sang qui y retourne pourrait être le signe d’un Salish ? Y aurait-il un nid là-bas qu'elle aurait dérangé ?

Avec le cataclysme, toutes les créatures de la forêt s’étaient dispersées et se retrouvaient éloignées de leurs territoires d’origine donc cela pouvait-être n’importe quoi et il y avait trop d’indices, trop de données contradictoires comme si on avait fait une multitude de choses à cette fille avant, pendant et après sa mort …

Beaucoup de sang autours d’elle aussi, je ne pensais pas qu’un corps humain puisse en contenir autant et un prédateur chassant n’aurait pas abandonné sa proie aussi complète, le membre manquant mis à part, à moins d'être dérangé.

J’essayais de mettre tout cela en ordre, mais je n’y parvenais pas, un aspect venait systématiquement contredire une idée qui me venait et les traces sur le sol et dans l’herbe étaient trop brouillées pour m’aider à trancher.
Cependant, tout portait à croire qu’on l’avait simplement déposée là ou lâchée subitement d’une faible hauteur.
Par contre, son visage peint en blanc et les fleurs, même si elles étaient déposées dans le demi-cercle que formaient ses bras séparés de son tronc et repositionnés au-dessus de sa tête indiquaient une sorte de rituel qu’aucune bête ne pouvait avoir mené.
Je ne connaissais pas bien les us et coutumes de mes congénères, même après ces quelques années passées parmi eux, mais jamais je n’avais entendu parler de ce genre de façons morbides. Quant aux Maines ou les Huilines, n’en parlons pas …

Parlons de ces fleurs par contre, elles ne poussaient pas ici, enfin je ne crois pas, et pour en avoir une telle quantité, il fallait avoir un panier pour les transporter.
Si la fille avait été surprise les bras occupés, elles auraient été couvertes de sang et éparpillées alentours, ce qui n’était pas le cas.

Il y a eu donc un humain pour la préparer ainsi vers son dernier voyage avec ce qui me semblait à moi beaucoup de respect.

Tout cela se bousculait dans ma tête, et ne pouvant m’avancer plus près du corps, je marchais derrière les gardes en direction de la chute d’eau, me rapprochant peu à peu de la piste sanglante en épiant le moindre signe, la moindre indication.

Devant moi les deux femmes qui s’étaient penchées sur le cadavre avec l’accord de Marasa tout à l’heure suivaient aussi cette piste, et d’autres avaient pris leur place près du corps pour y chercher la solution.

Plus j'avançais, plus je me disais que ce corps était le centre de faits distincts et consécutifs menés par des créatures différentes. Un chasseur qui tua, un nécrophage qui emporta sa dîme et enfin un mystique ...

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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Jeu 22 Mar - 17:42





Un triste air s’élevait dans la maison. Son sifflement était envahi d’émotions diverses, trahissant un état second, comme possédé. Ses yeux étaient clos, tandis qu’il balançait doucement sa tête de droite à gauche. Lorsque sa mélodie fut finie, il rouvrit les yeux sur son œuvre. Planté au mur, comme accroché en guise de décoration, se trouvait le buste d’une jeune femme dont les cheveux avaient été enroulés autour d’Elzëas et les bras coupés afin d’en faire un halo au-dessus de sa tête tombante. Il rajouta une petite fleur, entortillant ses cheveux blonds autour de ses doigts. Plus que de peindre son visage, il lui dessina cette fois-ci des symboles, ceux de la maison Välina. Sa soif de vengeance n’avait pas pu attendre une seconde de plus lorsqu’il l’avait vu. Il laissa glisser ses doigts le long de sa joue : elle lui ressemblait tellement et elle lui avait fait tant de mal. Il détourna le regard pour s’en défaire à tout jamais, jusqu’à ce qu’une d’elles lui rappelle la douleur de sa perte. Il prit le temps de se laver, de ne laisser aucune trace du carnage, la pièce devait être propre, parfaite, c’était l’un des tombeaux de sa promise. La bête n’était pas là pour saccager  l’endroit, pour extérioriser sa colère, lui arracher la peau, la griffer jusqu’à créer des sillons de sang. Il n’aimait pas lorsqu’elle était là, mais c’était elle qui lui donnait le courage de poursuivre sa vengeance et de calmer sa haine. Les meurtres étaient à double sens, l’un prenait les femmes comme substitue d’une autre, l’autre attaquait ces maisons qui lui avaient refusé une place en leur sein, leurs belles paroles avaient empoisonné son esprit et l’avait consumé : il ne souhaitait pas vénérer ceux qui avaient bâti cette ville, il voulait faire partie des grands. Le dernier, la bête, le monstre… lui avaient le don de savoir diriger tout ce petit monde. Ménat passa sa main autour de son cou. Les sévices avaient laissé de petites marques bleues. Bientôt elle jaunirait et ne serait qu’un lointain souvenir. Il allait être furieusement en colère lorsqu’il découvrirait le meurtre de la belle Sinn, mais il y avait une chose qu’il ne pouvait pas contrôler : ses pulsions meurtrières. Il passa par la porte de derrière pour disparaître, regardant une dernière fois en arrière avant de fermer celle-ci à tout jamais.

