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 Une balade solitaire, coups de mou (Nastralya)

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Madii
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Message(#) Sujet: Une balade solitaire, coups de mou (Nastralya) Jeu 1 Mar - 19:31



Madii
Un petit bruit dans la fin de la nuit se fit entendre, et pourtant si léger pour ne pas se faire repérer. C'était moi, jeune fille Ohibaan.

C'était la fin de la nuit, le soleil cherchait à se lever, difficilement, vu la vitesse à laquelle les rayons se montraient, ce qui au final n'était pas plus mal. Fin d'une longue nuit où je n'avais pas fermé une seule fois les yeux car mon esprit ne voulait pas me laisser tranquille, car les pensées se bousculaient au fond de ma boîte crânienne, trop nombreuse pour songer une seule fois à trouver la paix dans un rêve où je serais sans doute mieux.

Je marchais la tête basse en regardant la danse si rythmée que faisait mes pieds, seule sans but précis, en ces lieux qui me semblaient si étrangers sur le moment. J'étais partie de chez moi, là ou se trouvait ce silence si pesant et cette absence de vie qui noircissait le tout, partie un peu plus loin que là ou vit les habitants pour me sentir un peu mieux, je regardais par moments mon environnement et pensais à ma vie ainsi que tout ce que j'ai vécue jusqu'à présent, avant de finalement me poser après quelques heures de marche, les épaules bien basses, le visage caché par mes cheveux.

On avait beau être une belle et grande famille unie, moi je me sentais au final seule. Je sentais ce petit vide au creux de moi qui au fil du temps s'élargissait peu à peu dans mon coeur. Je savais, pourtant, que je n'étais pas la seule ainsi, que d'autres avaient aussi perdu quelqu'un, souffert d'autre chose et pourtant ils étaient si forts, ils paraissaient si durs comparés à moi. Certains trouvaient le réconfort près de leurs familles, d'autres leurs amitiés, et les plus solitaires, dans leurs missions. Les missions, étaient tout ce qui me restait pour passés mes journées; aider les autres, aider la communauté du mieux que je pouvais même si parfois je faisais des gaffes, et des bêtises. Apprendre, me permettait de me focaliser sur autre chose que mes sombres pensées.

Cette fois, je me sentais démunie et perdue, et ce petit caractère si jovial s'en allait pour laisser place à une grande tristesse qui m'envahissait, accompagnée de tous ces souvenirs, qui finissaient par me faire craquer. Les larmes se mirent à roulées sur mes joues.

Mes parents, malgré tout, me manquaient, pouvoir avoir deux êtres de ma famille auprès de moi. Etre aimé à nouveau. Je voulais sentir pour une fois ce sentiment d'amour, de bien-être intense dans mon coeur, de me sentir vivre une bonne fois pour toutes. Au fond je souhaitais qu'on soit fier de moi, qu'on me le dise.

Les larmes coulèrent, comme si cela pouvait permettre à mon corps de libéré ce mal. Et ce fut ainsi pendant de longues minutes proches d'une heure, avant que ça ne se calme peu à peu, et que je ferme les yeux. Je laissais les yeux fermer, pour mieux entendre la nature, chercher du réconfort chez elle en hoquetant ridiculement. Silencieuse, et pourtant si attentive et conciliante, je me calme.

Les yeux humides et maintenant brillant, la tête posée sur les bras soutenus par les genoux, je regarde la vaste nature qui m'entourait avec un regard si enfantin, couverte de la peau de garge que j'avais pris soin de prendre pour ne pas avoir trop froid.
Cherchant une solution à mon problème, à me sentir mieux avec moi-même. C'était si difficile que ça? De trouver quelqu'un, pour partager les secrets, partager les histoires, les angoisses? Ou peut-être suis-je folle de ne pas avoir de tact? De ne pas savoir le faire? Je ne savais pas.

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Nasträlya
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Message(#) Sujet: Re: Une balade solitaire, coups de mou (Nastralya) Sam 14 Avr - 18:53


La nuit avait été particulièrement humide. Les feuilles étaient emplies d’eau et s’affaissaient jusqu’à déverser leur contenu sur le sol. La mousse s’était gorgée tant qu’elle le pouvait, suivit par les champignons et les insectes, aspirant les gouttes sur l’écorce des arbres. Les rayons du soleil peinaient à traverser les feuillages, caressant simplement la cime des plus grands conifères. J’étais présente depuis quelques heures déjà, perché à quelques mètres du sol, attendant qu’un Colinophère, un insecte vivant dans le bois, sorte de son trou. Mon crayon de charbon s’était étalé sur mes doigts et les pages de mon carnet étaient mouillées à certains endroits. J’avais de loin entendu un craquement. Il était quasi silencieux, s’il n’avait pas été aussi léger, j’aurai sûrement pensé à un prédateur. Elle se montra alors. Cette perturbatrice de la forêt, brisant l’harmonie qui s’y était installé. La faune vaquait déjà à ses occupations, mais Madii semblait, elle, totalement arrêtée. Les Tadryens auraient sûrement appelé cela : une pause. Oui, Madii était en pause, comme on nous l’avait expliqué, elle ne bougeait pas d’un millimètre, recroquevillé et semblant attendre quelque chose qui n’arrivait pas… Je baissai légèrement la tête vers elle, percevant sa mélancolie qui perturbait l’ensemble de son environnement. Un Mumu s’arrêta au-dessus d’elle, puis repartit sans même voir si elle avait quelque chose qui pouvait l’intéresser.  Je reposais le regard sur le Colinophère, sortant tout juste de son nid en sentant les premiers rayons du soleil percer. Je commençai à griffonnait, mais tout m’attirait vers la jeune femme au sol. Je refermai mon carnet et pris soin de tout mettre dans ma besace.

