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 Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18]

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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Dim 25 Fév - 15:49




Les Festivités Séraphines


Les Pierres Séraphiques éclairaient le visage d’Ohibaan. Il se tenait droit au milieu de la place, regardant un à un chaque membre de son peuple. Derrière lui, Marasa et Aryni en faisait de même. Tout avait été fait pour que les festivités soient grandioses : d’immenses coussins fait de peau et bourrés d’herbes et de plumes, avaient été entreposés autours du feu ; d’innombrables Pierres Séraphiques avaient été déposés aux quatre coins du village, mais aussi au travers des chemins afin de guider les Shemtri et les convives des autres factions ; les maisonnettes avaient été décorées de grandes tresses de perles et de pierres bleues, tandis que de la nourriture avait été déposé autours de la place et des tentes de peau installés ci et là. C’était ici le jour qui commémorait la vie, la paix et la prospérité. Une fête bien mérité après avoir frôlé, il y a quelques mois, la mort de tout notre clan.

Les lèvres d’Ohibaan s’étirèrent d’un sourire chaleureux. « Nous voilà enfin tous réunis en un moment de partage et de retrouvaille pour certains. » Il tourna le regard vers Nilera qui rentrait tout juste de voyage, entouré de ses enfants. Il s’arrêta un court instant, se refocalisant sur tout ceux l’entourant. « Quand je vous regarde, je perçois la ténacité de notre tribu, ce qui fait d’elle une force égale à nos ennemis : notre fraternité, aussi solide qu’un Galyrs. » Il laissa un nouveau silence. « Nous avons perdu des membres de notre grande famille en chemin, mais jamais nous n’avons délaissé le reste du clan pour autant. Là où certains pleureraient leur perte, nous les vénérons et nous remercions la Nature de les avoir libérer, de les avoir pris avec elle, dans un monde où ils ne connaissent plus aucune crainte, plus aucun besoin nécessaire à leur survie. » Il se rapprocha un peu plus des flammes du grand feu monté à l’occasion. « Aujourd’hui, nous vénérons la vie et la paix. Nous abhorrons la destruction, ceux qui abîme le monde qui les a vus naître par profit, ceux qui ont et qui cracheront sur notre belle famille en voulant renverser son équilibre. » Ohibaan parlait bien là de l’Insurrection, passé, mais également celle que son prédécesseur avait mis à mal ; celle que lui-même avait détruit en laissant la Nature s’abattre sur ses têtes pensantes, il y a quelques mois. Il regarda un bref instant ceux qu’il savait coupables, ceux qu’il pardonnait aujourd’hui. « Ce soir, il temps de vénérer la Nature comme il se doit. » Il leva son verre, suivit par beaucoup de son peuple. « Que la vie traverse vos veine en ce soir de fête ! » L’agitation se fit entendre, lorsqu’Aryni fit redescendre l’euphorie du clan. Sa voix portante dans tous les recoins de la place, claire et dure. « Vous n’êtes pas censé l’ignorer, mais les Languös sont arrivés il y a quelques jours, prenant possessions des plans d’eau alentours. Les Maïnes ont ici fabriqués de petites machines à pendule qui émettent un son les maintenant à distance. Il vous est vivement déconseillé de quitter les chemins de Pierres Séraphiques, nous ne pouvons protéger toutes la forêt des volatiles. » Ohibaan posa sa main sur son épaule. « Que la vie traverse vos veines en ce soir de fête ! » lança-t-elle alors, levant son verre face au peuple avant de le porter à ses lèvres. Ohibaan se mit à la tirer en arrière, laissant la tribu à ses occupations. « J’ai crus que tu allais tuer d’ennuis mon peuple. Nous avons subis de lourde perte, j’ai besoin qu’il se rétablisse, pas que tu le rendes totalement stérile. » Aryni pencha la tête sur le côté. « Stérile ? » Elle sentit une douce chaleur monté au sein de son ventre. Elle posa le regard sur son verre. « Tout à fait, du décuple sens ont été mis dans certaines liqueurs, mais ne tant fait … »  Il prit son verre d’entre ses doigts, le déposant sur une des tables voisines. « Ce sont des boissons pour adultes et ils sont avertie de son contenu. » Elle lui sourit froidement. « Pas tous apparemment. » Il saisit son menton de son pouce et de son index. « Apparemment. » Il s’empara de ses lèvres sans plus attendre.   


Déroulement


Bienvenue au cœur de ce rp Multijoueur: Spectre et Fils d'Ohibaan  

Vous êtes ici pour vous amuser, mais selon certaines règles. Je serai intransigeante envers celle-ci !  

1- Les rp sensuelles doivent obligatoirement être en hide, afin que les personnes hors forum ne puissent tomber dessus. Vous êtes également prié de ne pas tomber dans la pornographie, si vous ne savez pas faire d’un acte charnel une belle poésie, abstenez-vous – en somme, je ne veux pas voir de scènes mettant mal à l’aise les membres. Si vous hésitez sur une tournure, posez la question à un camarade ou à un admin.

2- Pour les Spectres, vous devez obligatoirement vous faire passer pour un membre d’une autre faction et les fils d’Ohibaan ne doivent jamais douter de leur parole. Vous ne pouvez pas savoir s’ils disent la vérité, puisque vous ne connaissez pas les membres des autres factions, qui sont de toute façon largement majoritaire. Pour ce qui est de votre venu, vous devrez trouver quelque chose de cohérent, vous ne passez pas ici par hasard, vous savez que la Fédération de Jade est jeune, donc que vous ne pouvez pas vous faire attraper en tant qu’intrus. Cela changera avec le temps, puisque les Fils d’Ohibaan pourront de mieux en mieux reconnaître les membres des factions de l’alliance, de par leurs postures, leurs manières etc. Donc profitez. Sachez aussi que vous prenez un risque à l’avenir s’ils se recroisent, donc faites-vous tout de même assez petit, si vous foutez le bordel et qu’un haut-gradé vous chope, se sera compliqué pour vos futures infiltrations. Vous devez également savoir que vous ne devez pas impliquer votre faction, en fait, vous venez à titre personnel, ce n'est ni une mission ni une demande de votre faction. Enfin, vous êtes des Spectres, sachez tirer profit de cette fête.


Pour ce qui est des divertissements :

• Vous avez un coin où une sorte d’orchestre ce tiens. Il est composé de tam-tam, de flûte et d’instruments à corde, tel que la guitare. C’est une musique très rythmée, il n’y a pas de musique lente.
• Il y a deux types de boissons : celles contenant du décuple sens et celles pour tous. Il est interdit aux enfants d’en boire, ou même de leur donner celles contenant la potion.
• Les tentes sont ici à la disposition de tous. Les enfants ont interdictions d’y entrer. Elles contiennent d’innombrables coussins de peau, mais pas de matelas, ils sont à même le sol, sur une couverture en peau.
• La bouffe à foison, bien évidement !

Si vous vous adonnez à des pratiques qui ne sont pas acceptables par la faction et que vous vous faites prendre, votre réputation en prendra un coup ainsi que tout ce qui suivra. En sommes, vous êtes libre de tout mais vous en paierez toujours les conséquences  

Les festivités se passent également avant le crime qui secouent la faction.

Bon jeu !  


Gains

/!\ Vous devez déclarer en bas de votre premier message ce que vous souhaiteriez comme gains de 2 messages et 4 messages, en marquant la nature de vos points d'attributs souhaités. .

2 messages: Décuple Sens ou 1pt d'attribut
4 messages: Morsure d'os ou 2 pts d'attribut


Dead Line: 26/04/2018
 





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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Lun 26 Fév - 10:18



Inventaire:
 


Les tatouages de Zoologiste commencèrent petit à petit à faire surface. Nombreux étaient ceux qui se regardèrent un court instant, peu sûr de l’endroit où ils avaient décidé de profiter de la fête. Je portais mon verre à mes lèvres, plongeant mon regard dans les flammes. À travers celles-ci, je pouvais voir les corps se mouvoir, mais un en particulier attira mon attention. Aren m’avait appris que le temps était autant notre pire ennemi que notre allié le plus sûr, il suffisait de rester sagement posté devant notre proie pour qu’elle vienne naturellement à nous après avoir gagné sa confiance. Un leurre qu’il fallait utiliser à bon escient. Je souhaitai capter son regard, sans contraindre, brièvement. Elle pouvait sans doute sentir mes prunelles sur son corps, tel un étau qui se refermait petit à petit. Je passai mon pouce sur mes lèvres, essuyant les restes de liqueur qui, déjà, parfumait ma bouche. Tandis que la musique continuait à rythmer la nuit, je contournai le foyer pour passer à côté, frôlant son épaule. Elle détestait ses pairs, elle haïssait le contact, mais la provocation était trop délicieuse pour respecter ses désirs. Je laissai mon regard plonger dans le sien, une seconde, peut-être deux, avant de la dépasser. Elle savait à qui elle avait affaire, elle devait se douter de la suite, mais il fallait maintenant lui faire comprendre mes intentions. Je m’approchai de la table, déposant mon verre vide, je me saisis d’un verre contenant du décuple sens, de l’autre, je pris un verre sans. Je pris alors le risque de me tourner vers elle, contemplant son visage, ses bras, sa poitrine, ses jambes, avant de remonter vers ses yeux. Un sourire étira mes lèvres, mes prunelles brillantes de malice. Sans plus attendre, je me dirigeai vers la forêt. Aren m’aurait sans doute coincé les bras dans le dos, me demandant s’il pouvait lui-même ôter la chair de mon corps, que cela serait plus grisant pour lui que de voir les languös le faire eux-mêmes. Malheureusement, toutes deux avions le goût du défi et je ne doutais pas qu’Aren parcourait déjà les lieux afin de punir ceux qui ne prenait pas la faune au sérieux.  

La lueur des pierres bleues se fit de plus en plus rare, jusqu’à ne laisser que la lune et les plantes luisantes m’éclairer. Au moins, ici, les Zoologistes et leur tatouage se fondaient dans l’environnement. Je déposais les verres sur le sol, arrachant les immenses feuilles des plantes alentour. Ma compétence de survie allait ici m’aider à rendre l’endroit plus confortable, plus jouissif encore que ne l’était la fête. Je commençais à les tresser, faisant un matelas feuillu et confortable, faisant de même avec quelques feuilles plus petites afin d’en faire quelques coussins. Peu importait si elle regardait de loin, ou de près, la confection de notre lieu. Elle savait que je ne m’arrêterais que lorsque j’aurai enfin fini. Peu de temps après, je m’assis en tailleurs sur celui-ci, tout était prêt afin de la faire - je l’espérais - perdre.

