Partagez | 
 

 Ori Aeven

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ori
avatar
♦ Messages ♦ : 57
♦ Inscrit le ♦ : 28/11/2017




Message(#) Sujet: Ori Aeven Mar 28 Nov - 20:04

♦️ ORI AEVEN ♦️

IDENTITE

♦️ Nom: Aeven
♦️ Prénom: Ori
♦️ Sexe: Féminin
♦️ Age: 20
♦️ Affiliation: Fille d'Ohibaan.
ATTRIBUTS

♦️ Force: 3
♦️ Agilité: 7
♦️ Constitution: 6
♦️ Perception: 13
COMPETENCES

♦️ Arts Martiaux - ⚪️⚪️⚪️⚪️⚪️
♦️ Herboristerie - ⚫️⚪️⚪️⚪️⚪️
♦️ Médecine - ⚪️⚪️⚪️⚪️⚪️
♦️ Armes Naturelles - ⚪️⚪️⚪️⚪️⚪️
♦️ Charisme - ⚪️⚪️⚪️⚪️⚪️
♦️ Marchandage - ⚪️⚪️⚪️⚪️⚪️
♦️ Survie - ⚫️⚫️⚫️⚪️⚪️
♦️ Zoologie - ⚫️⚪️⚪️⚪️⚪️


INVENTAIRE

ARMES

♦️ Arc d'Os
♦️ Fumigène d’Ernolis

EQUIPEMENTS

♦️ Rien.

AUTRES

♦️ Gourde d'eau potable
♦️ Potion Filtrante
♦️ Elixir


PHYSIONOMIE

D'aussi loin que je m'en souvienne, personne n'a jamais usé du champs lexical de la beauté pour me décrire. Il faut bien admettre que je n'ai jamais offert prétexte à ce qu'on l'utilise : ma crinière brune aurait sans doute pu plaire, si elle n'était si peu soignée et ne coulait le long des quelques cicatrices, temporaires comme permanentes, qui défigurent mes traits.

Mes yeux noirs en amande, inhabituels sans être hors du commun, ne me permettent non plus de sortir du lot. Tout le monde me connait - il en était ainsi chez les Fils d'Ohibaan - et pour autant personne n'a jamais vraiment fait attention à moi ; ou pas plus qu'à un autre.

Mon corps est fin, sans excès, agile - frêle, presque. Et pour une fois, les apparences n'y sont pas trompeuses : la moindre bête me soufflerait au premier contact. J'ai pris pour habitude de ne pas me démarquer, aussi mes vêtements sont-ils sans aucun sens de l'esthétisme, se contentant de la simple utilité comme point d'orgue.

Je n'en veux à personne lorsqu'ils me jugent sans mot, d'un regard ou d'un sourire forcé à mes échecs récurrents. Je n'ai pas la stature des grands survivants qu'incarnent la majorité de mes pairs, non plus l'inventivité de ceux qui voudraient voir en moi autre chose qu'un adulte encore enfant, malgré son Envol. Comment leur en vouloir quand il m'est moi-même difficile d'admettre autre chose que la vérité ? Je suis quelconque, et un sens, cela me convient.


PSYCHOLOGIE

Rarement prompte à la familiarité, je suis coutumière des joues rouges et des regards fuyants. Non que je n'aime être accompagnée, c'est juste que le fait ne me rend pas à l'aise. J'ai tenté, au moins autant de fois que j'ai vécu de pluies, d'offrir et de trouver réconforts ; mais les mots n'y sont pas. J'aime la Famille comme on aime ses parents, mais j'ai ce besoin pressant, presque systématique, de m'absoudre par mon absence.

Et ces retraits, je les vis pleinement : adrénaline au corps et sueur au front, mon territoire s'étend à chaque voyage. J'aime et respecte la forêt pour ce qu'elle est : un avertissement comme un cadeau. Et j'en ai plus d'une fois payé le prix, blessures et cicatrices en ont témoigné au fil des ans. A l'inverse de ma vie sociale, celle de mes obligations m'amènent souvent dans des situations où le danger tient parfois (souvent) plus du besoin que d'un manque de vigilance, ce qui m'a régulièrement valu les réprimandes et critiques de mes ainés, qu'ils en aient eu vent ou m'aient accompagné.