La foule s’était dispersée depuis peu. Beaucoup cherchaient des indices concernant le meurtrier présumé. Il serra ses bras de ses mains : qu’avaient-ils fait ? Il passa brièvement parmi eux, écoutant ceux qui réinventaient l’histoire de cette nuit. Il aurait voulu leur dire que tout était de leur faute, mais certaines révélations l’effrayèrent et il décida de quitter les lieux. Les fleurs avaient effectivement été cueillies ailleurs, sur le toit même de cette jeune femme qui vénérait la maison Välina et qui l’avait sauvée d’une mort certaine… ou peut-être n’était-ce pas elle ? Peut-être était-ce celle qu’ils avaient suspendue à son propre mur ?  Il se souvenait de ses cheveux blonds, de son teint pâle, mais surtout du refus qu’elle lui jeta en pleine figure lorsqu’il lui demanda sa main. Il ne travaillait pas assez dur, n’avait pas l’ombre d’un scientifique de prestige et par le fait, ne méritait pas une femme qui avait déjà fait un bout de chemin pour continuer à faire prospérer la citée. Toutes trois l’avaient rejeté, tout comme sa famille avant elle. Ménat était un garçon qui se retrouvait très souvent à l’Hospice, sa tête ne lui appartenait pas vraiment, comme ses pensées… lorsqu’une crise vint à pointer le bout de son nez, il était emmené là-bas puis soigné… mais il lui avait appris à se cacher, à contrôler ce qu’ils essayaient de faire taire sur son lit de soin. Il souffla, il avait peur. Il sentait qu’il ne résisterait pas longtemps à la pression, mais il savait aussi qu’ils étaient tous là pour l’y aider.


“Ne laissez jamais le temps au temps. Il en profite.” - Jean Amadou


Déroulement


Vous pouvez découvrir son corps, ou pas, faire en sorte que quelqu'un le trouve etc. Dans tout les cas, il n'y a aucune trace de griffures, pas de dévoration de son corps ni d'arrachement de membres. Cependant, tout est semblable au premier meurtre, à quelques détails près! Faites tout de même attention aux détails changeant.  

Si vous découvrez son corps, vous pourrez faire le lien: les fleurs de son jardin sont des Elzëas, elle adulait la Maison Välina et travaillait à l'Hospice. Vous pourrez d'ores et déjà sauver certaines femmes en les prévenant des critères de sélection du ou des meurtriers.

/!\ Plus vous vous rapprocherez, plus vous deviendrez une proie au yeux du ou des meurtriers, faites alors attention à votre famille, à vos amis et à vous même.





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Message(#) Sujet: Re: A vos risques et périls | Rp Multijoueurs - Fils d'Ohibaan Mar 27 Mar - 15:52

M’accroupir près de la piste juste au bord de l’eau m’arracha une grimace. Même si j’étais presque guéri, mon séjour à l’Hospice touchant enfin à sa fin, la peau et les chairs qui s’étaient reconstituées là où m’avait frappé le laser Tadryen tiraillaient encore beaucoup, comme les cicatrices des griffes du Varaza sur mon torse, mon épaule et mon dos.

Il s’en faudrait encore de quelques semaines avant que cela ne soit totalement apaisé sans pour autant que le souvenir ne s’en efface totalement.

Par contre, je m’apercevais du coup de l’absence du glissement coutumier de l’étui qui retenait mon couteau. J’avais laissé celui-ci dans ma chambre comme mon crochet et mon sac, pensant que cette promenade dans les environs serait totalement en sécurité.