La petite fille impétueuse et orgueilleuse n’avait ainsi pas grandi. De nombreuse fois, Aren pestait sur les jeunes Zoologistes qui, déjà, présentaient des signes de grands rapprochements avec la faune. Des bêtes avec qui un alfa était nécessaire, disait-il. Aucun respect, aucune limite, seulement le désir d’allait toujours plus loin. Incapable de garder un partenaire, même si l’union est faite. Incapable de faire taire leur envie, même si c’est interdit. Je souris, faisant tourner la plaque de métal entre mes doigts. Celle-ci même voler sur le corps de Calvin, celle-ci même qu’il finit par me donner. Posséder, jusqu’à en aspirer la moelle, jusqu’à ce que l’autre ne soit que l’ombre de lui-même. Voilà un sentiment à réfréner au plus vite, mais qui, pourtant, faisait s’envoler en moins d’innombrables petits papillons. Calvin n’était pas un homme à soumettre, tout comme elle, tout comme Aren, pourtant, j’en avais l’aspiration. Mon regard se porta au loin, mes tatouages brillants de mille bleus.  

Heldwige, prépare-toi à succomber, car je n’arrêterai que lorsque tout ton corps me suppliera de continuer.


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Madii
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Lun 26 Fév - 12:14

Nombre de mots:
 

Madii

Cette fois, j'étais venue à la fête pour accompagné les miens dans cette petite soirée, pour être auprès d'eux et écouter les plus "grands", pour ne pas non plus être seule ce qui était ridicule, je voulais être présente, pouvoir participer, pouvoir admirer, comme à chaque fois, les merveilles que tout ça pouvait offrir. J'adorais la musique qui était offerte, les repas proposés qui était à chaque fois, pour moi, gourmand, les rires de chacun, les joies données. En arrivant, je vis les maisonnettes, ainsi que le feu qui rendait le tout d'une belle couleur chaleureuse. Mon regard ne cessait, de voir ces magnifiques pierres qui rendait les lieux si magique, tout ça était splendide. Une fois ma petite place trouvée, je regarde les personnes présentes autour de moi d'un regard attentif, tout en chipotant calmement mes cheveux châtain que j'avais mis d'un côté, et qui retombait légèrement sur ma poitrine.

Parmi les autres, à ma petite place non loin, je regardais Ohibaan quand il se mit à prendre la parole, le regardant avec des yeux pleins d'admirations, et écoutait longuement ses paroles. J'écoutais attentivement car chaque paroles, chaque mots prononcés, me prenait au coeur, car il avait totalement raison.

Tout en prenant une grande inspiration pour m'aidée, je regardais aux alentours les autres personnes chahuter, parlant entre elles sur ce qui c'était passé, avec un léger sourire qui se dessinait sur mes lèvres, avant de revenir vers lui et de le regarder à nouveau, suivit de Aryni qui termina la discussion.

Une fois le discours fini, une pincette vint à mon coeur quand je les vis s'embrassés. Je les trouvais mignon moi. Doucement je détourne le regard en riant légèrement et m'éloigne gracieusement, mains jointes dans le dos, pour faire un petit tour des lieux. Mes pieds me dirigèrent vers les musiciens avec qui leurs musiques, poussait mon corps entier à les suivre et me campe devant eux en fermant les yeux pour écouter ce son si entraînant. C'était si bien que je me mis un peu à danser au rythme de celle ci. Je voulais en profiter, me lâcher.
Si bien que, j'allais vers la nourriture et les boissons hésitante au début, mais après tout pourquoi pas, alors je pris un verre que je bus de bon coeur.
Après un ou deux verres différents, je retournais dansée un peu en plaçant mon regards sur chaque personnes, le sourire aux lèvres, pour voir avec qui je pouvais bien lancer une conversation, ce qui semblait pas facile au premier abord, ça, c'était certain. Mais je voulais parler.

Et pourtant, les joues un peu rouge, je continue de bougée près du feu, comme pour suivre les flammes, l'esprit vidés de toute mauvaise pensées. J'irais vers une personne plus tard, ou sauf si elle vient à moi, même si je serais un peu surprise, ça me ferait quand même plaisir.
C'est dans ces moment la que j'aurais aimée avoir un compagnon, pouvoir l'ennuyé un peu, voir beaucoup, et profiter de ce moment pour allé plus loin. C'est pourquoi je me dis, qu'aujourd'hui, je devais pas laissé passé ma chance, ne pas la gâché et me bougée un peu à parler aux autres. "Madii, prend ton courage, et va parler aux autres.." me dis-je fortement.




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Gotor Rozlëon
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Lun 26 Fév - 15:51

Inventaire  
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Ni sa supposée fatigue ni son aversion pour les réunions communautaires n'avaient pu convaincre sa mère de le laisser seul chez eux. Elle voyait d'un œil mauvais son mutisme quasi permanent et son incapacité à se fondre dans la communauté nouvelle. Elle voyait les crocs acérés de la solitude le dévorer lentement, de longues et volatiles mains griffues le tenir à distance de ses camarades. Elle voyait son fils devenir lentement ce qu'elle redoutait le plus : une ombre, plus qu'un homme. Une silhouette obscure traînant à son pied le fardeau d'un passé violent dont il n'avait pourtant aucun souvenir.

Gotor, lui, ne comprenait pas. Que sa mère ait pu, elle, s'en détacher. Qu'elle puisse sourire quand lui n'y parvenait pas. Qu'elle puisse vivre quand lui ne pouvait qu'essayer. Il lui en voulait, quelque part, de ne pas partager sa peine. De ne pas savoir répondre à ses questions. De ne pas même se les poser elle-même. Il lui en voulait, ou l'admirait. Car elle semblait être parvenu à faire ce que seul un esprit sage pouvait faire : pardonner. Pardonner le mal, le conjurer en l'acceptant. L'affronter, debout, les yeux grands ouverts.  Le renvoyer devant le seul juge immortel du monde : le temps. « Tu n'as pas été enfanté par le mal, Gotor. Le mal ne saurait m'avoir donné plus belle bénédiction », lui répétait-elle pour apaiser ses crises. Et pourtant, pourtant, il se savait le fruit d'un acte odieux. Il entendait les cris d'une femme forcée, il sentait le sel de ses larmes couler sur ses joues, vibrait avec ce cœur qui avaient dû battre à tout rompre, chauffait avec ce sang vermeil le long de ce corps possédé. Il haïssait, en réalité. Son père, les hommes, leur soif animale et leurs pulsions crasses.

Il n'avait pas dit mot quand sa mère était parti aux bras d'un puissant guerrier. Il s'était contenté de la regarder, incapable de dissimuler la lueur de dégoût qui faisait vivre son regard à le lueur des pierres bleutées alentours. Les choses de la vie ne lui étaient pas étrangères, en théorie, mais l'image même d'une union le révulsait. Sa mère, l'icône même de la souffrance, que le plus abjecte des hommes avaient transformé un temps en objet bête, se jetait à nouveau dans la gueule du loup. Volontairement, qui plus est. Les râles alentours commençaient à planer au dessus des branches les plus basses, s'échappant des tentes comme les prières désorganisés qu'on adresserait à des dieux instables et perfides. Les ombres s'entremêlaient, les membres dansaient, les peaux se découvraient. Les visages étaient habités de ces sourires ignobles, masques effrayants du plaisir cupide qui dansaient autour de lui cherchant à le faire sombrer à son tour dans la folie. Il voulut rendre. La tête lui tournait. Sueurs froides et tremblements. Surplus salivaire, une vision, une fête, un calvaire. Il s'enfuit. À grands pas, la main devant la bouche, par dessus ses foulards qui ne l'empêchaient malheureusement pas de voir.

Il trouva finalement un refuge sensoriel au plus près de l'orchestre. Guitares et tambours couvrirent un temps les rumeurs psalmodiées des corps enchevêtrés. Il abaissa ses foulards, mains sur les genoux, et reprit son souffle. Quand il releva le nez, la raison lui était revenue. Quelques enfants dansaient ça et là. Il leur envia leur naïveté, leurs rires innocents et leurs jeux légers. Allaient-ils à leur tour devenir semblables à leurs aînés ? La pureté de l'âme laissait-elle toujours place à la passion du corps quand celle-ci devenait si insupportable qu'elle devait à tout prix être épanchée ? Il replaça ses foulards et ferma les yeux un bref instant. Il voulut fuir. Pour de bon. Partir. Marcher. Aux confins du monde s'il le fallait. Il n'avait pas sa place ici. Ne l'avait jamais trouvée et ne la trouverait probablement jamais. Rien ne le définissait mieux, au fond, que l'absence. L'absence d'un père, d'une voie, d'amis, d'ennemis. La sienne. Il rouvrit les yeux et regarda derrière lui, là où la lumière mourrait. Loin des zoologistes, des castes, des larmes et des rires, des morts et du pire. Là où tout n'était qu'un foulard derrière lequel se dissimuler.

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Madii
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Lun 26 Fév - 17:26

Madii
Le bruit autour de moi laissait place au silence quand je fermais les yeux. Je ne comprenais pas moi-même, mais c'était comme si j'étais dans ma petite bulle, mon monde.  Puis, lentement, comme sortie d'un rêve, le brou ara revint ainsi que la vision de la fête où j'étais venue. Je clignais des yeux avant de regarder lentement autour de moi et de reprendre mes esprits peu à peu. Me retournant sur moi-même.
Et là, mon regard noisette tomba sur un garçon un peu plus loin, et ce n'était pas difficile de ne pas le remarquer, car c'était quasi le seul qui ne bougeait pas de sa place. D'abord hésitante, je me contente de le détailler en reculant vers une table. La main posée sur celle-ci, je la regarde discrètement. Allure sûrement peu soignée, niveau vêtements, chevelure à la va vite, posture, pour moi, étrange. À son regard, je voyais que quelque chose n'allait, ou peut-être que j'étais folle, je ne sais pas. De plus, comment je pouvais définir vraiment son expression s'il était camouflé par ses nombreux foulards.