Si l'on souhaite me voir me tourner vers l'herboristerie, je poursuis depuis mon Envol le rêve fou de la Zoologie. Bien consciente que c'est une folie, le sujet n'en reste pas moins l'un des seuls qui me font sortir de mes gonds : quiconque viendrait tenter de s'opposer à mon objectif se trouverait bien décontenancé en voyant la fragile Ori s'énerver - sans doute pour la première et dernière fois avant de rougir et disparaître.

Discrète et habile pour m'écarter des situations socialement trop demandeuses, mon caractère n'en reste pas moins ouvert, et il arrive que certains se livrent plus facilement aux chapitres fermés et aux lèvres closes qu'aux donneurs de leçons.


HISTOIRE

Je mimais un juron sans bruit, pied sur une branche brisée sous la pression, dont l'écho venait se reverbérer sur les formes variées de troncs et de mousses. Poils dressés, j'écoutais, attentive, qu'un son ne brise le calme relatif d'une forêt seulement dérangée par le bruit lointain d'un ruisseau. D'un soupir muet, je reprenais ma route. Il faisait encore jour, mais la canopée des lieux laissait planer le doute et pesait lourd sur ma certitude.

Il m'avait l'air souffrant la veille, et sans doute était-il mort ce matin, mais la prudence était exigée avant toute rencontre, aussi neutre soit mon hôte à mon égard. Lourdement vêtue de haut en bas, je n'avais pris aucun risque : il n'était pas prévu de pluie, mais il était arrivé plus d'une fois que les prévisions s'avèrent incorrectes. J'écartais lentement de côté la large feuille qui obtempéra sous l'effort, non sans prouver l'esprit rebelle d'une Mère Nature qui, je n'en doutais pas, ne voyait pas d'un bon oeil ma curiosité morbide.

Et pourtant, quelques pas plus tard, toute question s'évanoui : elle était là, m'avait attendue. Mieux encore, elle n'avait poussé le dernier soupir redouté. La bête, un Garges, était étendue au sol, respiration lourde, voix rauque, une large plaie au côté de laquelle s'écoulait le liquide écarlate, déjà lourdement infestée par les vers. Pendant un temps, nous nous observions. Je l'aurais juré : nous communiquions sans parler ; nul mot n'était nécessaire dans notre brève communion. Elle m'appelait, d'un appel si tentant que mes bottes avancèrent d'elles-mêmes. L'effroi et l'avidité qui s'affrontaient en moi ne trouvaient vainqueurs, et plus d'une fois j'eus l'impression que le mourant m'avait abandonné. Mais il se réveillait, m'observait calmement. Bouche grande ouverte et regard perlé, je tendais une main tremblante et hésitante en direction de l'une des longues défenses encore pointées vers le sol.

Le réveil fut pourtant aussi brutal qu'éducateur : que notre entente passée ait relevé du fantasme ou du fait, les deux lances naturelles du Garges ne me manquèrent pas tant parce que j'étais agile que parce qu'il ne manquait de la force suffisante pour s'avancer et m'emporter avec lui. Haletante et surprise, j'avais reculé d'au moins cinq mètres, dans une espèce de paranoïa soudaine qui m'avait jusqu'alors manqué.

Et, bouche couverte pour en étouffer les bruits, je riais, d'un éclat qui mêlait autant l'hilarité que l'effroi passé. J'avais été stupide et négligeante, et le comique de la situation ne m'échappait aucunement. J'avais été de ceux qui prennent des risques inconsidérés dans un espoir vain d'élévation spirituelle. Mon corps, lui, ne semblait plus apte à répondre. J'étais à la fois tétanisée, pouffante et vulnérable. Quel merveilleux cocktail. Le calme revenu, j'attrapais l'arme à mon dos, encochait lentement. Corde tendue, je comprenais, désormais, l'appel pourtant clair de la créature.

Celui du retour à la terre.