Ici, le monde n’était pas celui de la forêt d’Hanaamu, enfin c’est ce que je pensais jusqu’à ce matin. Je n’avais qu’une chemise nouée par une lanière, un pantalon de toile légère et des sandales de cuir, ce qui me donnait un sentiment de légèreté absolue après ces semaines passées à trimbaler mon équipement chaussé de bottes de cuir de Garges qu’on avait mis à la réforme tant elles étaient dans un état lamentable.

Je me recentrais pour revenir à l’examen de la berge et des abords de l’eau. Toutes les traces étaient brouillées, c’est à peine si on voyait l’ébauche d’une griffe ou de l’empreinte d’une patte et encore, rien n’était sur quant à l’appartenance de ce qui était visible ou devinable à un quelconque prédateur qui aurait emporté une partie de la victime.

Car je n’en démordais pas à ce moment, si l’un des protagonistes était indubitablement humain, un autre était un animal, amphibie qui plus est. La question pouvait se poser de savoir si ces deux là, ou plus, avaient une éventuelle connexion.

Ne voyant rien de plus, et n’osant non plus m’engager dans l’eau plus avant, je me relevais, toujours grimaçant à cause de ce que vous savez et je me reculais d’un pas.

J’avais vu deux des enquêtrices partir vers la droite et deux autres se pencher sur la victime, toutes des Zoologistes, j’en étais persuadé. Je remontais maintenant la piste depuis l’eau vers le cadavre toujours exposé, attentif au sol que je foulais, mais rien de plus ne vint étayer une théorie ou une autre.

Finalement, je me butais à un garde qui m’interdit de passer. Je n’avais ni l’étoffe ni la stature de quelqu’un qui pouvait apporter une quelconque aide dans ce drame, et de fait, encore une fois, je restais à distance, observant et écoutant.

La fin d’une conversation parvint à mes oreilles qui me conforta dans mes propres conclusions, du moins une partie. Les Elzëas venaient d’ailleurs et la préméditation était presque flagrante. Je notais aussi que ces deux là connaissaient les deux autres, une certaine Nasträlya et l’autre Ori.

De là où j’étais, je pouvais distinguer le corps et l’étrange posture qu’il avait. Ce qui me marquait le plus était ce visage dépersonnifié, peint totalement en blanc crémeux. Par contre, des bribes de conclusions relayées par la foule indiquaient que c’était un objet tranchant  qui avait été utilisé pour séparer les bras du corps, ce que consentit à admettre, abandonnant l’hypothèse de coups de becs.

La victime, une Maïne nommée Lina, avait donc été démembrée par un être humain qui avait pris le temps de disposer le tout en un tableau funèbre au risque d’être surpris.

La seule piste à suivre pour moi était celle des fleurs et je me décidais à le faire alors que les gardes invitaient plus ou moins gentiment tous ceux qui n’étaient là que pour voir à libérer le plancher. C’est alors que je le sentis avant de le voir.

Mon séjour seul dans la forêt et les mésaventures que j’y avais vécu avaient installé en moi une sorte de veille permanente qui m’avertissait d’un danger ou d’une anomalie, et là, cette sensation venait de faire courir tout le long de la colonne vertébrale un signalement pileux ostensible.

Je tournais par réflexe mes regards et le fixais quelques instants avec insistance, cherchant à évaluer ce qui pouvait se dégager de lui et provoquer une telle réaction. Mais rien ne vint étayer non plus cette sensation étrange, si ce n’est ses airs qui passaient de la satisfaction ironique à une inquiétude patente.

Ce gars là n’était pas clair et je le connaissais d’avant cet instant. En fait, je l’avais rencontré à l’Hospice une fois ou deux, sans l’approcher ni lui parler, mais il ne m’avait alors pas fait cette impression.

Je demandai finalement à un des derniers badauds indubitablement du même peuple que la pauvre fille s’il savait où cette dernière habitait.
Il me toisa du regard, évaluant ma propre nature de Fils d’Ohibaan sous les habits neutres qu’on m’avait fourni, s’attardant surtout sur le seul tatouage visible à mon front.
Sa réponse fut sèche et négative avant qu’il ne tourne les talons. Du coup, j’en interrogeais un autre, et encore un autre, jusqu’à ce qu’une femme me demanda pourquoi je voulais savoir ça.

Je me demande pourquoi elle n’était-pas chez elle si elle est morte cette nuit. Et sinon, le début de la piste doit être là-bas.

Mon interlocutrice sembla se ranger à mes arguments et me conduisit à quelques pas de cette maisonnette avant de me laisser seul.

En m’approchant, je découvrais l’étrange configuration des lieux et notamment  les quelques fleurs d’ Elzëas qui restaient dessus.
Je notais qu'aux pieds du mur, à un endroit ou la toiture est un peu plus basse, il y avait un renfoncement dans le sol tel que l'auraient fait deux pieds lors de la réception d'un saut.

De ce fait, prudent, je roulais un rondin trouvé à côté et je grimpais dessus pour ne pas utiliser le même chemin que celui qui avait laissé ces marques.
Malgré tout, monter sur le toit fut un calvaire, c'est incroyable comme on peut avoir recourt à certains muscles et ne s'en apercevoir que quand ils vous font défaut !

Une fois en haut, je continuais mes découvertes, à savoir des traces de pas assez profondes dans le terreau où poussaient les plantes et surtout les dizaines de tiges coupées prouvant qu’on avait récolté les fleurs il y a peu de temps.

J’étais maintenant à peu près certain que les fleurs venaient d’ici, mais aux vues des reliquats de cueillette et du nombre de pieds mutilés, bien plus de fleurs qu’il n’en avait été éparpillées autour de l’ex-propriétaire des lieux. Où était le reste alors ?!

Descendre par mon escabeau improvisé fut une nouvelle difficulté que je surmontais tant bien que mal, et je me tenais maintenant le flanc alors que je revenais sur le près et que je me dirigeais vers Marasa pour lui faire part de ma découverte.

Mais encore une fois, un des gardes de faction m’intercepta et m’empêcha de continuer.
Mais j’ai une information importante à délivrer à Marasa ! Laissez-moi passer bon sang !.LAISSEZ MOI PASSER ! M’énervais-je en essayant par un mouvement tournant de passer outre son barrage.
Un autre garde campé non loin de là nous observait légèrement amusé alors que nos éclats de voix attiraient l’attention de la personne concernée.

Laissez le passer ! ordonna-t-elle finalement, sans doute lassée finalement de nos esclandres alors que mon intercepteur allait en venir aux mains avec moi.

C’est très dignement que je lui passais sous le nez et arrivé devant Marasa, je l’informais de ce que j’avais découvert à propos des fleurs et surtout du nombre coupées d’entre elles bien supérieur  à ce qu’il y avait ici.
Je ne suis pas pisteur, mais il faudrait sécuriser l’endroit pour qu’un expert vienne jeter un coup d’œil … L’"œi"l avait disparu dans l’étranglement qui m’avait pris soudain. N’étais-je pas trop présomptueux pour conseiller cela à un de nos dirigeants ? Le pourpre envahit ma face et je rengorgeais mes allures de coq sur de lui.

Pourtant, mes remarques avaient fait mouche et Marasa ordonna à deux gardes s’y rendre, éveillant du coup chez moi une autosatisfaction évidente que j'essayais de masquer au mieux.

Je pris donc congé et conduisis les deux préposés sur les lieux, leur montrant les tiges d’en bas et l’ampleur de la fauche.

Cela fait, je profitais de l’instant privilégié d’être accepté sur place pour examiner les alentours tout en évitant d’effacer des indices éventuels. Je repérais bien des traces, celles d’un homme d’après la grandeur, et celles d’autre chose sans pouvoir l’identifier et qui était resté un peu à l’écart.

Devant, sur le seuil, n’osant pas trop me rapprocher par peur toujours de brouiller la piste, je constatais cependant des traces étranges de raclements, comme si des pieds avaient glissé sur le sol plusieurs fois. Qu’est-ce qui s’était passé là ? Il m'était impossible de visualiser la scène tant cela était déroutant.

Mais la piste la plus intéressante fut celle que je trouvais en m’éloignant un peu. Une simple fleur perdue dans l’herbe sur le côté d’un sillon fraîchement réalisé par des pieds lourds, à moins qu’il n’y ait eu plusieurs allées et venues par le même chemin ? Cette seconde hypothèse me sembla la meilleure.

Quelqu’un était passé et repassé là dans un sens puis dans l’autre et avait finalement perdu une de ces petites fleurs en route. Peut-être y en avait-il d’autres ?
Quelques mètres en retrait pour ne pas y ajouter mes propres empreintes, je suivais ce sillon tout en cherchant d’un côté et de l’autre une petite sœur de cette première Elzëa.

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