Il était étrange, c'était le seul mot pour moi de le définir.  D'ailleurs, sa façon d'être posté là me rendait songeuse, je me demandais à quoi il pouvait bien penser. Surement plein de choses, si oui, quoi? Ou le contraire? À rien du tout? Je ne savais pas. Ça me rendait perplexe.
J'allais, après un moment, partir retourner danser, quand je le vis courir vers l'orchestre comme s'il se passait quelque chose. À ce geste, je me redresse rapidement, limite c'était instinctif et marche rapidement vers lui quand il se penche. J'espérais qu'il aille bien.

Quand je suis à quelque pas de lui, il contemple de jeunes enfants, et à ce moment, peut être souvenir d'enfance? Mais quand il se redresse, je me trouve à quelques centimètres de lui. Si vous saviez le courage que j'ai dû prendre pour arriver jusque-là, surtout quand j'ouvris la bouche pour faire sortir un son. J'avais le coeur qui battait tellement vite que je pensais qu'il s'en irait en perforant ma poitrine pour partir au bout de la terre.

"-Hum... salut! Je...je.." Dis-je seulement de ma petite voix. Mon cerveau me disait de poursuivre, pour ne pas paraître gourde me racle la gorge, alors que je tente de planter mon regard dans le sien, pour mieux percevoir ce qu'il pense. Ses yeux, étaient si magnifiques que je me perdais dedans totalement avant de secouer la tête, les joues rouges de hontes. Il va me prendre pour une cinglée à le regarder ainsi sans raison, c'était du suicide.
Pour m'aider, je me frotte le bras droit avec la main gauche, puis, détournant un peu le regard, je poursuis:

"-Je t'ai vu partir en courant, je..je me demandait si tu allais bien! Tu semblais si lointain, et pas dans ton assiette que ça m'inquiétait un peu!"

Je me stop, attendant une quelconque réponse de sa part, ou peut être tout simplement un vent. Le contact était si dur pour moi, surtout lors de la disparition de mes parents, qui m'avaient tout simplement abandonné. Je me sentais si soudainement stupide.

"-Ah moins que..que tu préfère rester seul? Ce que je comprendrais!" finis je par dire.

Mots:
 


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Gotor Rozlëon
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Mar 27 Fév - 16:14

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La voix fluette qui le tira de ses contemplations brumeuses avait bien du mal à exister au milieu du vacarme ambiant. Il ne sursauta pas, n'ouvrit pas même les yeux plus grands. Le masque de chaire ne laissait transparaître aucune émotion. Il n'esquissa pas le moindre mouvement de recul, se contenta de rester là, debout, enraciné comme le plus vieux des arbres, immobile comme le plus lourd des troncs. Il ne parvenait pas à identifier son interlocutrice. Était-ce une fille d'Ohibaan ? Il ne l'avait jamais vue. Et quand bien même, il n'aurait probablement pas été à même de la reconnaître. La physionomie ne faisait définitivement pas partie de ses qualités premières. Il ne comprenait ni le pourquoi de cette entrevue, ni les mots qui s'entassaient entre la jeune femme et lui. L'avait-on forcé à lui parler ? Elle semblait aussi à l'aise que lui au milieu d'une réunion d'individus humains. Il la fixait de ses grands yeux vides, réfléchissant déjà à ce qu'il pourrait lui répondre. Elle avait l'air plus inoffensive que ses pairs, et à peu près aussi coutumière du lien social que pouvait l'être Gotor. Mais elle avait frappé à la mauvaise porte, au mauvais moment.

« Je te remercie de ta sollicitude », trancha-t-il d'une voix étouffée par l'enchevêtrement de foulards colorés par dessus sa bouche. « Je ne suis habitué ni au bruit, ni aux veillées tardives. Et malheureusement ce soir, il semblerait que je ne puisse fuir ni l'un ni l'autre. » Il força un sourire que son interlocutrice ne pourrait de toute façon pas même deviner. Le tempo de la musique détonait avec la lenteur de son élocution calculée. Chaque mot semblait lui coûter plus qu'une simple formulation, et se détachait du précédent avec une lenteur presqu'exagérée. Il voulut se détourner rapidement de son vis à vis mais quelque chose l'en empêcha. Était-ce de la compassion ou de la politesse ? Qu'importe. Il demeura, là, immobile et muet. Priant probablement inconsciemment pour qu'elle comprenne d'elle-même qu'il n'était ni bavard ni vraiment curieux.

Ses espoirs disparurent si tôt qu'il vit entrer dans son champs de vision deux nouvelles têtes inconnues. Un homme et une femme approchaient, riant de bon cœur, main dans la main. Des Maïnes, à n'en pas douter : paupières dorées, cheveux encombrés de fleurs éclatantes et tenues chatoyantes. La malice coulant au fond de leurs regards ne laissaient rien présager de bon à Gotor. Les deux verres vides qui pendaient dans leurs mains libres furent les derniers indices dont il avait besoin pour comprendre qu'il allait vouloir leur échapper le plus rapidement possible. Son regard sévère ne les dissuada pas le moins du monde d'amorcer une tentative de dialogue. Ils n'étaient ni subtile – à quoi bon vouloir l'être dans un tel environnement – ni particulièrement agréables. Leurs voix suaves dansaient en rythme avec la musique sur laquelle tous deux se déhanchaient. Les ondulations de leurs corps couplés aux mouvements précis de leurs mains ne laissaient que peu de place à l'imagination. Ils n'étaient pas là pour évoquer la situation géopolitique de la fédération et leurs invitations confirmèrent cette impression au plus vite. « Fils et fille d'Ohibaan auraient-ils tant à se dire qu'ils ne souhaitent pas partager avec leurs nouveaux alliés ? Peut-être nos relations nouvelles doivent être entérinées autour d'un verre sous l'abri d'une tente ? »

Le bras de la fille effleura l'épaule de Gotor, qui, avant même de s'en rendre compte, avait porté ses mains à la ceinture à laquelle étaient fermement attachés ses crocs courbés. Il ferma les yeux, souffla et laissa retomber les mains le long de son corps. Il chercha à voir par delà ses deux nouveaux interlocuteurs, leur offrant comme seule réponse un grognement indescriptible. Il aurait voulu voir sa mère, l'attraper par le bras et la ramener chez eux. Mais il ne vit rien d'autre que le spectacle obstiné des effervescences amoureuses de ses semblables. Exaspéré, il tourna les talons et avança loin derrière les lumières, laissant la pauvre fille d'Ohibaan aux prises d'un couple qui finirait fatalement par obtenir ce qu'ils étaient venus chercher entre le reflet bleu des pierres séraphiques.

Nombre de mots : 690
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Madii
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Jeu 1 Mar - 0:16

Nombre de mots:
 

Madii

J'attendais qu'il réponde, la main serrée sur mon bras, quand soudain j'entendis le son de sa voix. Enfin, ce que je pouvais entendre, car celle-ci était cachée derrière le tissu. Mais rien que le fait qu'il réponde soit pour moi une sacrée avancée, la pression redescendit d'un cran et je souris de plus belle. Comment pourrais je ne pas être heureuse? Même s'il semblait sans cesse blasé, ennuyé, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'il était comme il était et que de toute façon cela ne me dérangeait absolument pas.

Alors que j'allais répondre avec joie, je vis son regard dévié sur autre chose, et vus sa expression, cela ne devait pas être quelque chose de joyeux, et ma tête suivait pour finalement comprendre en voyant deux personnes l'une près de l'autre avec cette expression que j'enviais presque à tout le monde. Au début, je pensais que ce serait surement une bonne chose qu'ils viennent, lancer un dialogue à plusieurs, faire plus de connaissances avec les autres et ainsi ne plus semblé si stupide à être tout le temps toute seule. Quand ils se mirent à parler, je me retournais vers eux par politesse et pour mieux écouter, mais finalement une légère grimace au coin de mon petit nez se montra avant que je ne recule vers le garçon.

Leurs façon de parler si direct , leurs gestes, ça avait été avant, cela ne me dérangeait absolument pas, mais là, dans cette circonstance, j'avais un peu peur. Gardant mon calme au mieux. Le jeune homme semblait ne pas trop supporter la présence de l'homme et de la femme, mais pourtant j'espérais qu'il reste encore un peu, qu'il ne parte pas, alors je souris au couple. Le sourire, c'est tout ce que je pouvais faire pour l'instant vu que je ne savais absolument pas quoi leur répondre. Et puis, j'avais envie d'autre chose, en apprendre plus sur ce garçon mystérieux aux foulards et au regard perçant. Excitée de continuer je poursuis:

"-Dis je...!" ..Mais au moment où je voulais reprendre la conversation avec lui, au moment où je me retourne vers lui, j'eus à peine le temps de tendre le bras pour l'empêcher de partir, de le retenir, qu'il était déjà trop loin, comme mon cerveau à ce moment précis, et ma phrase se termine dans ma tête..: "..me demandais si tu voulais pas boire quelques chose avec moi et discuter..!" . D'un coup ma joie s'écrasait sur le sol tel un verre brisé, telle la pluie qui s'abat sur la terre sans crier gare. Je ressens un long et désagréable frisson qui me parcourt le corps entier d'un seul coup.
Je venais littéralement de me faire prendre un sacré vent, que dis-je, une tornade. Et je le regarde partir en me sentant totalement ridicule, plantée là sans savoir quoi faire.

Je ne savais pas si je devais ressentir la colère, ou la tristesse.. Au fond j'étais un peu blessée. Ignorant les deux autres qui avaient tout gâché, je cache mon visage avec mes cheveux et me retourne pour partir rapidement. Pour m'empêcher de trop réfléchir, je tentais de me mettre dans le crâne qu'il était sans doute malade ou qu'il avait une urgence.. C'était mieux ainsi, enfin, c'est ce que j'espérais.

Tout en marchant rapidement loin de l'où nous étions, les bras crispés le long de mon petit corps, je tente de cacher ma honte et de continuer à profiter de la fête, de mettre ce sourire niais sur les lèvres et de faire bonne figure, alors qu'au fond je voulais juste partir loin d'ici, et rentrer chez moi. Pour une première approche, c'était raté. Cela semblait ridicule, mais pour moi c'était dur, surtout que je commençais déjà à beaucoup l'apprécier, même s'il était presque muet.

Une petite mèche rebelle vint sur mon visage, et je la remis derrière mon oreille rapidement, pour ensuite, me contenter de regarder les autres autour de moi sans pour autant être présente mentalement.



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Sigfrëli
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Ven 2 Mar - 22:58

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Ses hanches se mouvaient en rythme. Elle était heureuse, heureuse d’être en vie. C’était la première fois depuis qu’ils étaient arrivés en ces terres que Sigfrëli en profitait pleinement, sans craindre ni les dents de Mère Nature, ni son courroux. En un sens, Elle leur laissait du répit et en ça, la Fille d’Ohibaan souhaitait L’en remercier. Le Destin les avait conduit à choisir ce chemin, dans la douleur et dans la peine. Un raz de marée avait décimé la plupart des siens. Les Hommes de Métal leur avaient tiré dessus. Des Enfants de la Nature, aux dents aiguisés et aux gueules béantes étaient survenus sur leur chemin, et pourtant, les Fils d’Ohibaan tenaient toujours la cadence. Aujourd’hui était la preuve de leur survie, un hymne à la Vie. Sigfrëli releva les bras. Le cliquetis de ses breloques suivies. Sa chevelure était tressée avec divers objets, de métal et de coquillages, rendant la coiffe lourde pour sa nuque, ce qui l’obligea à arrêter au bout d’un moment, mais elle ne s’écarta pas de la petite scène musicale pour autant. Elle en profita juste pour discuter avec des membres qu’elle ne connaissait pas. Le tempo dans la peau, elle ne pouvait s’empêcher d’effectuer quelques mouvements à l’aide de ses bras ou de son bassin, accentuant toujours le haut de son corps pendant de brefs instants durant les discussions superficielles. Aujourd’hui était jour de Fête et bien qu’un Guérisseur a toujours la tête ailleurs, il fallait qu’elle en profite. Même son père le lui avait dit et l’avait poussé sans trop d’effort jusqu’ici car en ces lieux il ne craignait pas la vie de son aînée. Sigfrëli était en sécurité et elle en était persuadée. Une façon pour elle aussi de décompresser, que d’éviter de vivre dans la crainte permanente. « Il y aura des naissances et tu seras la première Main à laquelle ces enfants à naître se référeront. » lui avait-il confié avant la journée. « Mais pour le moment, ma fille, ne songe pas au lendemain et va festoyer. » Mäggrit était d’accord avec l’Ohibaan, bien qu’il savait sa fille en dueil. Il fallait qu’elle passe le cap, franchisse la chaussée qui la séparait du monde présent. C’était le moment. Et c’est ce qu’elle tentait, avec plus ou moins de succès. Jusqu’ici, ses songes ne se tournaient pas vers Omin. En ça, rencontrer de nouvelles personnes aidaient énormément. Elle avait fini par accepter qu’il avait disparu pour de bon. La Nature en avait fait son festin et avait décidé qu’il ne pourrait pas être le père de ses enfants. Et cette sélection avait été dure à admettre après une Union.

Elle se servit en eau car elle craignait que l’autre boisson soit trop sucrée pour apaiser sa soif tangible à des lieux. Se déhancher de la sorte avait éveillé un appétit bien enfoui en elle, ça lui plaisait. Sigfrëli avec son verre d’eau pure quitta l’endroit en quête d’un nouveau lieu où se poser. Elle n’avait pas d’objectif particulier, si ce n’est pleinement en profiter. Le passage près de certaines tentes la rendit curieuse. Elle n’hésita pas à tirer quelques pans de toile délicatement pour voir ce qu’il se passait derrière. Généralement, tous étaient occupés et peu se souciait d’une tête fouineuse. On l’invita une fois à rejoindre trois personnes mais elle déclina, leur souhaitant « Qu'Elle veille sur vous ! » avant de reprendre son chemin hasardeux entre plaintes et toiles, le regard au loin. Des souvenirs de leur Exode agrippèrent soudainement sa mémoire. Elle se força à boire une gorgée d’eau, pour dénouer le stress qui naissait dans ses entrailles. Lorsqu’elle remarqua après deux gorgées qu’il n’y avait plus rien dans son gobelet de bois, elle chercha un nouveau point d’eau et rencontra, par maladresse, une petite âme qui siégeait là droite comme un piquet, au milieu du boucan presque animal. « Pardon. » dit-elle confuse. Elle se pencha un peu, faisant danser les colliers qu’elle avait sur les seins. A dire vrai, Sigfrëli était grande. « Tu vas bien ? » Elle disposa sa main sur l’épaule de cette femme qu’elle ne reconnut pas, bien qu’elle portait des signes évidents des Fils d’Ohibaan. « Oh, tu as la mine renfrognée. Souhaiterais-tu boire de l’eau ? J’allais en chercher. Si je pouvais, j’avalerai un ruisseau tout entier. » Un rire ponctua sa phrase. « J’allais par là-bas et j’ignore où ça mène, tu sais toi ? Ah et je suis Sigfrëli, la fille de Mäggrit le Médecin. » Elle fit mine de regarder autour d’elle. « L’endroit est si grand. » Puis elle posa de nouveau son regard clair sur la femme. « Qu’en dis-tu ? Tu m'accompagnes ? »


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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Sam 3 Mar - 16:57

Heldwige Dvärn
   
Festivités Seraphines

   

   
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Motivée par l’enthousiasme contagieux du ïanasha, tu avais accepté de te prêter, le temps d’une poignée d’heures désoeuvrées, aux jeux de ces festivités nocturnes.
La fête battait son plein lorsque, tardive, tu t’étais volontairement approchée de l’éclat chatoyant des feux crépitants. La musique résonnait dans tout le Précipice des Violines, les chants qui s’élevaient trouvaient échos au plus profond de la ville tandis que les percussions, puissantes et percutantes, cognait contre ta poitrine un rythme prégnant.
Tu sentis la fébrilité des fils enivrés avant même d’avoir pu apercevoir le scintillement safre des perles séraphiques, leur humeur enfiévrée portée par les voix et les senteurs. Plus tu t’approchais, plus les effluves fruitées d’alcool et de victuailles titillait tes papilles, parfums poignants de mets alléchants.Tu n’étais pas venue pour satisfaire la faim d’un estomac malmené, pour autant tu ne pus te résoudre à résister bien longtemps à la tentation qu’un plateau d’amuses bouches éveillait en toi. Les gens t’intéressaient peu et leur favoriser quelques minutes les tables garnies ne te dérangeait absolument pas. Créature sauvage et indépendante, félin rendu sociable par ennui ou par nécessité, ta présence au sein d’un peuple que tu n’appréciais que lors de tes bons jours trahissait des motivations égotistes et une manigance bien peu désintéressée.

- Heldwige. Tu es finalement passée.

Tu relevas la tête sur le couple curieux que ton frère et une belle säni aux tatouages anguleux formaient, tous deux déjà grisés par l'absinthe stimulante diluée dans leurs gobelets aux trois quarts vidés. Il souriait son plaisir sincère tandis que sa compagne, rendue timide par sa méconnaissance, n’osait prononcer le moindre mot.
La relation qu’entretenait Denethor avec Teradin n’était pas récente : elle se tissait, se solidifiait depuis des lunes, consolidée par de nombreuses collaboration et une entente qui, très vite, s’était muée en confiance mutuelle et amitié profonde. L’amour n’était pas un terme que le ïanasha avait déjà employé, c’était un tout autre sentiment qui rapprochait ces deux hères. Bien que la belle rousse ne soit pas un choix qui t’aurait traversé l’esprit, tu n’avais rien à redire ni aux fréquentations de ton aîné, ni à ses ambitions. Sa soirée promettait d’être mouvementée, à l’instar de bien d’autres sylvains.

- Je ne pouvais manquer pareille occasion. Un peuple entier soumis à ses pulsions les plus primaires, un régal.

Le brun décela l’ironie dissimulée derrière ce constat, sans pour autant choisir de se lancer dans un énième débat. De plus en plus, les fils et filles d’Ohibaan tournaient le dos à la Nature, davantage séduits par les constructions métallurgiques des Huilines et les armes technologiques du peuple Maïne. Sans un regard en direction de la sylve mère noyée par les flots, ils se civilisaient, laissant de côté pulsion et bestialité au profit d’une compassion abjecte. Tu n’approuvais bien sûr pas, et Denethor le savait.
L’ainé Dvärn évita le conflit, et plutôt que de te pousser à reconsidérer la décision qui t’avait, ce soir, poussée à t’intégrer, il esquissa un sourire et fuit la discussion.

- Profites en dans ce cas. Ca n’arrive pas tous les jours.

Tu opinas du chef, déjà un peu ailleurs. Tu sentais sur ta nuque la brûlure d’un regard que, imperceptiblement, ton subconscient avait remarqué lors d’un rapide coup d’oeil circulaire. Tu cédas trop vite à la tentation. Ta prunelle cobalt glissa une micro seconde sur la foule, à la recherche de son analogue. Celle-ci, noisette, échappa de peu à ton attention, te laissant confuse et curieuse.

Le baiser posé sur ton front te tira déjà de ta réflexion. Tu oublias l’oeil indiscret pour esquisser un sourire doux, attendrie par le bonheur de ton frère et une bonne humeur singulière.

Tu ne le suivis des yeux qu’une maigre seconde lorsqu’il s’éloigna. Contre ton épaule nue glissa la caresse provocante d’une main indécente. Tu sentis ton poil se hérisser, crispé du moindre contact indésiré. Tous connaissaient tes ressentiments à l’encontre de tes pairs, tu préférais sentir sous tes doigts le pelage doux d’un garge docile que d’être en seule présence d’un fils envahissant. Que quelqu’un ai osé défier cette règle devenue tacite te rendait hargneuse. Pour autant, découvrir, l’instant qui suivit, que l’instigatrice de cette effronterie était l’une de tes pairs te fit bien vite changer d’humeur.
De tes deux sourcils froncés, l’un se souleva, arqué par un intérêt nouveau. Le défi que Nasträlya te lança, d’un regard et d’un sourire rendus provocants par sa malice, avait de quoi éveiller en toi tes plus bas instincts. Son audace méritait sanction, à te tourner le dos elle semblait te laisser la possibilité de venir la corriger, il serait pourtant naïf de croire qu’elle se laisserait faire, d’autant plus que le verre saisi et la direction empruntée indiquaient de bien différents projets. A la fois proie et prédatrice, elle se jouait de toi en titillant orgueil et curiosité, fierté et compétitivité. Lui emboîter le pas conforterait sa position, mais tu étais déterminée à échanger les rôles.
Tu n’hésitas pas longtemps.


Tu demeuras discrète tout le temps que dura ses préparatifs, silencieuse observatrice appuyée sur l’immense tronc d’un arbre centenaire. La plante grimpante qui ceignait l’écorce luisait d’un bleu pâle similaire à l’encre qui marquait ton visage de traits et de points phosphorescents, idéal pour te fondre dans ton environnement sans que tu ne cherches davantage à te dissimuler.
L’idée de venir lui prêter main forte te traversa l’esprit, sans jamais s’imposer. L’observer avait quelque chose de plus fascinant que de tisser des feuilles, te laissant par ailleurs tout le temps pour poursuivre ta réflexion passée.
Ses pensées t’étaient inconnues, et l’idée qui motivait son travail demeurait un mystère. A l’instar de tout Zoomiran, la Varsäl était sauvage et imprévisible, déterminée à ne suivre que ses propres règles. Jamais tu ne pourrais la mettre dans une boîte, la cloisonner derrière des barreaux invisibles qui, en tout temps, définiraient attraits et comportement pour, comme une majorité de fils, la singulariser derrière l’image fixe d’un hère prévisible. Nasträlya était trop complexe et d’humeur bien trop lunatique pour être si promptement définie par quelques grands axes réducteurs, deviner exactement ce à quoi elle pouvait songer s’avérait aussi laborieux que de chercher à prévoir le comportement de Carmen. Pour autant, tu ne prenais pas moins de plaisir à tenter de la décrypter, fascinée par le défi seul qu’elle représentait.  

La voir si concentrée sur son art te conforta dans l’idée d’un projet alléchant. Tu n’étais pourtant pas décidée à attendre sagement qu’elle en fasse part.



- Droite, ou gauche ?

Bien que moulés de façon artisanale, il était ardu de faire la différenciation entre deux gobelets, ce davantage lorsque seuls les rayons pâles de l’astre nocturne et les lueurs bleutées de la faune ensommeillée illuminent les sous bois. Ton verre dans une main, celui dérobé à la sylvaine lors d’un instant d’inattention dans l’autre, tu lui faisais face, démarrant un jeu qui, si tu y étais prise aussi bien que tu l’espérais, pourrait un instant contrecarrer les plans de la belle brune.
Tu ne souriais pas, mais ce fut à ton tour de laisser briller la flamme de la malice dans ta prunelle.



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Madii
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Dim 4 Mar - 16:22

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Madii


Mon regard s'était posé entre-temps sur les flammes rougeoyants du feu. Le pourquoi, je n'avais pas vu la fille qui marchait si et là entre tous avant de s'approcher de moi. Concentré, il est vrai que je n'avais entendu, ni vus venir, que cuest seulement au suis de sa voix, que mon esprit revint dans mon corps. À son petit "pardon" confus, ma tête se tourne vers la jeune femme lentement, comme si elle était lourde avant que je ne plante mes yeux dans les siens, y découvrant un regard clair. La bouche légèrement entrouverte, je la referme sAns y prêter attention et remis mon regard sur le feu. Elle s'était sûrement trompée de personne, on a été pas mal ici, et voyait les boissons ça m'étonnerait même pas. De plus, si c'était pour me proposer de la rejoindre avec quelqu'un d'autre, cela ne m'intéressait pas non plus après le vent que je venais de prendre.
Et là, je la sens se pencher vers moi, sentant son grand corps plus proche en entendant ses colliers faire un joli son.

Finalement, quand elle posait sa main sur moi- y cachant le long frisson qui parcourt ma colonne- je me retourne vers elle pour de bon en la regardant longuement. Si elle savait le pourquoi j'étais ainsi elle me prendrait pour une débile profonde, et je ne voulais pas me faire ridiculisée encore plus, alors je me contente de lui sourire bêtement, un petit sourire niais sur les lèvres pendant que je l'écoute malgré le bruit qui nous entoure. Je dus parfois faire un effort d'audition pour la comprendre.

J'étais silencieuse pendant que la femme parlait, et mes yeux pétillèrent au fur et à mesure. Elle semblait si gentille à sa façon de parlée et de son contact humain, et pourtant si étrange à la fois. Par moments je souriais à pleines dents en lui répondant de simple hochement de tête.

À la fin de son dialogue, je prends une inspiration et me remotive mentalement pour na ne pas gâcher le reste de la soirée. Et là, je fini par parler

"-Moi c'est Madii! Enchantée Sigfrëli !" Fis-je de ma petite voix. Mon regard ne la quittait pas et je poursuivis. "-JE ne sais pas vraiment ou ça mène, mais j'accepte de me lancer sur des chemins inconnus! C'est sans doute plus excitant de faire ça que de rester plantée là à regarder les autres se marrer et se faire plaisir entre eux avec la joie du partage sexuel!"
Fini je pars conclure en me retenant de dire que j'aurais aimé, pouvoir faire de même avec un partenaire. Mais ça, ça reste privé.

D'un haussement d'épaules, je lâche un petit "Mh" joyeux et passe légèrement devant elle pour aller là où elle souhaitait aller. J'acceptais volontiers de l'accompagner, avec joie même, pour ne plus restée plantée là, et enfin bougée. Me sentant déjà beaucoup mieux, mon sourire ne me quittait pas et je l'attendis en la regardant avec une impatiente inimaginable. Plein de questions me vinrent: Comment ça allait ce passé, ce qu'on allait découvrir, et de si j'allais ou non me faire ce soir, une nouvelle amie. Cette idée me plaisait beaucoup.

Les mains maintenant dans le dos, je piétine le sol.

"-C'est comme une aventure! " . Je retenais un petit rire. "-Espérons ne pas nous perdre quand même sinon on est dans de beaux draps! Ce serait dommage!"

Je n'attendis pas plus longtemps et marchais, d'un pas gracieux et sûr de moi vers notre petite exploration.



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Gamaliel Sodélé
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Dim 4 Mar - 23:46

- Non mais vous êtes sûr que vous manquez d'effectifs ? Je veux dire, il y doit forcement il y avoir d'autre personne qui pourrait y aller et qui serait en plus ravit d'y aller pour servir la cause de Spectre et ...

- Donc en refusant, vous refusez de servir la cause comme vous dîtes ?

Gamaliel s’arrêta de parler, bouche bée. Il s'était piégé tout seul comme un idiot. Mais il tenta une dernière carte.

- Vous voyez ! Vous m'avez eu facilement parce que j'ai fais une erreur. Donc comment voulez-vous que je réussisse à ne pas me faire griller pendant l’événement ?

L'émissaire de la Voix leva la main et imposa le silence.

- Considère comme une chance et une obligation ... Une chance pour te rattraper de ta mésaventure lors de la dernière bataille dans la foret et une obligation car on manque effectivement de personne dans le corps d'espionnage. La plupart des espions ont étaient envoyés dans les factions qui se sont révélés. On n'a accru le contrôle de la surveillance parmi les Fils, Tadryon et les autres. Le Phantasme et la Voix doivent envoyer le maximum de personnes dans un événement aussi important. De plus, les Fils et Filles de l'Ohibaan étant nos "alliés", nous devons en savoir le plus possible sur eux.

Un marchand ambulant passa à coté d'eux qui s’arrêta pour parler aux deux hommes qui firent semblant de intéresser à ce qu'il proposait. En fait le terme de marchand, n'était pas exacte, puisque sous la montagne le système de monnaie n'existait pas. On "payait" un bien ou un service avec un autre bien ou service justement. La monnaie servait à l'extérieur dans les autres factions. Le terme de marchand ambulant était resté car c'était juste des personnes qui se déplaçaient en dehors du Hall des Artisans, pour apporter ce que ceux qui ne pouvaient pas se déplacer avaient besoin.

Une fois qu'ils furent à nouveau seuls à seuls, le messager de la Voix se retourna, posa sa main sur l'épaule de Gamaliel et lui murmura à l'oreille tout en lui glissant l’ordre de mission dans la poche de sa veste : - De toute façon tu as déjà était affecté. Si tu ne te présentes pas tu encourras des peines. Si tu gardes un mauvais souvenir de la foret, voilà un excellent moyen de combattre ton aversion.

Gamaliel regarda l'homme partir avec une grande appréhension.




Il était à un buffet dans un habit simple en tissu. Il était censé se faire passer pour un membre des Huilines. Il avait choisit de prendre son cimeterre pour ne pas se faire trop remarquer. On l'avait aussi un peu grimé, mais même avec ça, le stress était très présent. Il avait assisté au discourt prononcé par l'Ohibaan, c'était la premier fois qu'il le voyait et il dégageait de lui un certain charisme, ceux qui le suivaient, semblaient croire en ses paroles, en sa cause, comme lui avec le Phantasme. Gamaliel continuait de goûter aux saveurs locales et devait avouer que ceux qui habitaient dans la foret savaient très bien cuisiner, un des mets qu'il goûta aurait très bien être servit par Joseph Sanury, membre émérite des Tenanciers.

Il quitta le buffet et se dirigea vers une endroit ou des gens danser gaiement. Il n'était pas très à l'aise car il ne savait pas du tout danser. Ce fut une femme d'age mur qui le prit par la main et l'aida avec un sourire, à la fin de la musique, elle se pencha à son oreille et lui murmura

- Fait Attention Frère, nous ne pouvons pas risquer de nous faire remarquer par des gestes à risques. Par contre si tu ne fais rien et que tu restes comme un piquet à dévaliser les buffets ça pourra être bizarre.


Elle le quitta en lui laissant un baiser et lui lança qu'elle l'aurait bien croquée s'il elle avait était plus jeune. Gamaliel rigola et prit note de son conseil, il partit s’asseoir près d'un feu pour tenter de discuter avec des personnes.


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Carmen Neutram
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Lun 5 Mar - 15:21

♦️ ₰₰₰ ♦️



Inventaire de mission:
 


Plus que quelques piqûres et Carmen pourrait officiellement dire que le tatouage serait terminé. Elle épongeait les traits au fur et à mesure, son sujet n'avait pas l'air de souffrir, visiblement habitué de par celui qui prenait une large partie de son épaule. Sa main bleue fermement agrippée sur le mollet du tatoué, Carmen le déplaça pour tourner le membre sur le côté. Se saisissant de l'os taillé avec finesse elle donna encore quatre coups pour terminer le détail de ses souhaits.

La jeune spectre allait prononcer la délivrance de son patient mais sa parole fut coupée par des bruits de pas qu'elle reconnaîtrait entre mille. Des bruits de bottes en cuir, agiles et pressées, un léger cliquetis audible depuis la pièce où elle se situait. Nathaniel était entré en trombe en lançant un '' Pardon ! '' à son maître, car la voix gromelante de celui ci était à elle seule une légende. En effet Adriel Meslim aimait le calme et la tranquillité, les peu nombreux amis de Carmen n'étaient malheureusement pas aussi discrèts qu'elle.

Cette dernière leva les yeux au ciel avant même que '' l'Aquila fêlé '' n'entre dans son humble local. * Qu'y a-t-il encore ? * pensa-t-elle en soupirant d'avance de fatigue. Nathaniel avait un large sourire aux lèvres, visiblement ravi de partager sa prochaine malice. Il fut rapidement suivit par le maître de Carmen qui le saisit par la cape pour le tirer en arrière.

- On ne cours pas dans ma demeure, monsieur Arbaan !

Il lâcha par la suite l'importun et s'en retourna à son affaire, ceci en laissant toutefois un air réprobateur à l'attention de Carmen qui fronça légèrement des sourcils avec soumission. Elle leva une main pour signifier à Nathaniel d'attendre et de -surtout- se taire.

- Je vous passe l'onguent et vous serez libre de partir.

A ces mots elle se saisit des coupelles contenant l'encens toujours en train de brûler pour les porter sur des étagères, débarrassant la table pour permettre au client de partir. Celui ci lança un regard confus vers Nathanie avant de se retourner et d'offrir sa jambe à Carmen qui s'était déjà saisit de la pâte aux allures turquoises. Une fois l'office accomplit, Nathaniel put enfin délier sa langue et son impatience présentait encore quelques tics :

- La fédération de Jade participe aux fêtes séraphines ! C'est l'occasion rêvée pour voir les fils d'Ohibaan de plus près en incognito ...

Un air de malice adressé à sa partenaire dans le crime il savait qu'il avait piqué sa curiosité, et il savait aussi les intérêts qu'elle ajoutait à cette information. Son expression se figea un instant puis un sourire étira ses lèvres à son tour.

- Et c'est dans deux jours …
----------------

Le plan était simple. Bien que les us et coutumes des Ohyanis étaient pour le moins controversés, ce peuple était la meilleure chance pour nos deux amis de s'infiltrer aux festivités sylvaines sans éveiller les soupçons. La capuche orné d'un crâne d'Aquilla de Nathaniel était ici un camouflage crédible puisque beaucoup des individus Ohyanis portait de tels ornements. Cachée sous sa capuche noire, Carmen ne poserait pas de problèmes tant qu'elle restait en sa compagnie lors de la marche vers l'immense forêt. Afin de ne pas trop se frotter aux Ohyanis, Carmen et Nathaniel avait prit un peu de recul par rapport au groupe passant pour des traînes-la-patte, ou des retardataires tout au plus. La forêt semblait agitée, des chemins de pierres séraphiques indiquaient aux alliés le chemin vers le grand foyer, et bientôt le bain de foule couvrait tout soupçons.

Un grand brasier prenait place au centre de l’événement, la voix d'un homme connu au delà du mythe inondait les yeux attentifs.  Carmen, qui s'était attachée au bras de Nathaniel pour l'heure, notait que bien des factions étaient présentes ici. Pour certaines, elle n'en connaissait même pas l'existence. Il fallait avouer que malgré le cataclysme les fils d'Ohibaan s'étaient assurés une survie prospère grâce à la fédération de Jade. La musique remplaça bientôt les belles paroles, et la foule vaqua bien vite à ses différentes occupations. La place se faisant, elle pu quitter le bras de Nathaniel qui avait arboré un fier sourire, ravi d'être réconforté par le foyer central et de participer à une fête de cette envergure. Il n'y avait rien que cet optimiste ne pouvait pas faire sourire, cependant l'ambiance lui était plaisante et cela changeait de ses entraînements quotidiens. Il prenait cependant garde à ne pas trop s'éloigner de la couleuvre bleue, celle ci avait le chic pour se dérober aux moments où la distraction s'installait. Nath' connaissait les bases, mais Carmen avait nettement plus suivit les cours sur les différentes cultures, par conséquent un faux pas lui serait plus dommageable. Il entreprit néanmoins de se relaxer, les factions se mélangeaient tant qu'il ne su reconnaître qui était réellement un fils d'Ohibaan et qui ne l'était pas. Un petit groupe d'enfants aux allures sauvages retenait son attention, comment de si jeunes personnes pouvaient elles survivre ici ?

Carmen quant à elle prévoyait de se mêler à la foule, elle n'avait pas eut de nouvelles d'une certaine Heldwige depuis le cataclysme et craignait que ses projets de tatouages autant que son entichement ne s'étaient noyés dans le tsunami. Ses yeux dorés scrutaient la foule, l'atmosphère qui régnait lui rappelait grandement les chambres du plaisir aussi elle se détendit. Elle savait comment marcher et agir dans ce genre d'endroit, son attitude se fondit rapidement dans la masse. Son garde du corps semblait lui aussi apprécier les lieux mais il restait attentif. Ses yeux tombèrent sur des breuvages servit avec abondance, il ne put résister à l'envie se saisir de deux petites coupes et d'un morceau de végétation grillé qui donnait l'impression d'être encore bien juteux.
Posant sa main sur l'épaule de la bleutée il ajouta :

- Carmen regarde, je suis sûr que cet alcool est meilleur que celui de Daniel.

L'intéressée se saisit du verre avec délicatesse en laissant échappé un petit rire. Il était vrai que rien ne pouvait être plus mauvais que la mixture du compère. Ses narines s'emplirent du parfum du breuvage. Etrangement, il ne semblait pas en avoir. Elle lança un regard à son ami, il ne s'agissait pas d'alcool mais elle n'aurait pas pu dire de quoi la mixture était faite non plus. Sa curiosité allait être étanchée mais son attention fut prise par la vision d'un jeune homme visiblement gênée par la fête. Il se cachait derrière des écharpes et un tatouage facial bien intriguant. Il ressemblait beaucoup à ceux que les spectres faisaient sur certains de leur tailleurs, mais ses accoutrements trahissait son appartenance aux fils d'Ohibaan. Une jeune femme semblait être importunée par un couple mais aussi laissée à l'abandon par le jeune homme. Nathaniel avala cul-sec la mixture avec un grand sourire, il lança par la suite un regard intrigué à Carmen qui n'avait pas fait de même. Elle semblait plongée dans ses pensées, son regard incisif.

- Tu vas me laisser boire seul ?

Sortie de sa distraction par la voix de son ami elle lui lança un léger sourire ainsi qu'une réplique ;

- Non ne t'inquiète pas … Je reviens.

A ces mots elle parti le pas léger, mais les différents jeux d'épaules lui firent perdre sa cible. La jeune fille semblait vexée et repartir dans le feu des festivités, tandis que l'étrange jeune homme s'était fondu dans le décor. Carmen aurait voulu étudier le spécimen d'un peu plus près mais elle devrait remettre cela à plus tard. Son verre en main elle envoya un clin d'oeil à Nathaniel qui comprit le message. * Incorrigible ... * Il gardait un œil sur elle mais restait en retrait, reposant son récipient vide. Il eut une étrange sensation en le reposant, comme si la texture de l'objet lui semblait précise, et grande. Ses sens étaient exacerbés et un air surpris arborais son visage. Les fils d'Ohibaan et leur morale forestière … Ils ne s'étaient pas gênés pour tirer des plantes des effets moins '' utiles '' de leur précieuse nature. Nath' respectait la nature comme une grande présence implacable, mais cette pensée le fit sourire. Ses yeux tournaient dans la foule, il voyait encore Carmen qui se mêlait aux individus, semblant même apprécier parler aux autres avec aisance. Et dire qu'il était considéré comme l'extraverti du duo … Des inconnus vinrent offrir un deuxième verre, il accepta avec un grand sourire et partageait une légère conversation sur le breuvage.

Carmen avait engagé la conversation avec quelques danseurs qui laissaient leur place tour à tour, se servant dans les victuailles entre deux pas de danse. Elle tenait son verre sans le boire mais on l'invita bien vite à en faire l'expérience. Une charmante jeune femme lui avait envoyé un sourire malicieux en lui affirmant que le verre allait lui '' raviver les sens ''.
Elle le bu puis choisi de s'asseoir sur une des peaux disposées autour du grand feu. Discutant avec ses récentes rencontres, elle s'était assise nonchalamment, son bras droit soutenant ses épaules en hauteurs tandis que ses hanches reposaient au sol. Son bras gauche tenait encore le verre bientôt vide.

- A ta place je me dépêcherais d'en reprendre, il risque de ne plus en rester vu le succès dont elles sont victimes.

Carmen faisait référence à ce que quelques gloutons semblait s'arracher, alors que son interlocutrice parlait justement de partager certaines  '' douceurs ''. La jeune spectre faisait mine de ne pas comprendre mais personne n'était dupe, elle venait poliment de refuser une invitation à partager la couche de la ravissante demoiselle en compagnie des deux autres fiers représentants de la gent masculine qui partageaient leur conversation. Elle ne refusait pas de s'amuser, mais ce n'en était pas encore l'heure. Comme la manière de décliner l'offre plu à son interlocutrice, celle ci se mit à rire et choisit de continuer à discuter un peu.

Près d'eux un homme s'assit pour profiter du feu et de l'atmosphère. Carmen eut un sourire poli comme pour accueillir le nouveau venu qui cependant n'était pas vraiment dans leur espace. Mais ce sourire à lui seul venait de l'étendre en usant d'aisance sociale. Elle tourna ses épaules vers un visage qu'elle cru reconnaître. Il lui était étrangement familier et elle ne tarderait pas à le reconnaître, elle avait reconnu en lui pour sûr un frère spectre mais ne saurait encore dire lequel. Quoi qu'il en soit elle lui présenta son verre comme pour sceller sa bienvenue :

- Te joindrais tu à nous ? Je vois que les victuailles ont déjà goûté tes lèvres.

Carmen offrait à son frère spectre apparemment mal à l'aise de se fondre dans les festivités tout en lui mentionnant ce qu'elle avait remarqué comme étant un reste de son repas sur une partie de sa barbe.


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Caïn
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Ven 9 Mar - 0:22

Arme - Stylet de manche ♦️ Armure - Masque d'os ♦️ Objet - Fragrance exquise



Quelle société formidable !

Refermant le dossier concernant les habitudes de vies des Maïnes, je souris et sortis en le laissant sur la table de ma chambre afin de me préparer. J'étais convaincu qu'il était intéressant de commencer à se renseigner sur les peuples instigateurs de la Fédération de Jade, j'avais donc décidé de me fondre à la masse en me faisant passer pour celui qui à la fois me plaisait le plus et qui était à la base de cette idée. Idée qui peut-être était la première décision politique sensée de tous les peuples réunis. C'était ce genre d'Alliance qu'il fallait pour commencer à mettre fin à la guerre. Qui disait alliance, disait une seule personne à sa tête, donc moins de gens à remplacer pour prendre le pouvoir et avoir le monopole des décisions politiques mondiales. Le rêve.

Ma préparation fut brève et efficace. Je ne devais pas me préparer au point de passer pour quelqu'un de riche, mais juste assez pour qu'on converse quand même avec moi. Ne connaissant pas exactement les moeurs maïnes concernant le rapport à la pauvreté, mais supposant qu'un peuple affichant sa richesse devait avoir quelque chose de malsain avec cela. Foutus privilèges.

Je regardai un instant ma faux. Excessif. Je rangeai le dossier dans une armoire, laissai un mot à Pierre et partis, masque d'os en main et terriblement curieux de découvrir les Fils et Filles d'Ohibaan autrement qu'en proie à la Nature qu'iels vénéraient tant.

♦️♦️♦️

La fête était belle. Mes habits étaient amples et légers et me donnaient une allure aérienne. A ma ceinture pendait un masque d'os, dernière acquisition qu'il était opportun d'arborer ici. Sur la peau de mon poignet, la morsure sensuelle et froide de ma lame. J'étais en sécurité avec elle. Derrière moi flottait l'odeur épicée de la Fragrance exquise que j'avais mise pour l'occasion et qui faisait se retourner quelques regards.

Il fallait laisser à ce peuple pleins de choses. Ohibaan savait parler, la fête semblait intéressante, iels savaient en organiser et au final énormément de choses m'intriguaient. Je restai donc en retrait l'espace d'un instant, me questionnant rapidement sur l'intérêt d'une telle fête, même si la réponse était en fait toute trouvée.

Ohibaan n'était pas quelqu'un de bête, il semblait savoir gouverner et connaissait donc l'intérêt des divertissements. S'il y avait une chose que j'avais comprise en travaillant dans les Chambres, c'est bien l'attrait du plaisir après le danger, calme salvateur après la tempête, afin que le peuple panse au lieu de penser et profite de manger à sa faim tant que cela était possible. Les festivités arrivaient au bon moment, la Fédération aussi. Je souris, admiratif, ces coups semblaient parfaits, la politique était définitivement fascinante.

J'étais seul. Observant le plus possible les peuples que je ne connaissais pas et leurs fonctionnements, je me trouvais face à un brassage assez intéressant en réalité. Admiration encore.

Je reconnus de loin Gamaliel, que je n'allai pas saluer par discrétion, mais me dirigeai vers quelqu'un qui semblait aussi seul et qui semblait être aussi jugeant que moi. J'aime les gens comme moi.

Il était beau. D'une beauté gracile, il semblait prêt à vaciller et à tomber et me rappelai en fait ce que je pouvais parfois voir devant le miroir lorsque je lâchai mon entraînement, même si ce dernier ne changeait pas grand chose. Il me ressemblait. Et j'aime toujours les gens comme moi.

J'avais à la main un verre de cette boisson que les gens appelaient décuple-sens, je n'en avais pas bu. Il semblait taciturne. Magnifiquement taciturne. Et le meilleur moyen de rentrer dans le jeu de l'ennemi et de jouer aux mêmes règles. Je m'approchai donc de lui en le regardant peu et attendis à ses côtés. Sans rien dire.

Vas-tu rompre le silence avant moi ? Beauté fine, ami de la Nature ?

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Merci Adam pour le kit !
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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Ven 16 Mar - 22:15


Il existe des endroits qui semblent faire taire notre être en un instant. Ces lumières flamboyantes, ses odeurs florales, la forêt venaient tout bonnement d’aspirer mes sens et je n’entendais que mon sang taper mes tempes, frapper le bout de mes doigts, circuler dans mes veines en laissant une douce chaleur s’y installer à son tour.  Le décuple sens, au-delà de ses qualités aphrodisiaques, de ses douleurs affligeantes qu’elles pouvaient infliger, avait également la capacité de permettre un retour sur soi. Si nous étirions un peu plus nos sens, alors nous pouvions toucher du doigt l’expérience du Tout. Nous faisions partie de ces feuilles qui se balancent au grès de la brise, de ces insectes qui butinent les fleurs qui ne se refermeront sûrement qu’à leur mort, de ces petits mammifères qui cherchent de quoi nourrit leurs progénitures et de ces plus grands qui s’avancent nonchalamment vers leur futur repas. J’étais consciente de ce que je venais de faire, mais je restais là, sur ce paillasson tressé, les yeux fermés et la respiration sereine. Ma main s’était à peine refermée sur loutre de décuple sens, je pouvais sentir le liquide tomber de son contenant et se déverser sur la terre. Nous étions dorénavant deux à goûter à ce Tout et si nous ne faisions déjà qu’une, qu’avions-nous besoin de plus ? Ma voix de pouvait être entendu que d’elle, que de nous. « Heldwige. » Je voulus chercher sa main sur la paillasse, mais mon corps semblait trop lourd pour bouger. J’étais encore trop impulsive, je le savais, mais ses provocations avaient le don de me mettre hors de moi. Un sourire illumina mon visage. Lorsque j’avais arraché les grandes feuilles à tresser, j’avais également ôté de son écorce une de ses épines : petites et cruellement aiguisées. Elles n’étaient pas venimeuses lorsqu’enlever de son support, mais elle pouvant se planter aisément et sans effort. J’avais alors percé la poche de cuir, celle contenant le décuple sens. Mon dos était le seul spectacle que je lui avais donné à voir, la cachant entre mon index et mon majeur, ne laissant dépasser qu’une fine épine quasiment invisible, imbibée de décuple sens à l’état brut, rapide et violent lorsque directement dans le sang. Il ne suffit que d’une simple taquinerie pour porter ma main sur la sienne et la couper. Je bus d’un trait le verre restant, mais je n’eus même pas le temps de voir sa réaction, de la savourer. Lentement, je m’étais laissé porter, m’allongeant naturellement sur notre matelas de fortune.

Le temps ne semblait pas avoir d’impact et je ne savais pas combien de temps je passais allonger là. Un bruit sourd me fit alors plisser des yeux, avant que quelqu’un ne nous contourne. Je n’eus même pas le temps de commander à mes paupières de s’ouvrir, que déjà on m’empoigna par les chevilles et on me tira vers le bas. Je pouvais sentir les genoux de l’individu entre mes cuisses. Il m’avait simplement ramené à lui, comme pour signifier qu’il était en pleine capacité de me maîtriser et que rien ne s’y opposait, surtout pas moi. Ces gestes trahissaient sa science de la faune, ce côté bestial qui indiquait que même avec une proie plus faible, c’était elle qui venait à lui, non l’inverse. « Aren. » Soufflais-je en posant ma semelle de chaussure sur son torse, ayant le désir de le repousser. Il souffla, comme désespéré de la situation, avant de virer mon pied d’un geste brusque qui m’arracha une plainte douloureuse et de se lever. Il resta un instant debout, avant de s’approcher d’Heldwige. Il avait remarqué la coupure, en fait, il l’avait comme senti, un peu comme un animal aguiché par le sang d’une proie blessée. Il s’agenouilla, écartant d’une main assurée ses jambes afin d’y trouver sa place. Un prédateur ne se tenait pas au chevet de ses proies, il les surplombait, leur montrait qu’elles avaient qu’une option : se laisser faire ou mourir dans des conditions plus violentes. Il laissa ses doigts effleurer son visage, s’immiscer dans ses cheveux, avant de les saisir jusqu’à la racine. Il était suffisamment conscient de la substance qui parcourait son sang pour ne pas lui faire mal, simplement les bons gestes pour la faire réagir et, cette fois, il ne cherchait que le plaisir de la femme. « Vous vous aventurez bien loin des lumières censées vous protéger des prédateurs. » Il relâchât son emprise et laissa cette fois-ci, glisser ses mains sur son cou, puis son épaule, son bras, jusqu’à venir saisir sa main blessée. Il porta la blessure à ses lèvres, mais s’arrêta à quelques centimètres. « Les prédateurs cherchent toujours à éloigner leur proie du troupeau. C’est un de leur premier instinct. Nasträlya ne déroge pas à cette règle. » Il se rapprocha un peu plus. « Tu aurais dû le voir venir. » Il écrasa ses lèvres sur la blessure, ponctionnant un peu de substance qui ne lui fit que peu d’effet, mais qui, pris par le sang, lui procurait davantage de plaisir. Il redéposa sa main sans plus de ménagement, avant de se pencher en arrière et de me prendre par le poignet. Il me ramena alors d’une traite vers Heldwige et je crus que mon dos s’arrachait littéralement sur les feuilles tressées. Le décuple sens était étrangement beaucoup plus fort que la normale, mais je n’y fis pas plus attention. Mon regard était dorénavant posé sur lui et je le vis bouger pour chevaucher une de nos jambes, coller l’une à l’autre. Il fit attention que l’écrasement ne nous procure aucune douleur, mais la sensation n’était pas inexistante. « C’est une très mauvaise idée. » « C’était. » Rectifia-t-il. « Si vous aimez vous aventurer au sein d’une forêt, ayez au moins l’obligeance d’en savourer chacun de ses dangers. »  Je savais qu’il n’avait aucune intention de transgresser nos lois, du moins, pas ici, pas maintenant et pas comme ça. Sans doute aurait-il accepté si nous lui avions demandé, mais dans le cas présent, aucune de nous ne l’avez fait. C’était une des premières fois où je voyais Aren faire attention à ses gestes, parce qu’il savait que le décuple sens pouvait torturer les corps à un niveau qui ne lui était pas permis. Il ne fit alors que jouer avec les sensations, ce qui n’en était pas moins une torture à force égale. Il caressait nos peaux, sans jamais s’aventurer au-delà de ce qu’il lui était donné de voir, sans ne jamais soulever aucune matière. De sa main gauche, il pressait ma cuisse, caressait mon ventre, mes bras, mon visage. La sensation était si intense que mes doigts s’étaient farouchement enfoncés dans les feuilles tressées, tendues par le désir de résister et l’envie d’y succomber. De sa main droite, il opérait de même avec Heldwige. Il savait très bien à quoi nous nous amusions toutes deux, très bien qu’aucune ne désirait perdre.

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Teagan Ehle
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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18] Mar 10 Avr - 15:23

Heldwige Dvärn
   
Festivités Seraphines

   

   
Inventaire:
 


Ta main esquissa un tressaillement involontaire lorsqu’un brusque éclat de douleur lança ton épiderme. Ton soubresaut manqua de faire déborder le goblet d'absinthe saisit quelques instants plus tôt, gâchis malheureux dont le liquide boisé se serait mêlé au sang qui déjà, teintait l’entaille invisible d’écarlate.
Tu baissas un instant les yeux sur la plaie longue mais peu profonde qui glissait de ton scaphoïde au ligament latéral interne de ta main droite, soucieuse de mettre un mot sur l’origine de ce soudain et puissant élancement.
Le sang qui perlait sur ta peau te tira un sourire que le poison ne te permettait plus de réprimer : à la fois amusé et satisfait. La fourberie de Nasträlya devenait évidente, et bien qu’elle ai pu te surprendre, elle te tira une toute autre réaction que l’habituel froncement de sourcils qui aurait marqué ton regard. Il n’avait pas été difficile de pousser la Zoomiran impulsive hors de ses gonds, et ce constat laissait déjà sur ta langue le goût exacerbé d’un premier contentement. Rien n’était acquis et tu le savais. Cependant, le décuple sens absorbé contre ton gré avait eu un effet aussi puissant que immédiat, grisant tes sens avant même que tu n’aies eu le temps de comprendre ce qu’il t’était arrivé. Cette première victoire fut suivie d’un bien être nouveau et étrange que l’élancement encore perçant rendait aussi paradoxal qu’excitant. Douleur et plaisir sont toujours allés de paire, deux aspects inséparables, fruits de la sensibilité du corps et de l’esprit. L’un ne pouvant exister sans l’autre c’était ensemble, et dans les bonnes proportions, que tous deux pouvaient s’avérer les plus stimulants.

La toxine qui avait contaminé tes veines t’ouvrait à un monde duquel tu avais été abruptement coupée voilà plusieurs semaines, un retour à la nature enivrant qui, après de telles privations, soulageait un manque que tu ne pouvais plus contenir. La douleur, exacerbée à l’instar de chacun de tes sens, t’assurait que l’instant vécu n’était pas tiré de ton imagination et te poussait à profiter encore davantage de chacune de tes perceptions.
Tes papilles s’emerveillaient de saveurs que l’air portait. Ta peau réagissait à la moindre brise, sensible de la moindre feuille. Ton oreille interne percevait les battements de ton coeur, le souffle de Nastralya, les chants lointains des quidams, la moindre vibration.Tout ton être ressentait la Nature, la vie qui parcourait ses veines végétales, sa complexité et sa beauté.

Tu n’avais pas tardé à rejoindre la fille Vandorallen sur la couche tressée. Étendue sur le dos, tu demauras longtemps immobile, ton unique oeil ouvert sur la canopée épaisse qui, entre deux feuilles, laissait entrapercevoir la multitude de pigments blancs qui maculait la voûte obscure. Ainsi allongée, tu profitais de chacun des éléments du Tout qui te parvenait, un flux jusque là ininterrompu d’informations et de sensations que le moindre mouvements risquait d'altérer.
Le grognement soudain de Nasträlya te tira pourtant de ta transe, un son rauque qui tranchait sévèrement avec la douce mélopée forestière. Tu tournas la tête dans sa direction, très lente mais pour autant, si droguée que tu manquas d’en être étourdie, alertée.
Ton regard s’agrippa à la silhouette athlétique de l’homme qui la dominait, son visage, à l’instar de l’ensemble de son buste, marbré d’une multitudes de sillons ébènes. Les milliers de lueurs azurées reflétaient sur son faciès un éclat surnaturel, renforçant sa nature sauvage, un tempéramment qui ne t’effrayait en rien et qui, tout comme celui de la jeune Versäl, attisait en toi le feu ardent de la convoitise. Aren était un fauve puissant et redoutable, animal insoumis et indomptable, aussi imprévisible que impressionant. Tu alimentais pour tes pairs les plus talentueux un respect mêlé de fascination, désireuse d’apprendre à leurs côtés mais également de les dépasser, jusque finalement, les dominer à ton tour.
Aren demeura debout un long moment, vous surplombant chacune. Une position dominante qui s’affirma encore davantage lorsqu’il se focalisa sur toi, brisant bientôt la bulle protectrice que tu imposais à quiconque, outrepassant un règlement devenu tacite pour profiter d’une faiblesse évidente mais difficile à pallier. Tu aurais pu être tentée de grogner, mordre la main arrogante qui se refermait possessivement sur tes cheveux, offrant ta gorge fragile à la morsure de la moindre lame affutée, mais le décuple sens t’en rendais incapable. Aussi consciente de cette impuissance qu’enivrée par l’alcool toxique, tu cédas à une toute autre approche en laissant, plus ou moins volontairement, un sourire désinvolte, presque insolent, étirer tes lippes. Il n’était jamais bon de sous-estimer sa proie, te penser assez naïve pour ne pas avoir appréhendé la fourberie de la chasseuse risquerait de se retourner contre lui.
Tu restas silencieuse, peu encline à illustrer cette provocation pour, pendant encore quelques minutes, le laisser agir à sa guise.

Ses caresses éveillaient en toi bien trop de sensations tentatrices. Son toucher était doux, presque délicat, aussi léger qu’une plume, mais le poison faisait le reste. Il stimulait tes sens, exacerbait le moindre effleurement pour le transformer en une caresse excitante. Le cuir qui recouvrait ton buste te protégeait à peine tant ta sensibilité était vive, tandis qu’il délaissait totalement tes jambes du fait de l’échancrure qui courait du bas du vêtement jusque tes hanches de chacun des côtés. Résister s’avérait une vraie torture, tu t’étais déjà cambrée sous la main tatouée du Zoomiran. Tu en voulais davantage mais ta fierté, plus forte que ton avidité, te poussait à attendre que Nasträlya cède avant toi.

Ce supplice sembla durer des heures jusqu’à ce que tu te sentes capable d’agir sans que l’alcool ne te ralentisse trop. Pompé au travers de la plaie alors qu’absorbé par voie sanguine, l’effet avait été puissant et immédiat, mais il dura moins longtemps que chez la belle Varsäl. Tu en profitas.
Tu te redressas. Passant outre le petit vertige une fois assise, tu profitas de ce qui aurait pu s’avérer un effet de surprise pour t’approcher de l’homme qui te surplombait. Ta main blessée glissa sur sa mâchoire saillante, ton pouce maculé de sang laissant sur sa lèvre inférieure un sillon écarlate, t’assurant par ce geste qu’il ne s’éloigne pas immédiatement. Tu approchas tes lèvres de son oreille et murmura une réponse tardive à son reproche passé.

- Tu sembles le plus naïf à croire que j’ai pu la rejoindre sans la moindre arrière pensée. .. Pour un prédateur, tu as bien vite mordu à l’hameçon.

Tu ponctuas tes derniers mots d’une griffure, plus primaire qu’une attaque à l’aiguille. Voilà ce qu’il te semblait des heures que tes doigts baignaient dans le liquide corrompu qui s’échappait de l’outre de cuir de la première traîtresse. Égratigner le bras du fils d’Ohibaan ne fut pas très compliqué, seule sa résistance au décuple sens pouvait contrecarrer tes plans, de même que le trop peu de produit qu’il aurait absorbé. Pour autant, tu parvins sans trop de mal à le pousser à s’allonger. Concession volontaire ou faiblesse fugace, cela importait peu.
A ton tour, tu pris place en position dominante, reproduisant quelques minutes le schéma du Zoomiran avant de pousser la malice plus loin. Tu n’oubliais pas ce défi lancé, et tu n’avais aucun scrupule à profiter de la sensibilité de ton adversaire pour prendre le dessus.
Ce qui n’était jusque là que de subtils effleurements procurés à l’un comme à l’autre des fils d’Ohibaan se changea bien vite en d’autres caresses plus accentuées, un contact maitrisé qui ne devait pas encore être douloureux, mais plus provocant. Tu n’hésitas pas à pousser lentement au delà des limites fixées par Aren.

Tu n’avais pas suffisamment repris tes esprits pour avoir une notion exacte de la quantité de décuple sens absorbée par Aren. Pour autant, tu doutais qu’il ai pu supporter si longtemps d’être ignoré alors même qu’il ai pu te céder volontairement sa position. Cette erreur, si on pouvait la nommer ainsi, risquait de se retourner contre toi. Mais le jeu t’amusait, plaisir et danger valsaient ensemble comme deux amants impétueux dont la relation, délicieuse mais explosive, s’avèrait auto-destructrice. Ton appétence loin d’être satisfaite, tu ne regrettais aucun de tes choix et n’attendait que de faire face à l’audace de l’un ou de l’autre de tes compagnons qui oserait te détroner.  




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Message(#) Sujet: Re: Les Festivités Séraphines - Rp Multi' | Fils d'Ohibaan & Spectres [-18]

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