Si peu avait changé, depuis mon Envol, il y a 5 ans. Main sur le cuir, une pointe de flèche dans l'autre, j'en revivais les moments en détâchant délicatement la peau de la bête. On avait jugé que j'étais apte, alors, de devenir l'adulte que je devrais être. Pourtant, l'histoire était toute autre.

C'était le soir du sixième jour. Je tremblais aussi, en cet instant. Non de peur mais de froid. Novice, je n'avais que peu travaillé mon refuge ; qui aurait pu imaginer qu'il ferait si froid si vite ? Un ainé, sans doute, mais je n'étais alors encore qu'un enfant, quoi qu'en disaient mes pairs. Pendant un temps, je crus que mes témoins m'avaient abandonné. Je n'étais pas étrangère à la coutume, et l'on m'avait discrètement rassuré en m'informant de la présence d'adultes. Combien, je ne saurais le dire. Qui qu'ils aient été, leur couvert était si habilement caché que, par moment, je perdais espoir à l'idée que, peut-être, on m'avait trompé.

C'en était trop, je le savais - la nuit m'emporterait, et la petite femme en devenir en était bien consciente : j'avais échoué. Rien qu'un nouveau chapitre dans une vie sans éclat. J'avais tenté d'appeler, mais le froid mordait plus fermement que les crocs d'un Dracora. Aucun son ne s'extirpait de mes cordes vocales, et les scénarios d'horreur se multiplièrent par légions entières dans mes pensées. Je levais, avec difficulté, un bras fait de roche et de glace, aux articulations émettant craquements lugubres suffisants pour que, de quelques bonds, mon sauveur décide de s'approcher. Deux petites lumières jaunes s'approchaient dans la nuit en froissant et cassant buissons et herbes gelés, sans pour autant illuminer les alentours. J'émettais déjà les gloussements caractéristiques de l'enfant heureux et rassuré qu'on vienne le sauver ... Jusqu'à enfin comprendre.

Les deux feux s'étaient allongés en sortant des broussailles, offrant la vision de couteaux pointés vers le bas et vers le haut, suivis d'une forme indisticte mais massive sous une nuit sans lune, presque féline. La béante dentition s'approchait, lentement. La créature n'avait nul besoin de se dépêcher, elle n'avait qu'à croquer dans le fruit peu mûr qui s'était offert à elle. L'Hanaamu était là. J'avais fermé les yeux, abandonnée à mon sort. Pourtant, ce ne furent ni les crocs ni les griffes qui me réveillèrent soudain, mais les cris stridents d'une Bête qu'on empale par le haut. Je n'avais même pas su d'où il était venu, ni même comment il y était arrivé, mais il avait surpris le monstre, suffisamment pour que celui-ci, très gravement blessé, ne se décide à prendre retraite.

Levée d'un bond douloureux mais sauf, je m'apprêtais à congratuler mon sauveur à la tunique pourpre, bien trop pourpre. Sans un mot ni une hésitation, il attrapa ma main, m'attirant dans une folle course vers la direction opposée à celle empruntée par le prédateur, traversant rivières gelées et arbres enduits de sève aux effets brûlants dont mes paumes, encore aujourd'hui, ont gardé en mémoire la souffrance. Il semblait de fer, l'homme, le chasseur. Dans l'obscurité, je ne voyais ni son visage, n'avais pu entendre sa voix ; seulement les inspirations toujours plus difficiles, les bouffées d'air manquantes.

Jusqu'à ce qu'il ne s'écroule. De nuit, sans lumière, les yeux comme deux rivières, j'avais creusé sans trop savoir comment, à mains nues, le tombeau censé l'aider à retourner à la terre. Emmitouflée dans les vêtements trop larges récupérés du défunt, j'avais survécu au froid, mais la peur, elle, ne s'en était jamais allée. Encore aujourd'hui, je crois ressentir la paire d'yeux me chercher, m'attendre. Et peut-être, inconsciemment, la recherchais-je aussi.

La peau de Garges sur le dos, je prenais le chemin du retour, balayant d'un coup de tête les mémoires d'un homme qui, de retour au village cinq ans plus tôt, avait semblé n'avoir ni identité ni proches au sein du village. Les adultes censés veiller à ma protection, de leur propre témoignage, m'avaient simplement "perdu de vue". Et ni eux ni moi ne ressentirent l'envie d'approfondir nos versions.