Je descendis de là où je me tenais, sautant sur quelques chapeaux d’immenses champignons au passage. Je me rapprochai jusqu’à m’asseoir près d’elle. « Tu es vulnérable au sol. » Lâchais-je, manquant sûrement de tact. Je laissais quelques minutes, peu sûr de la méthode à réaliser. Je posais mes mains au sol, étirant mes jambes et regardant le ciel de feuillages tordu et abondant. « C’est une histoire de Zoologiste, peut-être un peu emplie de ma foi, mais… les Colinophères ont un problème. Leur principal carnivore repère un de leur nid et s’enracine à côté, comme une Püsli dans la peau sauf qu’elle, ce sont ces pattes qui s’enfoncent dans le bois. Dès que le Colinophère sort, il lui arrache un bout de patte, un morceau de carapace, une partie de son corps, mais il revient toujours dans son nid… » Je tournai la tête vers elle. « Tu vois, il n’a qu’une maison, c’est celle qui choisit pour la vie. » Je focalisai mon regard vers la branche où je me trouvais tantôt. « Le Colinophère possède un poison, mais l’autre y est immunisé. On pourrait croire que c’est une mort atroce, qu’il n’a aucun moyen de s’en défaire, qu’il se fera dévorer un peu tous les jours. Mais… et c’est là que l’histoire devient intéressante : il arrive très souvent que son prédateur ce fasse dévorer lui-même par un reptile, un volatile, un Mumu de passage, parce qu’il est exposé. Cependant, quand cela ne vient pas, car trop bien camouflé, il ramasse des pétales de couleurs, des choses brillantes qui attire les autres animaux et les déposent près de lui. Alors il provoque la mort de son propre prédateur et met un terme à sa propre souffrance. » Je me tournai vers elle. « N’est-il pas possible que tu gardes espoir ou que tu trouves une stratégie qui te permettrait de résoudre ton problème ? »


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Madii
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Message(#) Sujet: Re: Une balade solitaire, coups de mou (Nastralya) Mer 23 Mai - 14:52

HRP:
 

La forêt me semblait si calme, presque inhabitée, si ce n'est que quelques créatures qui passaient par-ci par-là en s'occupant que de leurs petites affaires. Je n'avais pas remarqué la présence d'une autre personne proche de moi, non. Ca aurait été un prédateur, ça aurait été pareil, mais la, j'aurais sûrement pu finir dans son estomac.

Un bruit me vint subitement aux oreilles et j'eu à peine le temps de tourner la tête dans un sursaut de peur, qu'une personne se trouve ainsi près de moi. C'était une fille d'Ohibaan et il ne fallut pas longtemps pour que je la reconnaisse. D'un coup, ma peur subite s'estompait et je soufflais de soulagement, même si sur le coup une pincée de colère m'avait envahie cela ne fut que de courte durée. C'était mieux ça qu'un prédateur après tout, j'avais en fin de compte eut de la chance.

Et la, je tourne doucement le regard vers elle, la femme se mit à prendre la parole, brisant ainsi le silence. Sa phrase était direct, et pourtant si vrai, qu'un peu par honte, je regarde le sol en me retenant de lâcher un "Je le sais" et reste prostrée dans le silence. Ma camarade s'étendit les jambes avant de rependre, les quelques minutes de silence me semblaient si longues. Mais ses paroles dignes d'un professeur me clouaient limite sur place dés le début. Histoire de Zoologie, mon regard se tournait vers elle et l'écoutais avec attention en buvant ses paroles. Je ne savais pas pour les Colinophères, que j'écoutais tel un enfant face à un ancien.

Quand elle tourne la tête vers moi, je la regarde dans les yeux avant de le poser sur la branche qu'elle regardait. L'histoire était si horrible que je me demandais bien le pourquoi qu'elle venait subitement me voir pour me raconter un tel récit. Lorsqu'elle se tourne vers moi de nouveau, je me redresse pour ne plus être recroquevillée..

C'est seulement à sa dernière phrase que je compris le pourquoi d'une telle histoire, et là, je cherchais longuement de quoi lui répondre. Et non, j'avais rien qui me passait par la tête. Détournant ainsi le regard, je finis par lui répondre hésitante:

"-Non! Enfin, si...enfin je.." Me perdant un peu dans ce que je voulais dire, je me repris en main en cherchant mieux mes mots, quoi de mieux pour me faire passer pour une idiote qui ne sait même pas en placée une sans bafouillée. "En fait, je ne sais plus ! J'ai longtemps eut de l'espoir ! Et des déceptions ensuite! Que je ne sais plus ! Et la résolution du problème, je tente, mais rien ne me viens, rien ne va" . Voulant un peu jouer sur son histoire, un fin sourire vint. "Si j'étais un Colinophère, je souffrirais à en mourir, comme un idiot! Héhé!"

Je pris une inspiration en tentant d'oublier ce que je venais de dire, me frottant ainsi doucement les bras.

"-Je ne sais plus quoi faire! Je ne fais sans doute pas les choses correctement, mais je me demande bien quoi faire alors, et comment! Ou alors je suis juste une idiote qui broie du noir pour des choses futiles!!" . Je tourne la tête vers elle. "- Désolée si jamais ma présence t'a perturbée, je ne savais pas que tu étais ici!"

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Message(#) Sujet: Re: Une balade solitaire, coups de mou (Nastralya)

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