L'homme, et ma nuit d'enfer, resteraient mes secrets. Les débuts d'une vocation suicidaire.



HRP

♦️ Pseudo: Ori
♦️ Comment avez-vous découvert le forum ? Via les Top-Sites.
♦️ Code: Validé ♥️


©️ Dysnomie

Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t635-ori-aeven
Gamaliel Sodélé
avatar
♦ Messages ♦ : 469
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mar 28 Nov - 20:30

Salut et bienvenue Kaos 1

ça va faire du bien de voir un vert Kaos 2



J'ai eu 11.2 à mon bac héhé.
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t112-gamaliel-sodele-fiche-termin
Automne
avatar
♦ Messages ♦ : 37
♦ Inscrit le ♦ : 30/10/2017




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 1:10

C'est toujours mieux qu'un bleu ! Kaos 13 


& bienvenue !
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t608-automne-dionis#7424
Ori
avatar
♦ Messages ♦ : 57
♦ Inscrit le ♦ : 28/11/2017




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 13:04

Bonjour, et merci pour cet accueil.

Ori
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t635-ori-aeven
Nasträlya
avatar
♦ Messages ♦ : 990
♦ Inscrit le ♦ : 03/03/2016




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 18:40

Tout est bon sauf un truc, ton vava, c'est une photo avec un filtre, non ? Kaos 15



Cadeaux ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t74-nastralya-vandorallen
Ori
avatar
♦ Messages ♦ : 57
♦ Inscrit le ♦ : 28/11/2017




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 18:44

Effectivement, et je viens de me rendre compte après relecture que ce n'était pas autorisé en tant qu'avatar (ça m'était passé sous le nez). La personne en question est relativement inconnue et les images sont libres de droit, mais au besoin je peux en changer (ce qui risque de me demander une certaine recherche, mais rien d'insurmontable).


Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t635-ori-aeven
Nasträlya
avatar
♦ Messages ♦ : 990
♦ Inscrit le ♦ : 03/03/2016




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 18:55

Les photos ne sont pas autorisées Cependant, je vais regarder dans mes images pour t'en proposer et tu peux aussi faire une demande d'image: ICI



Cadeaux ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t74-nastralya-vandorallen
Sigfrëli
avatar
♦ Messages ♦ : 349
♦ Inscrit le ♦ : 01/03/2017




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 19:07

Bienvenue jeune Fille d'Ohibaan (enfin !)

Belle écriture, j'ai apprécié te lire ! Kaos 13
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t110-sigfreli
Ori
avatar
♦ Messages ♦ : 57
♦ Inscrit le ♦ : 28/11/2017




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 19:48

Merci pour les compliments et les commentaires. Je viens d'éditer mon avatar, qui est une version digitalisée d'une autre posture de la photo précédente.


Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t635-ori-aeven
Nasträlya
avatar
♦ Messages ♦ : 990
♦ Inscrit le ♦ : 03/03/2016




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven Mer 29 Nov - 21:02



F i c h e   V a l i d é e


♦️ Bienvenue officiellement au sein de Dysnomie ! ♦️

Tu peux désormais commencer le rp au sein du forum. N'oublie pas de recenser ton avatar dans ce sujet et de mettre ta fiche dans ton profil. Tu peux également faire une demande de rp dans la section appropriée et créer ton agenda pour recenser tes écrits en cours.

Nous disposons également d'un DISCORD, pour la faction sur ce lien - ICI.

Je suis le responsable de ta faction, n'hésite pas à me contacter par mp pour tout projet ou questions en rapport avec elle.







Cadeaux ♥ :
 
Revenir en haut Aller en bas
http://dysnomie.forumactif.com/t74-nastralya-vandorallen
Contenu sponsorisé




Message(#) Sujet: Re: Ori Aeven

Revenir en haut Aller en bas
 
Ori Aeven
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dysnomie :: Préambule :: Identifications :: Confirmées-
Sauter vers: